Arts et spectacles

  • Barbara

    David Lelait-Helo

    • Payot
    • 3 Octobre 2007

    " la chanson est une conversation ", se réjouissait barbara, disparue en novembre 1997 à l'âge de soixante-sept ans, et c'est bien une conversation que renoue david lelait-helo en mêlant à son récit biographique les mots de celle qui se voulait une " murmureuse " - paroles de chansons, interviews, confidences...
    De barbara il traduit les colères et le mal de vivre ; avec elle il feuillette le livre jauni de ses amours, il égrène les souvenirs d'une enfant juive que la guerre a jetée sur les routes, d'une fillette dont le père a sali l'insouciance, d'une femme qui a renoncé au couple pour chanter comme on prend le voile. " refaire le chemin de sa vie, confie-t-il, c'est s'enfoncer dans des forêts profondes et tendre sa joue à des bruissements d'ailes.
    C'est aussi découvrir les fantaisies d'une espiègle dont les proches jurent qu'elle était la femme la plus drôle du monde, prête à tout pour une blague. "

  • Junkspace

    Rem Koolhaas

    On se souviendra du poème de Baudelaire : « La forme d'une ville / Change plus vite, hélas ! que le coeur d'un mortel ». En trois essais décisifs, Rem Koolhaas, l'enfant terrible de l'architecture contemporaine qui vient d'être distingué par le Lion d'or de la biennale de Venise, nous oblige à tourner la tête vers ce que nos villes sont devenues. Qu'est-ce qu'un paysage urbain ? Comment le décrire ? Comment s'y repérer ? Et que peut être aujourd'hui le travail de l'urbaniste ? Ces questions, Koolhaas ne les adresse pas aux spécialistes mais aux femmes et aux hommes qui vivent dans les villes, qui marchent dans les villes, qui veulent respirer dans les villes.Dans « Bigness », Koolhaas analyse les présupposés théoriques de l'architecture : sa place dans la pensée de la ville ; dans « La Ville générique », il observe la métropole contemporaine ; dans « Junkspace », il secoue bien des préjugés de la modernité.Koolhaas, qui fut aussi journaliste et scénariste pour le cinéma, est un écrivain. Il conçoit d'ailleurs la ville comme un grand récit où s'écrivent les récits de nos vies. Le lecteur se sentira pris par la main par cette écriture tendue souvent provocatrice, parfois lyrique et toujours précise. C'est tout autrement qu'il regardera son cadre de vie après avoir lu Junkspace. Il pourra, lui aussi, repenser l'espace urbain.Rem Koolhaas (né à Rotterdam en 1944) est architecte et urbaniste. Son agence l'OMA (Office for Metropolitan Architecture - Agence pour l'architecture métropolitaine) est mondialement connue pour ses contributions pratiques et théoriques à la réflexion sur l'urbanisme.

  •   À la manière des «Images de pensée» de Walter Benjamin, Rem Koolhaas s'interroge sur les profonds bouleversements qui touchent la nature même des villes contemporaines. Que ce soit Atlanta, Singapour, Paris, Lille, Berlin, Tokyo, Moscou, New York, Londres, une question revient : qu'est-ce que la ville aujourd'hui ? Pourquoi des architectes, des systèmes politiques, des cultures (américaine, européenne, asiatique) complètement différents en arrivent à des configurations relativement similaires ?

  • Un portrait insolite et souvent drôle d'Alfred Hitchcock, ou comment son caractère étrange, ses fantasmes meurtriers et sa passion pour les romans morbides expliquent autant de chefs-d'oeuvre cinématographiques. Quand la réalité rejoint la fiction, par le grand biographe français d'Agatha Christie, qui est aussi un grand maître de la littérature anglo-saxonne en général.

  • À travers le portrait de la Joconde et son histoire, c'est le personnage de Léonard de Vinci que nous dévoile Alberto Angela, et plus généralement c'est à la civilisation de la Renaissance qu'il nous initie avec ce même talent de conteur et de pédagogue qu'il a déployé dans «Empire» (2016) puis dans «Les Trois Jours de Pompéi» (2017). Un livre qui mélange des textes passionnants à quelque 190 illustrations en couleurs.

  • Attention, document exceptionnel ! L'une des plus belles découvertes dans l'oeuvre de Rembrandt a été révélée le 15 mai 2018 : un tableau jusque-là inconnu du Maître du siècle d'or hollandais. Pour Jan Six, son découvreur, qui l'a acquis chez Sothebie's en 2016, ce «Portrait d'un jeune homme» cumulait les obstacles : non seulement il n'était pas signé ni daté, mais il n'était pas non plus répertorié ! Pour vérifier son intuition, Jan Six a mis à contribution pendant un an et demi les laboratoires scientifiques des plus grands musées et les meilleurs spécialistes de Rembrandt (à commencer par Ernst van de Wetering, qui signe la préface). Tous ont ausculté l'oeuvre, ont mobilisé leur technique, leur savoir, leur expérience pour percer le mystère de ce tableau et l'authentifier. Ce livre est l'histoire de cette découverte et l'histoire de ce mystère élucidé. Dans la peau du découvreur et dans celle des spécialistes, il fait la biographie complète du tableau et raconte une traque très particulière, celle de la marque d'un génie, ce qu'on appelle sa «patte» et qui constitue son identité la plus secrète, la plus intime.

  • Journaliste à Lire, Isabelle Fiemeyer signe, plus qu'une biographie, un portrait intime qui dessine d'une écriture romanesque la vérité fragmentée d'une petite fille abandonnée devenue une figure majeure du vingtième siècle. Ce récit s'appuie sur des té moignages et des archives inédites pour saisir, derrière l'image publique, une personnalité discrète et tourmentée.
    « Ce n'est pas tout à fait une biographie, ce n'est pas un roman non plus, mais un récit intimiste dans lequel un auteur se prend d'affectio n pour son personnage et tente de le faire revivre à travers son propre regard... Isabelle Fiemeyer a choisi des chemins de traverse pour raconter l'enfance de celle qui se prénommait alors Gabrielle, expliquer sa soif de revanche, son comportement ambigu pendant la guerre, puis son retour sur la scène alors qu'elle avait dépassé l'âge de la retraite. »

  • Cezanne

    Frank Elgar

    • Payot
    • 7 Juin 2006


    " rien ne distinguait cézanne des bourgeois d'aix-en-provence.
    et c'est pourtant ce vieillard d'apparence falote, banale, étriquée, qui a jeté les bases de la peinture moderne. c'est ce bourgeois, le plus bourgeois des bourgeois français, qui fut, en son temps, le plus révolutionnaire des peintres. " parler d'un créateur aussi illustre que paul cézanne (1839-1906) n'implique pas qu'on lui attribue toutes les vertus ni que l'on confonde
    dans la même admiration tout ce qui est sorti de sa main.
    sans complaisance, frank elgar révèle ici le vrai visage de cézanne et montre dans son oeuvre les échecs et les réussites, les parties les moins convaincantes et celles oú s'est pleinement exprimé le génie du peintre.

  • Claude Chabrol est mort en septembre 2010. Du Beau Serge, son premier film en 1957, à Bellamy en 2009, il aura illustré tous les genres, du polar à la comédie, en passant par le documentaire, l'espionnage ou le drame, sans cesser de porter sur son prochain un regard lucide, voire féroce.
    Il dialogue ici avec François Guérif - qui fut pendant presque trente ans son ami et avec lequel il écrivit un splendide Comment faire un film (Rivages 2004, PBR n° 463) - non seulement sur son oeuvre de cinéaste, mais aussi sur sa vie, ses goûts, ses admirations, ses idées, sa philosophie. Un homme s'y révèle, à la fois généreux et sceptique, sérieux et moqueur, sincère et insolent : Chabrol tel qu'en lui-même, authentique, drôle, sans complaisance - et vivant.
    Une précédente version de ce livre, aujourd'hui épuisée, avait paru en 1999 chez Denoël sous le titre Un jardin bien à moi. Pour la présente édition, la filmographie a été révisée et actualisée, des photos ont été ajoutées, et surtout le livre comporte :
    - un entretien inédit avec Chabrol à l'occasion de la sortie de La Demoiselle d'honneur en 2004 ;
    - un large extrait du scénario du Bal des obscurs, ultime film sur lequel Chabrol travaillait au moment de sa disparition ;
    - le texte de Musique douce, l'une des deux nouvelles policières que Chabrol écrivit et publia en 1950 dans Mystère Magazine, alors qu'il ne pensait pas encore à faire des films.

  • Le modèle de la série populaire, analysé dans le tome 1 (L'appel du happy end), a démontré son efficacité. Pourtant, la plupart des séries qui font réellement date (Game of Thrones, Les Revenants, Luther, etc.) le transgressent en partie : elles sont plus sophistiquées, leur traitement est davantage cinématographique que télévisuel, et elles sont beaucoup plus ambiguës sur le plan moral : un gentil prof de chimie qui fonde un empire de la drogue, un assassin qui devient pape, une reine qui couche pour retrouver son royaume. A partir d'oeuvres qui s'aventurent sur des terrains plus inattendus et aux ambitions artistiques plus marquées (quitte à se révéler parfois plus élitistes), ce second volume de L'Art des séries télé explore le goût du mal qui semble s'être emparé de notre société.

  • Alma Mahler

    Catherine Sauvat

    • Payot
    • 4 Février 2009

    Connue pour son appétit des hommes - et non des moindres puisqu'elle a séduit Gustav Klimt et Alexander von Zemlinsky avant d'épouser Gustav Mahler puis Walter Gropius et enfin Franz Werfel, sans oublier une relation avec Oskar Kokoschka - Alma a mené une vie trépidante consacrée à ses génies et gouvernée tout à la fois par la passion et le dépit, la naïveté et le calcul. Elle-même fille de peintre et mère de sculptrice, elle a joué au cours de sa longue existence (1879-1964) un rôle majeur dans les milieux artistiques de Vienne, Berlin, New York et Beverly Hills - femme fatale pour les uns, muse merveilleuse pour les autres. On a longtemps prétendu qu'elle avait dû sacrifier à Gustav Mahler ses dons de compositrice. La vérité est à l'image de celle que Thomas Mann surnommait la " grande veuve ", tout aussi touffue et contradictoire, avec un vrai talent pour l'édification de son propre mythe. Grâce à des sources peu connues, ce portrait aborde sous un angle nouveau aussi bien la musicienne que l'égérie et la mémorialiste. II révèle également Les côtés sombres d'Alma, notamment des opinions antisémites que n'ont ébranlées ni ses mariages ni l'exil.

  • Qu'est-ce qu'un faux ?

    Zeri Federico

    L'ouvrage rassemble plusieurs conférences et entretiens de Federico Zeri (1921-1998), dont plusieurs livres importants ont déjà été traduits en français chez Rivages depuis les années 1980. En quelques dizaines de pages, il dresse ici une fresque fascinante du destin des images de l'Antiquité à nos jours, scandée par la séparation entre Rome et Constantinople, l'apparition de l'Islam et le schisme orthodoxe.

  • Une semaine avec Marylin

    Colin Clark

    • Payot
    • 14 Mai 2008

    En 1956 à Londres, le jeune Colin Clark est l'assistant de Laurence Olivier, qui tourne Le Prince et la Danseuse et partage la vedette avec Marilyn Monr?. Elle qui aspire au rang d'authentique comédienne est traitée comme une blonde écervelée par son partenaire et comme une enfant difficile par Arthur Miller, son nouveau mari. Le sex-symbol du grand écran tente alors de noyer son mal-être en séduisant Colin. Entre le 11 et le 19 septembre se noue une étrange idylle faite de longues conversations et d'escapades. Mais que se passera-t-il lorsque le garçon se retrouvera assis au bord du lit de Norma Jean ?

  • Frank Sinatra (1915-1988) n'a jamais tué personne et s'est toujours défendu de tout rapport avec la mafia ; pourtant les gangsters peuplèrent sa vie, tant professionnelle que privée. Il fut l'ami du parrain des parrains, Lucky Luciano, et l'ambassadeur des patrons de la pègre auprès du clan Kennedy.
    Bien loin de l'image policée que le crooner donnait à ses fans, il partageait beaucoup plus que les origines italiennes des mafieux ; il avait fait siens leurs codes, leurs moeurs, leur soif de pouvoir. Succès, fric, femmes et influence : seul un pacte avec le diable pouvait exaucer les désirs de "Big Frank". Avec des amis aussi susceptibles, le véritable talent de cet artiste en eaux troubles fut de rester en vie.
    C'est la premièer fois qu'un livre sur Sinatra explore ses relations avec la mafia de manière sérieuse, mais dans un style qui confère à une sombre réalité les accents d'un roman noir.

  • Peur de bafouiller, d'avoir un trou noir, de ne pas être à la hauteur, certitude soudaine au moment d'entrer en scène d'être un banal imposteur. Cent acteurs confient leur trac. Et tous leurs trucs pour se sentir forts, rester justes malgré tout, jusqu'à ce que le plaisir supplante la peur.
    Cris de guerres, rituels individuels ou collectifs, bougie parfumée dans le nid douillet de la loge...
    Tout existe, des comédiens qui se recueillent, se transforment et ne jouent jamais sans leurs grigris, à ceux qui préfèrent débouler sur scène et ne surtout rien sacraliser. Pas de recette unique donc, chacun son truc. Mais une clé essentielle : avoir une relation assumée avec son trac.
    Trois psy (Lise Bartoli, Robert Neuburger et Laurent Chneiweiss) ayant chacun une approche différente viennent en contrepoint éclairer la question du trac.

  • James dean

    Meyer-Stabley Bertra

    • Payot
    • 1 Septembre 2005

    Il y a un demi-siècle, le 30 septembre 1955, un jeune homme de vingt-quatre ans devenu une star du grand écran en quelques mois se tuait au volant de sa Porsche, sur la route de Salinas en Californie. James Dean entrait dans la légende ; il n'avait joué que deux pièces et tourné que trois films, mais, comme l'a écrit Malraux, « la mort transforme la vie en destin ». C'est ce destin exceptionnel de fulgurance que raconte Bertrand Meyer-Stabley avec cette verve et cette sensibilité qui ont fait de sa biographie de Rudolf Noureev chez Payot un grand livre. Né en février 1931, Jimmy passe la plus grande partie de son enfance à la campagne dans l'Indiana après la mort prématurée de sa mère. Son air angélique et boudeur lui confère un charme particulier qui le fait aimer de ses professeurs mais mépriser par ses camarades. Le théâtre l'attire, il ne veut pas devenir fermier : élève à l'Actor's Studio, il lui faut deux ans pour conquérir Broadway. Avec À l'est d'Éden (1954) un nouveau type de héros de cinéma voit le jour, un héros juvénile, tourmenté et rebelle. Bisexuel, il multiplie les aventures, mais une seule le marquera : sa romance avec l'actrice Pier Angeli. Après avoir tourné coup sur coup La Fureur de vivre et Géant, il signe un contrat de neuf films avec la Warner qui s'engage à lui laisser en diriger deux, mais l'accident fatal vient couronner sa brève carrière mieux qu'aucun film. « Il est mort au bon moment, dira Humphrey Bogart. Il a juste eu le temps de devenir une légende. S'il avait vécu plus longtemps, il n'aurait jamais pu l'assumer. »

  • Parce que son arrière-grand-père hollandais était un grand bibliophile et que lui-même est un Honnête Homme du XXIe siècle, il n'est pas étonnant que Philipp Blom se soit lancé dans un projet aussi ambitieux qu'une histoire des collectionneurs, tout à la fois intime et universelle. Il fait voisiner l'empereur Rodolphe II, qui à Prague rassembla tant de chefs-d'oeuvre et d'objets insolites à la fin de la Renaissance, et un Londonien d'aujourd'hui qui accumula un demi-million d'emballages domestiques, tandis qu'au XIXe siècle l'Autrichien Franz Joseph Gall, grand amateur de crânes, croise au fil des pages l'Anglais Thomas Phillips, persuadé de pouvoir constituer la bibliothèque la plus complète de l'humanité.

    Par-delà l'exploration des collections, l'auteur décortique la psychologie des collectionneurs. Reprenant l'idée de Walter Benjamin selon laquelle leur passion confine au chaos des souvenirs, il nous raconte comment ceux-ci s'emploient à mettre de l'ordre dans le désordre du monde, et nous rappelle en outre que dans notre société de consommation nous sommes tous des collectionneurs à notre façon.

    Véritable cabinet de curiosités, ce livre mêle habilement l'érudition au plaisir, sous la plume d'un historien qui est aussi romancier.

  • L'oeil pense

    Jean-Pierre Barou

    • Payot
    • 16 Octobre 2002

    L'Occident a baptisé " primitives " les sociétés africaines ou océaniques qu'il découvrait - autant de peuples soi-disant dotés d'une mentalité " mystique et prélogique " qui les situait à un stade antérieur, voire inférieur, de la grande histoire de l'humanité.
    Ces conceptions ont d'abord été battues en brèche par des artistes, et non par des scientifiques : Picasso, Braque, Malevitch, Klee, Kandinsky s'inspirent des arts " nègres ", " primitifs ", et ne font plus la différence entre peinture savante et peinture populaire. Pour Jean-Pierre Barou, cette étrange convergence devient possible lorsque les peintres européens ne peignent plus ce qu'ils voient, mais ce qu'ils savent, de la même manière que les " primitifs ".
    Pour eux tous, la peinture ne sert plus à représenter le visible, mais à s'approcher de la connaissance, à montrer l'être au-delà des apparences, à guérir parfois.

  • Pendant trente ans, la jeune Yolanda Gigliotti, qui avait quitté Le Caire pour Paris avec des rêves pleins ses bagages, et était devenue Dalida, va jongler avec les modes.
    L'amie de François Mitterrand et de Gigi l'Amoroso est tour à tour chanteuse de guimauve, poignante interprète de refrains signés Ferré ou Brel et disco-queen en strass. Mais sous les fourreaux de lumière de la diva, Yolanda s'égare et se consume.
    Les trois hommes de sa vie se suicident. La mort creuse lentement son sillon. Dans un ashram en Inde ou dans les lectures de Jung et de Freud, elle cherche un sens à sa vie pour échapper à l'appel du vide qui la hante.

empty