Sciences humaines & sociales

  • L'ultra-droite est de retour, obsédée par la fin de la République. Des attentats se fomentent sur notre sol. Des groupuscules se montent partout ; gagnent la bataille idéologique ; pénètrent les principaux mouvements de contestations dans le pays, saccagent nos institutions, l'Arc de triomphe lors d'une manifestation des Gilets jaunes. Leurs relais sont médiatiques, littéraires, politiques. La thèse du « grand remplacement » de Renaud Camus a irrigué bien au-delà des rangs extrémistes, pour s'imposer dans le débat public.
    Ils sont de plus en plus nombreux, sur le territoire, à se radicaliser autour des thèmes du déclin de la France, des crises économiques et sociales, de l'abandon du pays aux musulmans, de la faiblesse de l'État, au point que les services de renseignement pensent désormais inéluctable un affrontement entre communautés, dessinant l'ébauche d'une future guerre civile. Y sommes-nous déjà ? La société craquelle, la « dissidence », elle, s'organise. Alain Soral, Dieudonné, Boris Le Lay et autre prêcheur de haine sont interdits de Youtube Facebook ou Twitter, avant d'être poursuivis en justice et de devenir des martyrs de leur cause. Leurs sites sont fermés, ils en ouvrent de nouveaux. Quand leurs mouvements sont dissous, ils se reforment sous un autre nom. Actions coup de poing contre les immigrés - « kebabs, mosquées, on en a assez ! », camps d'été survivalistes, projets d'attaques, fermes à trolls, propagande numérique, etc. La DGSI craint l'attaque de loups solitaires de l'ultradroite et relève avec inquiétude l'apparition d'une frange de militants identitaires qui leur étaient jusqu'alors inconnus.
    Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon les ont rencontrés et font parler ceux qui s'estiment être les « Grands remplacés ». C'est à une plongée inquiétante que nous invitent ici les auteurs de Mimi. Portraits, réseaux, généalogie du combat, entrée dans la clandestinité : le feu couve.

  • Le 19 mars 2013 à Punta Cana, le Falcon 50 d'Alain Afflelou est intercepté sur le tarmac de l'aéroport, alors que l'avion s'en allait prendre le large pour Saint-Tropez. À bord, 4 Français et 700 kg de poudre, répartis dans vingt-six valises bourrées dans la soute et le salon VIP de l'appareil. Aussitôt les pilotes crient au coup monté et jurent n'avoir fait que leur métier, des chauffeurs de luxe au service des plus fortunés. La diplomatie se montre quant à elle prudente, le Quai d'Orsay craint les affres d'une nouvelle affaire Florence Cassez. Alors qu'en République dominicaine, le dossier se dégonfle comme un soufflet - sur la quarantaine de personnes inculpées, il n'en reste qu'une petite dizaine au moment du procès - la juge d'instruction française, Christine Saunier-Ruellan, enquête partout en Europe. Sur la trace de flux financiers suspects, du blanchiment d'argent par les Corses jusqu'aux boîtes de nuit roumaines tenues par des héritiers de la mafia napolitaine. Une plongée passionnante dans le monde du crime organisé et de l'aviation d'affaires, qui amènera les policiers à investiguer sur les vols de Nicolas Sarkozy et d'Alexandre Balkany, le fils du sulfureux député de Levallois. Avocats tenus par le « milieu », blanchiment d'argent, trafics d'or et de devises et autorités impuissantes : la France est une véritable passoire.

    Journaliste indépendant, grand spécialiste du crime organisé, Jérôme Pierrat a écrit une douzaine d'ouvrages sur le milieu du grand banditisme et le trafic de stups. Il a réalisé plusieurs documentaires et travaille également comme scénariste pour la télévision et le cinéma.

    Journaliste au Point et membre de l'Association confraternelle de la presse judiciaire, Marc Leplongeon suit les affaires de justice depuis 2012. Il est notamment chargé de la Chancellerie et de la politique pénale.

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