Mireille Sacotte

  • Dans un village perdu au coeur de la montagne, des habitants disparaissent les uns après les autres. La seule trace de leur enlèvement : quelques gouttes de sang frais sur la route enneigée... On inspecte, on bat la campagne, puis on va en causer au Café de la route, chez Saucisse. Hiver après hiver le mystère demeure, mais le capitaine Langlois s'obstine. Car ici, c'est devenu une habitude, un rituel : au premier flocon, la peur est de retour. Il n'y a jamais que le vieux hêtre qui connaisse le secret du village...

  • Après la mort d'Alexis Leger, on a commencé à considérer sous un nouvel angle certains aspects de la personnalité et du travail de Saint-John Perse. A partir de nombreux documents conservés à la Fondation Saint-John Perse et enfin accessibles, Mireille Sacotte a réalisé un dossier complet sur Alexis Leger / Saint-John Perse. Elle y étudie notamment les liens du poète avec les Antilles, fondateurs d'une vision du monde, d'un imagmaire et d'une écriture. Elle brosse un portrait du jeune homme de 20 ans, aborde la carrière diplomatique de Leger, et bien sûr, observe sa pratique de l'écriture.

  • Tel est bien le paradoxe : Romain Gary est l'un des très grands écrivains du XXe siècle et son domaine est en jachère.
    L'une des clefs d'explication est peut-être à trouver du côté du phénomène, extravagant, qu'il représente dans l'histoire littéraire : les jurés du prix Concourt l'ont couronné deux fois. En 1956 pour Les Racines du ciel, en 1975 pour La Vie devant soi. Ils ont ainsi reconnu à deux reprises qu'ils avaient devant eux une oeuvre remarquable, mais, d'un livre à l'autre, ils n'ont pas reconnu l'auteur, la plume, et ont cru couronner deux lauréats.
    Reconnu et non reconnu dans un même geste, ce Gary a donc des torts : toujours à contre-pied, toujours différent, loin de l'endroit où on l'attend, autre, inclassable, courant d'une identité, d'un nom, d'un pays, d'une langue à l'autre. Insaisissable. A contre-courant et en plus moqueur, iconoclaste et volontiers porté à l'autodérision. " Minoritaire-né ", comme il se définit lui-même : dès qu'il y a groupe, école, majorité, il s'enfuit, de peur de participer à ce qu'il combat, la puissance, de peur de s'installer dans le camp des vainqueurs.

  • Nous connaissons le giono romancier, de {colline} au cycle du {hussard}, mais évoque-t-on assez ses articles, ses scénarios, ses essais, toute une oeuvre parfois négligée ? et dit-on bien qui était jean giono, l'homme ? les contributions ici rassemblées témoignent de la diversité et de la richesse de cette oeuvre. a chaque page, professeur, critiques et écrivains, nous font mieux connaître et aimer giono l'enchanteur.

  • Découvrez Saint-John Perse (1945-1960) : une poétique pour l'âge nucléaire, le livre de Henriette Levillain. Tenant compte du contexte historique - seconde guerre mondiale, exil aux Etats-Unis de Saint-John Perse entre 1940 et 1958 -, ce livre cherche à renouveler le discours critique sur le poète. La rencontre intellectuelle majeure qu'il y a faite, celle d'Einstein et de la science de l'atome, est au c?ur du " Discours du prix Nobel " (1960). Elle est au c?ur du présent propos. C'est à partir d'elle que l'on a rayonné en s'interrogeant sur les raisons de la singularité ressassée du poète dans te champ littéraire français de l'après-guerre. Quelles lectures ont pu orienter son intérêt vis-à-vis des phénomènes cosmiques et de la science physique ? Comment la physique et la figure du savant ont-elles inspiré la poétique ? Quels autres aspects de la vie américaine a-t-il appréciés ? De l'autre côté de l'Atlantique, quelle perception avait-on d'une poésie apparemment étrangère aux préoccupations du moment et, assurément, à la pensée de l'échec de la civilisation occidentale ? Toutes ces observations permettent d'entrer dans l'oeuvre poétique par un angle d'attaque inhabituel, à savoir de la rapporter étroitement au contexte intellectuel et littéraire de son auteur. Il devient alors possible de mesurer les relations de la poésie persienne avec les idées de son temps (avec le post-bergsonisme, l'existentialisme ou les philosophies du cosmos) et de rapprocher, dans une grande famille de penseurs poètes, des personnalités apparemment éloignées les unes des autres telles que Teilhard de Chardin, Caillois ou Lévi-Strauss. Apprécier ces rapprochements et ces distances, c'est enfin mieux comprendre les raisons pour lesquelles, en pleine déroute métaphysique, la poésie de Saint-John Perse a pu développer une vision positive du temps cyclique et de la vie en permanente gestation.

  • UN ESSAI : étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. UN DOSSIER : bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire La Promesse de l'aube de Romain Gary.

  • "Romain Gary est de ces écrivains, avec une peau en moins, hyper-sensibles aux vibrations de l'époque. Dans Les Racines du ciel (1956), plaidoyer pour la sauvegarde des éléphants, il fait de la défense de l'environnement une cause majeure et déjà urgente.
    Dans Éducation européenne, même au milieu - ou parce qu'au milieu - de la mitraille, il dit sa foi dans une Europe unie et pacifiée (...) De quoi plonger les yeux bien ouverts à la source Gary. Pour s'y désaltérer. Et y revenir sans se lasser." Éric Fottorino

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