Editions De L'aube

  • "Une rencontre éblouissante, un échange étincelant, un message incandescent : la lumière jaillit de ce dialogue inédit entre Edgar Morin et Pierre Rabhi. Un moment de grâce, une sorte de miracle. Le sociologue et l'agroécologiste dissèquent le moment de bascule civilisationnelle auquel la ¬pandémie de ¬Covid-19 - un peu - et l'état du monde - beaucoup - convoquent l'humanité des hommes. Ensemble, ils dessinent une ¬pensée nouvelle où la poésie, l'amour et l'intelligence éclairent la voie vers un "humanisme régénéré" et une fraternité d'âme.
    Brillant. " Denis Lafay

  • Michel Troisgros est un chef multi-célébré, qui incarne la troisième génération d'une famille iconique de cuisiniers. Dans ce dialogue, il expose comment le ciment familial, la beauté créatrice, le plaisir de donner du plaisir, forment la plus sûre parade aux tourments qu'impose l'épreuve pandémique.

  • Bien que sévèrement touchée par la pandémie de la Covid-19, apparue dans la ville chinoise de Wuhan, la Chine a été la seule grande économie du monde à afficher une croissance insolente en 2020, une performance qu'elle devrait renouveler facilement et même largement dépasser en 2021. À nouveau réuni avec l'arrivée à la Maison-Blanche de Joe Biden, l'Occident s'organise, mais en vain, pour lui barrer la route. La Chine, bientôt la première puissance économique du globe, représente un défi majeur pour les prochaines générations de Terriens, que ce soit en termes de réchauffement climatique, de transition écologique, d'hyper développement économique, d'innovation technologique et de bouleversements politiques engendrés par son modèle de développement qui lui est unique.

  • Et si c'était la marque qui permettait de mieux comprendre le macronisme ? Tout pouvoir est intimement lié au système de représentation sur lequel il se construit : l'un ne va jamais sans l'autre, et la vérité d'un pouvoir est à chercher dans la manière dont il se représente. Comme tant de dirigeants dans l'histoire, Emmanuel Macron a eu l'intuition que le renouveau politique qu'il comptait insuffler devait s'accompagner d'un renouveau symbolique.
    Mais si sa conquête du pouvoir relève encore aujourd'hui de l'ordre du mystère, si l'exercice et l'incarnation du pouvoir d'Emmanuel Macron échappent tant aux analyses politiques traditionnelles, c'est qu'on s'évertue à interpréter le présent avec des systèmes de représentation du passé. A "nouveau monde" , nouvel outil : toute la force de cet ouvrage est de penser la marque comme nouvelle forme de représentation du pouvoir, en montrant que la marque politique est la grille de lecture qu'il manquait pour comprendre la force d'entraînement initiale du macronisme...
    Et son dérèglement progressif.

  • Il se joue une bataille de modèles économiques entre États-Unis et Europe, sur le terrain de la régulation internationale. L'Amérique fait tout pour prolonger une époque qu'elle domine et trouve à ses côtés des dirigeants européens qui n'ont cessé de suivre ses enseignements. Mais la transformation de la société et les enjeux nouveaux conduisent aussi l'économie européenne à affirmer une nouvelle vision, et à prendre ses responsabilités pour construire une autre forme d'entreprise, en faveur des valeurs de la démocratie, oeuvrant dans le sens du développement durable pour le XXIe siècle qui animent son projet.

  • Ce livre est une enquête sur l'agriculture cellulaire. Le terme relève de la novlangue en ce qu'il annonce comme relevant de l'agriculture la production d'aliments - plus particulièrement des produits animaux - à partir de cellules souches. Viandes, oeufs, laitages, gélatines, cuirs, soie sont (ou seront) fabriqués industriellement sans passer par la ferme. L'enquête s'attache aux start-up de cette nourriture artificielle ; aux financeurs des fondations qu'ils alimentent et aux mouvements que ces fondations soutiennent par ailleurs, notamment les végans ; l'enquête va aussi explorer les liens - discrets mais réels - d'une part avec une agence de la sécurité intérieure américaine, d'autre part avec les transhumanistes.

  • Les SDF se trouvent à la rue, sous des tentes, dans des centres d'hébergement, au centre de multiples controverses. Mais de qui et de quoi parle-t-on exactement ? Combien sont-ils ? Quels sont les impacts de la crise migratoire ? Que faire face aux campements et aux enfants mendiants ? Que penser d'un objectif comme "zéro SDF" ? Toutes ces interrogations appellent moins de sensationnel et davantage d'examen rigoureux.
    C'est ce que propose Julien Damon dans cet ouvrage, par le biais d'un panorama des connaissances sur une population se trouvant au coeur des interrogations individuelles sur les évolutions sociales contemporaines comme au centre des interrogations collectives sur les priorités et l'efficacité des politiques publiques. Une lecture instructive sur un sujet essentiel.

  • S'il y a un lieu commun fort répandu en Europe, c'est bien celui qui associe les socialistes à la puissance de l'État. Or, le stéréotype d'une gauche « malade de l'État » résiste mal à une plongée dans l'histoire longue de la relation que les partis socialistes et sociaux-démocrates ouest-européens entretiennent avec l'État. Il s'avère ainsi intéressant de tenter de démêler cet écheveau constitué par les rapports complexes, ambivalents et contradictoires qui, au fil du temps, se sont noués entre les socialistes et l'État en Europe.

  • Outre le débat sur les modalités du confinement ou du déconfinement des séniors lors de la crise pandémique, un autre sujet est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité sur le devant de la scène : celui de la condition même que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés. Car on pense de plus en plus la vieillesse, non comme une chance de vivre plus longtemps, une force de l'expérience, mais comme un handicap de vivre hors des schémas de la vitesse et de l'agilité que l'on exige de chacun. Une réflexion éthique et politique salutaire.

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne.
    Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

  • Prendre le train est une aventure. Instantanés de voyage, réflexions sur la place du train dans nos vies et sur son avenir dans nos sociétés peuplent cet ouvrage. Qui sommes-nous quand nous sommes sur les rails ?? Qui sont ces voisins que nous ne connaissons pas mais avec lesquels nous allons partager une certaine intimité, parfois pendant de longues heures ?? Que disent de nous nos "? tics de train ? " , de la peur de ne plus voir sa valise à celle de ne pas être assis à la bonne place ?? Quels sont les personnages récurrents rencontrés dans un train ?? Que nous l'empruntions pour le plaisir ou pour le travail, le train offre une suspension du temps dans un espace clos, que chacune ou chacun d'entre nous expérimente plus ou moins régulièrement.
    Ce livre décortique cette expérience universelle avec tendresse, intelligence et humour. Vous ne prendrez plus le train par hasard ! David Medioni est journaliste, fondateur et rédacteur en chef d'Ernest.

  • Le démographe Hervé Le Bras analyse brillamment le contexte migratoire que connaît actuellement notre pays. À la question, abondamment commentée, de l'immigration, l'auteur intègre celle de l'émigration, de Français d'une part et d'étrangers d'autre part. Il propose également une réflexion sur le lien entre immigration et croissance économique, sur le vieillissement des populations européennes, ainsi qu'une proposition prospective quant à l'avenir des migrations.
    Enfin, il répond aux tenants de la théorie du "grand remplacement"...

  • Pour faire "Terre commune" il va falloir, peu à peu, apprendre les cultures et les civilisations des uns et des autres. Sandrine Prévot analyse ici la société indienne, une société relationnelle dont elle décrypte les règles sociales qui guident les comportements et les échanges au quotidien. Elle dresse le portrait passionnant d'une société à la fois ouverte sur le monde et ancrée dans la tradition.
    Alors que les sociétés occidentales mettent en avant l'individu et sa liberté, l'Inde valorise la famille, la communauté et l'interdépendance. Les réseaux personnels sont une priorité dans cette démocratie pluraliste, et les logiques professionnelles dépendent des liens de complicité et de confiance. Un livre nourri de l'expérience de terrain de l'auteure. Sandrine Prévot est ethnologue, chercheure associée au Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS) à l'EHESS.
    Elle est membre active du réseau Euro-India Economic & Business Group (EIEBG), et consultante dans le secteur privé.

  • Pour se nourrir à 10 milliards, se vêtir, se chauffer, se déplacer, capter le carbone, le travail de la terre redevient l'avenir de l'homme. La révolution industrielle avait cru effacer la paysannerie. La mécanisation, la chimie, la transformation, allaient nourrir l'humanité. Et puis tout a changé avec la révolution écologique et numérique. Les objets et leurs fabrications ne sont plus le tout de l'humain. Il faut retrouver du sens, du local, du faire pousser, du territoire, des lieux. L'agriculture entre dans la ville, le bio et la biomasse, le soleil et le vent sont nos nouveaux futurs. Mais pour entrer dans ce monde nouveau, il faut à la fois du conservatisme - celui de l'infiniment petit de millions de cultures et de savoirs locaux -, et du progrès des sciences et des techniques.

  • «?Je ne me suis jamais mise nue devant un homme, déshabillée devant un homme. Jamais, jamais, jamais.?» Dans cet ouvrage, le sociologue Smaïn Laacher dialogue avec deux femmes - une mère et sa fille. Elles sont toutes les deux obèses. Elles vont se raconter à lui avec sincérité et pudeur. Comment vivent-elles le regard d'autrui dans l'espace public?? Comment parlent-elles de leur sexualité?? Comment ont-elles vécu leur scolarité?? Comment se projettent-elles dans le futur et dans leur vie familiale?? Dans une société où tout serait affaire de volonté, Smaïn Laacher propose un livre riche d'enseignements sur la place de l'obésité dans les discours et la vie quotidienne.

  • N 2020 sera commémoré le 10e anniversaire de la mort de Jean Ferrat. L'occasion de démontrer combien les textes qu'il a écrits et/ou interprétés (notamment d'Aragon) sont singulièrement modernes. La foi et les convictions de Jean Ferrat, les combats d'idées qu'il a menés, résonnent avec force dans l'actualité.
    Capitalisme, libéralisme, socialisme, démocratie, dictature, mais aussi entreprise, travail, syndicalisme, mais aussi environnement, Europe, mondialisation, mais aussi paix, solidarité, fraternité, humanité, amour... (et bien d'autres sujets) : ce livre confronte le lecteur à « une » formidable lecture du monde, car la poésie et les engagements personnels de Jean Ferrat inspirent la manière dont nous devons regarder le monde, celle aussi dont nous pouvons le rêver et le construire.

  • Le philosophe Robert Misrahi l'affirme : "Le bonheur, chacun de nous y a droit." Et le spécialiste de Spinoza d'y ensemencer la vocation véritable de l'entrepreneur, ainsi exhorté à épanouir son autonomie, sa créativité, et ses désirs propres mais aussi, par la grâce du principe de réciprocité sacralisant autrui, à faire grandir ceux de toutes les parties prenantes. Ainsi l'individu trouve sens à son existence et l'entreprise, promue conscience et identité, peut aspirer à devenir "sujet" et terreau d'un "bonheur commun". Le philosophe accomplit là sa mission : bousculer, éclairer, et élever au-delà des lourdes et prosaïques lois qui s'imposent à la réalité entrepreneuriale.

  • Hervé Le Bras nous propose dans cet ouvrage une analyse des inégalités en France et en comparaison avec les autres pays européens, sur une vaste gamme de critères et de services. Son constat est sans appel : notre pays est dans une bonne situation par comparaison avec nos voisins, et les inégalités ont très peu augmenté. La vraie difficulté tiendrait donc plus en France à la perception de l'inégalité qu'à l'inégalité elle-même.
    Dans le contexte actuel, le propos du démographe dénote... C'est pourquoi il est d'autant plus nécessaire de le lire !

  • Dans cet échange à bâtons rompus animé par le journaliste Soro Solo (France Inter), plusieurs personnalités réagissent à cette affirmation : "Le seul progrès qui vaille, c'est l'accès au bonheur." Qu'est-ce que le bonheur ? Qu'est-ce que l'accès au bonheur ?
    Faut-il nécessairement le vouloir ? En quoi la culture influence-t-elle le bonheur ou, plutôt, le fait de se considérer comme heureux ? Et la joie, là-dedans ? La jouissance, le désir ? Le bonheur est-il collectif, individuel, peut-il être les deux ? Quid des effets secondaires ?
    Ces points de vue se complètent admirablement pour nous livrer une très, très jolie leçon sur le bonheur.

  • Chacun de nous a déjà perdu : un match, un jeu, une négociation, un emploi. Certains ont même parfois perdu une élection. Que reste-t-il de la défaite pour le reste de notre vie ? Comment vit-on avec cet échec qui ne correspond pas aux standards de notre société de la performance ? Y a-t-il de belles défaites et de mauvaises défaites ? Un petit livre pour montrer que nous avons le droit d'être mauvais, qu'échouer est intrinsèque à l'être humain, et qu'il est possible d'apprécier, parfois, la débâcle, la chute, le revers, le naufrage, simplement pour se sentir vivant.

  • Jean Viard, "l'un des meilleurs connaisseurs du territoire français" selon Michel Feltin dans L'Express, dresse un portrait de la France bien différent des images courantes.
    La place du travail a évolué, la carte de France s'est transformée, le tri social par origine ou par âge a accéléré. Les choix de modes de vie priment de plus en plus sur les choix professionnels, les vies s'allongent et sont "discontinues", la mobilité virtuelle bouscule la mobilité physique, les extra urbains repeuplent les campagnes... Oui, la France a changé, et elle change tous les jours par une multitude de décisions publiques, économiques, administratives, mais aussi privées, familiales, professionnelles.
    Certes, tout le monde ne vit pas ces changements de la même manière, mais il nous faut renouer avec un récit commun qui dise l'individu face au monde. La France de Jean Viard est une société du bonheur privé et du malheur public, où nous vivons une véritable dépression collective quand le politique est incapable de saisir le changement, de l'impulser, de l'accompagner. Un souffle d'air sérieux et documenté en période de crise.
    Salutaire.

  • Qu'est-ce qu'un fait ? Qu'est-ce qui distingue un fait scientifique d'une opinion, d'une croyance, d'une rumeur ? Dans une époque marquée par l'émergence des théories du complot et la place prise par les fakenews, ce livre collectif, dirigé par la Fondation Jean- Jaurès et le Muséum national d'histoire naturelle, a l'ambition de défendre les lumières et la science afin de combattre l'ère de la « post vérité », mortifère pour la bonne santé de nos démocraties.
    Des spécialistes mettent en lumière les convergences des méthodes de travail dans les différentes disciplines, et rendent de nouveau attractifs des éléments comme « la preuve », « le savoir », « la recherche », « la démonstration ». Un livre, en somme, pour retrouver le chemin de la confiance entre les « experts » et le reste de la population, et redonner de la force à notre démocratie héritière du siècle des Lumières.

  • Fatigués, abandonnés, ignorés, désabusés... tels sont les termes qu'une immense majorité de maires emploient pour décrire leur état d'esprit à quelques mois des élections municipales de mars 2020. Jamais dans la France contemporaine, les 35 000 édiles municipaux n'ont exprimé un tel ras-le-bol au point d'envisager de renoncer à se représenter. Pour autant, les maires bénéficient aujourd'hui d'un fort capital de confiance auprès de leurs administrés qui apprécient leur bilan. Situation exceptionnelle ou bien prélude à une crise de la démocratie municipale ?

  • Nous ne pensons qu'au travail (et au chômage) et pourtant il occupe si peu de temps dans nos vies ! 10 à 12% du temps d'une vie là où il comptait pour 40% en 1936. Ce livre montre les forces à l'oeuvre pour cette libération du temps. Vacances et voyages ne sont plus un « à côté » de nos vies mais un moteur de nos projets. En être exclu met en marge de la société et à l'inverse les régions touristiques sont partout celles qui se peuplent et se développent le plus vite. La France, premier pays touristique au monde, seul pays où il y a chaque année plus de touristes que d'habitants, n'a-t-elle pas là une réserve de croissance mal utilisée ? Un passionnant récit historique et philosophique qui renvoie chaque lecteur à sa propre idée de son temps, de sa vie.

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