Arts de l'image

  • Le livre de chevet de tous les acteurs encore aujourd'hui. Publié en 1936, écrit de manière très vivante et pédagogique sous la forme d'un journal intime tenu par un élève de Stanislavski, il montre comment être un bon acteur. Tous les aspects sont abordés: l'action, la créativité, la concentration, la relaxation des muscles, le travail en groupe, la mémoire, etc. « Il n'est pas de comédien authentique qui n'ait, un jour ou l'autre, emprunté sciemment ou non quelques-uns des sentiers de cette analyse », écrit Jean Vilar dans sa préface.

  • Un portrait insolite et souvent drôle d'Alfred Hitchcock, ou comment son caractère étrange, ses fantasmes meurtriers et sa passion pour les romans morbides expliquent autant de chefs-d'oeuvre cinématographiques. Quand la réalité rejoint la fiction, par le grand biographe français d'Agatha Christie, qui est aussi un grand maître de la littérature anglo-saxonne en général.

  • Ce livre de 1930, le plus important dans l'oeuvre de Balazs avec L'Homme visible, est l'une des premières grandes synthèses écrites par un homme qui n'a cessé de se passionner pour le cinéma expressionniste aussi bien que soviétique et toutes les expériences de l'avant-garde. Ses écrits sur le cinéma ne sont pas seulement l'une des premières approches rigoureuses et systématiques d'un art dont beaucoup contestaient l'importance, mais ils sont aussi un pont jeté entre l'avant-garde allemande et soviétique, le cinéma communiste, et les expériences de Buñuel.

  • Diffusées planétairement, plébiscitées par le public et les médias, les séries télé (souvent américaines) sont devenues un phénomène culturel incontournable. Cet essai dévoile leurs secrets de fabrication, qui se cachent dans la réflexion sur le récit et ses émotions développée en Europe depuis Aristote. La puissance de raconter des séries populaires peut-elle s'expliquer par la préservation, notamment aux Etats-Unis, de cet héritage du « récit classique » ? Bref, quelles sont les « règles » à appliquer pour concevoir une bonne série ? Sur quels principes anciens se fondent-elles, et quels sont les concepts modernes qui les rajeunissent ? Pourquoi les séries les plus populaires cultivent-elles toutes le happy end ? Une analyse indispensable pour quiconque s'intéresse à l'art de raconter des séries télévisées, qui pourraient bien être un miroir tendu à notre société du bonheur.

  • Les interprètes de Tarzan, les plus mauvais remakes, les films classiques détournés en porno, François Truffaut et le cinéma d'auteur, Claude Chabrol et sa conception de la mise en scène, les visages de Sherlock Holmes, le rôle éternellement néfaste de la censure, la pérennité du cinéma de genre, les critiques qui perdent la tête...
    Composé de citations, définitions, déclarations, listes diverses, petites histoires en marge des tournages, interviews, ce livre, au gré des souvenirs de François Guérif, de ses lectures, de ses rencontres avec les plus grands réalisateurs, scénaristes, comédiens français et étrangers, offre à la fois la savoureuse illustration d'une qualité de plus en plus rare de nos jours : la curiosité, et est l'occasion d'une promenade ludique au royaume du 7e art.
    Cette édition de poche est augmentée de plusieurs entretiens avec des réalisateurs et des actrices du cinéma porno.

  • " Par son oeuvre théorique, ses critiques, sa collaboration à certains films les plus importants des années 1920, Béla Balasz (1884-1949) est sans doute l'une des personnalités les plus importantes de l'Allemagne de Weimar. D'une culture cinématographique et littéraire exceptionnelle, il a tenté non seulement de dresser l'inventaire des possibilités d'un art nouveau, mais de confronter le cinéma à la sphère politique, au théâtre, aux capacités d'invention qui lui semblaient en faire l'une des formes d'expression les plus passionnantes et les plus riches de l'art moderne. " Jean-Michel Palmier Publié en 1948, un an avant sa mort, ce livre qui ramasse toute la réflexion de Balazs sur le cinéma est le complément indispensable à L'Esprit du cinéma.

  • Claude Chabrol est mort en septembre 2010. Du Beau Serge, son premier film en 1957, à Bellamy en 2009, il aura illustré tous les genres, du polar à la comédie, en passant par le documentaire, l'espionnage ou le drame, sans cesser de porter sur son prochain un regard lucide, voire féroce.
    Il dialogue ici avec François Guérif - qui fut pendant presque trente ans son ami et avec lequel il écrivit un splendide Comment faire un film (Rivages 2004, PBR n° 463) - non seulement sur son oeuvre de cinéaste, mais aussi sur sa vie, ses goûts, ses admirations, ses idées, sa philosophie. Un homme s'y révèle, à la fois généreux et sceptique, sérieux et moqueur, sincère et insolent : Chabrol tel qu'en lui-même, authentique, drôle, sans complaisance - et vivant.
    Une précédente version de ce livre, aujourd'hui épuisée, avait paru en 1999 chez Denoël sous le titre Un jardin bien à moi. Pour la présente édition, la filmographie a été révisée et actualisée, des photos ont été ajoutées, et surtout le livre comporte :
    - un entretien inédit avec Chabrol à l'occasion de la sortie de La Demoiselle d'honneur en 2004 ;
    - un large extrait du scénario du Bal des obscurs, ultime film sur lequel Chabrol travaillait au moment de sa disparition ;
    - le texte de Musique douce, l'une des deux nouvelles policières que Chabrol écrivit et publia en 1950 dans Mystère Magazine, alors qu'il ne pensait pas encore à faire des films.

  • Le modèle de la série populaire, analysé dans le tome 1 (L'appel du happy end), a démontré son efficacité. Pourtant, la plupart des séries qui font réellement date (Game of Thrones, Les Revenants, Luther, etc.) le transgressent en partie : elles sont plus sophistiquées, leur traitement est davantage cinématographique que télévisuel, et elles sont beaucoup plus ambiguës sur le plan moral : un gentil prof de chimie qui fonde un empire de la drogue, un assassin qui devient pape, une reine qui couche pour retrouver son royaume. A partir d'oeuvres qui s'aventurent sur des terrains plus inattendus et aux ambitions artistiques plus marquées (quitte à se révéler parfois plus élitistes), ce second volume de L'Art des séries télé explore le goût du mal qui semble s'être emparé de notre société.

  • En 1956 à Londres, le jeune Colin Clark est l'assistant de Laurence Olivier, qui tourne Le Prince et la Danseuse et partage la vedette avec Marylin Monroe. Elle qui aspire au rang d'authentique comédienne est traitée comme une blonde écervelée par son partenaire et comme une enfant difficile par Arthur Miller, son nouveau mari.
    Le sex-symbol du grand écran tente alors de noyer son mal-être en séduisant Colin. Entre le 11 et le 19 septembre se noue une étrange idylle faite de longues conversations et d'escapades. Mais que se passera-t-il lorsque le garçon se retrouvera assis au bord du lit de Norma Jean ?

  • Peur de bafouiller, d'avoir un trou noir, de ne pas être à la hauteur, certitude soudaine au moment d'entrer en scène d'être un banal imposteur. Cent acteurs confient leur trac. Et tous leurs trucs pour se sentir forts, rester justes malgré tout, jusqu'à ce que le plaisir supplante la peur.
    Cris de guerres, rituels individuels ou collectifs, bougie parfumée dans le nid douillet de la loge...
    Tout existe, des comédiens qui se recueillent, se transforment et ne jouent jamais sans leurs grigris, à ceux qui préfèrent débouler sur scène et ne surtout rien sacraliser. Pas de recette unique donc, chacun son truc. Mais une clé essentielle : avoir une relation assumée avec son trac.
    Trois psy (Lise Bartoli, Robert Neuburger et Laurent Chneiweiss) ayant chacun une approche différente viennent en contrepoint éclairer la question du trac.

  • James dean

    Meyer-Stabley Bertra

    • Payot
    • 1 Septembre 2005

    Il y a un demi-siècle, le 30 septembre 1955, un jeune homme de vingt-quatre ans devenu une star du grand écran en quelques mois se tuait au volant de sa Porsche, sur la route de Salinas en Californie. James Dean entrait dans la légende ; il n'avait joué que deux pièces et tourné que trois films, mais, comme l'a écrit Malraux, « la mort transforme la vie en destin ». C'est ce destin exceptionnel de fulgurance que raconte Bertrand Meyer-Stabley avec cette verve et cette sensibilité qui ont fait de sa biographie de Rudolf Noureev chez Payot un grand livre. Né en février 1931, Jimmy passe la plus grande partie de son enfance à la campagne dans l'Indiana après la mort prématurée de sa mère. Son air angélique et boudeur lui confère un charme particulier qui le fait aimer de ses professeurs mais mépriser par ses camarades. Le théâtre l'attire, il ne veut pas devenir fermier : élève à l'Actor's Studio, il lui faut deux ans pour conquérir Broadway. Avec À l'est d'Éden (1954) un nouveau type de héros de cinéma voit le jour, un héros juvénile, tourmenté et rebelle. Bisexuel, il multiplie les aventures, mais une seule le marquera : sa romance avec l'actrice Pier Angeli. Après avoir tourné coup sur coup La Fureur de vivre et Géant, il signe un contrat de neuf films avec la Warner qui s'engage à lui laisser en diriger deux, mais l'accident fatal vient couronner sa brève carrière mieux qu'aucun film. « Il est mort au bon moment, dira Humphrey Bogart. Il a juste eu le temps de devenir une légende. S'il avait vécu plus longtemps, il n'aurait jamais pu l'assumer. »

  • Très vite Romy a détesté cette Sissi qui lui avait ouvert les portes du succès : ses crinolines étaient une camisole quand l'adolescente, elle, ne rêvait que de liberté. C'est auprès d'Alain Delon qu'elle va découvrir la vraie vie, les plaisirs d'amour autant que ses chagrins, l'autorité de Visconti et les rôles exigeants. Mais bientôt elle répète qu'elle a fait fausse route au fil de ses personnages de cinéma ; elle se consume comme si à chaque rendez-vous elle cédait un peu d'elle-même. Car Romy n'est pas une comédienne de l'extraordinaire : elle est la femme des passions franches et courageuses du quotidien.

  • Avec son expérience de la Principauté, Joanna Spencer évoque les blessures et les nostalgies d'une princesse qui n'était pas celle d'un conte de fées. Un portrait réaliste à mille lieues d'une biographie fleuve. À l'occasion de la sortie du film -Grace de Monaco-, d'Olivier Dahan.

  • Qui fut la première garce de l'Histoire ? Ève, bien sûr, doyenne de toutes celles que nous adorons détester ! Qu'elles soient chattes de gouttière, chasseuses d'héritiers ou salonnières sadiques, cocottes ou pire-que-jolies, belles-mères ou femmes couguars, elles ont connu les désillusions de la vie avant de se décider à prendre leur revanche.

    Afin de décrypter cette Garce Attitude, Jean-Noël Liaut croque une série de portraits empruntés pour beaucoup au monde des arts. Il fait se croiser entre autres Mme du Deffand, Marlène Dietrich, Bette Davis, Arletty, Louise de Vilmorin, Tamara de Lempicka, toutes griffes dehors, et conseille aux lecteurs sensibles d'activer leur GPS (Garce Protection System).

  • Ciné miscellanées

    François Guérif

    • Payot
    • 3 Octobre 2007

    Les interprètes de tarzan, les plus mauvais remakes, les films classiques détournés en porno, françois truffaut et le cinéma d'auteur, claude chabrol et sa conception de la mise en scène, les visages de sherlock holmes, le rôle éternellement néfaste de la censure, la pérennité du cinéma de genre, les critiques qui perdent la tête...
    Composé de citations, définitions, déclarations, listes diverses, petites histoires en marge des tournages, interviews (souvent inédites), ce livre offre, au gré des souvenirs de françois guérif, de ses lectures, de ses rencontres avec les plus grands réalisateurs, scénaristes, comédiens, techniciens français et étrangers, à la fois la savoureuse illustration d'une qualité de plus en plus rare de nos jours : la curiosité, et une promenade ludique au royaume du 7e art.

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