Sciences & Techniques

  • Réunis pour la première fois en volume, les chroniques d'Etienne Klein s'attachent à des sujets universels ou d'actualité. Il fait preuve d'une capacité incroyable à déconstruire, à traquer les abus de langage, les lieux communs et les écueils du bon sens.

    Ce physicien ne prend pas grand-chose pour argent comptant et la première équation à laquelle il croit est celle de l'humour.

  • Dans la foulée du rassemblement évangélique de Mulhouse, mi-février 2020, les hôpitaux du Haut-Rhin sont les premiers en France à connaître un afflux de patients atteints du Covid-19. L'hôpital Pasteur de Colmar est vite débordé?: pénurie de masques, de tests, de respirateurs, d'oxygène, de sédatifs...

    Aux urgences, le docteur Claudia Chatelus se retrouve en première ligne. Formée à la médecine de catastrophe, elle multiplie les intubations. Alors que les services de réanimation d'Alsace sont submergés et que le gouvernement n'a pas encore pris la mesure de la situation, il faut décider qui, selon son âge, son autonomie et son état de santé, peut bénéficier de ce geste qui sauve.

    En l'absence de coordination régionale, voire nationale, dès le début de la crise, seule l'exceptionnelle mobilisation des équipes hospitalières et de secours, la solidarité de la population et les aides venues de l'extérieur empêcheront l'effondrement des services d'urgence du Grand Est.

    Ma guerre du Covid est le journal d'une femme qui oscille entre sang-froid et colère, le témoignage à chaud d'un combat contre la pandémie, mais aussi contre la défaillance honteuse, conséquence de décennies de gestion hasardeuse, d'un système de soin tenu longtemps pour l'un des meilleurs au monde. Un récit d'indignation et d'empathie.

  • Quelle est la clé des couples qui durent ? Leur secret si bien gardé, leur recette miracle, leur potion magique ? Bref, leur truc ? Laurent Pujo-Menjouet, docteur en mathématiques, possède une clé, peut-être même LA clé. Pas d'incantation magique, non, mais une formule ou pour être plus précis, DES formules mathématiques. Si la solution de nos déboires sentimentaux se trouvait dans la matière que nous détestions (peut-être) le plus à l'école ?

    L'amour a ses raisons que la raison ne peut désormais plus ignorer. Le mot grec mathema signifie ce qui peut être enseigné. La philosophie première du mathématicien est de tenter d'apporter des solutions à nos problèmes et de les partager avec le plus grand nombre. Si les les x et les y pouvaient sauver votre couple, seriez-vous prêts à vous immerger dans le cerveau des mathématiciens pour résoudre vos problèmes de coeur ?

    Retraçant les premières tentatives de modélisation des relations amoureuses jusqu'à ses propres recherches, Laurent Pujo-Menjouet montre comment l'amour nous permet de jouer aux mathématiques et comment ceux-ci conduisent à penser différemment une relation. S'appuyant sur les travaux de psychologues, économistes, écrivains et cinéastes, parfois aussi sur son expérience personnelle, il nous révèle en M. Jourdain faisant des mathématiques sans le savoir, et nous amène à penser l'amour (moins le hasard) dans toute sa complexité.

    Ce livre astucieux et ludique explique comment l'expérience amoureuse aide à aborder sans peur les équations les plus difficiles autant qu'il risque de conduire les plus doués (en calcul) aux noces de chêne !

  • Les inventeurs de l'Internet n'imaginaient sans doute pas la surveillance du big data par la NSA et les autre agences de renseignement. Les médecins à l'origine du premier « bébé-éprouvette » ne pouvaient imaginer que les biotechnologies nous mèneraient aux portes d'un eugénisme high-tech planétaire digne du roman d'Aldous Huxley « Le meilleur des mondes ».
    Louise Brown a fêté ses trente-huit ans... Son nom ne vous évoque rien ? C'est celui de la Britannique qui, le 25 juillet 1978 à 23h47, fut le premier « bébé-éprouvette » à venir au monde. Depuis, la FIV, la fameuse fécondation in vitro, a pris son essor et la procréation médicalement assistée, de son petit nom « PMA », a affûté ses techniques.
    /> Aujourd'hui, dans notre pays, un enfant sur trente-deux, en crèche ou en petite section de maternelle, n'est pas le fruit d'un rapport sexuel. Les Terriens conçus en laboratoire sont plus de cinq millions.
    Mais voilà, en une poignée d'années, la FIV a croisé d'autres révolutions biotechnologiques. Comme le séquençage du génome humain, qui donne la possibilité de sélectionner les embryons pour des raisons médicales, ou des motifs moins avouables. Et les « ciseaux moléculaires », mis au point en 2012, qui permettent de modifier, à loisir et à bas coût, le génome humain.
    Comme l'écrit l'auteur : « Il est quand même piquant de penser que, dans une histoire d'Homo sapiens vieille de 200 000 ans, il a fallu que vous lecteurs et moi-même arrivions sur Terre pile au moment où l'homme savant entreprend de se « recréer » lui-même en prenant la main sur le hasard et l'évolution. »

  • Accompagner. Des hommes et des femmes en fin de vie. Tel est le récit de cette femme qui est aux côtés des malades et de leurs proches chaque semaine au sein d'une unité palliative. Elle raconte des existences qui s'en vont, l'adieu au vivant mais il n'y a rien de morbide ou de mortifère dans ce témoignage extraordinairement lumineux. Souvent c'est un échange de regards, une main tendue, un sourire qui relient à la vie. Il y a des personnes âgées mais aussi des jeunes gens foudroyés par la maladie.
    La qualité de ce récit est qu'il est paradoxalement plein de vie et d'éclat. En quelques minutes, dans un étonnant précipité, les patients racontent leur vie, allant à l'essentiel comme s'il n'y avait plus une minute à perdre. Il faut écouter, recueillir les mots, les pleurs et accepter le silence. C'est parfois cocasse, toujours bouleversant, terriblement émouvant.
    La mort est violente, scandaleuse, bouscule à chaque instant. Elle est libératrice, déchirante, sereine ou intolérable mais il faut parler de cette mort tant redoutée. Chaque chapitre très court, enlevé, est un morceau d'une vie extraordinaire. C'est le quotidien le plus nu, le plus désarmé mais ça dépasse en intensité et en force toute fiction ou toute histoire romanesque.
    Véronique Comolet ne s'embarrasse pas de littérature, de lyrisme ou de pathos mais elle raconte en tout humilité la souffrance de notre humanité défaite. Par sa modestie, sa vivacité de ton, ce livre fait preuve d'une intense spiritualité. 

  • Un jour aux États-Unis une dame trouve dans son jardin une énorme masse jaune de la texture d'une éponge. Les policiers sont appelés et, paniqués, lui tirent dessus, sans aucun effet, les pompiers le brûlent mais, le lendemain, la chose a doublé de taille. C'est un blob. Évidemment, cela a donné lieu à un film d'épouvante : « Beware of the Blob » avec Steve Mac Queen. A-delà de l'anecdote, le blob semble immortel. Coupé en morceaux, il cicatrise en deux minutes. Ses seuls ennemis sont la lumière et la sécheresse. Mais il peut « hiberner», en attendant des jours meilleurs.
    Le blob - ou physarum polycephalum - n'a pas de neurones, mais est capable d'apprendre et de résoudre des problèmes complexes comme les labyrinthes. Il est même doté d'une personnalité. En effet, Les souches se comportent différemment selon leur pays d'origine : L'Américain est plutôt agressif, l'Australien plus pacifique, le Japonais a une tendance à la procrastination...Il est dépourvu de membres mais il bouge, certes lentement. En conditions de laboratoire, il se nourrit de flocons d'avoine et de flans. Bien que dépourvu de cerveau et d'estomac, il parvient à maintenir un apport optimal de nutriments essentiels à sa survie et à sa croissance.

    C'est un hasard qui l'a mis sur le chemin d'Audrey Dussutour spécialiste des fourmis. Depuis la jeune chercheuse toulousaine s'y consacre. Le blob révèle d'étonnantes capacités et les scientifiques vont de découvertes en découvertes. Chacune d'elle ouvre une fenêtre sur notre propre espèce : mystère de nos origines, solutions pour améliorer notre longévité, pistes pour le traitement du cancer, nouvelle façon d'appréhender l'apprentissage...Nous n'avons pas fini d'entendre parler du blob !

  • De l'abcès à l'acné en passant par le bourdonnement d'oreilles, le bouton de fièvre, la couperose, l'insomnie et les verrues, Melle Rose nous livre les remèdes nos grands-mères et arrières grands-mères qui ont fait leurs preuve : du naturel, du bon sens.

  • Membre du gouvernement d'Edouard Philippe, Secrétaire d'Etat à la Transition écologique pendant trois années, Brune Poirson a plongé dans la machine, au coeur du pouvoir et compris pourquoi le plastique était le mal absolu comme l'avait déjà pressenti l'écrivain américain Norman Mailer.
    De l'Asie, où elle a vécu, aux bancs du Parlement français où elle a fait voter une loi de lutte contre le gaspillage et sur l'économie circulaire, elle décrit avec une liberté de ton rare chez les politiques les raisons de la propagation de ce virus mortifère.
    Aussi haletant qu'une série politique, économique et surtout écologique, ce récit nous entraîne d'une raffinerie de pétrole au conseil des ministres, et d'un bidonville aux Nations Unies. Les rouages du pouvoir et des décisions y sont lucidement analysés. Le plastique est une tragédie contemporaine, un roman noir trépidant comme un thriller de la mondialisation.

  • Ce livret destiné à l'élève de 12-13 ans regroupe toutes les questions d'agriculture en vue de l'obtention du certificat d'étude.
    Cinquante sujets sont présentés sous la même rubrique " Choses vues " suivie d'un rapide exposé rappelant l'expérience, la manipulation, l'opération agricole à laquelle l'élève aura assisté ou participé. Ils sont ensuite fractionnés en plusieurs questions faisant l'objet de devoirs écrits ou d'interrogations en classe. L'élève doit être en mesure de résumer ses propres observations sur un fait d'agriculture expérimentale et scientifique très élémentaire, de dire ce qu'il a vu et, s'il y a lieu, d'en tirer des conclusions pratiques.
    Paru en 1909, ce manuel est une formidable initiation à l'agriculture et à la nature. Le premier livre garanti 100 % bio.

  • Neurologue, mais aussi clinicien hors pairs, le professeur Charcot était un observateur du corps et de ses pathologies, et son oeil photographiques parcourait toutes les possibilités de complément à son travail clinique. A l'hôpital de la Salpêtrière ou lors de ses voyages (Europe, Russie, Afrique), il ne cessait de regarder, travailler, réfléchir crayon à la main. Ses dessins révèlent un goût pour les reproduction minutieuse de telle anomalie anatomique, mais aussi un certain talent visiblement influencé par les artistes romantiques.
    A l'époque la médecine est un regard sur le corps, et les études de cas cliniques régulièrement accompagnées de croquis, de dessins qui viennent soutenir le diagnostic et permettent d'individualiser les patients. Peu à peu, les élèves de Charcot sont venus du monde entier et il a transmis son regard clinique, dessins à l'appui à un public avide de nouvelles approches de la pathologie mentale.

  • Brossant à la fois un historique des paradoxes et une histoire de nos préjugés, Conversations avec le sphinx nous offre l'une des plus remarquables introductions à l'esprit des de la physique d'aujourd'hui.

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