Entreprise, économie & droit

  • Faut-il avoir peur de la Chine ? Dernier grand pays gouverné sans interruption depuis plus de soixante ans par un Parti communiste, la République populaire de Chine ne nourrit plus les rêves politiques des Occidentaux, mais devrait-elle susciter leur crainte ?

    Le pays qui basculait, en 1949, dans la révolution de Mao n'a plus rien à voir avec la Chine d'aujourd'hui, en passe de devenir la première puissance économique de la planète. La vie des Chinois s'en trouvera-t-elle changée ? Vont-ils adopter un mode de vie semblable au nôtre et se transformer en un milliard et demi de consommateurs ? Ou bien cette position hégémonique conduira-t-elle la Chine à imposer sa loi et ses valeurs traditionnelles aux autres pays ?

    Si la scène internationale est actuellement dominée par l'affrontement entre les nations occidentales et un monde musulman tenté par l'intégrisme, il n'est pas exclu qu'une Chine promue superpuissance puisse représenter, à plus ou moins long terme, un défi, voire une « menace » pour le reste du monde.

  • Après les "Trente Glorieuses", symbole de l'apogée des cadres, ce sont les "Trente Financières", avec leur cortège de bouleversements managériaux : renforcement des procédures de contrôle, développement des organigrammes plats, priorité donnée au client et à la "réactivité", etc. Autant d'évolutions qui ont largement remis en cause le rôle des cadres : alors qu'ils se percevaient comme les lieutenants du patronat, ils se sentent aujourd'hui noyés dans la grande machine productive. Les cadres servent-ils encore à quelque chose ? C'est la question qu'explore ce livre court et accessible, qui s'efforce de repenser leur fonction. En effet, les auteurs le soulignent : si les logiques de coopération et d'efficacité ont été mises à mal au profit d'une rentabilité de court terme, elles restent indispensables à la bonne marche des organisations, qu'elles soient privées ou publiques. Dès lors, il s'agit de voir comment les cadres vont pouvoir désormais les faire vivre. Un enjeu pour l'entreprise et pour la société tout entière. Ce livre est issu d'un colloque organisé par l'Observatoire des cadres, une structure de réflexions et d'échanges émanant de la CFDT. Il rassemble les contributions de nombreuses personnalités dont François Chérèque, Ève Chiapello, Barbara Dalibard, Thierry Pech, Pierre Rosanvallon. Sous la direction de Jean-Marie Bergère et Yves Chassard. Préface de Thierry Pech, postface de François Chérèque.

  • La démographie sert de baromètre à la nation.
    Quand la fécondité diminue, on craint le déclin, voire la disparition; quand la mortalité augmente, on fustige l'Etat incapable d'assurer la santé publique; quand le divorce progresse, ou brandit le spectre d'une disparition de la famille. Comment marche ce baromètre? Et peut-on lui faire confiance? Hervé Le Bras nous introduit dans l'atelier du démographe et nous initie à ses secrets de fabrication.
    Chaque pièce de l'instrument est démontée, étudiée et testée selon des procédures rigoureuses, chaque indice et chaque théorie de la démographie sont scannés et soumis à des expériences incontestables. Une initiation sans concession à la plus précise des sciences sociales ; un manuel détaillé d'utilisation pour déjouer les faux diagnostics.
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  • Le chaos financier qui affecte l'économie-monde est-il seulement l'effet d'un cycle et le produit d'erreurs politiques ?
    N'est-il pas aussi la conséquence d'agissements frisant la correctionnelle mais protégés par une "corruption douce" ?
    Pour Noël Pons, les multiples analyses de la crise financière globale ont mis en évidence les liens fusionnels entre les réseaux d'affaires et le politique.
    Dérégulation, autocontrôle vain, connivence à tous niveaux : un véritable système s'est mis en place, discret mais efficace, jouant de toutes les complaisances. Décrivant en profondeur le rôle trouble du lobbying et des experts, le laxisme généralisé en termes de conflits d'intérêts, les logiques douteuses à l'oeuvre dans le monde de la finance, la pénétration de l'économie par des organisations criminelles, Noël Pons éclaire d'un jour inédit des phénomènes au centre de l'actualité, comme la crise de la dette souveraine, ou encore en révèle d'autres, comme les opérations mafieuses dans le domaine des technologies de la communication et dans l'économie verte.

  • Découvrez Les temps de la prospective, le livre de Jacques Lesourne. Inquiets des problèmes dont le siècle est porteur, nous cherchons sans cesse à décrypter les avenirs possibles. Or l'étude de ces futurs qui ne sont pas écrits suppose de discerner, comme pour déchiffrer une partition musicale, les temps dans lesquels s'inscrivent les différentes composantes :
    Il faut isoler les événements significatifs, détecter les ruptures potentielles, identifier les processus de croissance économique, de transformation sociale, d'évolution technologique, d'élargissement des connaissances ; il convient aussi d'étudier les caractéristiques des durées selon qu'elles concernent les modes, les fluctuations conjoncturelles, les alternances politiques, les siècles d'or ou les périodes de traumatisme. Comment séparer et combiner les temps qui interviennent dans toute analyse de l'avenir ? A quels horizons faire des conjectures ? Comment distinguer l'étincelle sans avenir de l'éclair annonciateur d'embellie ou d'orage ? Un prospectiviste reconnu livre sa vision de la bonne façon de "penser l'avenir".

  • Le jury populaire est le symbole d'une justice démocratique, une justice rendue au nom du peuple. L'auteur s'interroge sur la distinction entre les délits jugés par des magistrats professionnels devant les tribunaux correctionnels et les crimes jugés devant les cours d'assises par des jurés populaires. Une plongée dans les cours d'assises : déroulement du procès, rôle du président de la cour, etc.

  • « Lorsqu'en 2007 le monde entra dans la crise qui nous tient depuis enserrés, il m'apparut que la narration et l'analyse des péripéties financières et économiques ne suffisaient pas à nous faire comprendre les temps qui sont les nôtres. Disséquer l'actualité ne pouvait à soi seul faire l'affaire et devait être complété de considérations inactuelles déconnectées du tohu-bohu des événements bruts.
    La nature est faite d'une certaine façon, la culture des hommes, bien que sertie dans la nature, d'une autre. Toutes deux sont emportées par le flux du devenir, lequel accélère son mouvement dans les époques de 'grands tournants', comme celui-ci. Des frottements et des chocs entre nature et culture jaillit le surréel : l'esprit, l'amour, l'analogie...
    Pour répertorier ces billets, compacts comme l'aphorisme ou nonchalants comme le 'propos', j'ai créé deux catégories : l'une pour les graves 'Questions essentielles', l'autre pour la très légère 'Vie de tous les jours'. Il m'arriva, une fois terminé l'un des billets que l'on s'apprête à lire, d'hésiter, parce que, pour hommes, femmes et enfants, le grave est parfois léger, et le léger, plus souvent qu'à son tour, grave. Du coup, à la lecture de ces textes innocents, l'on sourit, l'on rit, ou l'on pleure, parce que la vie est à rire et à pleurer, et da-vantage qu'hier sans doute aujourd'hui. » P. J.

  • Les neufs juges composant la Cour suprême des Etats-Unis, qui sont nommés, ont un pouvoir considérable : celui de bloquer des lois émanant d'élus du peuple. D'où vient alors la légitimité qu'on leur reconnaît ? Comment ont-ils gagné la confiance dont ils bénéficient ? En quoi contribuent-ils à plus de démocratie ? Pour l'expliquer, Stephen Breyer revient sur la riche histoire de cette cour.La dépossession des indiens cherokees, le statut des esclaves, l'internement des Américains d'origine japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, la déségrégation scolaire à Little Rock à l'époque des luttes pour les droits civiques des Noirs, l'élection de George Bush ou encore le sort des détenus à Guantánamo Bay : retraçant ces moments dramatiques, Stephen Breyer montre comment la Cour suprême est devenue non seulement la gardienne de la Constitution, mais surtout une institution qui joue un rôle clé dans la vie politique.Une leçon d'efficacité institutionnelle et de démocratie par un des juristes les plus respectés aux Etats-Unis.

  • Divorces et séparations conjugales sont aujourd'hui fréquents. Tout un chacun, marié ou ayant des enfants, peut avoir affaire à la justice familiale pour régler les conséquences de sa rupture. Cette institution publique est censée mettre en oeuvre un droit identique pour toutes et tous. Mais les justiciables se voient-ils accorder la même attention selon leurs ressources et leurs conditions de vie ? Et la justice conduit-elle effectivement à plus d'égalité entre les hommes et les femmes ?

    Pour le savoir, ce livre nous fait entrer au tribunal des couples, dans ces chambres de la famille des tribunaux de grande instance, où juges aux affaires familiales, greffières et avocats font face à un contentieux massif. L'ouvrage est issu d'une enquête d'une ampleur inédite, combinant données statistiques, observations d'audiences, consultations de dossiers et entretiens avec ces professionnels.
    Pour ce faire, il a mobilisé, de l'enquête à l'écriture, une équipe de sociologues rassemblés ici sous le nom de Collectif Onze. Leur conclusion est sans appel : malgré les bouleversements de la vie conjugale et les transformations du droit de la famille, la justice participe à la reconduction de l'ordre social entre les sexes et entre les classes.

  • Comment tirer aujourd'hui le meilleur parti des initiatives menées depuis dix ans pour moderniser le système français de recherche et d'innovation ?

    En réponse à cette interrogation, cet ouvrage propose à la fois un tour d'horizon des questions majeures aujourd'hui et une analyse de quelques enjeux clés pour demain : comment la France s'engage-t-elle dans la construction d'une stratégie nationale permettant d'aborder les grands défis des prochaines années ? Quels sont les bons usages du financement sur appel à projet, dans un pays où la tradition est celle du soutien récurrent à des institutions ? Que peut-on retenir des expériences de quelques universités européennes concernant leur capacité à mobiliser des ressources toujours trop rares afin de construire progressivement une indispensable capacité stratégique ?
    Comment donner confiance aux employeurs publics et privés dans les capacités des docteurs, afin de faire mieux bénéficier de celles-ci le tissu socio-économique ? Comment les entreprises se mobilisent-elles collectivement pour gagner en compétitivité et en capacité d'innovation ?

    Huitième opus d'une série annuelle, cet ouvrage s'adresse à ceux qui souhaitent se repérer dans le paysage mouvant de la recherche et de l'innovation. Il est le fruit des travaux menés au sein de FutuRIS, qui rassemble acteurs et experts de la recherche et de l'innovation.

    Prospectiviste renommé, Jacques Lesourne est professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers. Il est membre de l'Académie des technologies. Denis Randet est délégué général de l'Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT).

  • ?La vulnérabilité de l'environnement est une préoccupation majeure de la communauté internationale. Des grandes catastrophes écologiques aux formes plus insidieuses de pollution, les activités humaines ont gravement porté atteinte à l'écosystème, mettant en péril la vie humaine, animale et végétale. Ce livre expose à la fois les menaces qui pèsent sur la nature, les ripostes juridiques et institutionnelles des États et les politiques de répression mises en place. Chaque norme et chaque institution est décrite, accompagnée de la présentation des pollutions les plus notoires. Surveillés par quelque 700 associations comme Greenpeace ou WWF, 500 traités en vigueur dispersent les efforts et diluent les attentions. À la fois essai et manuel, ce livre dénonce leurs insuffisances et propose des solutions pour que la protection de l'environnement devienne réalité. Mario Bettati, agrégé des facultés de droit, ancien doyen, est professeur émérite à l'université Paris-II. Conseiller de Bernard Kouchner (ministre des Affaires étrangères et européennes), il a initié et promu avec lui le droit d'ingérence humanitaire et écologique. Il a notamment publié Le Droit d'ingérence.

  • Enfants nés de mères maintenues en vie artificiellement, commercialisation de cellules tirées du corps humain, rémunération de mères porteuses, demandes de suicide assisté : où en est aujourd'hui le droit français face à ces situations extrêmes, liées aux manipulations du vivant, qui défraient régulièrement la chronique ? Les avancées de la technologie biomédicale ont bouleversé les seuils longtemps intangibles de l'existence humaine, modifiant de façon radicale notre regard sur la procréation, la gestation, la vie, la mort. La transgression inhérente à l'avancée de ces connaissances doit-elle comporter des limites quand elle touche à l'intégrité du corps humain et de la personne ? Installée au coeur de nos sociétés contemporaines, la biomédecine fascine et inquiète. Pour certains, elle fait de l'homme un objet technique qui risque de se retourner contre lui-même en sabordant sa propre espèce. Pour d'autres, elle apporte progrès, qualité de vie, liberté individuelle, atténuation de la souffrance. Peut-on envisager que, dans quelques années, chacun dispose librement d'éléments de sa personne aussi essentiels que sa naissance et sa mort ?

  • Comment est né ce que nous appelons le droit ? Comment les différentes sociétés répondent-elles au même besoin de régulation et de justice ? Norbert Rouland nous invite à un voyage à la découverte du droit, dans toutes ses facettes, dans ses fondements et ses problèmes.
    Au moment où s'intensifient les échanges et les heurts entre cultures différentes, rien mieux que l'exploration de la diversité des sociétés et de leurs systèmes de droit ne permet de s'interroger sur nos moeurs et nos valeurs, nos lois et nos règles. A chaque étape de ce parcours dans le temps et dans l'espace, une même interrogation perce, plus que jamais cruciale : Africains, Asiatiques, Occidentaux peuvent-ils adhérer aux mêmes normes ? Comment concilier l'exigence d'universalité et le respect des différences ?

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