Religion & Esotérisme

  • La musique ou la mort

    Claude Hagège

    « Habité depuis l'enfance par une folle passion des langues, qui m'a conduit à devenir un linguiste professionnel, je suis également envahi, depuis longtemps, par un questionnement : d'où vient donc le besoin qu'ont les humains de croire en un dieu ?

    Pourquoi l'histoire des religions est-elle hérissée de tant de violences, alors que, suscitées par les interrogations et les angoisses humaines face à un monde encore largement inexpliqué, elles auraient dû avoir pour vocation de réunir toute l'humanité ? En effet, elles proposent quelques explications, certes différentes, mais qui ont pour point commun de rassurer.

    Telles sont les considérations qui m'ont conduit à proposer ici mes réflexions sur les problèmes universels que soulève l'étude des religions. » C. H.

  • La voie vers l'éveil

    Dalaï-Lama

    "Le Dalaï-lama est l'une des rares personnes au monde à jouir d'une immense autorité morale et à susciter chez des millions de gens le respect et une profonde sympathie. Il sait, dans un monde désenchanté, ouvrir les coeurs et y déposer un message de confiance et d'espoir", écrit Matthieu Ricard dans la préface à ce livre. Le Dalaï-lama en donne ici un exemple, au fil de ces pages érudites et profondes où il expose pour la première fois à destination du plus grand nombre les subtilités du Grand Traité des étapes de la voie vers l'éveil, de Tsong-kha-pa, le fondateur au XIVe siècle de l'un des principaux courants du bouddhisme tibétain.
    En le suivant pas à pas à la découverte de la vision du monde bouddhiste et des différentes pratiques qui s'offrent à qui veut y adhérer, on saisit surtout à quel point cet enseignement vieux de plusieurs siècles conserve toute sa pertinence dans un monde où fait toujours défaut ce qui, pour le Dalaï-lama comme pour ceux dont il est la voix, compte le plus : l'harmonie. C'est l'enseignement le plus développé qu'il ait jamais donné à des Occidentaux, et jamais des Occidentaux n'ont eu ainsi la chance d'en recevoir de sa part un aussi complet sur la totalité de la voie bouddhiste.

  • « La Bible a été mon premier texte. Sa langue est ma langue. Elle m'a nourri et plus tard elle a nourri toute mon oeuvre. Je donne ici des exemples de l'usage que j'en ai fait depuis une quarantaine d'années. Je tente d'éclairer les acuités symboliques de ce livre immense : elles vont au-delà de ce que je pense des religions, elles concernent une façon d'être et de penser. » D. S.

    De la Genèse à la sortie d'Égypte, en passant par Caïn et Abel, Noé, Abraham, Moïse, Jonas ou Job, les grandes figures, les grands épisodes de la Bible décryptés par le regard à la fois personnel et érudit du psychanalyste.

    Introduction à la pensée et à la démarche originales de Daniel Sibony, cet ouvrage est aussi une invitation à une lecture réfléchie de ce pilier de notre culture qu'est la Bible.

  • Le Coran - la parole de Dieu révélée au Prophète - échappe-t-il à tout contexte historique ? Pourquoi les hadiths - les dits et gestes du Prophète - ont-ils pris le pas sur la Révélation ? Et comment justifier qu'avec la charia ils constituent trop souvent l'essentiel du référentiel islamique ?

    Femme de culture musulmane, Faouzia Farida Charfi s'est posé ces difficiles questions alors qu'elle enseignait la physique à l'Université de Tunis. Devant le rejet de ses étudiants face aux contenus scientifiques, elle décide de revenir aux sources et de se plonger dans la lecture des penseurs arabes - juristes, islamologues, historiens.

    Ce livre est le résultat de cette démarche. Avec force et conviction, s'appuyant sur le modèle qui s'élabore douloureusement en Tunisie et sur son expérience personnelle, Faouzia Farida Charfi y montre qu'un islam en phase avec la modernité est possible sur le droit, sur le statut des femmes et le voile, sur la relation de la religion à la science et à l'art.

    Faouzia Charfi est physicienne et professeur à l'Université de Tunis. Nommée secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur dans le gouvernement provisoire de janvier 2011, elle en a démissionné peu après pour reprendre sa liberté de parole et d'action. Elle est l'auteur de La Science voilée, également publié chez Odile Jacob.

  • Comment un fils de charpentier, nommé Jésus, a-t-il un jour quitté l'atelier pour annoncer "la venue imminente du Règne de Dieu" ? Comment plusieurs de ses auditeurs ont-ils pu voir sur le visage de cet homme crucifié les traits du Messie ? Par quelles voies cette reconnaissance a-t-elle pris corps pour s'imposer, après trois siècles, comme religion d'Empire ? Quels processus ont donc permis l'émergence et la réussite du christianisme ? Pour les historiens comme pour les exégètes, il semble acquis que, depuis le départ, Jésus était Christ, et que le christianisme était une religion. Or il faut se rendre à l'évidence : Jésus est devenu Christ, et le christianisme est devenu religion. L'histoire des origines chrétiennes nécessite d'être entièrement revisitée. En mettant au jour les médiations internes qui ont présidé à la formation du mouvement chrétien et à ses métamorphoses, cette nouvelle histoire donne de la genèse du christianisme une explication qui remet en question notre notion même de religion.

  • La paix des religions est-elle possible ? L'histoire n'en offre-t-elle pas des exemples ? La période d'Al Andalus ne fut-elle pas en effet celle d'une coexistence harmonieuse entre juifs, musulmans et chrétiens ?

    Refusant légende dorée des uns et manichéisme des autres, Georges Bensoussan montre que le monde arabe fut pour les minorités, juives notamment, une terre de protection mais aussi de soumission. À l'appui d'archives de toutes provenances, militaires, diplomatiques et administratives, ce sont ces relations qui sont ainsi restituées.

    Mais, plus qu'une histoire d'émancipation et de domination, il s'agit ici de comprendre comment se noue, sur la longue durée, depuis les racines médiévales jusqu'à la période tourmentée de la décolonisation, le rapport du monde musulman à la modernité occidentale.

  • « Chacun cherche dans l'être des points d'amour qui soient pour lui, qui le «distinguent«, quitte à faire face aux ennuis que ça lui crée, quand il les trouve. Plus généralement, chacun, sujet ou groupe, tente d'exister en partant de son identité, dont il affronte les cassures, et transforme les secousses, comme il peut.

    Or dans cette démarche, celle de tous sous les formes les plus variées, le peuple juif semble apporter quelque chose par sa façon bien à lui d'exister. Au-delà de ses Textes - d'ailleurs pris et repris pour faire de grandes religions -, son existence, qu'on n'a pas réussi à lui prendre, semble un apport qui dépasse «les Juifs« eux-mêmes, et acquiert une portée non pas singulière ou universelle, mais singulièrement universelle ; de quoi subvertir le clivage habituel entre ces deux termes.

    Ce livre, explorant un jeu fécond entre l'existence et l'identité, s'adresse à tous ceux qui se sentent étouffer dans leur cadre d'identité ou de fonctionnement, et qui cherchent le passage vers un mouvement existentiel, où «écrire» la vie, soutenir sa texture et la transmettre, peut devenir une source d'énergie, de quoi maintenir l'existence comme une Question toujours vivante - qui serait le propre d'un peuple élargi de «passeurs». » D. S.

  • Qui sont ces hommes en redingote noire, portant barbe et papillotes, étonnamment proches des juifs de Pologne ou de Russie dépeints par les écrivains yiddish, qui peuvent surprendre aujourd'hui dans les rues de Paris ? Comment vivent-ils ? Comment travaillent-ils ? Qu'est-ce qui inspire et structure leur itinéraire et leur existence familiale et sociale ? Après des années d'enquête, Laurence Podselver propose, au plus près du quotidien, une radiographie des communautés hassidiques en plein développement. On y comprendra mieux les parcours individuels, les mécanismes de conversion, la fonction de l'école, le destin des femmes, etc. Avec, en filigrane, une interrogation : pourquoi la totalité ou presque des familles loubavitch que comptent Paris et sa banlieue est-elle composée de juifs " revenus " récemment à la religion ? Qu'est-ce que cela suggère sur la France et le judaïsme d'aujourd'hui ? Un document anthropologique rare.

  • Comment définir qui nous sommes ? Par tout un ensemble de valeurs subjectives, de souvenirs,d'expériences, de rencontres, d'attitudes, de décisions et immanquablement aussi par nos croyances. Croyances les plus diverses qui, au-delà de la variété de leurs contenus, n'en demeurent pas moins les manifestations de ce stupéfiant constituant de notre vie mentale : nous sommes des êtres de croyance. Irrésistiblement. Sur les traces de cette composante centrale de notre subjectivité, Lionel Naccache, l'un des très grands neuroscientifiques de la conscience, longe dans l'univers du Talmud qui n'est pas étranger à sa propre subjectivité! pour mettre en lumière une résolution possible de cette énigme : ou comment apprendre à chérir notre subjectivité sans pour autant l'adorer ! Lionel Naccache nous livre à travers ses lectures talmudiques un exercice brillant d'herméneutique contemporaine qui nous permet de (re)dé-couvrir cette oeuvre gigantesque à la fois célèbre et méconnue qu'est le Talmud.

  • Grande figure spirituelle de notre temps, personnalité mondialement reconnue, Sa Sainteté le Dalaï-lama, chef spirituel du peuple tibétain, lauréat du prix Nobel de la paix, est une source de rayonnement et d'inspiration pour les bouddhistes et les nonbouddhistes.
    Dans cet ouvrage remarquable, il nous éclaire sur les deux grandes traditions, palie et sanskrite, qui nourrissent et enrichissent le bouddhisme aujourd'hui. Abordant avec bienveillance et érudition tous les points majeurs de la doctrine bouddhiste, il nous montre généreusement en quoi l'amour, la compassion, la joie et l'équanimité sont des valeurs dont chacun de nous peut humblement s'approcher.


    « Un livre remarquable à de nombreux points de vue. J'en ai apprécié l'intelligence et la portée universelle. Cet ouvrage est également précieux pour les Occidentaux désireux de mieux comprendre le bouddhisme et aussi de mieux en apprécier le visage et le langage. » Christophe André « Sa Sainteté et Thubten Chödrön, animés d'un souci d'exactitude et d'une attention exceptionnels, ont élaboré une offrande qui vient à point nommé, oeuvre à la fois passionnante et empreinte de sagesse. » Jon Kabat-Zinn

  • Le 28 octobre 1965, l'Église catholique opérait une véritable révolution. Par la déclaration Nostra Aetate, elle affirmait avec force le lien de parenté entre les chrétiens et le peuple juif. Une telle affirmation venait bouleverser deux mille ans de défiance judéo-chrétienne et inaugurer, après le temps du mépris, celui de l'estime.

    Alors que l'Église s'est jadis considérée, à tort, comme le « vrai Israël », revendiquant une sorte de monopole de la révélation divine, elle ne cesse depuis cinquante ans d'insister sur son héritage juif. C'est sur le sens et sur les promesses de cette amitié retrouvée que s'entretiennent Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, et Jean-François Bensahel, président de l'Union libérale israélite de France. Ils ne cherchent pas à réduire les différences ni à gommer les particularités. Mais, soucieux de mettre en oeuvre l'« altérité du dedans » qui les réunit, ils dialoguent en frères jumeaux.

    Aujourd'hui, nombre de conflits semblent obéir à des raisons religieuses, et le monde paraît submergé par les fondamentalismes. Faut-il les laisser gangrener l'humanité ou, au contraire, chercher à promouvoir l'entente et le dialogue ? La rencontre entre Jean-François Bensahel et Mgr d'Ornellas est capitale. Bien plus qu'une simple discussion, elle est traversée d'une évidente urgence : christianisme et judaïsme forgent ensemble une arche de paix pour tous les hommes et l'expression sereine de leur diversité. Plus qu'un voeu pieux, un programme quasi politique.

  • ?Cet essai où je parlerai de la théorie de Darwin, des rapports entre les comportements humain et animal, de conscience, de cerveau, de pensée, de volonté, de mémoire, de langage, de liberté, d'émotions, de désir, de plaisir, d'amour, d'art, de religion, d'éthique est une tentative pour décrire l'animal humain dans l'unité plurielle qui le constitue. Travail de théologien en dialogue avec des scientifiques, il propose une nouvelle image de l'homme qui soit plus compatible avec les neurosciences que la vieille conception d'un être composé de deux parties séparables : le corps matériel et l'âme spirituelle. Au terme de cet essai se présente un discours sur la conception chrétienne du divin en forme de question : comment un tel dialogue peut-il aboutir à une conception de l'animal humain qui permette à la fois de fonder une nouvelle éthique et de proposer une réflexion sur Dieu ? A. G.
    Alexandre Ganoczy a étudié la philosophie et la théologie à Budapest, à Paris et à Rome. Il a enseigné la théologie dogmatique, à l'Institut catholique de Paris, puis aux universités allemandes de Münster et de Würzburg.

  • Depuis quelques années, l'idée que la religion serait source de tyrannie est redevenue à la mode. La Bible n'échappe pas à ces attaques. Cependant, si elles admettent que cet ouvrage a exercé une influence décisive sur la pensée politique des sociétés occidentales, le problème, c'est qu'elles s'appuient la plupart du temps sur une connaissance des textes pour le moins superficielle. Qu'en est-il véritablement ? Qu'enseigne la Bible sur les trois questions fondamentales au coeur du politique : comment le pouvoir est attribué dans une société donnée, sur quels objets porte son exercice, quels principes doivent animer les décisions de ceux auxquels il est accordé ? Pour Armand Laferrère, «à ces trois questions, les textes bibliques apportent des réponses plus riches, plus subtiles et plus réalistes que celles de toute la philosophie politique européenne».
    On note également une cohérence frappante entre les dizaines d'auteur qui y ont contribué à travers les âges. C'est ainsi que, pour lui, «la Bible a légué à l'humanité le principe que tout pouvoir politique doit être limité, parce que la tendance de la nature humaine à faire le mal interdit de trouver une solution satisfaisante à la question politique». Revenant aux sources historiques de ce qui a permis l'apparition d'une culture mettant en valeur la liberté des individus et la protection des faibles, Armand Laferrère propose une véritable redécouverte de la Bible : ce n'est pas seulement un trésor spirituel, c'est aussi un bréviaire pour notre temps.
    Conseiller à la Cour des Comptes, membre du comité de rédaction de la revue Commentaire, Armand Laferrère est directeur du développement chez Areva.

  • " La Bible a été mon premier texte. Sa langue est ma langue. Elle m'a nourri et plus tard elle a nourri toute mon oeuvre. Je donne ici des exemples de l'usage que j'en ai fait depuis une quarantaine d'années. Je tente d'éclairer les acuités symboliques de ce livre immense : elles vont au-delà de ce que je pense des religions, elles concernent une façon d'être et de penser. " D. S. De la Genèse à la Sortie d'Égypte, en passant par Caïn et Abel, Noé, Abraham, Moïse, Jonas ou Job, les grandes figures, les grands épisodes de la Bible décryptés par le regard à la fois personnel et érudit du psychanalyste. Introduction à la pensée et à la démarche originales de Daniel Sibony, cet ouvrage est aussi une invitation à une lecture réfléchie de ce pilier de notre culture qu'est la Bible.

  • Présente depuis plus de quinze siècles en France, la minorité juive n'entrera réellement dans l'espace public qu'à partir de la Déclaration des droits de l'homme, lors de la Révolution, et de l'Empire.

    En dépit des préjugés qui s'estompent difficilement, les juifs de France, au cours du XIXe siècle, vont progressivement s'intégrer sans se renier. Ils s'affirment fièrement les « enfants adoptés de la patrie ».

    Cet effort d'adaptation est encouragé et soutenu par l'ensemble de leurs structures sociales, par leurs autorités religieuses et surtout par le désir de chacun de témoigner sa reconnaissance et sa fidélité à l'État qui les a émancipés. Mais c'est aussi la République, à travers ses institutions comme l'école laïque, les lycées, le service militaire et son appareil d'État, qui a contribué à cette intégration.

    C'est ce cheminement que relate ici Béatrice Philippe, de l'émancipation en 1791 à l'affaire Dreyfus, en s'appuyant sur des archives, des extraits de presse, des témoignages. Elle s'attache à décrire comment les juifs ont perpétué leurs traditions en les tissant avec les valeurs patriotiques. La République a tout mis en oeuvre pour intégrer les nouveaux venus, mais c'est grâce à leur volonté affirmée qu'elle a pu le faire.

  • ?Depuis quelques années, face à la montée des fondamentalismes, l'idée que la religion serait par excellence source de tyrannie et incitation à la violence semble prévaloir. Et la Bible, juive comme chrétienne, n'échappe pas aux attaques. Qu'enseigne-t-elle en profondeur sur les questions politiques fondamentales ? Pour Armand Laferrère, "les textes bibliques apportent des réponses au moins aussi riches, aussi subtiles et aussi réalistes que celles de toute la philosophie politique européenne". Surtout, extraordinairement cohérente, la Bible a légué à l'humanité le principe selon lequel, du fait de la tendance de la nature humaine à faire le mal, tout pouvoir politique doit être limité. Loin d'être une source d'oppression, elle est, au contraire, un rempart contre toutes les tyrannies. Revenant aux sources historiques de ce qui a permis l'apparition d'une culture exaltant la liberté des individus et la protection des faibles, Armand Laferrère propose une véritable redécouverte de la Bible : ce n'est pas seulement un trésor spirituel, c'est aussi un bréviaire pour notre temps. Normalien, énarque, Armand Laferrère est membre du comité de rédaction de la revue Commentaire.

  • La culture

    France Quéré

    Toute l'oeuvre de France Quéré aura été un hymne à la culture, à l'affinement de la conscience. « Toutes les cultures du monde sont l'effort pour arracher l'humanité à ce grand fonds barbare dont aucun peuple n'est encore entièrement et durablement dégagé », écrit-elle ainsi. Ou encore : « Si la musique ne montait d'un acte originaire, que le moi affirme et qui affirme le moi, jamais homme n'aurait chanté. » À l'occasion du dixième anniversaire de son décès s'est tenu un colloque consacré à la culture prise en ce sens. De la multiplicité des approches ressort une étonnante unité de perspective. Ce livre regroupe les interventions et réflexions de Jean-Pierre Chauveau, François Cheng, Béatrice Descamps-Latscha, Albert Jacquard, Philippe Joutard, Axel Kahn, Marguerite Léna, Pierre Léna, Michel Leplay, Gustave Martelet, Alain Mérot, Yves Quéré, Nicole Questiaux, Paul Ricoeur, ainsi que quelques textes emblématiques de France Quéré elle-même. "La culture ? N'est-elle pas le chant mêlé de nos pensées, de nos émotions et de nos interrogations, l'intensité de notre regard et de notre écoute, une errance émerveillée au travers des arcanes du monde et, peut-être, cette question même sur elle-mêmeoe"

  • 24 août 410 : la ville de rome est mise à sac par alaric 1er, roi des wisigoths.
    11 septembre 2001 : les twin towers s'écroulent, frappées par deux avions détournés par des terroristes. dans le premier cas, la civilisation de l'antiquité achève de s'écrouler ; dans le second, c'est la suprématie de l'occident qui vacille. entre ces deux dates, maurice sachot explore ce qui fait le fond même de la " civilisation " occidentale. pour lui, même la sécularisation et la laïcisation qui semblent caractériser l'emprise que l'occident a acquise sur le monde se définissent par référence au christianisme.
    c'est donc l'histoire de cette christianisation du monde qu'il raconte ici, privilégiant l'époque où tout s'est constitué, au basculement de l'antiquité. comment le christianisme s'est-il constitué et comment, ainsi, a-t-il transformé le monde ? quels sont, par-delà les pays, les communautés, les époques, les traits qui ont fait la civilisation dite occidentale ? venue de l'histoire des religions, une étonnante synthèse pour éclairer les débats d'aujourd'hui.

  • Jacques Montangero propose une nouvelle méthode d'interprétation, rigoureuse et claire, fondée sur de nombreux exemples de rêves vécus, racontés et analysés dans le cadre de ses recherches et de sa pratique de thérapeute. Loin de plaquer sur nos rêves des interprétations simplistes ou fantaisistes qui leur feraient dire ce qu'ils ne signifient pas, cette méthode nous permet de remonter à la source de nos rêves et d'en retrouver la signification personnelle.

  • Comment concilier l'exigence de neutralité, que la laïcité impose à l'État, et le besoin légitime qu'éprouvent les croyants d'exprimer leurs convictions religieuses, y compris dans l'espace public ?
    La religion peut-elle rester circonscrite au for intérieur, comme le veut une tradition républicaine française défensive, voire méfiante, à l'égard de l'expression religieuse ?
    Une conception plus souple de la laïcité ne risque-t-elle pas de faire le lit des passions religieuses, de plus en plus souvent instrumentalisées à des fins politiques ?
    Face à ces questions sensibles entre toutes, Jean Picq va puiser chez les philosophes politiques de Spinoza à Claude Lefort, de Paul Ricoeur à Marcel Gauchet pour défendre une laïcité plurielle et ouverte. Il montre qu'elle est fondamentalement un art de vivre ensemble.
    Encore et toujours à construire.

  • La question de la laïcité est aujourd'hui au coeur de notre débat politique et social. Les conflits actuels trouvent leur origine dans la reconstruction par l'histoire républicaine d'un affrontement limité à la République et au catholicisme. C'est cet héritage national que l'historienne Rita Hermon-Belot entreprend ici de revisiter. Elle met en lumière la rupture révolutionnaire. Elle révèle à travers les débats de la Révolution française que celle-ci ne fut pas, comme on le dit trop souvent, foncièrement hostile aux religions. Elle en organisa même la diversité d'expressions avant que l'évolution des parties en présence ne l'entraîne à partir de 1793 vers une position plus tranchée.
    En remontant aux sources de notre laïcité, en reformulant les termes du débat actuel, cette grande enquête peut contribuer aujourd'hui à éclairer et à comprendre les tensions qui traversent notre société.

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