Sciences humaines & sociales

  • Des réponses d'une limpide intelligence à la grande question de la vie. Un livre de fonds.

    « Pour ne pas penser à la mort, un seul remède: écrire un livre sur la mort.
    (...) L'humour est la revanche de l'homme sur le mystère du destin, de la mort... Dans la solitude et la déréliction, il nous reste cette dernière arme. » C'est avec humour que Vladimir Jankélévitch abordera toujours cette grave question. Au cours des entretiens publiés ici, les thèmes de l'éthique médicale et de l'euthanasie côtoient des réflexions plus personnelles.

  • Des documents enfouis dans un fauteuil pendant soixante-dix ans peuvent transformer un historien en détective, a fortiori s'ils sont estampillés de la croix gammée. Le nazisme est un sujet que Daniel Lee connaît bien, pourtant le nom du propriétaire de ces papiers lui est inconnu. Lorsqu'il décide de retracer son itinéraire, il découvre qu'il s'agit d'un officier SS qui, dans les années 1930, a exercé comme juriste a` l'hôtel Silber, quartier général de la Gestapo a` Stuttgart. Au fil des recherches, l'univers familial de l'inconnu s'esquisse: la branche paternelle qui a vécu pendant plusieurs générations a` La Nouvelle- Orléans dans un climat de haine raciale, les parents qui ont reconstitue´ a` Stuttgart une villa digne de la Louisiane, la femme déclarée «apte» au mariage par la SS et les deux filles qui ignorent tout du passe´ de leur père. Peu a` peu se dessine le parcours de l'officier qui a sillonne´ la France et ensuite l'Ukraine au sein de la Wehrmacht. Son rôle et sa responsabilité dans la machine criminelle du Troisième Reich se précisent dans cette étonnante chronique du quotidien d'un «nazi ordinaire». Une quête acharnée de la vérité qui est aussi un puissant révélateur des non-dits et des silences familiaux du narrateur.

  • Varsovie, 19 avril 1943 : la Wehrmacht attaque le ghetto pour liquider ses derniers occupants.
    Ceux-ci ripostent par les armes. Marek Edelman, vingt ans, fait partie de l'état-major de cette insurrection qui tiendra vingt jours. Le 10 mai, alors que le ghetto est en flammes, Il parvient à s'échapper par les égouts. En 1945, il fera le récit sobre de ce combat désespéré et de cette " vie à la frontière de la mort ". C'est ce témoignage d'exception qui est présenté ici.

  • Une vision synthétique et éclairée sur le plus célèbre des procès jugeant les crimes nazis et ses répercutions sur la justice internationale.

    Allemagne, octobre 1945. Les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale s'apprêtent à juger les crimes commis par les nazis. Durant un an défileront devant une cour internationale des responsables de l'Allemagne hitlérienne, sous les yeux attentifs de la presse du monde entier. S'appuyant sur de nombreux documents et témoignages consignés au moment du procès, Annette Wieviorka présente une vision d'ensemble de cet événement majeur du xx e siècle, depuis sa genèse - problématique - jusqu'aux répercussions considérables qu'il eut sur la conception d'une justice internationale.

  • Un livre de référence par le plus grand spécialiste du Moyen Âge.

    Le corps a trop longtemps été oublié par l'histoire et les historiens. Or, il constitue l'une des dynamiques majeures de l'Occident. De l'abstinence des prêtres aux délices du pays de cocagne, du christianisme au paganisme, du rire au don des larmes dont saint Louis était dépourvu, de la mode vestimentaire aux sports, du célibat à l'amour courtois, d'Héloïse à Abélard jusqu'à saint François, le corps est le siège d'une tension fondamentale. À travers l'étude de la matrice de la modernité qu'est le Moyen Âge, Une histoire du corps au Moyen Âge aide à la compréhension du monde où nous vivons.

  • Avril 2015 marquera le centenaire du génocide arménien. Une page noire de l'Histoire turque, toujours controversée, toujours taboue. Quel regard peut porter sur cette communauté et sur cet épisode une Turque née dans les années 70 ? Pinar Selek répond avec ce récit personnel et engagé, tissé de ses souvenirs, observations et rencontres. Avec elle, nous apprenons de l'intérieur ce que signifie se construire en récitant à l'école des slogans proclamant la supériorité nationale, en étudiant sur des manuels mensongers, en côtoyant des camarades craintifs et silencieux, en sillonnant une ville où les noms arméniens ont été effacés des enseignes, en militant dans des mouvements d'extrême gauche ayant intégré le déni.
    Un témoignage sensible et polémique de la part d'une femme engagée dont la personnalité et les écrits continuent d'être marqués par la question arménienne.

  • L'Union se construirait en dépassant les identités. On les ferait rentrer, au chausse-pied si nécessaire, dans « Plus d'Europe ». Et ce « dans l'intérêt des peuples ». Cette vision bien-pensante, autoritaire et gorgée de bonnes intentions, a dominé la scène politique pendant des décennies. L'intégration européenne se heurte pourtant, depuis plus de vingt ans, à une résistance croissante, passive ou active. Une résistance qui s'est exprimée lors de divers référendums, et qui a culminé en juin 2016 avec le Brexit, symptôme d'un mal plus large que certains ne veulent pas regarder en face. Avec arrogance, les élites ont condamné le vote britannique comme populiste et aberrant.
    Ne faudrait-il pas, pourtant, que celles-ci se décident à entendre la colère qui gronde et qu'elles acceptent de se réconcilier enfin avec les peuples pour sauver, avec eux, le projet européen ?

  • Espions de nulle part

    Matti Friedman

    Ce livre raconte l'histoire, fort peu connue, de jeunes Juifs, issus de pays arabes, qui, ayant immigré en Palestine au début des années quarante, furent recrutés dans la « Section arabe » par le Palmach, unité combattante constituée de membres des kibboutzim. On leur donna d'abord pour mission d'infiltrer la société palestinienne, en se faisant passer pour des réfugiés pendant la guerre de 1948, avant de les envoyer dans les pays arabes comme espions. Âgés d'une vingtaine d'années à l'époque, ils ont mené des opérations au Liban, en Syrie, en Jordanie, et transmis régulièrement des rapports détaillés. Certains d'entre eux se sont faits prendre et ont disparu. Les autres, exfiltrés au début des années cinquante, ont participé à la création du Mossad, le service secret israélien.
    Ce pan jusque-là peu connu de l'histoire d'Israël et du Moyen-Orient éclaire le conflit israélo-palestinien.

  • Le septième million

    Tom Segev

    Le septième million raconte une longue histoire : la réponse sioniste à la montée du nazisme et à l'arrivée des premiers réfugiés allemands ; la réaction dénuée de compassion de la communauté juive de palestine face à l'extermination des juifs européens ; les premières rencontres, douloureuses et sans compréhension, entre cette communauté et les survivants, puis l'acceptation du passé à partir du procès eichmann.
    Cet ouvrage majeur est l'un de ceux qui ont le plus ébranlé le récit fondateur de l'état d'israël.

  • Doña Gracia Nasi

    Cecil Roth

    Siècle des découvertes des horizons qui s'ouvrent, des épices exotiques importées d'Orient, des femmes célèbres, le xvi e siècle est aussi celui de l'intolérance et de l'Inquisition. Doña Gracia, grande dame de la Renaissance, vit cette double réalité. Issue d'une famille de marranes, elle dirige la « banque » Mendes, rivale de celle des Médicis, et doit quitter le Portugal. À Anvers elle fréquente la cour de Charles Quint. Rois et princes empruntent à la banquière et utilisent sans scrupules le chantage à l'Inquisition. Doña Gracia joue avec le feu, car ses agences servent de relais aux marranes en fuite. Jusqu'au jour où le danger devient trop pressant. Alors commence son périple : Lyon, Venise, Ferrare, et pour finir Istanbul, où Soliman le Magnifique l'accueille et la protège. De la Corne d'or, elle prononce le boycott d'Ancône, port des états pontificaux, coupables d'avoir mis les Juifs au bûcher. Pour la première fois dans l'histoire, les Juifs se dressent face à la persécution, sous la bannière d'une femme...

  • Varsovie, années 40.
    La vie malgré tout. Malgré le ghetto. Malgré les Allemands qui patrouillent et tuent. Malgré les rafles et l'abjection. Une vie marquée par la peur et la faim mais où la fraternité, l'amitié, l'amour apportent une lueur dans l'enfer. Et puis, c'est la révolte, les armes, le sang. Seule une poignée de Juifs survivra. Marek Edelman, quelques mois avant de disparaître, a voulu se souvenir de ceux dont les noms n'auront pas forcément marqué l'Histoire.
    Tels des instantanés, il nous livre ces lambeaux de vie, pour mémoire.

  • L'Union européenne se construirait en dépassant les identités. Il faudrait les faire rentrer, au chausse-pied si nécessaire, dans « plus d'Europe ». Et cela « dans l'intérêt des peuples ». Cette vision gorgée de bonnes intentions a dominé la scène politique pendant des décennies. Depuis plus de vingt ans, la construction européenne se heurte pourtant à une résistance croissante, passive ou active. Une résistance qui s'est exprimée notamment lors des différents référendum, et qui a culminé en juin 2016 avec le Brexit, symptôme d'un mal qui n'est pas que britannique et que certains n'ont pas voulu voir. Avec arrogance, les élites ont taxé le vote britannique de populiste, raciste, etc. Pour sauver l'Europe, ne faudrait-il pas pourtant que celles-ci se décident à entendre la colère qui gronde et qu'elles acceptent de se réconcilier enfin avec les peuples.

  • Au XVI e siècle, Venise est une ville de 150 000 habitants, nettement cosmopolite. La communauté juive y est présente depuis des siècles, soumise à certaines époques à des restrictions de résidence, mais en règle générale libre de choisir son lieu d'habitation. Pourtant, le 29 mars 1516, le gouvernement décide de l'isoler du corps citadin. Les Juifs des différents quartiers de la ville doivent se regrouper dans le « Geto Nuovo », situé à Cannaregio. Le lieu est encerclé par des canaux. Deux portes, ouvertes le matin et refermées le soir à minuit par quatre gardiens chrétiens, donnent accès au quartier. Les habitants peuvent sortir dans la journée pour exercer leurs professions, mais la nuit seuls les médecins sont autorisés à le faire afin de soigner les patients hors les murs. Il s'agit là du premier « ghetto » dans l'histoire. À l'origine le terme de « geto » est celui d'un lieu-dit, mais ce nom sera dès lors associé au quartier juif vénitien, puis à tous les lieux de ségrégation.
    À l'occasion du 500 e anniversaire de cette création, nous publions l'histoire de ce lieu clos, depuis son institution jusqu'au processus d'assimilation, dans une approche qui englobe la ville dans son ensemble : maisons, espaces publics, marchés, etc. Ce livre met en lumière les relations qui, malgré la réglementation, existaient bien avec le reste de la société civile (magistrature, corporations, autres minorités) et avec le monde méditerranéen et d'autres États européens.

  • Oradour

    Jean-Jacques Fouché

    Le nom d'Oradour conserve dans toutes les mémoires les stigmates de la «barbarie nazie». Pourtant, un halo de mystère continue d'environner ce massacre, objet de multiples rumeurs. D'où venaient ces SS qui perpétrèrent le crime ? Pourquoi à Oradour ? Quelle était l'histoire de ce «paisible village» avant que l'irruption de la violence le transforme en ruines? Comment s'est construite la mémoire du massacre? C'est ce récit ? la première histoire d'Oradour ? que nous propose Jean-Jacques Fouché en croisant témoignages et archives jusque-là ignorées.

  • L'ouvrage de référence sur cette diaspora dont on trouve l'empreinte dans le monde entier.

    1492. L'Espagne, à l'apogée de sa gloire, achève la Reconquista, chasse les Arabes de la Péninsule, lance ses vaisseaux à la conquête de l'Amérique et expulse les Juifs, présents dans le pays depuis 1400 ans. Certains d'entre eux, convertis de force par l'Inquisition, vont continuer à pratiquer en secret leur religion : ce sont les marranes. Leur histoire, bâtie dans la clandestinité, a laisséson empreinte sur l'Europe de la Renaissance et le Nouveau Monde, jusqu'à aujourd'hui...

  • Le 12 octobre 1940 commence la légendaire histoire du ghetto de Varsovie.
    Alors que l'on célèbre le Yom Kippour, les autorités nazies donnent l'ordre de transférer dans le ghetto les Juifs vivant ailleurs, en lieu et place des chrétiens. 381 000 habitants arborant l'étoile juive (soit 40% des habitants de Varsovie) vont vivre dans un périmètre désormais clôturé. Lorsque le 19 avril 1943, à six heures du matin, les troupes allemandes pénètrent dans le ghetto, toutes les conditions sont réunies pour l'ultime transfert, celui vers les camps de concentration. Pourtant une pluie de balles, de grenades et de cocktails Molotov s'abat sur les soldats. Les combats vont durer près d'un mois. Mais le 16 mai, les Allemands prennent le dessus et le général SS Jürgen Stroop adresse ce télégramme à Himmler : « Le quartier juif de Varsovie n'existe plus. » C'est la fin de la plus grande communauté juive d'Europe. La seule qui ait opposé une résistance armée à l'extermination.
    Peu d'ouvrages sont parus sur l'histoire proprement dite du ghetto de Varsovie. Grâce à l'ouverture des archives et à la lecture de nombreux témoignages, Bruno Halioua propose ce livre de synthèse, indispensable à tous ceux qui souhaitent comprendre cet événement majeur de la Seconde Guerre mondiale.

  • Prononce-t-on le nom d'Égypte qu'immédiatement viennent à l'esprit les images des vestiges de cette ancienne civilisation : pyramides, papyrus, nécropoles, momies. De ces vestiges, l'égyptologue a su, depuis quelques décennies, tirer un profit inattendu : la connaissance de la médecine pratiquée par les Égyptiens. Les momies ont témoigné des pathologies des vivants, les papyrus ont expliqué comment traiter ces maladies, les stèles ont révélé une pratique de la médecine et de la chirurgie au-delà des rituels magiques.
    Mais comment les maîtrisaient-ils ? C'est à ces questions que répond Bruno Halioua dans un livre très documenté et captivant.

  • Blouses blanches

    Bruno Halioua

    Quel fut le sort réservé aux médecins juifs, en France, pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelle fut l'attitude du corps médical, de la presse, des facultés de médecine ? Et la part de responsabilité du conseil de l'Ordre ? Pour la première fois, Bruno Halioua a répondu à ces questions.
    Son ouvrage fait date.

  • L'enfermement? Une longue histoire pour les Juifs. La vie, avec son lot de mises au ban et d'exclusions, de persécutions et d'exterminations, leur a enseigné la méfiance et le repli communautaure, à l'encontre de leur tradition culturelle de nomades curieux de tout. Un repli que les Israéliens mettent en pratique à leur tour face aux menaces extérieures, allant jusqu'à ériger autour d'eux un mur. Et revoilà le ghetto! Le ghetto dont Napoléon et le mouvement d'Emancipation juif avaient voulu arracher les portes. Un ghetto protecteur et rassurant. Un ghetto sur lequel, à l'heure de la mondialisation, il faut nécessairement s'interroger.

  • Andreï Kourkov, l'auteur du célèbre Pingouin, a mis entre parenthèses son prochain roman depuis le 21 novembre 2013. Chaque jour ou presque, il s'est rendu sur le Maïdan de Kiev occupé par les manifestants. Son journal, établi à partir de notes prises sur le vif, raconte un quotidien en temps de révolution et livre un regard à la fois politique et intime, décalé et émouvant, sur les événements qui secouent son pays.
    « J'habite à cinq cents mètres du Maïdan. Depuis mon balcon, on aperçoit les bulbes du clocher de la cathédrale Sainte-Sophie. Quand des amis viennent chez moi, je leur montre ces bulbes dorés - presque un emblème de l'antique cité de Kiev. Mais ces derniers mois, mes amis d'autres villes et d'autres pays ne viennent plus ici. Et du haut de mon balcon, je regarde souvent la fumée qui s'élève au-dessus du centre de la ville. Cette fumée noire, épaisse, celle des barricades en feu, est devenue le nouvel emblème non seulement de Kiev, mais de l'Ukraine tout entière. » A. K.

  • Existe-t-il encore un espace pour la raison dans le conflit israélo-palestinien? Peut-on critiquer la politique du gouvernement israélien, comme celle de n'importe quel autre gouvernement, tout en s'opposant résolument aux campagnes de délégitimation de l'État d'Israël? Peut-on encore espérer voir Israéliens et Palestiniens vivre en paix dans deux États? Ou bien sommes-nous condamnés à assister à ce processus inéluctable où, à force de maintenir le statu quo, Israël se condamne à disparaître en tant qu'État juif et démocratique, soit en se transformant en un État binational où les Juifs seront minoritaires à terme, soit en reniant ses valeurs fondatrices par le maintien de l'occupation?
    Une dizaine de personnalités, signataires de JCall, l'Appel des juifs européens à la raison lancé le 3 mai 2010 au Parlement européen, répondent. Par la complémentarité de leurs articles, ils témoignent qu'au-delà de leur diversité, un sentiment d'urgence les rassemble dans un même engagement: faire entendre la raison à tous avant qu'il ne soit trop tard!

  • Dona gracia nasi

    Roth/Clement

    Siècle des découvertes, des horizons qui s'ouvrent, des épices importées d'Orient, des femmes célèbres, le XVIe siècle est aussi celui de l'intolérance et de l'Inquisition.
    Doña Gracia, grande dame de la Renaissance, issue d'une famille de marranes, dirige la " banque " Mendes, rivale de celle des Médicis, et doit quitter le Portugal. A Anvers elle fréquente la cour de Charles Quint. Jusqu'au jour où le danger devient trop pressant. Alors commence son périple : Lyon, Venise, Ferrare, et pour finir Istanbul, où Soliman le Magnifique l'accueille et la protège. De la Corne d'or, elle décrète l'embargo sur Ancône, port des Etats pontificaux.
    Pour la première fois dans l'histoire de la Renaissance, les Juifs se dressent face à la persécution, sous la bannière d'une femme...

  • 10 novembre 1938 à Bonn.
    La synagogue brûle. Les magasins juifs sont saccagés. Marie Kahle et ses fils volent au secours de leurs voisins. Un geste qui paraît normal à cette famille profondément chrétienne. Mais dont, hélas, le point de vue est loin d'être partagé. La presse locale s'indigne. Des commerçants refusent de servir Marie Kahle. Ses enfants se font injurier. Ce n'est que le début d'une longue série de persécutions et de menaces.
    L'étau impitoyable se resserre. Il faut fuir, oui, mais comment ? Ce beau récit d'une Allemande prise dans la Nuit de Cristal et dans la dérive de son pays constitue un témoignage rare et saisissant.

  • Un engrenage fatal

    Laffitte/Lindon

    Sur injonction des Allemands, l'UGIF, l'Union générale des Israélites de France, est créée en 1941 par le gouvernement de Vichy.
    La part que celle-ci prit dans les rafles et les déportations, de même que le rôle joué par ses dirigeants, ont été l'objet de polémiques. " Légende rose, légende noire ? Je pense plutôt, comme Michel Laffitte, à une "zone grise", selon l'expression de Primo Levi, voire à une "zone crépusculaire". Une vaste zone grise, d'où se détachent un petit nombre de traîtres, mais aussi quelques héros... A défaut de juger, il faut écrire l'histoire.
    Que ressort-il finalement de ce fantastique amoncellement de papier ? Un drame qui nous poursuit encore dans nos mémoires, mais aussi l'oeuvre d'un historien qui a su tenir les deux bouts de la chaîne, qui a compris qu'il fallait s'intéresser à la fois aux individus et aux collectivités, réelles ou imaginaires. "

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