Karthala

  • De la " divagation des champs " dans le Sahel pastoral sénégalais aux dynamiques foncières du Cameroun anglophone, de la gestion des ressources halieutiques au Mali aux marchés fonciers périurbains au Ghana, cet ouvrage témoigne tant de la grande diversité des situations foncières et des histoires socio-politiques que de la vitalité de la recherche foncière africaine.
    Répondant à une volonté de décloisonnement régional des débats sur le foncier et la gestion des ressources naturelles, il permet une mise en perspective des trajectoires des pays francophones et anglophones, qui révèle, au-delà de traditions juridiques différentes, la prégnance des enjeux politiques et économiques du foncier.
    A travers des coups de projecteurs sur les politiques, les jeux d'acteurs, les démarches d'intervention, les innovations sociales et organisationnelles, les textes réunis ici contribuent à clarifier les diagnostics et à dessiner en filigrane les conditions politiques, juridiques et institutionnelles d'une gestion effective des terres et des ressources, fondée sur une articulation des modes de régulation coutumiers et étatiques.
    Cet ouvrage est issu du séminaire de Gorée, qui a réuni une vingtaine de chercheurs et d'experts d'Afrique de l'Ouest francophone et anglophone, dans le cadre du plan d'action " Foncier rural, ressources renouvelables et développement " de la Coopération française et de l'initiative franco-britannique sur le foncier.


  • la croissance démographique de l'afrique de l'ouest, ses conséquences sur la croissance urbaine et les crises socio-politiques récurrentes ont complètement modifié les conditions de production et de consommation alimentaire dans la sous-région.
    la demande en nourriture dans les principaux centres urbains est devenue exponentielle, avec une forte dépendance du marché international. cette demande ne concerne plus seulement les produits alimentaires à l'état brut, elle porte aussi sur les denrées transformées telles que les conserves alimentaires, les produits congelés et les huiles végétales. par rapport à cette demande forte en aliments de base, les populations ouest-africaines cherchent elles-mêmes à s'adapter en mettant davantage l'accent sur des innovations.
    celles-ci concernent à la fois les nouvelles cultures pratiquées, dont notamment un développement extraordinaire de l'agriculture périurbaine, la conception de nouveaux aliments et l'évolution des anciens mets traditionnels. ces innovations concernent aussi la façon de présenter ces nouveaux mets aux consommateurs urbains. ainsi, le faible pouvoir d'achat des populations urbaines entraîne désormais le développement extraordinaire des aliments de rue, en lieu et place de la restauration moderne où le coût des aliments reste élevé.
    ce livre étudie ces diverses innovations à travers les expériences de transformation et de présentation des aliments prêts à être consommés, il évoque aussi les risques liés à ces innovations. l'ouvrage est structuré en quatre chapitres ayant trait à des études de cas centrées sur le burkina faso, le ghana et la côte d'ivoire.

  • Cet ouvrage est destiné aux voyageurs et naturalistes, mais aussi aux Malgaches et à tous les curieux de cette belle nature propre à Madagascar. Les espèces animales et végétales y sont décrites et illustrées. Nous avons sélectionné les plus caractéristiques mais elles ne représentent qu'une infime partie de la richesse de la grande île, en faune et flore. Il existe déjà des guides ou des livres très spécialisés auxquels on pourra se reporter, mais il manquait un livre simple avec beaucoup de photographies, facile à emporter avec soi, pouvant être consulté sur place et qui traite aussi bien de la faune que de la flore. Ce livre nous était demandé depuis longtemps par les étudiants et les guides des réserves. Beaucoup d'espèces végétales sont caractéristiques des divers milieux, allant de la végétation littorale à celle des Hauts-Plateaux, des zones humides aux régions sub-arides du Sud. Nous avons illustré certains milieux, témoins de la diversité de ce pays plus grand que la France, avec une multiplication extraordinaire des paysages grandioses. Avec sa situation géographique (entre l'équateur et le tropique du Capricorne qui passe en son Sud), ses climats et la nature de ses sols, on constate l'éclosion d'une nature riche et spécialisée. La « grande île » abrite quelque 12 000 espèces de végétaux dont un millier d'orchidées. C'est une zone à très haute biodiversité.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire du Sud depuis la seconde guerre mondiale.
    Il analyse les expériences de modernisation économique et politique avec les projets de construction de l'Etat moderne et de développement économique dans les pays du Sud. Ces expériences ont atteint leurs limites dans les années 80 avec l'adoption dans la plupart des pays sous-développés des programmes d'ajustement structurel. Or, ces programmes, inspirés par le " consensus de Washington ", n'ont pas réussi à initier de nouvelles dynamiques de croissance dans ces pays ni à améliorer leur insertion internationale.
    S'ouvre alors depuis le milieu des années 90 une nouvelle période que l'auteur qualifie de post-ajustement caractérisé par un déclin des programmes d'ajustement, même si des institutions comme la Banque mondiale ou le FMI s'y agrippent désespérément, et par une recherche dynamique et plurielle afin de fonder de nouvelles pratiques théoriques et stratégies de développement.
    Cet ouvrage constitue une contribution à ce débat.

  • La totalité de la consommation d'énergie des 8 pays sahéliens continentaux membres du CILSS ne représente que 1 % de celle de la seule agglomération new-yorkaise ! Et pourtant, malgré cette faiblesse, la seule consommation domestique d'énergie suffit à détruire progressivement un environnement forestier fragile.
    Les faibles niveaux de développement atteints, caractérisés par l'écrasante prédominance des usages thermiques domestiques sur les usages mécaniques productifs de l'énergie, combinés à une croissance démographique toujours forte, dessinent un avenir préoccupant.
    Si les tendances actuelles ne sont pas renversées, il n'est pas exagéré de penser que la communauté internationale sera rapidement confrontée à la nécessité de fournir au Sahel une aide énergétique, de la même manière qu'elle a été amenée, depuis le début des années 70, à assurer à cette région une aide alimentaire permanente.

  • L'agriculture du Burundi est exemplaire.
    Non pas qu'elle permette à tous ses artisans de vivre décemment du travail de la terre, loin s'en faut, mais parce qu'elle a connu un processus d'intensification original et en bien des points remarquable. Issu d'un système agro-pastoral deux fois millénaire, le système agraire burundais a été transformé une première fois au XVIIIe siècle quand les paysans des collines ont massivement adopté les plantes d'origine américaine, maïs et haricot, modifié leur calendrier agricole, instauré une deuxième récolte annuelle et placé la gestion de la fumure animale au centre des rapports sociaux.
    Après la longue crise agraire dans laquelle le pays a été plongé à la veille de la conquête coloniale et qui s'est prolongée jusque dans les années quarante, une deuxième révolution agricole a vu le jour. Sur des bases entièrement nouvelles cette fois-ci, un mouvement continu d'intensification des systèmes de culture et d'élevage s'est développé, évolution pourtant réalisée sans qu'aucun moyen de production d'origine industrielle, tels que les engrais chimiques ou les produits phytosanitaires, ne participe significativement au processus.
    Véritable plaidoyer pour cette agriculture paysanne particulièrement inventive et économe, ce livre présente aussi un diagnostic sans complaisance de l'action des pouvoirs publics dans le domaine agricole, pouvoirs publics qui au travers des organismes de recherche, des services de vulgarisation et de la multitude des " projets " de développement agricole, ont toujours tenté de penser et d'agir à la place des producteurs eux-mêmes, au lieu de commencer par comprendre ce que les gens faisaient et pourquoi.
    Il énonce les grandes lignes de ce que pourrait être une refonte profonde de la politique agricole et l'instauration d'un nouveau contrat social entre la paysannerie et les pouvoirs publics.

  • Le projet de création d'une zone monétaire unique de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a résolument pris corps depuis l'année 2000, avec la décision des chefs d'Etat et de gouvernement d'atteindre cet objectif en deux étapes rapprochées.
    A côté de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA), formée par les huit membres de la zone franc (Bénin, Burkina, Côte d'ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), la première de ces étapes verra, à l'échéance du 1er juillet 2005, la réalisation d'une deuxième zone monétaire regroupant les sept pays ayant une monnaie nationale (Cap-vert, Gambie, Ghana, Guinée, Liberia, Nigeria et Sierra Leone).
    De fait, l'existence de réelles complémentarités et la pertinence du principe d'assurance de Mundell pour ces économies ouvertes, faiblement industrialisées et peu diversifiées, font de l'Afrique de l'Ouest une zone monétaire potentiellement optimale, dont l'UMOA pourrait être le noyau.
    Outre qu'elle mettra fin à la balkanisation monétaire de la région, la concrétisation d'un espace monétaire unique CEDEAO permettra d'accélérer le processus d'intégration de cette partie du continent.
    Grâce à la conviction partagée d'une communauté de destin, elle contribuera puissamment à réduire les risques de conflits et les disparités entre les pays membres.

  • Les conceptions et les politiques en matière de financement de la santé dans les pays à faible revenu s'articulent autour de paradigmes successivement dominants dans les approches des gouvernements et de leurs partenaires extérieurs : la gratuité des soins de base et " la santé pour tous " dans la lignée de la conférence d'Alma Ata, tout d'abord ; la contribution financière des usagers (" recouvrement des coûts ") à partir de la seconde moitié des années quatre-vingt.
    Plus récemment, l'accent a été mis sur le développement de mécanismes assuranciels, tout en approfondissant et en reconsidérant la réflexion sur la gratuité des soins et sur la participation financière des populations. Dans cette perspective, cet ouvrage a voulu confronter des travaux théoriques et appliqués sur une sélection de grandes questions soulevées par le financement de la santé. Il analyse des expériences et des politiques conduites en ces domaines dans plusieurs pays d'Afrique et d'Asie à faible revenu.
    Le livre est structuré autour de trois parties. La première porte sur les déterminants de l'accès aux soins, sur l'équité et la protection des plus pauvres, questions principalement abordées sous l'angle des effets de la contribution financière des usagers. La seconde traite des approches plurielles qui se développent en matière de mécanismes d'assurance, notamment dans le secteur informel. La troisième s'interroge sur les relations entre le financement et la régulation des systèmes de santé en considérant différentes problématiques qui mettent en relief l'importance des institutions et plus globalement des choix publics, rejoignant ainsi des orientations majeures de la réflexion économique contemporaine.

  • Après deux décennies d'Ajustement structurel ayant conduit à de profondes transformations dans la gestion des économies ouest-africaines, la question de la compétitivité de la sous-région reste toujours une préoccupation majeure.
    Cette question est d'autant plus cruciale que l'Afrique de l'Ouest fait partie des zones " d'angles morts " de la mondialisation, délaissées par les firmes multinationales.
    Dans ce contexte, comment l'Afrique de l'Ouest peut-elle s'organiser pour mieux s'insérer dans l'économie mondiale et créer les meilleures opportunités d'investissement ? Si la question de la compétitivité de l'économie ouest-africaine est importante, se pose alors celle d'une réponse appropriée.
    C'est le but de cet ouvrage qui présente les contributions de quinze auteurs sur les déterminants structurels de la compétitivité de l'économie ouest-africaine en partant d'une approche pluridisciplinaire. A travers une analyse des dynamiques des acteurs du terrain et de leur façon de structurer l'espace se dégagent les grandes tendances de la région. Ces auteurs ont surtout centré le débat autour de l'intégration au marché comme facteur de la croissance à moyen terme et d'une participation plus accrue de la région aux avantages du marché, tant national qu'international.

  • La dénutrition et la malnutrition affectent les régions qui ne disposent pas d'une alimentation suffisante et variée.
    Plus généralement, elles touchent les populations pauvres des pays marqués par de fortes inégalités sociales, quelles que soient les potentialités agricoles locales. En Équateur, ce fléau frappe plus de la moitié de la population. Jacqueline Peltre-Wurtz en a recherché les causes puis les effets concrets : à Quito, elle a suivi au quotidien douze familles pauvres pour qui manger est un combat constant.
    Leur témoignage, et particulièrement celui des femmes dont les visages ouvrent ce livre, montre comment ces familles parviennent à survivre dans la très grande précarité. Une géographie des productions alimentaires et des importations de l'Équateur établit que le pays dispose théoriquement, depuis 1985, d'une ration calorique optimum qui devrait protéger ses habitants de la sous-alimentation, mais qu'on y manque toujours de légumes verts, de légumineuses et de tubercules pour que cette ration soit équilibrée.
    Néanmoins, c'est avant tout la pauvreté qui empêche la plus grande partie de la population d'accéder à une alimentation convenable. Près de deux années d'enquêtes précises, réparties sur plus d'une décade, démontrent que les douze femmes rencontrées à Quito réalisent des prouesses pour nourrir au mieux leurs familles. Mais leur combat dépasse largement ce cadre. Dans ces familles, adultes et enfants rêvent de devenir des gens ordinaires pour qui manger ne serait plus un souci lancinant.
    Ils veulent être reconnus sous d'autres étiquettes que celle de la pauvreté : les adultes sont fiers des métiers qu'ils exercent, de la maison qu'ils parviennent parfois à construire, de leurs enfants scolarisés, dont pas un n'a été abandonné. Dans tous ces domaines, ils tentent d'accéder à la dignité tant recherchée des vrais citoyens, qui ont des devoirs mais aussi des droits. Douze ans après les premières enquêtes, seules deux familles semblent être sorties de la pauvreté.
    Les autres résistent toujours ensemble à la misère et c'est déjà une victoire. Pour elles, c'est bien la cellule familiale qui est le dernier rempart contre la pauvreté.

  • L'analyse de la question alimentaire a énormément évolué durant ces vingt dernières années.
    Un des facteurs significatifs de cette évolution est le passage progressif du concept d'autosuffisance alimentaire à celui de sécurité alimentaire, c'est-à-dire à l'accès permanent des populations aux denrées alimentaires nécessaires pour vivre. Cette évolution de taille signifie que les pays, pour pouvoir nourrir convenablement leurs populations, n'ont plus besoin de s'appuyer uniquement sur leurs propres productions agricoles.
    Perçue comme telle, la sécurité alimentaire reste surtout une question d'offre. Cette offre n'est plus limitée aux seules productions agricoles locales, elle intègre désormais les importations de toute sorte et les aides alimentaires. Cette approche dépasse également le cadre strict de l'aspect nutritionnel pour intégrer des interrogations plus globales sur les modes de consommation, le système d'approvisionnement, la question de la pauvreté et l'analyse des marchés tant à l'échelon local, national, régional qu'international.
    On comprend dès lors pourquoi la question du commerce des produits agricoles est devenue une préoccupation centrale dans la recherche de la sécurité alimentaire durable des populations. La question de la circulation alimentaire est apparue préoccupante à la suite des conférences du CILSS et du Club du Sahel sur les politiques céréalières dans les Etats sahéliens, notamment celle organisée à Mindelo (Cap Vert) en 1986.
    Cette réunion a constaté avec surprise que la sécurité alimentaire des populations sahéliennes, durant la longue période de la sécheresse de la décennie 70, loin d'avoir été assurée par les aides alimentaires massives dont avait bénéficié le Sahel, provenait plutôt des flux régionaux des denrées alimentaires entre pays côtiers et pays sahéliens. Depuis lors, une attention soutenue est accordée au commerce des produits alimentaires en Afrique de l'Ouest centrale.

  • A partir des enquêtes menées dans une province de Bolivie, l'auteur montre l'importance que revêt la perception des maladies dans l'utilisation des services de santé. Il décrit également les thérapies de la médecine traditionnelle par des récits de vie des guérisseurs. En coédition avec l'IUED.

  • Une jeune agronome belge débarque dans une sous-préfecture de la Guinée d'après Sékou Touré, avec un projet ONG d'appui au maraîchage féminin, pour deux ans.
    Quoi de plus banal, de plus marginal, de plus moqué par les maîtres à penser du développement ? Puis, petit à petit, choses et gens se mettent à bouger : ça se voit et ça se sait. Les paysannes soussou adoptent cettre drôle de blonde qui comprend vite que les carottes et les arrosoirs - si précieux soient-ils - ne sont pas leur premier souci. Il y a la pénurie de riz à la soudure (la famille a faim, les usuriers guettent), il faut un uniforme pour le groupement (comment se faire reconnaître autrement ?), la vaisselle (épargne inaliénable), les arachides (comment se faire de l'argent ?) : des préoccupations de femmes, quoi ! mais qui intéressent rapidement tout le monde.
    L'attentisme méfiant des hommes cède le jour où l'étrangère, lasse de s'embourber, aide à couler la dalle du pont radier qui va désenclaver le village.
    Et le " feu de brousse " démarre : les femmes s'organisent en groupements d'autopromotion, y intègrent des hommes comme secrétaires et intermédiaires. Les actions se diversifient : alphabétisation, stockage et transformation, artisanat, santé, plantations, et même maraîchage ! Plus fort encore, des magasins en dur - propriété des femmes, du jamais vu - surgissent dans les villages ; une Union des groupements de femmes se crée, réclame et décroche deux postes à la toute nouvelle Chambre d'agriculture ; une caisse du crédit rural s'installe à Bangouya.
    Un véritable dynamisme de développement local s'instaure, soutenu par les autorités, qui dépasse les limites de la sous-préfecture.
    Ce livre n'est pas le récit lénifiant d'une histoire à succès : c'est celui d'une démarche modeste, têtue, lente, avec ses déboires et ses réussites. A Bangouya, femmes et hommes progressent ensemble - les femmes devant, une fois n'est pas coutume - et savent qu'ils ont encore du chemin à faire.
    Avec Kristien De Boodt, qui a passé sept ans avec elles, et Lisette Caubergs, qui a étudié l'impact du projet dix ans après sa création, accompagnons les paysannes de Bangouya sur la route, jalonnée d'embûches et de fêtes, de l'autopromotion.

  • Depuis l'Antiquité, les hommes s'acharnent à détruire les moustiques.
    En l'an 450 avant Jésus-Christ, le médecin grec Hyppocrate recommandait de construire les villes loin des marécages. Mais la lutte contre les moustiques n'a connu de véritable essor que depuis cinquante ans, avec la fabrication des insecticides de synthèse, plus efficaces et plus rémanents que les produits naturels.
    En cette fin du XXe siècle, devant les flambées épidémiques de certaines maladies à virus, la recrudescence du paludisme et autres parasitoses dont les moustiques sont les vecteurs, il devient urgent de limiter leur pullulation.
    Les stratégies de lutte contre les moustiques nuisants et vecteurs de maladies sont nombreuses et l'Afrique tropicale a été le théâtre d'évaluations "pilotes" qui ont souvent été reprises comme modèle expérimental dans d'autres régions du monde.
    Les moustiques sont des insectes dangereux qui nuisent gravement à la santé des hommes, des femmes et des enfants. Limiter leur pullulation nécessite l'élaboration de méthodes de lutte pas toujours évidentes à mettre en oeuvre.
    Cet ouvrage analyse ces différentes mesures en tenant compte de l'extrême diversité des milieux où les moustiques prolifèrent.

  • Alors qu'il devient difficile de parler de l'Afrique sans évoquer sa marginalisation sur la scène du commerce international, on s'interroge de plus en plus fréquemment sur les raisons de son manque de compétitivité et sur les moyens d'y remédier.
    Les structures d'exportation des économies africaines sont pour la plupart très peu diversifiées et la majeure partie des recettes d'exportation dépendent de cultures soumises aux fluctuations des cours mondiaux. Les efforts entrepris pour développer d'autres activités, notamment dans le secteur manufacturier, ont connu des succès limités. Dans ce contexte, quelle devrait être la portée d'une réflexion sur le concept de compétitivité ?
    Consacré principalement aux économies d'Afrique de l'Ouest et du centre, cet ouvrage a d'abord pour but de montrer le manque de précision qui caractérise souvent l'utilisation du concept de compétitivité.
    Celle-ci doit être considérée non comme une fin en soi mais comme un moyen de développer un pays et d'améliorer le niveau de vie de ses habitants. Il s'agit donc d'en donner une approche qui permette de mieux comprendre le contexte africain auquel le concept est appliqué.
    Une synthèse des études publiées sur ce sujet depuis une dizaine d'années (dont deux études de cas sur le coton et l'huile de palme) permet d'établir un bilan, chiffres à l'appui, sur de très nombreux aspects.
    Les mesures prises pour accroître une compétitivité souvent jugée insuffisante ont pu avoir des impacts positifs mais de court terme ; Des filières agricoles, telle que la filière coton, ont ainsi enregistré des améliorations de leur compétitivité-prix et de leur rentabilité. L'auteur dresse également un premier bilan des effets de dévaluation du franc CFA, intervenue en janvier 1994, sur le commerce extérieur des pays concernés.

  • Cet ouvrage, centré sur le devenir des agricultures subsahariennes et leur rôle dans le développement du sous-continent, montre l'importance des enjeux démographiques, économiques et environnementaux, mais aussi sociaux, culturels et politiques.
    Alors que la question de l'alimentation de la planète redevient cruciale, le premier défi à relever par ces agricultures subsahariennes est de produire plus et mieux pour nourrir une population croissante en valorisant un fort potentiel naturel, en utilisant les grandes marges possibles de progrès et en profitant de la hausse des prix agricoles. Alors que la population rurale continue de croître, le second défi est de promouvoir un capital humain disponible aujourd'hui gaspillé faute de mettre à disposition des agricultures familiales des possibilités de formations, d'innovations et un environnement social, économique et réglementaire favorable.
    Alors que sous-emploi, problèmes alimentaires, conflits, exodes, désertification menacent, le troisième défi est de réussir l'inscription de ces efforts de valorisation et de promotion dans la durée, dans l'espace et dans l'ensemble de l'économie grâce à la mise en oeuvre de politiques agricoles, sociales et environnementales cohérentes et à une gestion intégrée des territoires. Pour relever ces trois défis et pour conduire les changements indispensables sur les exploitations et sur les terroirs ainsi que dans la gestion des filières agricoles, les agriculteurs et les responsables de leurs organisations se retrouvent en première ligne.
    Ils sont porteurs d'une vision de l'avenir de leur agriculture et du monde rural qui est essentielle pour donner sens aux transitions des économies rurales africaines. Cet ouvrage aura rempli son objectif s'il induit un changement de regard sur les agricultures africaines, s'il suscite des débats approfondis et s'il favorise l'engagement dans la durée de tous ceux qui doivent accompagner la promotion des familles paysannes.

  • Un fait marquant de ce début de XXIe siècle est la prise de conscience générale quant aux menaces écologiques et environnementales qui pèsent sur notre planète.
    Un intérêt croissant se manifeste ainsi pour promouvoir la durabilité des systèmes d'exploitations agricoles et des ressources naturelles. Dans ce contexte, les modes d'appropriation et de gestion de la terre, mais aussi des forêts, deviennent des enjeux économiques, écologiques et sociaux majeurs. La question foncière se trouve ainsi et plus que jamais au centre de l'actualité, en particulier dans les milieux ruraux des pays du Sud.
    Il n'est plus possible de ne pas l'évoquer dans toute entreprise de réflexion ou d'action en matière de développement rural ou d'aménagement du territoire. A Madagascar, la faiblesse de l'intensification de l'agriculture confrontée à une forte croissance démographique rend la question foncière d'autant plus prégnante que les principales régions agricoles connaissent une saturation de leurs ressources en terre.
    Face à la rareté, la demande de sécurisation foncière de la part des populations rurales devient donc de plus en plus impérieuse et c'est dans ce sens qu'une ambitieuse réforme foncière a été impulsée par les pouvoirs publics en 2005. S'il est trop tôt pour en dresser un bilan, il nous a semblé en revanche que c'était là l'occasion de proposer un état des connaissances de la question foncière à la lueur de l'examen des résultats d'expériences passées et d'une réflexion sur les évolutions en cours.
    Dans une démarche pluridisciplinaire, en complément des aspects juridiques et historiques, cet ouvrage propose donc une analyse des enjeux fonciers dans le milieu rural malgache. C'est ainsi, au fil des onze chapitres, que la variable foncière est mise en relation avec la production agricole, la productivité, l'investissement, la durabilité des exploitations, la gestion des ressources naturelles, les migrations internes, la dynamique démographique, l'héritage et la transmission des terres, l'organisation sociale, l'émergence d'un marché de la terre.
    L'ensemble de l'ouvrage démontre, une fois de plus, l'aspect éminemment protéiforme du foncier et en conséquence la nécessité d'une lecture complexe pour mieux le comprendre et agir sur lui.

  • Ce qui caractérise de prime abord les grands marchés des villes d'Afrique noire, c'est la diversité des fonctions qu'ils assurent : micro détail, détail, demi gros et gros, zone de stockage et réexpédition, zone de services et d'artisanat...
    Le marché est le point de convergence des réseaux d'approvisionnement et de distribution des produits vivriers comme des produits manufacturés, ainsi que d'une bonne part des activités liées à ces réseaux. Le secteur informel y est particulièrement représenté, notamment par de forts effectifs de marchands ambulants. Ces derniers aggravent encore l'engorgement chronique de ces équipements, dont les débordements provoquent de coûteux dysfonctionnements urbains.
    Parallèlement, les rapports de force entre opérateurs au sein des marchés s'exacerbent et les insuffisances des entités de gestion deviennent de plus en plus patentes.
    Ces dynamiques (dans les réseaux de marchés comme à l'intérieur des marchés), leurs effets induits (sur l'usage des sols, les transports, la circulation...) sont autant d'éléments déterminants dans le système complexe de causalités circulaires qui régit aujourd'hui les mutations des villes africaines.
    Or les projets de marchés ont été souvent appréhendés, en tant que projets d'équipement public, selon les seules démarches de l'aménageur ou du gestionnaire. Cette vision restreinte est à l'origine d'un certain nombre de déboires dans les réalisations des dernières décennies : il s'avère nécessaire d'aborder le sujet avec une double entrée économique et urbaine, d'étudier les marchés sans se cantonner à leurs périmètres, en intégrant les problématiques et les circuits dans lesquels ils s'inscrivent.
    Cet ouvrage rend compte de telles approches : il propose, d'une part, une analyse du fonctionnement des marchés et des réseaux dans le contexte des mécanismes de transformation de la ville, et fournit, d'autre part, un canevas d'étude pour la création ou la réhabilitation de ce type d'équipements, des points de vue physique, mais aussi de l'organisation et enfin de la gestion.
    Le texte est illustré d'un grand nombre d'exemples et de données inédites collectées dans des villes d'Afrique francophone subsaharienne et de Madagascar.

  • Cet ouvrage apporte une contribution très importante au débat, scientifique mais aussi politique, que suscitent partout dans le monde les tendances actuelles du développement agricole, tendances fondées sur l'accroissement forcené de la productivité, l'incorporation à la production de techniques toujours plus sophistiquées et plus coûteuses, l'élimination croissante des exploitations " non productives ", etc.
    Dans cette mesure, beaucoup des conclusions des auteurs pourront être transposées aux agricultures européennes, et cela d'autant plus que l'analyse du cas brésilien fait ressortir ces tendances avec une sorte d'effet de grossissement et en souligne le caractère dramatique. Le second intérêt est que l'ouvrage permet de mieux comprendre comment ces tendances se concrétisent dans un pays " en développement " dont l'économie agricole est soumise de façon violente à la modernisation et à la mondialisation.
    Les auteurs sont persuadés - c'est l'idée-force qui court tout au long de l'ouvrage - non seulement qu'il est nécessaire de penser une autre agriculture, mais qu'il est possible de la mettre en oeuvre.
    Cette autre agriculture, qui aurait pour base les exploitations familiales et les établissements de réforme agraire, aurait le grand avantage, en valorisant leurs qualités intrinsèques, de garantir beaucoup mieux qu'actuellement la sécurité alimentaire des Brésiliens, la protection de l'environnement et l'équilibre villes-campagnes, et donc d'apporter une contribution essentielle à un véritable développement durable.
    Mais son plus grand avantage serait de permettre l'intégration sociale et l'accès à la citoyenneté de millions de Brésiliens actuellement exclus parce qu'ils n'ont pas de terre ou sont privés des moyens de la travailler.
    La mise en oeuvre de cette " autre agriculture " suppose donc le projet d'une " autre société ", non pour le seul secteur rural mais pour l'ensemble du pays. Bien loin d'être idéologique, l'argumentation s'appuie à la fois sur de solides bases théoriques et sur l'analyse très précise des réalités brésiliennes, dans leurs différentes dimensions : économiques, sociologiques, anthropologiques, culturelles et politiques.
    Maxime Haubert.

  • Les succès réels que les paysans de l'Office du Niger enregistrent depuis une dizaine d'années, au Mali, offrent aujourd'hui un tableau absolument inédit à cette échelle en Afrique Noire.
    Déjà plus de soixante mille hectares de rizières inondées - aménagées à grands frais au coeur de l'immense Sahel semi-aride du Sud saharien - et une augmentation spectaculaire des rendements, bientôt 300 000 tonnes annuelles de paddy. Un développement efficace, porté par le marché, dans un contexte devenu très libéral. La recherche pour le développement accompagne les réaménagements de l'Office du Niger depuis plus de vingt ans, des années noires de l'ajustement structurel jusqu'aux bienfaits, indiscutables, de l'embellie.
    Les savoirs que les scientifiques, maliens et français, de l'Institut d'économie rurale et du Cirad, parmi d'autres, ont accumulés sont précieux. Ils éclairent les multiples transitions qui s'opèrent aujourd'hui au Mali, économiques, politiques, techniques, sociales ou culturelles, alors que le pays profond manque encore de repères fiables pour construire son futur. L'Office du Niger, grenier à riz du Mali propose une synthèse de ces recherches en même temps qu'un itinéraire de découverte original pour une situation sociale complexe et profondément humaine, actuelle et authentique.
    Découvrir pour comprendre, en premier lieu, comment les citoyens de Niono et de toute la zone irriguée - bientôt un demi-million de personnes - voient désormais eux-mêmes le passage du premier essor de leurs activités économiques à une spirale vertueuse du développement global et durable. Et d'abord, qui sont ces gens, que souhaitent-ils faire et le peuvent-ils ?

  • Avec l'initiative d'allégement de la dette en faveur des " pays pauvres très endettés ", les politiques de lutte contre la pauvreté sont entrées dans une phase opérationnelle, avec des enjeux financiers importants.
    Ce livre s'interroge sur les politiques de lutte contre la pauvreté et les inégalités pour tenter de donner à ces interventions un contenu autre qu'une copie des actions antérieures. Car si cette " lutte contre la pauvreté " peut apparaître comme une façon de poursuivre les politiques antérieures d'ajustement structurel et de libéralisation, la nouvelle façon d'expliciter les objectifs de la coopération au développement a l'avantage de prendre en compte les défauts et les non-dits politiques du " consensus de Washington ".
    Nous proposons ici un cadre pour définir ces politiques publiques en l'explicitant pour certains secteurs : santé, éducation, foncier rural, micro finance, filières agricoles, hydraulique urbaine et micro-entreprises. Ces propositions résultent de la confrontation entre résultats de la recherche en sciences sociales et expériences de développement. Elles prennent en compte les éléments tels que la relation entre pauvreté et inégalités ; une approche non strictement monétaire de ces notions ; l'importance du jeu des acteurs ; la nécessité de tenir compte de l'économie globale et des normes internationales.
    Mêlant analyses et propositions opérationnelles, cet ouvrage s'adresse aussi bien aux praticiens du développement qu'aux chercheurs et aux décideurs politiques. Il est le produit d'une expertise collective impliquant IRD, CIRAD, CNRS, université de Versailles Saint-Quentin, DIAL, GRET, IRAM, ministère des Affaires étrangères (DGCID) et AFD. Menée depuis 1998, l'étude a mobilisé des chercheurs comme des opérateurs du développement.
    Elle a d'abord produit un premier diagnostic d'ensemble de la situation en Afrique, coédité par l'IRD et Karthala sous le titre : Inégalités et politiques publiques en Afrique. Pluralité des normes et jeux d'acteurs.

  • Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l'eau devient l'enjeu crucial du développement.
    La croissance démographique y est parmi les plus élevées du monde et les ressources en eau peu abondantes. Les responsables politiques ont tenté de mettre en oeuvre des politiques de gestion de l'eau - tarifs d'eau plus élevés, privatisation... - sans prendre en compte la culture et les valeurs locales. Pourtant, la culture, largement marquée par l'Islam, influence la perception des habitants quant à la gestion d'une ressource telle que l'eau.
    La région abrite 300 millions de musulmans et des minorités de diverses confessions. Une meilleure compréhension des points de vue de l'Islam en matière de gestion de l'eau est donc un facteur décisif pour le développement durable et équitable des pays musulmans du Moyen-Orient, de l'Afrique du Nord et d'ailleurs. Cet ouvrage présente le point de vue de l'Islam sur la gestion de l'eau, notamment la demande en eau, la réutilisation des eaux usées et la hausse des tarifs.
    Il ouvre la voie à un meilleur dialogue entre les chercheurs intéressés par la gestion de l'eau ; il enrichit nos connaissances sur les influences qui s'exercent sur la politique officielle et la pratique officieuse, puis il propose ces idées à un public élargi. Il montre concrètement l'intérêt d'examiner le développement dans le contexte des valeurs et de la culture. Il dissipe aussi des malentendus liés à la conception musulmane de la gestion de l'eau, telles la vente de l'eau et la réutilisation des eaux usées.
    Cet ouvrage intéressera les chercheurs, les érudits et les étudiants de divers domaines. Il sera utile aux responsables politiques, à ceux des organismes donateurs, des organismes de développement, des ONG, des agences et ministères gouvernementaux, au Nord comme au Sud, qui travaillent dans le domaine de la gestion de l'eau.

  • Que faire sans vétérinaire est plus qu'un simple livre sur les premiers soins à donner aux animaux.
    Il doit permettre à l'éleveur de maintenir ses animaux en bonne santé et de conseiller d'autres éleveurs là où il n'existe ni personnels ni services vétérinaires. Il est conçu pour que l'éleveur puisse détecter toute anomalie chez ses animaux, y remédier ou, le cas échéant, collaborer avec un vétérinaire et un service de santé animale. Il couvre un large éventail de sujets - de la diarrhée à la peste, des remèdes traditionnels aux médicaments et vaccins modernes - et fournit des conseils sur les soins quotidiens et l'alimentation des animaux.
    Il traite des maladie qui affectent les boeufs, les buffles, les moutons, les chèvres, les porcs, les chevaux, les ânes, les chameaux, les dromadaires et, dans une moindre mesure, les chiens, les lapins et les volailles. Ecrit dans un langage simple et illustré par plus de 400 dessins, Que faire sans vétérinaire est un outil indispensable pour tous ceux qui élèvent des animaux ou qui travaillent dans le secteur de l'élevage.
    ? L'éleveur qui vit loin d'un vétérinaire. Avec des mots simples et à l'aide de dessins, le livre lui explique comment reconnaître une maladie et que faire pour la prévenir et la soigner. * L'enseignant d'une école rurale. Il pourra utiliser ce livre pour organiser uneformation sur la santé animale et, d'une manière générale, pour élaborer un enseignement agricole. ? Le vulgarisateur, l'assistant vétérinaire ou tout autre technicien, qui conseille les éleveurs.
    Il trouvera dans ce livre les médicaments et les traitements les plus utiles pour chaque maladie, ainsi que ceux qui sont inutiles voire dangereux.

empty