Musique

  • De Barbara il traduit les colères et le mal de vivre ; avec elle il feuillette le livre jauni de ses amours, il égrène les souvenirs d'une enfant juive que la guerre a jetée sur les routes, d'une fillette dont le père a sali l'insouciance, d'une femme qui a renoncé au couple pour chanter comme on prend le voile.
    « Refaire le chemin de sa vie, confie David Lelait-Helo, c'est s'enfoncer dans des forêts profondes et tendre sa joue à des bruissements d'ailes. C'est aussi découvrir les fantaisies d'une espiègle dont les proches jurent qu'elle était la femme la plus drôle du monde, prête à tout pour une blague. »

  • Connue pour son appétit des hommes - et non des moindres puisqu'elle a séduit Gustav Klimt et Alexander von Zemlinsky avant d'épouser Gustav Mahler, Walter Grotius et enfin Franz Werfel, - sans oublier une relation avec Oskar Koskoschka -, Alma a mené une vie trépidante gouvernée tout à la fois par la passion et le dépit, la naïveté et le calcul.

  • Alma Mahler

    Catherine Sauvat

    • Payot
    • 4 Février 2009

    Connue pour son appétit des hommes - et non des moindres puisqu'elle a séduit Gustav Klimt et Alexander von Zemlinsky avant d'épouser Gustav Mahler puis Walter Gropius et enfin Franz Werfel, sans oublier une relation avec Oskar Kokoschka - Alma a mené une vie trépidante consacrée à ses génies et gouvernée tout à la fois par la passion et le dépit, la naïveté et le calcul. Elle-même fille de peintre et mère de sculptrice, elle a joué au cours de sa longue existence (1879-1964) un rôle majeur dans les milieux artistiques de Vienne, Berlin, New York et Beverly Hills - femme fatale pour les uns, muse merveilleuse pour les autres. On a longtemps prétendu qu'elle avait dû sacrifier à Gustav Mahler ses dons de compositrice. La vérité est à l'image de celle que Thomas Mann surnommait la " grande veuve ", tout aussi touffue et contradictoire, avec un vrai talent pour l'édification de son propre mythe. Grâce à des sources peu connues, ce portrait aborde sous un angle nouveau aussi bien la musicienne que l'égérie et la mémorialiste. II révèle également Les côtés sombres d'Alma, notamment des opinions antisémites que n'ont ébranlées ni ses mariages ni l'exil.

  • Frank Sinatra (1915-1988) n'a jamais tué personne et s'est toujours défendu de tout rapport avec la mafia ; pourtant les gangsters peuplèrent sa vie, tant professionnelle que privée. Il fut l'ami du parrain des parrains, Lucky Luciano, et l'ambassadeur des patrons de la pègre auprès du clan Kennedy.
    Bien loin de l'image policée que le crooner donnait à ses fans, il partageait beaucoup plus que les origines italiennes des mafieux ; il avait fait siens leurs codes, leurs moeurs, leur soif de pouvoir. Succès, fric, femmes et influence : seul un pacte avec le diable pouvait exaucer les désirs de "Big Frank". Avec des amis aussi susceptibles, le véritable talent de cet artiste en eaux troubles fut de rester en vie.
    C'est la premièer fois qu'un livre sur Sinatra explore ses relations avec la mafia de manière sérieuse, mais dans un style qui confère à une sombre réalité les accents d'un roman noir.

  • Pendant trente ans, la jeune Yolanda Gigliotti, qui avait quitté Le Caire pour Paris avec des rêves pleins ses bagages, et était devenue Dalida, va jongler avec les modes.
    L'amie de François Mitterrand et de Gigi l'Amoroso est tour à tour chanteuse de guimauve, poignante interprète de refrains signés Ferré ou Brel et disco-queen en strass. Mais sous les fourreaux de lumière de la diva, Yolanda s'égare et se consume.
    Les trois hommes de sa vie se suicident. La mort creuse lentement son sillon. Dans un ashram en Inde ou dans les lectures de Jung et de Freud, elle cherche un sens à sa vie pour échapper à l'appel du vide qui la hante.

  • Pianiste virtuose et compositeur, l'Américain Louis Moreau Gottschalk (1829-1869) aimait à se définir comme un « artiste voyageur » et promena sa silhouette de dandy en des lieux reculés où un piano passait presque pour un animal fantastique. Sa célébrité mondiale ne lui a pourtant guère survécu, bien que ses oeuvres fassent à l'occasion une excellente musique de film, et sa vie elle-même mériterait d'être portée à l'écran.Né à La Nouvelle-Orléans, il vint très jeune à Paris et y fut distingué pour son extraordinaire brio par Chopin et Berlioz. Ses compositions enchantèrent les salons de la capitale, où il imposa des accents exotiques et des rythmes nouveaux. Après une tournée en Suisse et en Espagne, il repartit pour l'Amérique, enchaîna les récitals et organisa des « concerts monstres » qui rassemblaient sur une même scène des centaines de musiciens et des dizaines de pianistes. Il sillonna Cuba, les Antilles et les États-Unis en pleine guerre de Sécession. Il alla ensuite chercher la gloire en Amérique du Sud, mais à l'âge de quarante ans il y rencontra prématurément la mort au Brésil, épuisé par son « métier de marchand d'enthousiasme, de sensibilité et de passion ».Les pérégrinations musicales de cet aventurier en habit de scène qui notait ses impressions dans des pocket books font de la biographie de Gottschalk un remarquable récit de voyage et une passionnante lecture estivale.D'origine franco-autrichienne, Catherine Sauvat a déjà publié chez Payot Alma Mahler (2009). Elle est aussi la biographe de Robert Walser (Le Rocher, 2002), Stefan Zweig (Folio/Biographies, 2006) et Arthur Schnitzler (Fayard, 2007).

  • Billie holiday

    Véronique Chalmet

    • Payot
    • 6 Janvier 2006

    En juillet 1959, dans la salle commune réservée aux « gens de couleur » d'un hôpital de New York, une femme se meurt. Son esprit s'envole alors que s'égrènent quelques notes de jazz. Chicago, Los Angeles, New York, Paris, des visages amis, d'autres personnes encore, qu'elle aurait voulu ne jamais connaître... Les images défilent tandis que s'enfuit sa vie - la vie de Billie Holiday.
    Véronique Chalmet nous raconte ici cette existence trop courte ave c le talent d'une romancière. Eleanora Holiday, née en 1915 à Baltimore et surnommée « Billie » en hommage à l'actrice Billie Dove, est confrontée dès sa plus tendre enfance à la violence et à la haine raciale. Sa mère, célibataire, la confie à des parents et part chercher du travail à New York. La fillette devient bonne à tout faire dans un bordel de Baltimore. Elle y est violée dans l'indifférence générale. Elle a treize ans lorsqu'elle rejoint sa mère, mais elle est arrêtée au bout de quelques jours parce qu'elle se prostitue. Elle sort de prison quatre mois plus tard et trouve un emploi de chanteuse payé au pourboire dans un beuglant miteux. Sa voix sensuelle aux accents parfois aigres est bientôt connue de la plupart des grands clubs new-yorkais.
    En 1935, elle enregistre avec Duke Ellington. Sous la houlette du manager de Louis Armstrong, Joe Glaser, elle signe bientôt ses propres albums, travaille avec Count Basie, Teddy Wilson et Benny Goodman, se produit dans les clubs les plus cotés de Chicago et de Los Angeles. On passe ses tubes à la radio - dont Gloomy Sunday, qui sera banni des ondes en 1941 pour avoir provoqué plusieurs suicides... C'est que l'existence de Billie est en parfaite adéquation avec ce qu'elle chante : le désespoir amoureux, l'erra nce, la solitude, l'alcool, la drogue. Bref, le « blues ». En 1947, d'ailleurs, elle est arrêtée pour usage de stupéfiants. Au début des années 1950, elle alterne contrats et cures de désintoxication. En 1954, elle fait une tournée en Europe, enregistre avec Count Basie et son orchestre, mais celle que le saxophoniste Lester Young appelle affectueusement « Lady Day » est usée par l'alcool et la drogue. En mai 1959, elle donne son dernier show au Phoenix Theater de New York. Quelques jours plus tard, elle est hospitalisée, probablement pour overdose. À quarante -quatre ans, Billie s'éteint doucement, toute seule, dans des conditions déplorables. Quelques années plus tôt elle a confié à Françoise Sagan : « Tu sais, je vais mourir bientôt à New York, entre deux flics. » Treize ans après sa mort, Diana Ross rendra hommage à Lady Day en l'incarnant dans un film, Lady sings the blues.

  • Le jazz, orphelin de l'afrique

    Rene Langel

    • Payot
    • 3 Février 2001

    Pas plus le jazz que le ragtime, le negro spiritual ou le blues ne peuvent se réclamer de quelque référence originelle à l'Afrique.
    Telle est la thèse à contre-courant développée par René Langel. Tout en contant l'histoire dramatique du peuple noir déporté vers les Amériques, il démonte, engrenage après engrenage, le mythe africain entretenu jusqu'ici par la plus grande partie des exégètes du jazz. Cueillis ici et là sur les côtes d'Afrique, prisonniers de guerre, insoumis, délinquants, les " Nègres " regroupés appartenaient rarement à une même ethnie : ils ne se comprenaient pas entre eux, ne partageaient ni les mêmes rituels, ni les mêmes musiques, ni les mêmes danses, et se retrouvaient donc isolés, déculturés.
    La liturgie qui imprégnait la vie des Blancs ne pouvait que déteindre sur ces éperdus d'identité ; ils mirent donc les mots de leur coeur sur les pauvres mélodies de leurs maîtres, créant au fil des siècles un superbe folklore. Ce livre dévoile ainsi dans leur historicité les mécanismes ayant présidé à la naissance du ragtime, du negro spiritual, du gospel, du blues et enfin du jazz.

  • Maria Callas

    David Lelait-Helo

    • Payot
    • 22 Août 2002

    Le 16 septembre 1977, Maria Kalogeropoulos mourait à l'âge de cinquante-quatre ans. La Callas, elle, chante toujours. De Traviata à Norma, de Lucia à Médée, la jeune Grecque de New York a trouvé des visages d'opéra à ses chimères. Libérée de ses complexes, des fers d'une mère aux exigences folles, elle est devenue la plus grande cantatrice du XXe siècle. Scrupuleux biographe à la plume de romancier, David Lelait-Helo a déjà raconté chez Payot les vies d'Eva Perón, de Romy Schneider, d'Édith Piaf, de Dalida puis de Barbara.

  • Dans le Paname des marlous, des fleurs de pavé et autres traîne-misère chantait une petite femme vêtue de noir... Depuis ce macadam qui, si tristement, l'a vue naître en 1915 jusque sur la scène des plus grands music-halls, Edith Piaf, ignorant la tempérance et la prudence, a usé sa vie jusqu'à la corde. De ses idylles trop violentes sont nés des hymnes à l'amour, de ses blessures profondes des refrains déchirants. Le 11 octobre 1963, Edith, de guerre lasse, s'éteignait. On croyait tout savoir d'elle, pourtant Piaf reste à découvrir, loin des rumeurs et des affabulations hilarante et intenable, coléreuse et tyrannique, inspirée et douloureuse, diablement imprévisible et infiniment tendre.

  • Sir elton john

    Meyer-Stabley B.

    • Payot
    • 28 Février 2007

    en mars 2007 sir reginald kenneth dwight fête son soixantième anniversaire et ses quarante ans de carrière.
    cette nouvelle ne présenterait guère d'intérêt si le sexagénaire en question ne s'appelait, à la scène et pour la postérité, elton john.
    elton l'excentrique, elton l'exubérant, dont les facéties et le mauvais goût tapageur ont souvent occulté la véritable personnalité. derrière le masque en trompe-l'oeil s'est longtemps caché un artiste sensible, compositeur fécond et pianiste surdoué. pourtant, cet homme adulé par des millions de fans ne s'est pas aimé ; il a cherché un exutoire dans l'alcool, le sexe et la drogue.
    à l'approche de la cinquantaine, elton john s'offre le luxe d'un repentir sincère : il fait la paix avec lui-même et affiche son homosexualité.
    il rencontre le grand amour, s'investit dans l'aide aux malades du sida, compose de somptueuses musiques de films et des comédies musicales.
    de son premier mariage avec renate blauel au second avec david furnish, de sa belle amitié avec la princesse diana à sa tendresse pour gianni versace, de sa complicité avec john lennon à ses disputes avec madonna ou george michael, voici racontée l'une des plus grandes rock stars de la planète, tantôt docteur elton, tantôt mister john.

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