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  • Le lait de l'oranger

    Gisèle Halimi

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    • 15 Mars 2001

    Edouard le magicien est mort.
    Et gisèle halimi ne peut pas admettre la disparition de ce père tant aimé. elle décide de lui adresser "une carte postale". en fait, elle écrit ce livre "pour dire ce qui n'a pas été dit". manière d'expliquer un parcours. de l'enfant qui engage le combat contre l'institutrice qui la traite de "sale juive", en passant par l'adolescente qui se révolte contre dieu parce qu'il n'accorde pas leur juste place aux femmes, jusqu'à l'avocate qui remet en question le serment traditionnel de son ordre qu'elle juge trop servile, le chemin parcouru par la célèbre avocate est celui d'une rebelle.
    Chemin marqué par des combats difficiles, mais aussi par des moments d'humour, d'émotion, d'exaltation racontés ici avec une verve jubilatoire et que bien des hommes et des femmes célèbres ont croisé. mais, pour celle qui a participé à la plupart des principaux événements de notre temps, le vrai grand personnage aura sans doute été edouard qui hante ce livre de mémoire et de tendresse.

  • Avocate irrespectueuse

    Gisèle Halimi

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    • 6 Février 2003

    "en entrant dans le prétoire, j'emporte ma vie avec moi.
    " tout, dans la vie de gisèle halimi, renvoie à son afrique du nord natale, à sa foi en l'égalité de tous les êtres humains entre eux. cette femme, qui fut une des premières à mettre le mot avocat au féminin, éprouve très tôt une passion innée, violente, pour la justice. c'est la guerre d'algérie qui lui dicte ses premiers combats. en défendant le f. l. n. , en militant contre la torture, elle met sa vie en danger.
    La cause des femmes lui doit ses plus grandes conquêtes quand, au cours de procès retentissants, elle exige le droit à l'avortement, la répression du viol.
    Ce livre résume trente années de lutte pour la tolérance et la liberté. c'est le témoignage d'une femme en colère qui s'insurge contre des lois injustes et archaïques, et découvre l'irrespect comme une forme de courage et d'héroïsme. le témoignage d'une femme de coeur.

  • Fritna

    Gisele Halimi

    « Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire - rare - et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de Juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au mur où dans des habits de bédouine, ses cheveux sombres glissant jusqu'aux reins, d'immenses anneaux aux oreilles, une jarre de terre accrochée au dos tenue par une cordelette sur la tête, elle, ma mère dont je frôlais les mains, le visage pour qu'elle me touche, m'embrasse enfin, elle, ma mère, ne m'aimait pas. » Gisèle Halimi

  • « Comment devient-on féministe ? Existe-t-il un parcours type, une expérience, un enseignement qui métamorphose une femme ordinaire, «tranquille» aurait dit ma mère, en une révoltée qui se veut pionnière d'un nouveau monde ?Après une de mes conférences, un jour, une jeune femme m'interpella : «Mais vous, personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ?» Sommée de m'expliquer. De raconter mon parcours particulier pour que chacune puisse induire le général. Danger. Je ressentis le besoin de me lancer dans une réflexion introspective. J'écrirai un livre. Je remonterai le temps pour m'arrêter aux événements qui m'engagèrent totalement dans un féminisme d'action. Mais que l'on ne s'y trompe pas. C'est parce que ma souffrance de fille m'asphyxiait que je devins, instinctivement d'abord, féministe. »GISèLE HALIMI Une réflexion générale sur le féminisme d'hier et d'aujourd'hui. Le parcours d'une femme de tête qui n'a qu'un seul fil rouge : le refus absolu de la résignation.

  • La kahina

    Gisèle Halimi

    " Mon grand-père paternel me racontait souvent, par bribes, l'épopée de la Kahina. Cette femme qui chevauchait à la tête de ses armées, les cheveux couleur de miel lui coulant jusqu'aux reins. Vêtue d'une tunique rouge - enfant, je l'imaginais ainsi -, d'une grande beauté, disent les historiens. (...) Devineresse, cette Pasionaria berbère tint en échec, pendant cinq années, les troupes de l'Arabe Hassan. " Ces quelques lignes sont extraites du Lait de l'oranger écrit en 1988, et qui continue mon récit autobiographique initié avec La cause des femmes. J'ai voulu clore ce cycle par la Kahina. Dans son contexte historique, je l'ai fait vivre, aimer, guerroyer, mourir. Comme mon père Edouard -le-Magnifique, l'aurait peut-être imaginée. La Kahina était-elle son ancêtre ? Peut-être. L'ai-je aimée en la faisant revivre ? Oui. Passionnément. Gisèle Halimi.

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