La Fosse Aux Ours

  • Un ciel rempli d'oiseaux Nouv.

    Dans ce court récit, Antoine Choplin rend hommage à Ceija Stojka, cette artiste inclassable.
    Lors d'une cérémonie en l'honneur de l'artiste et alors qu'un homme en complet déroule un discours officiel, la narratrice, ami d'enfance de Ceija Stojka et complice de vie, se souvient de son parcours hors norme.
    Déportée à l'âge de dix ans, Ceija Stojka survit à trois camps de concentration, Auschwitz, Ravensbrück et Bergen-Belsen. C'est à cinquante-cinq ans qu'elle rompt le silence et se lance dans un travail de mémoire, lequel donne naissance à plusieurs récits et à plus d'un millier de dessins et de tableaux alors qu'elle est autodidacte.
    Le livre est accompagnée d'illustrations de Ceija Stojka.

  • Ubasute

    Isabel Gutierrez

    Marie va mourir. Elle demande a` son fils de la porter dans la montagne pour la de´poser sous le grand rocher. C'est un court roman sur l'ubasute, cette pratique mythique au Japon, consistant à porter un infirme ou un parent âgé sur une montagne, ou un autre endroit éloigné et désolé, pour le laisser mourir.
    Une dernie`re chance pour Marie de parler a` son fils.

  • Une femme d'environ soixante-dix ans a été retrouvée morte, dans un coffre de toit, sur un terrain vague, à Lyon. Elle a été soigneusement peignée, maquillée, elle porte une belle robe et a les mains croisées sur le ventre, comme si on l'avait préparée pour son enterrement.
    Le Coffre est une enquête policière menée sur deux fronts, à la fois à Lyon et à Bucarest.
    Côté français, Garnier, un gendarme de la Section de Recherche à un mois de la retraite est chargé du dossier. Côté roumain, c'est le commissaire Marian Duca qui s'y colle.
    Un auteur roumain, un auteur français... un flic roumain, un flic français. Le récit est mené tour à tour par le Français et par le Roumain, un chapitre chacun. Les deux flics racontent leur enquête.

  • Nord-est

    Antoine Choplin

    On a ouvert les portes. Si ce n'est la lassitude des corps accumulée depuis toutes ces années, rien n'empêche plus ces hommes et ces femmes de quitter le camp. Ils sont libres. La plupart restent là pourtant, espérant l'arrivée d'hypothétiques camions. Quelques autres, sous l'impulsion du robuste Garri, entreprennent de partir à pied. Il s'agira pour eux de rejoindre les plaines du Nord-Est, là où il se pourrait que tout soit encore comme avant, et qu'une vie nouvelle puisse s'y reconstruire. Enfin, cela reste à vérifier.
    En tout cas, avant cela, il faudra bien franchir les longs plateaux, les villages dévastés, et surtout, la barrière redoutable des hautes montagnes...
    Nord-Est est le récit d'une expédition, aux ressorts profondément humains, entre fable et western métaphysique.

  • Un homme sur une moto à laquelle est accrochée une remorque bringuebalante traverse la campagne ukrainienne. Il veut se rendre dans la zone interdite autour de Tchernobyl. Il a une mission.
    Le voyage de Gouri dans ce noman's land est l'occasion pour lui de retrouver ses anciens amis et d'évoquer un monde à jamais disparu où seule la chaleur humaine a survécu au désastre.

  • Gaby Aspinall n'a rien du gendre idéal.
    De toute façon, il n'a pas l'intention de se marier et il cultive un cynisme à toute épreuve. Rien ne trouve grâce à ses yeux. Il déteste, en vrac, les syndicats, Nespresso, Alain Souchon, le rugby, ce sport de gros cons...
    Ce parfait salaud a pourtant, au plus profond de lui, des failles abyssales qui lui redonnent un peu d'humanité.
    Acheteur dans une multinationale en cours de rachat par les Américains, Gaby se révèle aussi amoral que l'entreprise qui l'emploie.
    Mauvais coûts, malgré la noirceur de son personnage, est un livre drôle, rythmé par des dialogues enlevés.
    Il y a dans l'écriture de Jacky Schwartzmann une filiation avec le Iain Levison d'Un petit boulot.

  • Avant le jour

    Madeline Roth

    La narratrice avait prévu un court voyage à Turin avec son jeune amant. Au dernier moment, celui-ci annule sa participation pour raison familiale. Elle se retrouve seule dans la capitale du Piémont. Le voyage amoureux se transforme en un voyage intérieur qui lui permet de faire le point sur sa vie.

  • Bedrich Fritta se retrouve enfermé avec sa femme et son fi ls dans le ghetto de Terezin.
    Séparé des siens, il se retrouve a ecté à l'atelier dessin du camp. Les jours s'étirent lentement entre l'élaboration de plans pour les bâtiments de Terezin et un quotidien de survie avec parfois des moments intenses avec sa femme et son fi ls. Très vite, les membres de l'atelier commencent à dessiner la réalité de Terezin avec l'espoir d'informer le monde sur leurs conditions de vie. Mais les nazis vont interrompre de façon brutale cette initiative. Alors commence pour Bedrich un aller sans retour vers l'enfer. Antoine Choplin s'est inspiré des dessins de Bedrich Fritta pour raconter cette histoire.

  • Radeau

    Antoine Choplin

    1940, en pleine débâcle, Louis au volant d'un camion fuit devant l'arrivée prochaine des Allemands. Sa cargaison est précieuse.
    Il transporte des tableaux du Louvre. Sur la route, il dépasse une femme. Il ne doit pas s'arrêter. Et pourtant! la rencontre avec Sarah va changer sa vie.

  • « Esther X. a décidé de se nourrir de sperme et de sang. Dans les toilettes d'un bar, elle trouve plusieurs hommes très heureux de la sustenter, jusqu'à ce qu'elle en morde un très profondément à l'oreille. Sans le savoir, il aura frôlé le pire. » « Désespéré par l'inconduite de sa petite amie, Loïc Y. absorbe cinquante comprimés de somnifère. On le sauve. Cent comprimés. On le ranime. Deux cents comprimés, on le ressuscite. Quand ça veut pas, ça veut pas. » Clin d'oeil appuyé aux Nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon, ce recueil d'observations saisies sur le vif ouvre une fenêtre sur des mondes intérieurs chamboulés par la souffrance ou la maladie psychique. On n'y trouvera pas la pierre de folie, mais la matière de destins ici tragiques, là cocasses, partout émouvants.

  • " là-haut, la montagne est silencieuse et déserte.
    La neige qui est tombée en abondance ces jours-ci a effacé les sentiers des bergers, les aires des charbonniers, les tranchées de la grande guerre et les aventures des chasseurs. et c'est sous cette neige que vivent mes souvenirs. " " on trouve rarement pareille cohérence entre l'homme qui vit et l'homme qui écrit, pareille densité d'écriture. " primo levi.

  • Ernesto est astronome dans le modeste observatoire de Quidico au Chili. Il étudie les nuages de Magellan, une galaxie naine. Il vit seul dans ce territoire mapuche avec son chat, Le Crabe et Walter un vieux télescope peu performant.
    Lors d'un voyage à Santiago, dans l'espoir de trouver le financement pour une pièce (lame de Schmidt) de son télescope défectueux, Ernesto ne peut s'empêcher de visiter le musée de la Mémoire où une photo de Paulina, sa fiancée disparue durant la dictature de Pinochet le plonge dans un passé douloureux.
    C'est dans ce même musée qu'il fait connaissance d'Ema qui porte elle aussi une histoire lourde.
    Ils devront surmontés les blessures jamais cicatrisées de cette terrible période.

  • " Lire Mario Rigoni Stern, c'est s'abreuver à la beauté, à la fraternité, se nourrir de mots doux et loyaux, de ceux qui susurrent le raffut du monde en empruntant les chemins de la poésie. " Martine Laval, Télérama.

  • Le narrateur (déjà rencontré dans Préambule à une déclaration mondiale de guerre à l'ordre et de Tu moi) n'est pas au mieux de sa forme. En « stage » dans un centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie, il évoque non sans humour son quotidien et se penche sans complaisance sur certains épisodes peu glorieux de son existence. On y trouve en vrac des récits sur la filiation, l'amour, la paternité, la santé et même un épisode où il se déguise en Père Noël alors que la vie ne lui a pas fait de cadeaux.
    Alain Turgeon, au meilleur de sa forme littéraire, dresse un portrait attachant d'un quinquagénaire en déroute.
    Alain Turgeon nous fait aussi cadeau, en fin de volume, de quatre annexes (facultatives), sur des sujets aussi variés que l'écologie, Noël ou la Constitution.

  • " C'est un texte extraordinaire, un peu comme si Jean Moulin avait échappé à Barbie et nous avait laissé le témoignage de ses tortures et de sa tentative de suicide.
    Bolis était un des chefs de la Résistance à Gênes, il a été arrêté en février 1945 par des fascistes aux abois enragés par leur proche défaite. Bolis n'est pas identifié, mais on se doute de l'importance de la prise : après les sévices habituels, Bolis, pris en main par le chef des tortionnaires, ne parle pas. Mais, jour après jour, les tortures deviennent plus raffinées ; à demi mort, il craint toujours de craquer et il décide de se suicider avec une lame de rasoir qu'il a camouflée.
    Le récit devient alors insoutenable, mais il faut le soutenir, il faut lire ces pages, non par voyeurisme sadique mais pour aller au bout de l'expérience de vie, pour tirer la leçon de ce supplice que s'inflige Bolis : faire ce qu'aucune bête n'aurait fait, comme dit Saint-Ex à propos de Guillaumet naufragé dans les Andes. " Michel Polac, Charlie Hebdo.

  • « La Rome vagabonde de Lodoli n'appartient à aucun guide touristique : c'est une ville d'îlots de beauté et de poésie qui émergent d'un dimanche pluvieux, ou d'un après-midi ensoleillé, mais que seul un oeil clairvoyant est capable de saisir.
    C'est une place immobile redevenue une toile de De Chirico ; une statue nichée dans une église hors des sentiers battus ; un bar où la nuit se transforme en odyssée
    de solitudes, d'amours et d'existences fortuites. Autant d'infimes découvertes que Rome offre à celui qui est en mesure de fouiller les détails, et est prompt à s'esquiver pour filer loin de la foule, emprunter au hasard une ruelle, jeter un oeil à une arrière-cour et fureter entre les pierres de la cité à la recherche d'une île insoupçonnée. Lodoli musarde dans la ville éternelle, se laissant envoûter par les insignifiants charmes urbains. Il faut savoir y retenir le temps et apprendre à se dépoussiérer le regard pour en éprouver l'instant profond. »

  • Cara Napoli

    Lorenzo Marone

    Cara Napoli : c'est une lettre d'amour adressée par l'un des siens à sa ville, Naples. Au fil de ces petites chroniques écrites par Lorenzo Marone dans sa rubrique hebdomadaire Granelli (pépites) de La Repubblica, on découvre au fil des pages, les mille et uns visages de Naples, les contrastes de ses couleurs, de ses demeures, de ses odeurs, de ses traditions... On y croise Toto, Banksy, Caravage, Maradona, et bien d'autres qui résument à eux seuls la merveilleuse contradiction de la ville, peut-être son essence-même.
    Naples est une vieille dame aristocrate qui n'a jamais perdu le goût de l'élégance.

  • Il existe une rome qu'on ne peut trouver dans aucun guide touristique, une ville dans la ville faite d'inattendus fragments de magie. une Rome où le mot d'ordre est de flaner, du printemps à l'hiver, sous la pluie et sous le soleil, le nez en l'air ou les yeux bien ouverts dans l'attente d'une découverte qui arrêtera le temps et le regard : un chef d'oeuvre oublié, une place remplie de poètes, l'éléphant du bernin avec un obélisque sur le dos.
    Neuf ans après Îles, Lodolii retourne vagabonder dans la capitale pour récupérer des nouveaux moment de grâce.

  • LES ARBRES de Mario Rigoni Stern ont la même beauté austère que les personnages de ses livres. Il n'en parle pas seulement comme un botaniste nourri de culture classique qui connaît toutes les vertus des arbres et de leurs fruits : il accroche aussi à leurs branches comme les boules d'un sapin de Noël, souvenirs d'enfance et de guerre, histoire de cet Altipiano au climat rude dont il est originaire. « ... et si, à la fin, j'ai réussi à vous communiquer un peu de mon amour des arbres, j'aurai le coeur plus léger ».

  • Revoilà le commissaire Kurismaa, le meilleur flic d'Estonie malgré sa narcolepsie. Comme tout le monde à Tallinn, il sait que le quartier de la vieille caserne de Kopli est un no man's land. Les trafiquants de drogue, les squatters et les criminels de toutes sortes en ont fait leur royaume. C'est un triste endroit pour vivre et un endroit encore plus moche pour y mourir. C'est pourtant là que le corps d'une jeune femme est retrouvé sur un vieux canapé abandonné dans la rue et la neige l'a complètement enseveli. Le commissaire Marko Kurismaa aime pourtant la neige, celle qui craque sous ses skis de fond, pas celle qui recouvre le corps nu d'une jeune femme. Alors que la neige du glacial hiver estonien continue de tomber inexorablement, Kurismaa, qui partage l'enquête avec l'inspectrice Kristina Lupp (et pas seulement l'enquête), commence sa chasse à l'homme. La piste qui mène au meurtrier ou à ceux qui meurent disparaît chaque fois qu'ils se rapprochent trop de la vérité, jusqu'à ce que Marko comprenne que la neige loin d'être une adversaire peut se révéler une alliée inattendue.

  • A la guerre, remarque mario rigoni stern, on peut mourir à vingt ans, en une seconde, sur l'herbe, en plein printemps.
    Aucune polémique, aucun pathos, aucun héros dans le récit de cette guerre qui emmena mario rigoni stern en france et en albanie de 1940 à 1941, rien que la réalité. tourmenté par les souvenirs et par les poux, rigoni stern traverse cette épreuve en moraliste pacifique. " pour la plupart d'entre nous commença la fin de tout. ".

  • Quelques jours dans la vie de Thomas Kusar ou comment un jeune cheminot de Trutnov (Tchécoslovaquie) croise sur son chemin Vaclav Havel, comment une amitié se noue entre les deux hommes entre parties d'échecs et bières partagées jusqu'au balcon du Château, place Venceslas, à Prague... Le dernier roman d'Antoine Choplin, inspiré d'une histoire vraie, s'intéresse comme souvent aux humbles et montre comment, parfois, le destin les porte, les fait basculer du côté des justes et les fait participer, presque par hasard, à la grande Histoire...

  • Comment concilier les exigences de la création poétique et les vicissitudes de la conjugalité ordinaire ? A travers quarante-neuf tableaux, le poète qui se raconte ici dramatise l'écart entre la haute opinion dans laquelle il tient son art et les besognes médiocres qu'exige l'harmonie de son couple : alors qu'il aspire à se consacrer à son oeuvre, il lui faut sans cesse distraire son énergie au profit de corvées domestiques, endurer des caprices, se perdre en mondanités.
    Le salut lui vient de son talent pour l'outrance, le fantasme de meurtre et la rêverie. T out en cultivant le projet d'écrire un Manuel de survie en milieu conjugal, il s'adonne à des songeries de liberté et de succès, et son oeuvre se construit finalement moins aliénée à la géométrie qu'on pourrait le craindre...

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