Romain M

  • La promesse de l'aube

    Romain Gary

    « - Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France - tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
    Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j'entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : - Alors, tu as honte de ta vieille mère ? »

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  • La vie devant soi

    Romain Gary

    Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que « ça ne pardonne pas » et parce qu'il n'est « pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur ». Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son « trou juif », elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré « des peuples à disposer d'eux-mêmes » qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.

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  • Les racines du ciel

    Romain Gary

    "La viande ! C'était l'aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l'humanité. Il pensa à Morel et à ses éléphants et sourit amèrement. Pour l'homme blanc, l'éléphant avait été pendant longtemps uniquement de l'ivoire et pour l'homme noir, il était uniquement de la viande, la plus abondante quantité de viande qu'un coup heureux de sagaie empoisonnée pût lui procurer. L'idée de la "beauté" de l'éléphant, de la "noblesse" de l'éléphant, c'était une notion d'homme rassasié..."

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  • Octobre 1943. Le colonel SS Ritter est assassiné en plein Paris. La Gestapo convoque l'inspecteur Sadorski et le charge de traquer les « terroristes » juifs FTP-MOI. À la tête d'une unité de gestapistes français, Sadorski se voit déjà opérer un brillant coup de filet, et monter en grade. Mais il cache chez lui une jeune Juive, Julie, qu'il a mise enceinte, tout en se gardant bien de révéler à son épouse l'identité du père véritable... Les choses ne se passeront pas exactement comme il l'avait imaginé. Ce sera bien pire.

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  • Été 1944 : Sadorski a passé huit mois en prison. L'administration le libère en échange d'un rapport sur le transfert de l'ex-ministre Georges Mandel, otage des nazis, qui va être tué sous ses yeux. Crime ordonné par la SS ou par la Milice ? Peu après, un inconnu blessé est enlevé par des flics allemands en civil. L'inspecteur met ses adjoints sur l'affaire et l'un d'eux est abattu à son tour. Dans un bar tenu par des truands, Sadorski rencontre un jeune milicien qui semble être un pervers sexuel. Ce personnage va le mener à la plus terrifiante « Gestapo française » opérant dans ces dernières semaines avant la Libération...

  • Sous le pavillon noir... Dans la mer des Caraïbes, les pirates attaquaient les lourds galions chargés d'or et d'épices de retour d'Amérique. Prêts à tout pour faire fortune, ils étaient sans pitié. Mais à bord, régnait une discipline de fer...
    Quelle est la différence entre pirate et corsaire ? Qui étaient les pirates célèbres ? Que mangeait-on sur un bateau pirate ? L'île au Trésor a-t-elle existé ?
    Toutes les réponses et bien plus encore dans un documentaire interactif à partager.

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  • Les cerfs-volants

    Romain Gary

    Pour Ludo le narrateur, l'unique amour de sa vie commence à l'âge de dix ans, en 1930, lorsqu'il aperçoit dans la forêt de sa Normandie natale la petite Lila Bronicka, aristocrate polonaise passant ses vacances avec ses parents. Depuis la mort des siens, le jeune garçon a pour tuteur son oncle Ambroise Fleury dit « le facteur timbré » parce qu'il fabrique de merveilleux cerfs-volants connus dans le monde entier. Doué de l'exceptionnelle mémoire « historique » de tous les siens, fidèle aux valeurs de « l'enseignement public obligatoire », le petit Normand n'oubliera jamais Lila. Il essai de s'en rendre digne, étudie, souffre de jalousie à cause du bel Allemand Hans von Schwede, devient le secrétaire du comte Bronicki avant le départ de la famille en Pologne, où il les rejoint au mois de juin 1939, juste avant l'explosion de la Seconde Guerre mondiale qui l'oblige à rentrer en France.
    Alors la séparation commence pour les très jeunes amants... Pour traverser les épreuves, défendre son pays et les valeurs humaines, pour retrouver son amour, Ludo sera toujours soutenu par l'image des grands cerfs-volants, leur symbole d'audace, de poésie et de liberté inscrit dans le ciel.

  • Le château d'Hérouville est un véritable condensé des années 70. En y créant ses célèbres studios, Michel Magne découvre l'amour fou, rassemble les plus grands créateurs de l'époque et révolutionne le sens de la fête.

    1970. Marie-Claude rencontre Michel Magne, génial compositeur de musiques de films. C'est le coup de foudre. Elle le rejoint dans son château d'Hérouville où Bowie, Elton John et bien d'autres stars se rassemblent. Mais le succès attise les convoitises. Derrière le conte de fée, la tragédie se profile. Ce roman vrai révèle le destin inouï de Michel Magne au coeur de la pop culture des années 50 à 80.

  • Green urbex : le monde sans nous Nouv.

    À quoi ressemblerait la terre si l'homme disparaissait subitement ?
    Romain Veillon parcourt le monde pour photographier les lieux abandonnés. Il montre et détaille comment ils se dégradent et pourrissent, retournant petit à petit à la nature. Ces images fascinent comme les grands tableaux de ruines du XVIIIe siècle car elles reflètent notre propre finitude et la fragilité de nos civilisations, rappelant ainsi la nécessité d'une vie harmonieuse avec notre habitat, qui ne pourra résister longtemps à la pression écologique que l'Homme lui fait subir.
    Un texte très documenté accompagne les trois grandes parties du livre - 1. Au commencement, l'abandon / 2. Le pourrissement s'installe / 3. La nature reprend le dessus -, décrivant de manière très précise, sur la base des études les plus récentes, ce que deviendrait le monde... « sans nous ».
    « Vive l'éternel retour ! Vive le Green Urbex !
    Il y a bien une vie après la mort : les pissenlits. ».
    Sylvain TESSON

  • Knock

    Jules Romains

    « Le tambour : Quand j'ai dîné, il y a des fois que je sens une espèce de démangeaison ici. Ça me chatouille, ou plutôt ça me gratouille.
    Knock : Attention. Ne confondons pas. Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous grattouille ?
    Le tambour : Ça me grattouille. Mais ça me chatouille bien un peu aussi...
    Knock : Est-ce que ça ne vous grattouille pas davantage quand vous avez mangé de la tête de veau à la vinaigrette ?
    Le tambour : Je n'en mange jamais. Mais il me semble que si j'en mangeais, effectivement, ça me grattouillerait plus. »

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  • Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye postkadhafiste. Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d'une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.

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  • Chien blanc

    Romain Gary

    C'était un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l'enseigne du chien-qui-fume, au bar-tabac à nice, non loin du lycée de mon enfance.
    Il m'observait, la tête légèrement penchée de côté, d'un regard intense et fixe, ce regard des chiens de fourrière qui vous guettent au passage avec un espoir angoissé et insupportable. il entra dans mon existence le 17 février 1968 à beverly hills, où je venais de rejoindre ma femme jean seberg, pendant le tournage d'un film.

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  • Gros-câlin

    Romain Gary

    Lorsqu'on a besoin d'étreinte pour être comblé dans ses lacunes, autour des épaules surtout, et dans le creux des reins, et que vous prenez trop conscience des deux bras qui vous manquent, un python de deux mètres vingt fait merveille. Gros-Câlin est capable de m'étreindre ainsi pendant des heures et des heures.

    Gros-Câlin paraît au Mercure de France en 1974. Il met en scène un employé de bureau qui, à défaut de trouver l'amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python. L'auteur de ce premier roman, fable émouvante sur la solitude de l'homme moderne, est un certain Émile Ajar. La version publiée à l'époque ne correspond pas tout à fait au projet initial de son auteur qui avait en effet accepté d'en modifier la fin.
    On apprendra plus tard que derrière Émile Ajar se cache le célèbre Romain Gary. Dans son ouvrage posthume, Vie et mort d'Émile Ajar, il explique l'importance que revêt, à ses yeux et au regard de son oeuvre, la fin initiale de Gros-Câlin. Il suggère qu'elle puisse un jour être publiée séparément...
    Réalisant le souhait de l'auteur, cette nouvelle édition reprend le roman Gros-Câlin dans la version de 1974, et donne en supplément toute la fin 'écologique', retranscrite à partir du manuscrit original.

  • Deux ans après son extraordinaire voyage dans une armoire qui l'avait transbahuté d'Angleterre en Espagne et de Tripoli à Paris, Ajatashatru Lavash Patel coule les plus doux des jours avec Marie Rivière, la dame de son coeur, et s'enfonce dans un quotidien douillet et sans aucun piquant. Jusqu'au jour où son éditeur refuse son second opus, trop lisse, en accusant son auteur d'être devenu ventripotent et ennuyeux. Piqué au vif, notre Patel part à la reconquête de soi. Cap sur la Suède pour s'en aller à la recherche du mythique Kisifrøtsipik, la Rolls du lit à clous. Chemin faisant, il replonge dans les souvenirs de son apprentissage mouvementé à l'école des fakirs, au coeur du Rajasthan, marqué par la férule et la duplicité de son maître et initiateur Baba Ohrom. Romain Puértolas, en digne fils de Jules Verne et parfait gendre d'Alexandre Dumas, réaffirme cette vérité d'évidence : le monde n'est qu'une commode Ikea, pleine de fausses portes et de doubles fonds, et que l'on n'assemblera jamais !

  • Au sommet d'une montagne vit une petite fille nommée Astrée, avec pour seule compagnie de vieilles machines silencieuses. Un après-midi, elle est dérangée par l'apparition inopinée d'un faune en quête de gloire et de savoir.
    Le faune veut appréhender le destin qui attend sa race primitive. Astrée, pour sa part, est consumée d'un ennui mortel, face à un cosmos que sa science a privé de toute profondeur et de toute poésie. Et sous son apparence d'enfant, se cache une très ancienne créature, dernière représentante d'un peuple disparu, aux pouvoirs considérables.
    A la nuit tombée, tous deux entreprennent un voyage intersidéral, du Système solaire jusqu'au centre de la Voie Lactée, et plus loin encore, à la rencontre de civilisations et de formes de vies inimaginables.

  • Clair de femme

    Romain Gary

    Ce roman est un chant d'amour à cette « troisième dimension » de l'homme et de la femme : le couple.
    L'union de Yannick et Michel est rompue par un destin inéluctable. Mais un désespoir d'amour qui désespérerait de l'amour est pour eux une contradiction qu'ils ne peuvent admettre. Il faut donc triompher de la mort. Yannick dit à Michel : « Je vais disparaître, mais je veux rester femme. Je te serai une autre. Va vers elle. Va à la rencontre d'une autre patrie féminine. La plus cruelle façon de m'oublier, ce serait de ne plus aimer. » Et c'est ainsi qu'apparaît Lydia et que se reformera, dans une célébration passionnée, au-delà de l'éphémère, la patrie du couple, où « tout ce qui est féminin est homme, tout ce qui est masculin est femme »

  • Jacques Rainier, cinquante-neuf ans, industriel, est aux prises avec des difficultés en affaires au moment où sa liaison avec une jeune Brésilienne le rend très heureux. À la suite des confidences angoissées d'un ami obsédé par le mythe de la virilité, la peur du déclin sexuel s'insinue en lui, l'envahit, le détruit, ne le quitte plus.
    En osant s'attaquer à un sujet tabou, Gary a soulevé un débat passionné, qui a connu un grand retentissement. Mais son livre cru et dur, dominé par un humour amer, reste aussi un roman d'amour plein de tendresse.

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  • Goodbye Ceausescu Nouv.

    Goodbye Ceausescu

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    • Steinkis
    • 30 Septembre 2021

    Roumanie, 25 décembre 1989. Le monde assiste, médusé, au procès et à l'exécution du couple Ceausescu _ retransmis en direct à la télévision _, qui sonnent la fin de l'un des régimes les plus tyranniques du bloc communiste.
    Marqué par ces images, Romain a eu envie de comprendre ce qu'est devenu ce pays si proche... et pourtant si méconnu. Trente ans plus tard, il embarque pour un road-trip trépidant avec une question en tête : « Vivre dans un pays post-communiste, c'est quoi ? » et découvre un visage de la Roumanie bien éloigné des clichés qui lui collent à la peau.

  • Les grands chemins Nouv.

    Quel ennui serait une vie sans aventures ! Et ce ne sont pas Mauro et Jean qui diraient le contraire.
    Pour tromper le morne quotidien de l'orphelinat, ils mènent une double vie : bandits de grands chemins.
    Mais les choses se passent rarement comme ils l'espèrent. Le vol de ce qu'ils croient initialement être un trésor les entraînent dans une suite de péripéties improbables...jusqu'à une chute inattendue et jubilatoire !
    L'humour est l'une des forces de cette bande dessinée qui joue sur le comique de situation et les dialogues des personnages. La narration enjouée et efficace de Marie- Christophe Ruata-Arn compose à merveille avec la vivacité et la naïveté étudiée des images de Romain Taszek.

  • éducation européenne

    Romain Gary

    "La cachette fut terminée aux premières lueurs de l'aube. C'était une aube mauvaise de septembre, mouillée de pluie ; les pins flottaient dans le brouillard, le regard n'arrivait pas jusqu'au ciel. Depuis un mois, ils travaillaient secrètement la nuit : les Allemands ne s'aventuraient guère hors des routes après le crépuscule, mais, de jour, leurs patrouilles exploraient souvent la forêt, à la recherche des rares partisans que la faim ou le désespoir n'avaient pas encore forcés à abandonner la lutte. Le trou avait trois mètres de profondeur, quatre de largeur..."

  • Avni n'est pas un écolier comme les autres : doté de pouvoirs exceptionnels, ce petit animal bleu est capable de se déformer à l'envi, de disparaître ou de se métamorphoser en un clin d'oeil ! Des caractéristiques incroyables qui font de lui sans conteste le maître des bêtises et la star de la cour de récré !On le croirait même imbattable, mais il y a malheureusement des soucis que ces pouvoirs ne peuvent pas régler : par exemple l'annonce du déménagement de Bambou, son meilleur ami de toujours ! Face à cette soudaine peine d'amitié, Avni est d'abord bien démuni... heureusement, notre héros a plus d'un tour dans son sac, et de l'imagination à revendre !Car qu'il s'agisse de faire tourner en bourrique les adultes, d'être le meilleur au cartes Monstrofun ou de garder près de lui son meilleur copain, une chose est sûre : avec Avni, la vie, ça déménage !

  • St Ex est né à Lyon dans un milieu aristocratique, construit sur une architecture de valeurs classiques évoquant la marquise de Sévigné, les dentelles, les goûters d'enfants sous les arbres d'un jardin familial vaste comme un parc... Il est mort 44 ans plus tard, encapsulé aux commandes d'un avion de reconnaissance stratosphérique préfigurant l'âge de l'astronautique. Entre son arrivée sur Terre et son départ dans un ciel d'été il a vécu l'aventure des pionniers de l'aviation de ligne au sein de la mythique Aéropostale, habité le désert de la côte atlantique du Sahara dans un environnement évoquant la planète Mars, sillonné le continent sud-américain du Brésil tropical au Cap Horn à bord d'avions de bois et toile.
    Il a commencé à écrire, est devenu grand reporter témoin de son temps en couvrant la Guerre d'Espagne, captivé le Tout-Paris littéraire avec ses récits récompensés par le Prix Femina et le Prix du Roman de l'Académie Française, récits qui ont traversé l'Atlantique Nord et fasciné des éditeurs new-yorkais qui l'ont propulsé aux côtés de Faulkner, Hemingway, Steinbeck en première division de la littérature américaine lorsque "Wind, Sand and Stars" a été nommé Livre de l'Année aux Etats-Unis.
    Il a aimé des femmes, nombreuses et toujours exceptionnelles, avec fascination, passion et respect. Il a construit dans son milieu d'aviateurs des fraternités d'une immense pureté, et subi d'invraisemblables jalousies et malveillances. Il a fait la guerre la plus calamiteuse, celle de la défaite de 1940, en pilote potentiellement sacrifié. Puis il a habité New York lorsqu'elle était la plus majestueuses des villes libres de la planète, en pleine guerre.
    Et comme il était construit sur ces valeurs classiques rassemblées dans le sens de l'honneur, il a voulu, lorsque les évènements l'ont permis, redevenir soldat-aviateur, malgré son âge et un physique délabré par trop d'excés et accidents. Il a comploté pour arriver à ses fins, et abouti sur le baquet d'acier d'une torpille volante ultra-moderne pour l'époque, un avion de guerre désarmé et équipé de cameras de reconnaissance stratégique.
    Et il en est mort. Il aurait pu rester à New York, vivre luxueusement sur sa célébrité et les royalties de son oeuvre, attendre un très probable Prix Nobel de littérature car lorsqu'on signe "Le Petit Prince", on dépasse de loin l'univers de la seule littérature. Mais il était homme d'honneur et pensait que pour avoir le droit d'écrire et de dire, il faut se mériter ce privilège... Voici donc son histoire, en mots et en illustrations, signés de deux auteurs qui partagent avec St Ex cette fascination respectueuse des aviateurs pour la nature et ses majestueuses vérités.

  • La réalité n'est jamais aussi belle que le rêve d'une mère. Gary a connu d'éclatants succès, mais il a vu son oeuvre se heurter à des réticences. La popularité de l'écrivain et sa reconnaissance n'ont pas marché du même pas. Ce n'est pas exceptionnel, et cela s'explique. Les obstacles à une consécration rapide étaient multiples. Le style de l'homme a pu en être un. La manière du romancier en fut un autre.
    Gary a été un extraordinaire raconteur d'histoires et un inventeur de personnages en un temps, l'«ère du soupçon», où ces notions, l'histoire, le personnage, étaient réputées périmées. Or pour lui, le récit - l'histoire - n'est pas la part honteuse du roman. Mais c'est se tromper lourdement que de voir en lui, sous ce prétexte, un écrivain conventionnel. La mise en abyme dans Éducation européenne, la polyphonie des Racines du ciel, la voix narrative fantastique dans La Danse de Gengis Cohn, la dimension autofictionnelle de La Promesse de l'aube et de Chien Blanc, la temporalité dans Les Enchanteurs ou l'inventivité verbale et les dispositifs narratifs d'Émile Ajar ne sont pas précisément des signes de soumission au roman hérité du XIXe siècle. Encore faut-il, pour s'en aviser, ne pas passer à côté d'une prose qui mélange les genres, avoue ce qu'elle doit à la poésie et s'autorise toutes les libertés, à commencer par un humour qui a pu déconcerter autant qu'il séduit, parce qu'il va de l'ironie la plus fine au grotesque le plus assumé. Cet humour n'est pas un ornement : il est fondamental. D'une part, il conjure la tentation de l'idéalisme ; de l'autre, il permet de «désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus».
    Le réel, voilà l'ennemi. Gary l'appelait «la Puissance». Il a plusieurs visages : guerre, bêtise, vieillissement, solitude... Gary est sensible au tragique de l'Histoire et au malheur des hommes. Ça l'agace : «J'ai tout le temps mal chez les autres.» L'humour est donc une défense. L'imaginaire, un refuge. «Nourris de ce siècle, jusqu'à la rage», les livres de Gary ne sont pas des romans historiques. Ancrés dans l'imaginaire autant que dans l'Histoire, ils relèvent de la «mystique» littéraire de l'aventure qu'ont illustrée, avant lui, Kessel, Cendrars, Saint-Exupéry, et Malraux bien sûr. Cette conception de l'aventure n'est pas de celles qui produisent une littérature populaire de grande diffusion : elle engage une réflexion sur la condition humaine.
    L'aventure et l'imaginaire luttent aussi contre une forme particulière de réalité, l'identité. Chez Gary, le je est une clôture, un piège. Ce qu'il y a de permanent dans son identité l'exaspère. Il lui faut s'évader, courir le monde, muer comme un python, se «séparer un peu de [s]oi-même», changer d'identité et vivre d'une vie pseudonyme, au risque de s'y brûler. «L'aventure Ajar» est bien connue, mais on y a souvent vu une imposture. C'était autre chose : l'affirmation des pouvoirs de la fiction, et un défi lancé aux «lois de la nature», qui mènent à la mort.

  • Mes années pourquoi, une encyclopédie tout illustrée complète, accessible et moderne pour les petits dès 4 ans à 11,90 € seulement ! Une référence d'images pour les parents, les enfants et les enseignants. Ce nouveau titre, La Savane, répondra à toutes les questions des petits curieux sur notre planète.
    Mes années pourquoi - La Savane est organisé en 4 parties. La première partie invite les petits à découvrir le milieu : sa géographie, son climat, sa végétation...
    La deuxième nous explique comment cohabitent les nombreuses espèces qui peuplent ce milieu : la compétition pour se nourrir entre carnivores, herbivores, charognards, la vie des bébés animaux, comment les petits et les gros animaux peuvent malgré tout s'entraider, qui dirige le troupeau. La troisième nous décrit les animaux emblématiques : le lion, l'éléphant, le guépard, le rhinocéros, la girafe...
    La quatrième introduit le relation à l'homme : le safari-photo, la protection, le braconnage...
    Sur chaque double page, un bandeau interpelle la curiosité du lecteur en se focalisant sur une question suscitée par la thématique principale. Une question proche des interrogations de l'enfant traitée avec humour et dynamisme. Un vrai bonus pédagogique !
    Une double page d'autoévaluation, à la fin de chacune des parties, permet de valoriser l'apprentissage et l'analyse de l'enfant.

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