Langue française

  • Des réponses d'une limpide intelligence à la grande question de la vie. Un livre de fonds.

    « Pour ne pas penser à la mort, un seul remède: écrire un livre sur la mort.
    (...) L'humour est la revanche de l'homme sur le mystère du destin, de la mort... Dans la solitude et la déréliction, il nous reste cette dernière arme. » C'est avec humour que Vladimir Jankélévitch abordera toujours cette grave question. Au cours des entretiens publiés ici, les thèmes de l'éthique médicale et de l'euthanasie côtoient des réflexions plus personnelles.

  • Une vision synthétique et éclairée sur le plus célèbre des procès jugeant les crimes nazis et ses répercutions sur la justice internationale.

    Allemagne, octobre 1945. Les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale s'apprêtent à juger les crimes commis par les nazis. Durant un an défileront devant une cour internationale des responsables de l'Allemagne hitlérienne, sous les yeux attentifs de la presse du monde entier. S'appuyant sur de nombreux documents et témoignages consignés au moment du procès, Annette Wieviorka présente une vision d'ensemble de cet événement majeur du xx e siècle, depuis sa genèse - problématique - jusqu'aux répercussions considérables qu'il eut sur la conception d'une justice internationale.

  • Un livre de référence par le plus grand spécialiste du Moyen Âge.

    Le corps a trop longtemps été oublié par l'histoire et les historiens. Or, il constitue l'une des dynamiques majeures de l'Occident. De l'abstinence des prêtres aux délices du pays de cocagne, du christianisme au paganisme, du rire au don des larmes dont saint Louis était dépourvu, de la mode vestimentaire aux sports, du célibat à l'amour courtois, d'Héloïse à Abélard jusqu'à saint François, le corps est le siège d'une tension fondamentale. À travers l'étude de la matrice de la modernité qu'est le Moyen Âge, Une histoire du corps au Moyen Âge aide à la compréhension du monde où nous vivons.

  • L'Union se construirait en dépassant les identités. On les ferait rentrer, au chausse-pied si nécessaire, dans « Plus d'Europe ». Et ce « dans l'intérêt des peuples ». Cette vision bien-pensante, autoritaire et gorgée de bonnes intentions, a dominé la scène politique pendant des décennies. L'intégration européenne se heurte pourtant, depuis plus de vingt ans, à une résistance croissante, passive ou active. Une résistance qui s'est exprimée lors de divers référendums, et qui a culminé en juin 2016 avec le Brexit, symptôme d'un mal plus large que certains ne veulent pas regarder en face. Avec arrogance, les élites ont condamné le vote britannique comme populiste et aberrant.
    Ne faudrait-il pas, pourtant, que celles-ci se décident à entendre la colère qui gronde et qu'elles acceptent de se réconcilier enfin avec les peuples pour sauver, avec eux, le projet européen ?

  • Le septième million

    Tom Segev

    Le Septième million raconte une longue histoire.
    Elle débute avec la réponse sioniste à la montée du nazisme et à l'arrivée des premiers réfugiés allemands ; elle décrit la réaction dénuée de compassion de la communauté juive de Palestine face à la destruction des Juifs européens - ainsi que les premières rencontres, douloureuses et sans compréhension, entre cette communauté et les survivants. Après la guerre, un grand silence enveloppe l'extermination des Juifs.
    Le procès d'Adolf Eichmann aura une fonction thérapeutique, amorçant un processus d'identification avec la tragédie des victimes et des survivants. Le Septième Million traite de la manière dont les amères vicissitudes du passé continuent à modeler la vie d'une nation. Si le Génocide a imposé une identité collective posthume à six millions de victimes, il a aussi façonné l'identité collective de ce nouveau pays - non seulement pour les survivants arrivés après la guerre, mais pour l'ensemble des Israéliens, aujourd'hui comme hier.
    C'est pour cela que je les ai appelés " le septième million ". Tom Segev.

  • Doña Gracia Nasi

    Cecil Roth

    Siècle des découvertes, des horizons qui s'ouvrent, des épices importées d'Orient, des femmes célèbres, le XVIe siècle est aussi celui de l'intolérance et de l'Inquisition.
    Doña Gracia, grande dame de la Renaissance, issue d'une famille de marranes, dirige la " banque " Mendes, rivale de celle des Médicis, et doit quitter le Portugal. A Anvers elle fréquente la cour de Charles Quint. Jusqu'au jour où le danger devient trop pressant. Alors commence son périple : Lyon, Venise, Ferrare, et pour finir Istanbul, où Soliman le Magnifique l'accueille et la protège. De la Corne d'or, elle décrète l'embargo sur Ancône, port des Etats pontificaux.
    Pour la première fois dans l'histoire de la Renaissance, les Juifs se dressent face à la persécution, sous la bannière d'une femme...

  • L'Union européenne se construirait en dépassant les identités. Il faudrait les faire rentrer, au chausse-pied si nécessaire, dans « plus d'Europe ». Et cela « dans l'intérêt des peuples ». Cette vision gorgée de bonnes intentions a dominé la scène politique pendant des décennies. Depuis plus de vingt ans, la construction européenne se heurte pourtant à une résistance croissante, passive ou active. Une résistance qui s'est exprimée notamment lors des différents référendum, et qui a culminé en juin 2016 avec le Brexit, symptôme d'un mal qui n'est pas que britannique et que certains n'ont pas voulu voir. Avec arrogance, les élites ont taxé le vote britannique de populiste, raciste, etc. Pour sauver l'Europe, ne faudrait-il pas pourtant que celles-ci se décident à entendre la colère qui gronde et qu'elles acceptent de se réconcilier enfin avec les peuples.

  • Oradour

    Jean-Jacques Fouché

    Le nom d'Oradour conserve dans toutes les mémoires les stigmates de la «barbarie nazie». Pourtant, un halo de mystère continue d'environner ce massacre, objet de multiples rumeurs. D'où venaient ces SS qui perpétrèrent le crime ? Pourquoi à Oradour ? Quelle était l'histoire de ce «paisible village» avant que l'irruption de la violence le transforme en ruines? Comment s'est construite la mémoire du massacre? C'est ce récit ? la première histoire d'Oradour ? que nous propose Jean-Jacques Fouché en croisant témoignages et archives jusque-là ignorées.

  • Le 12 octobre 1940 commence la légendaire histoire du ghetto de Varsovie.
    Alors que l'on célèbre le Yom Kippour, les autorités nazies donnent l'ordre de transférer dans le ghetto les Juifs vivant ailleurs, en lieu et place des chrétiens. 381 000 habitants arborant l'étoile juive (soit 40% des habitants de Varsovie) vont vivre dans un périmètre désormais clôturé. Lorsque le 19 avril 1943, à six heures du matin, les troupes allemandes pénètrent dans le ghetto, toutes les conditions sont réunies pour l'ultime transfert, celui vers les camps de concentration. Pourtant une pluie de balles, de grenades et de cocktails Molotov s'abat sur les soldats. Les combats vont durer près d'un mois. Mais le 16 mai, les Allemands prennent le dessus et le général SS Jürgen Stroop adresse ce télégramme à Himmler : « Le quartier juif de Varsovie n'existe plus. » C'est la fin de la plus grande communauté juive d'Europe. La seule qui ait opposé une résistance armée à l'extermination.
    Peu d'ouvrages sont parus sur l'histoire proprement dite du ghetto de Varsovie. Grâce à l'ouverture des archives et à la lecture de nombreux témoignages, Bruno Halioua propose ce livre de synthèse, indispensable à tous ceux qui souhaitent comprendre cet événement majeur de la Seconde Guerre mondiale.

  • Prononce-t-on le nom d'Égypte qu'immédiatement viennent à l'esprit les images des vestiges de cette ancienne civilisation : pyramides, papyrus, nécropoles, momies. De ces vestiges, l'égyptologue a su, depuis quelques décennies, tirer un profit inattendu : la connaissance de la médecine pratiquée par les Égyptiens. Les momies ont témoigné des pathologies des vivants, les papyrus ont expliqué comment traiter ces maladies, les stèles ont révélé une pratique de la médecine et de la chirurgie au-delà des rituels magiques.
    Mais comment les maîtrisaient-ils ? C'est à ces questions que répond Bruno Halioua dans un livre très documenté et captivant.

  • Blouses blanches

    Bruno Halioua

    Quel fut le sort réservé aux médecins juifs, en France, pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelle fut l'attitude du corps médical, de la presse, des facultés de médecine ? Et la part de responsabilité du conseil de l'Ordre ? Pour la première fois, Bruno Halioua a répondu à ces questions.
    Son ouvrage fait date.

  • L'enfermement? Une longue histoire pour les Juifs. La vie, avec son lot de mises au ban et d'exclusions, de persécutions et d'exterminations, leur a enseigné la méfiance et le repli communautaure, à l'encontre de leur tradition culturelle de nomades curieux de tout. Un repli que les Israéliens mettent en pratique à leur tour face aux menaces extérieures, allant jusqu'à ériger autour d'eux un mur. Et revoilà le ghetto! Le ghetto dont Napoléon et le mouvement d'Emancipation juif avaient voulu arracher les portes. Un ghetto protecteur et rassurant. Un ghetto sur lequel, à l'heure de la mondialisation, il faut nécessairement s'interroger.

  • Existe-t-il encore un espace pour la raison dans le conflit israélo-palestinien? Peut-on critiquer la politique du gouvernement israélien, comme celle de n'importe quel autre gouvernement, tout en s'opposant résolument aux campagnes de délégitimation de l'État d'Israël? Peut-on encore espérer voir Israéliens et Palestiniens vivre en paix dans deux États? Ou bien sommes-nous condamnés à assister à ce processus inéluctable où, à force de maintenir le statu quo, Israël se condamne à disparaître en tant qu'État juif et démocratique, soit en se transformant en un État binational où les Juifs seront minoritaires à terme, soit en reniant ses valeurs fondatrices par le maintien de l'occupation?
    Une dizaine de personnalités, signataires de JCall, l'Appel des juifs européens à la raison lancé le 3 mai 2010 au Parlement européen, répondent. Par la complémentarité de leurs articles, ils témoignent qu'au-delà de leur diversité, un sentiment d'urgence les rassemble dans un même engagement: faire entendre la raison à tous avant qu'il ne soit trop tard!

  • Dona gracia nasi

    Roth/Clement

    Siècle des découvertes, des horizons qui s'ouvrent, des épices importées d'Orient, des femmes célèbres, le XVIe siècle est aussi celui de l'intolérance et de l'Inquisition.
    Doña Gracia, grande dame de la Renaissance, issue d'une famille de marranes, dirige la " banque " Mendes, rivale de celle des Médicis, et doit quitter le Portugal. A Anvers elle fréquente la cour de Charles Quint. Jusqu'au jour où le danger devient trop pressant. Alors commence son périple : Lyon, Venise, Ferrare, et pour finir Istanbul, où Soliman le Magnifique l'accueille et la protège. De la Corne d'or, elle décrète l'embargo sur Ancône, port des Etats pontificaux.
    Pour la première fois dans l'histoire de la Renaissance, les Juifs se dressent face à la persécution, sous la bannière d'une femme...

  • Un engrenage fatal

    Laffitte/Lindon

    Sur injonction des Allemands, l'UGIF, l'Union générale des Israélites de France, est créée en 1941 par le gouvernement de Vichy.
    La part que celle-ci prit dans les rafles et les déportations, de même que le rôle joué par ses dirigeants, ont été l'objet de polémiques. " Légende rose, légende noire ? Je pense plutôt, comme Michel Laffitte, à une "zone grise", selon l'expression de Primo Levi, voire à une "zone crépusculaire". Une vaste zone grise, d'où se détachent un petit nombre de traîtres, mais aussi quelques héros... A défaut de juger, il faut écrire l'histoire.
    Que ressort-il finalement de ce fantastique amoncellement de papier ? Un drame qui nous poursuit encore dans nos mémoires, mais aussi l'oeuvre d'un historien qui a su tenir les deux bouts de la chaîne, qui a compris qu'il fallait s'intéresser à la fois aux individus et aux collectivités, réelles ou imaginaires. "

  • En ce temps-là, les Juifs rêvaient d'une terre à eux et obtenaient des promesses de lord Balfour. Weizmann faisait du lobbying de part et d'autre de la Méditerranée. Lawrence d'Arabie poussait les Arabes à se révolter contre l'Empire ottoman qui s'effritait. Allenby s'emparait de Jérusalem, la ville de toutes les intrigues. Le mufti posait une des premières pierres de l'université hébraïque sur le mont Scopus quelques années avant de rencontrer Hitler. C'étaient les années britanniques sur une terre deux fois promise qui ne s'appelait pas encore Israël...

  • De gaulle

    Jean-Pierre Rioux

    Charles de Gaulle trône dans toutes les mémoires, parce qu'il a rajeuni une certaine idée de la France, éveillée, mordante et gouailleuse.
    Trente ans après sa mort, quand le gaullisme agonise et que tant d'enjeux inédits semblent réveiller ce pays, un petit livre - un " portable " - sur ce connétable aux allures de totem ne sera peut-être pas inutile à ceux qui veulent tirer au clair leur rapport au " grand Charles " puisqu'ils sortent des sommeils dogmatiques et croient toujours que la France étonne le monde. Ce vade-mecum ramasse le drame et l'espoir en quelque temps forts de l'aventure du chevalier de Colombey.
    Il suit à la trace, sans psychologie inutile, avec ses gros mots décisifs et ses coups de poker, l'homme qui a su dire oui à sa " princesse des contes ". Sans se laisser distraire par les biographies au kilomètre et les livres d'images pieuses.

  • Deux peuples, deux récits. En temps de guerre, les nations racontent l'histoire d'un seul point de vue - le leur -, le seul considéré comme " juste ". Les héros des uns sont les monstres des autres. L'histoire, les droits et la culture de "l'ennemi" sont niés. Le conflit israélo-palestinien ne déroge pas à la règle. Ainsi, la guerre de 1948 est appelée "la guerre d'Indépendance" par les Israéliens et " la Catastrophe " par les Palestiniens. Six professeurs d'histoire palestiniens et six professeurs d'histoire israéliens ont décidé d'écrire un livre qui réunisse l'histoire côté Palestiniens et côté Israéliens autour de trois dates clés - la déclaration Balfour de 1917, la guerre de 1948 et la première Intifada de 1987. Utilisé depuis 2002 dans de nombreux lycées d'Israël et de Palestine, puis de France, cet ouvrage constitue un défi et, nous l'espérons, un pas vers la paix.

  • Ce qu'a révélé le 11 septembre, c'est a quel degré de violence et de frustration le monde arabe en est arrivé, au cours des vingt dernières années.
    En l'absence de tout exutoire, ces sentiments se sont transformés en un phénomène monstrueux. devant la montée de l'islamisme et la persistance des pouvoirs autoritaires, les élites intellectuelles du monde arabe ont perçu l'urgence à rebâtir ses fondations. les ouvriers, les paysans, les classes moyennes appauvries s'interrogent. sans parler des femmes. dès lors se dessine dans l'ensemble de ces sociétés une prise de conscience qui aboutit partout au même constat : il est impossible de continuer ainsi.

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