Editions De L'aube

  • "La crise sanitaire a autant affecté notre santé que notre intimité. La présence de la maladie a aussi bien exacerbé nos failles et nos fragilités que révélé certaines ressources cachées, et forces insoupçonnées. Le confinement a fragilisé les corps, mais aussi touché les coeurs, suspendu les libertés et bouleversé nos sensibilités. La sidération, la peur, la claustration, l'incertitude, la vulnérabilité, l'attente, la solitude mais aussi la solidarité et la sollicitude ont scandé ces moments de rupture, d'élans et d'abattements.
    La crise a perturbé le délicat équilibre entre le contact et la distance. La pandémie a chambardé l'économie, mais elle s'est également immiscée dans les plis de nos vies." Nicolas Truong

  • Que signifie le mouvement des «?Gilets jaunes?»?? Que représente-t-il?? Que pouvons-nous, que devons-nous faire de ce mouvement, de ses revendications?? Quel rôle ont joué les médias, les réseaux sociaux, dans son essor?? Quel ­avenir peut-il avoir, compte tenu notamment de la ­disparité de ses membres??
    «?Les querelles sur la pertinence de la notion de «France périphérique» ou sur le sens à donner au mot «peuple» témoignent d'abord d'un retour de la question sociale, comme l'illustre cet entretien avec Gérard Noiriel. Or une grande partie de ­l'intelligentsia l'avait mise de côté, voire ­discréditée au profit d'une focalisation sur la question de l'identité. À force de n'être «pas la cause de tout», les conditions sociales n'étaient plus la cause de rien. Les voilà qui reviennent, pour le meilleur et pour le pire, entre émancipation et réaction.?» Nicolas Truong

  • "Il faut casser cette image de l'amour-passion comme grand embrasement qui retombe en cendres, s'écarter de l'amour comme désir de possession qui, une fois qu'il a atteint sa satisfaction, se transforme fatalement en déception". Voilà ce que nous dit François Jullien, qui plaide pour le concept d'intimité. Si l'amour est équivoque, l'intime, lui, est ambigu. Or, assène le philosophe, "penser, c'est chasser l'équivoque et explorer l'ambigu". Dire je t'aime, c'est faire de l'autre un objet, quand dire je suis intime avec toi, c'est défaire l'isolement des sujets. De ce décalage entre l'image commune et passionnelle et celle à rapprocher de la notion d'intime, quelle philosophie de l'amour peut-on tirer ?

  • L'aventurière Sarah Marquis déclare qu'en marchant, on "se découvre courageux", le sociologue David Le Breton pense que la marche est souvent guérison... Pratique sportive ou spirituelle, touristique ou thérapeutique, la marche retrouve aujourd'hui ses lettres de noblesse. Pourquoi marche-t-on ? Qu'y cherche-t-on ?
    Échappatoire au monde de la vitesse et à la modernité, la marche pousse aussi bien à se dépasser physiquement qu'à entreprendre un chemin spirituel. « Puissance réorganisatrice » ou façon de « tenir debout », « interstice » de « liberté » dans un monde privé d'imprévu... Les auteurs de cet ouvrage dirigé par le journaliste du Monde Nicolas Truong nous exposent le sens de « leur » marche.

  • "Les armes, le sang, les larmes. Mais comment, au coeur même du recueillement, tenter de penser l'événement ? Notre pays, comme notre monde, est en effet en proie à une terreur postmoderne, qui mêle individualisme radical et fondamentalisme global.
    D'où la difficulté de mener un combat frontal contre un nomadisme djihadiste pratiqué par une jeunesse nihiliste, au moment même où la guerre classique fait place à des états de panique, à des assauts armés destinés à provoquer le chaos et à des opérations de police mondialisées." Nicolas Truong Les contributions d'intellectuels rassemblées dans cet ouvrage proposent une analyse intelligente et précise des événements, de leurs causes et de leurs conséquences, et lancent un appel à l'unité et à la solidarité.
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  • «?La France a toujours eu le goût de la ­bataille des idées. Longtemps dominé par la figure de l'intellectuel engagé, l'espace public des ­débats semble se modifier. L'écho médiatique de certaines prises de position polémiques dessine une autre carto­graphie?: celle d'un basculement idéo­logique. Le nouveau monde dans ­lequel la France est entrée depuis les attentats de 2015, la crise des réfugiés ou la déconstruction euro­péenne ­appellent pourtant une nouvelle responsabi­lité des intellectuels. La structuration du débat médiatique n'a-t-elle pas transformé la dispute intellectuelle en un match de catch polé­mique?? Fin de la «bien-pensance» ou tournant «néoréactionnaire»?: la mise en perspective des ­querelles intellectuelles qui fracturent la vie poli­tique française permet de mieux cerner ce qui arrive au pays de Voltaire.?» Nicolas Truong.

    Contributeurs : Stéphane Beaud, Laurent Bouvet, Marc Crépon, François Cusset, Marcel Gauchet, Romain Goupil, Jean-François Kahn, Serge Klarsfeld, Arno Klarsfeld, Daniel Lindenberg, Gérard Mauger, Edgar Morin, Éric Naulleau, Robert O. Paxton, Élisabeth Roudinesco, Danièle Sallenave, Gisèle Sapiro, Jacques Sémelin, Serge Tisseron.

  • En février dernier, soit quelques semaines après les tragiques faits de Cologne, l'écrivain algérien Kamel Daoud publie dans Le Monde une tribune dans laquelle il énonce que l'accueil des réfugiés demande d'admettre que leur donner des papiers ne suffira pas à les guérir du profond sexisme qui sévit dans le monde arabo-musulman. Cette tribune suscitera de violentes réactions de certains universitaires, qui répondent quelques jours plus tard par le même média, l'accusant de véhiculer les clichés islamophobes et culturalistes les plus éculés.
    C'est ainsi que démarre la "polémique Daoud", ponctuée d'échanges et de prises de positions, conduisant à ce que l'écrivain annonce se retirer du débat public.

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