Les Points Sur Les I

  • "Va-t'en petite, ta peur me fait peur, je ne comprends pas ce ventre ouvert, ces poings troués tendus vers moi, je ne veux pas comprendre. Je préfère ne jamais savoir ce qu'ils t'ont fait." "Je ne comprenais pas les mains partout, les coups, les corps. Je ne comprenais pas ce sourire malade et ces morceaux de corps dans le désordre qui se cognaient. Je n'arrivais pas à recomposer l'image. C'est comme si c'était moi qui me décomposais." "Laisse la porte ouverte laisse la porte ouverte sur les blessures comme ça tout le monde pourra voir.
    Ferme la porte ferme la porte sur ton corps comme ça personne ne viendra. On se disputait ma soeur et moi. Je voulais toujours fermer la porte. Elle voulait toujours la laisser ouverte. Cette dispute a duré des années. Mais au fond c'était un peu la même peur pour toutes les deux." "C'est le récit de ce qui se passe derrière les portes fermées et dont il ne faut pas parler. Moi j'en parlerai."

  • Ses photos furent interdites, les voilà obligatoires. Elles trônent, officielles, alors que ceux qui les distribuaient risquaient la prison.

    Aoun est revenu ! Il ne s'agit plus de lettres griffonnées à la va-vite sur les murs d'un pays d'où il fut exilé. Le voici Président, de retour au même palais d'où on le forçat à partir il y a 26 ans. Il avait perdu une bataille, aujourd'hui il gagne la guerre... de la Vérité ; de surcroît couronnée par la victoire contre le terrorisme libérant le territoire libanais de la présence armée des fondamentalistes.

    Michel Aoun est Président de la République libanaise depuis le 31 octobre 2016. Commandant en chef de l'Armée libanaise de 1984 à 1990 et fondateur du Courant Patriotique Libre (CPL), il a ses admirateurs et ses détracteurs, autant sur la scène internationale que dans son propre pays. Pourtant, peu connaissent, au-delà de la figure politique, l'homme.

    Dans ce livre-document, réalisé à partir d'entretiens accordés à la journaliste franco-libanaise Désirée Sadek, quelques mois avant son arrivée à la Présidence, c'est toute la philosophie de sa vie, ses combats, la finesse de son esprit, les questionnements du chef d'état et de l'humaniste que l'on découvre au fil des confidences. Ses discours les plus célèbres témoignent aussi de sa vision prémonitoire des événements qui secouent aujourd'hui l'actualité.

    En ces temps où tous les repères semblent vaciller au Moyen Orient comme partout dans le monde, il est important de revenir à l'essence de l'essentiel. « Ce que je crois » est ce livre qui se lit d'une seule traite mais aussi se savoure lentement, un peu plus chaque jour.

  • Saskia Hellmund est née en 1974 en RDA. Elle a 15 ans quand les manifestants envahissent les rues de Leipzig et de Berlin pour faire tomber le régime socialiste. Elle a 16 ans quand la réunification des deux Allemagnes est scellée. Alors, son pays natal n'existe plus, elle n'a plus de patrie.
    Dans son récit autobiographique "La fille qui venait d'un pays disparu", Saskia Hellmund témoigne de cette époque trouble qui a forgé sa personnalité. Elle décrit son vécu et livre en même temps une analyse des événements historiques qui ont changé le coeur de l'Europe il y a tout juste 25 ans.
    Lesmanifestations contre le régime est-allemand, les dangers, les incertitudes, les bouleversements pour la population, les conséquences de la réunification pour l'Allemagne de l'Est.l'analyse des faits historiques dévoile une autre vision de la fin de la Guerre froide, jusqu'alors inconnue en France.
    La Chute duMur a été un moment de grande émotion,mais également un choc pour les Allemands de l'Est. Devoir s'adapter du jour au lendemain à une autre façon de vivre, à d'autres valeurs et exigences, faire face aux fléaux de la société actuelle comme l'insécurité et le chômage : la nouvelle liberté acquise a eu une face cachée. Perdre son pays, ses habitudes et voir dévaloriser ses origines ont été des expériences traumatisantes.
    Saskia Hellmund est historienne de formation et a enseigné à la Sorbonne. Actuellement, elle travaille comme guide touristique en Bretagne.

  • « En cherchant Dieu, à travers l'islam, j'avais fini par trouver l'islamisme. Et cet islamisme, lemien, ici, en France, nem'a pas conduit à Dieu. Ilm'en a éloigné etm'a éloigné demoi-même ». Pourquoi un gamin sans histoire, brillant écolier a-t-il fini par perdre pied ? Est-ce le décès précoce de son père qui va l'enfermer dans la spirale de la délinquance ? La mort tragique d'un jeune de son quartier l'a-t-elle poussé à devenir islamiste ? Éviter les raccourcis, voilà ce à quoi nous invite Farid Abdelkrimen retraçant son itinéraire riche d'enseignements.
    Dans ce livre, cet homme désormais libre nous offre un regard inattendu, plein de fraîcheur et sans concession sur notre société. Au fil des pages se déclinent les raisons qui vont amener un adolescent en quête de sens et d'identité à devenir un zélateur acharné. Sont dépeintes quelques-unes des phases qui vont conduire un enfant de la République à devenir apatride. Et en décortiquant lesméandres,mais aussi la structure et lemodus operandi de l'organisation islamiste des Frèresmusulmans à laquelle il a appartenu durant plus d'une quinzaine d'années, l'auteur nous raconte pourquoi et comment il va finir par en sortir. Une sortie vers la lumière suivie de ce cri d'espoir salvateur.
    « Non, raisonnablement, je ne crois plus que Dieu m'ait confié la mission d'annoncer au monde entier que je suis le meilleur sous le seul prétexte que je serais dépositaire de sa religion. Il me semble plutôt que ses enseignements sont une invitation à partager, à condition de les incarner sciemment, des valeurs universelles qui respirent l'incitation à devenir meilleur. Les enseignements qui ressortent dema lecture de l'islam m'intiment également le devoir de fournir les garanties en actes que ce dont je suis porteur ne constitue en rien une menace pour autrui, pour son intégrité, pour sa liberté, pour ses convictions.Telle estma façon de me dire et d'être croyant désormais ».
    Un livre sans précédent, incontournable et haletant.

  • Najat Vallaud-Belkacem(ministre), Nadia El Fani (cinéaste), Rachida Dati (maire et députée européenne), Amel Brahim-Djelloul (soprano), Samia Ghali (sénatricemaire),Meriem Chadid (astronome), Zahia Ziouani (chef d'orchestre) ZohraMahi (avocate) et 9 autres femmes célèbres, arabes ou nées de parents arabes, sont parvenues aux plus hautes marches de la société française. Elles ont osé et n'ont jamais rien lâché.
    Ces « égéries venues d'orient » n'ont pas accepté de se laisser traiter d'inférieure par quiconque. Elles ont en commun la passion, le courage, l'intelligence, la force de travail, et, avant tout, la capacité à résister aux échecs. Pour elles, la fatalité n'existe pas.Malgré leur situation familiale, leur éducation, leurmilieu social, elles ont eu l'audace de vouloir réussir. Les réunir dans ce livre (sans partie pris pour les politiques, puisqu'elles sont de droite comme de gauche) est une façon de leur rendre hommage.
    Nous donnons la parole à ces dix-sept femmes qui se racontent. Elles nous révèlent leur lutte intérieure pour gérer deux cultures, leurs efforts pour étudier et leurs combats pour parvenir au sommet. À l'évidence il leur a fallu plus de talents que les autres.
    Suivons pas à pas, depuis leur enfance, les douleurs, les embûches, les états d'âme et les succès de ces « guerrières », qui, la détermination en bandoulière, ont su se réaliser. Elles répondent à la question : comment s'émanciper de son milieu d'origine, etmettre àmal les stéréotypes ambulants pour devenir soi-même et faire partie des élites de notre pays ?
    Rien demilitant dans cet ouvrage. Ce recueil de portraits est un antidote aux clichés occidentaux. Il vient conforter les bienfaits du métissage et de l'ouverture. Il reflète une réalité : l'avenir ne se fera pas sans ces femmes libres, insoumises et audacieuses. Pionnières elles servent demodèles aux plus jeunes.
    Parcourez ces pages comme « un regard sur lemonde. »

  • La Palestine vit sous l'occupation de l'État Israélien depuis 1947. Aujourd'hui, la colonisation continue de ronger la terre de ce peuple malheureusement trop connu, si bien qu'il ne restera bientôt plus que 14 % du territoire pour un éventuel futur État.
    Quel État pour les Palestiniens ? Quelle identité ? Palestine et Palestiniens sont des termes qui n'existent plus pour les autorités israéliennes.
    Pourtant, ce pays vit encore.
    Sur les pas d'Allain Graux, l'auteur nous fait voyager de Jérusalem à Silwan, d'Haifa à Tel-Aviv et de Ramallah à Naplouse et Jéricho. Il nous emmène dans les rues et sur les routes à la rencontre de la vie palestinienne - qu'elle soit en Cisjordanie ou en Israël.
    Le Mur, le keffieh, La maison d'Abraham, ses dattiers et ses oliviers... ce livre nous fait (re)découvrir ce qui pour beaucoup, n'a été entrevu qu'au travers de documentaires, de reportages ou de livres... Les rencontres avec tous les acteurs de ce pays, les nombreuses associations, les personnalités palestiniennes et israéliennes, confèrent à ce livre une humanité certaine, pleine de sensibilité et d'écoute partagée.
    On y découvre une Palestine tout autant éclatante que tourmentée.

  • Je suis de l'avis de cet exilé russe opposé à Staline, qui n'a eu cesse de le combattre et qui s'est consacré à la philosophie après sa mort : le pouvoir autoritaire doit être dénoncé avant sa disparition, sinon l'intellectuel engagé participe par son silence à sa reproduction sous une autre forme.
    Haytham Manna aurait souhaité n'avoir jamais pour devoir le récit des parias de Damas. Les pouvoirs en place et son état d'urgence, contraint et permanent, en ont voulu autrement. Les mots lui ont été arrachés par nécessité, pour ne pas être coupable. Les Parias de Damas c'est le récit de sa vie, de son pays, la Syrie, de tous les exilés et des semis-citoyens torturés, emprisonnés, tués pour avoir voulu récupérer ce sur quoi l'oppresseur veut garder contrôle : la liberté.

  • Une introduction sous forme de cahier de voyage toute en illustration à la découverte et à l'étude de la ville mythique de Damas, ainsi qu'à l'histoire de son pays et de la culture musulmane.

  • Dans la jungle des mentions, obligatoires ou pas, des médailles, des macarons, des allégations et la savane du pur marketing, dont les imprimés envahissent les moindres recoins des emballages des produits alimentaires, il n'est pas toujours évident pour le consommateur de trouver son chemin. Ce guide qui se veut, à la fois, simple et utile mais surtout pratique, vous fournira un outil de lecture pour apprendre à regarder l'étiquette d'un aliment non plus comme une simple décoration de l'emballage mais comme une véritable source d'information. Vous lirez l'étiquette comme on lit un roman policier : avec circonspection et à la recherche des indices qui prouvent que vous avez fait le bon choix !
    L'auteur, expert en droit alimentaire, est surtout un simple consommateur confronté comme nous tous à la corvée des courses et aux dilemmes du bon choix pour sa santé et celle de ses proches.

  • Limoges, 25 décembre 1095, Jérusalem, 14 juillet 1099 : plus de trois années ont été nécessaires à Guillaume et à sa famille pour rejoindre la Ville sainte. Trois années de souffrances, de misères et d'éblouissements au cours desquelles il apprendra beaucoup, sur l'Orient, sur la vie et sur lui-même. Un roman historique d'une surprenante actualité.

  • Vingt cinq portraits d'hommes de toutes conditions sociales et d'âges se confient sur leurs engagements pour la cause féminine, chaque portrait fera l'objet d'une interview et d'une photo.

  • Devenir patiente alors que l'on est soi-même soignante, de surcroît avec des engagements forts, est une expérience empreinte de bon nombre d'interrogations.
    Si la personne est restée la même, les rôles se sont inversés et le regard sur la fonction est dès lors perçu différemment.
    Forte de cette expérience, l'auteure s'engage vers une réflexion, une prise de conscience et donc une remise en cause d'un système devenu obsolète où les personnels de santé perdent leurs repères au bénéfice de la rentabilité.
    Son constat est sans appel : le système de santé est en crise. Les malades ont de plus en plus de difficultés pour se soigner, les personnels soignants souffrent du démantèlement des équipes de soins qui aggravent leurs conditions de travail.
    Des financements pour la santé et l'amélioration de notre système de soins se réduisent à leur plus simple expression, pour l'hôpital mais aussi pour développer et renforcer les actions de prévention et améliorer la qualité de vie.
    C'est cette remise en cause de nos modèles de fonctionnement que l'auteure dénonce dans cet essai, forte d'une grande expérience, elle propose des solutions d'autant que l'enjeu est de taille puisqu'il touche chacun d'entre nous.
    Les solutions existent, elles sont à portées de mains, elles sont liées à la volonté de mettre la politique des soins et donc des moyens de la santé publique au service des patients et non à celui de l'argent Roi.

  • Tabous de notre société : celui que personne ne veut ni voir, ni entendre : le viol des enfants.
    Accompagnez ce troupeau hors du commun, sur les chemins tortueux d'une vérité concernant notre société contemporaine, racontée avec une pointe d'humour, de sarcasme, d'agacement, de colère et de poésie.
    Investissez ce livre de votre regard, de vos pensées, de vos commentaires, de vos ricanements. Soyez choqués, attristés, abasourdis, indignés mais que plus jamais ce sujet ne vous laisse indifférents.

  • Après avoir vécu quelques temps auprès des migrants clandestins, échoués à calais dans leur périple pour atteindre l'angleterre, j'avais décidé de livrer un récit de ce que j'ai vu et entendu, de l'oppression quotidienne que vivent ces apatrides, ces indésirables que l'europe se jette d'un etat à l'autre et qui ont pour seul tort d'avoir quitté un pays sans espoir d'avenir...
    Il y a cinq ans fermait sangatte et depuis presque rien n'a changé. ces cinq ans furent cinq ans d'humiliation, de traque, de peine, de violation des droits humains. les bénévoles eux, sont fatigués, mais continuent ce qu'ils estiment être juste : soutenir, aider, lutter, agir pour les migrants. a midi les exilés de calais se bousculent autour de la cabina où les associations ont du mal à fournir suffisamment de repas pour tous.
    J'y suis donc allé, j'ai vécu trois semaines avec eux, le jour comme la nuit... voici mon récit...

  • Noémi, le personnage principal de ce récit, est une femme à l'orée de la cinquantaine, gauchiste, alter-mondialiste, libertaire, pacifiste et -enfin et surtout - féministe.
    Elle décide d'ouvrir la première agence de détectives pour dames, l'agence des MTT (Meufs Tous Terrains), qui a pour but de « poursuivre et châtier » les « hommes violents, harceleurs, sexistes et misogynes ».
    Un local bancal au coeur de Belleville sert de siège social, et les missions déjantées arrivent les unes après les autres.
    Elle travaille en collaboration avec des amis aux origines ethniques et culturelles extrêmement variées : le patron maghrébin du « Bar des Amis », Omar, une Russe baroque et peroxydée, Svetlana et une prof de fac guadeloupéenne, Rita,..
    Le récit des aventures de ces « pieds nickelés en jupons » est écrit dans un style enlevé, humoristique, vif. Ces « chroniques » bénéficient d'une forte dose d'humanisme et de tolérance.
    Les relations loufoques avec les uns et les autres, entre autres péripéties improbables, nous introduisent dan un univers bédéesque et visuel où il est passionnant de s'attarder.
    La réussite de cet ouvrage c'est la présence d'un vrai ton, original, tendre et insolent, qui forme un ensemble tonique, décalé, roboratif, corrosif.
    Bref, à lire séance tenante.

  • Samedi 3 décembre 1983, ils arrivent à Paris accueillis par 100 000 personnes dans une ambiance de fête. Ils ? Ce sont lesmarcheurs partis deMarseille le 15 octobre 1983 dans l'indifférence quasi-générale des politiques, desmédias. Ils réclament la condamnation des trop nombreux crimes racistes, l'égalité des droits, la carte de séjour de dix ans et le droit de vote pour les étrangers.
    Au fur et àmesure des kilomètres parcourus, l'intérêtmédiatique s'emballe. Dans l'euphorie générale, la France se prend à se rêver plurielle. Désormais, ces jeunes ne sont plus seulement des enfants d'immigrés. Si leurs parents n'osent pas réclamer leurs droits, eux se veulent des acteurs à part entière de cette société française qui peine à les intégrer.
    Cettemarche pour l'égalité et contre le racisme, rebaptisée par les médias «marche des beurs », est considérée comme un acte fondateur pour un grand nombre demilitants anti-racistes. Si pour certain, c'est la date symbolique d'une prise de conscience politique, elle est pour d'autres, le symbole des promesses trahies.
    Car trente ans plus tard, les revendications sont les mêmes : lutter contre les inégalités, les discriminations et les violences policières. Et malgré d'énième « plansMarshall », les banlieues sont plus que jamais ghettoïsées et régulièrement prises de secousses comme à Vaulx-en- Velin (1990),Mantes-la-Jolie (1991), sans oublier celles de 2005.
    Seront-ils toujours condamnés àmarcher ?

  • Ce livre n'est pas un livre historique de plus sur le Front Populaire. Beaucoup d'autres ouvrages ont été, et seront consacrés à cette aventure sociale. Il évoque une page particulière, celle de l'avènement, dans des conditions particulières d'un temps enfin libéré de la tutelle du travail. Certes ce temps libéré n'est pas encore un véritable temps libre, mais pour la première fois de leur histoire, les ouvriers ont, en 1936, gagné un " temps à eux ". Cette victoire, le mouvement ouvrier le doit d'abord à lui même : l'aspiration à désserrer l'étau du travail et à disposer d'un temps à soi, traverse alors toute l'histoire sociale du pays

  • Dans cette lettre ouverte aux humanistes et aux socialistes, Pierre Henry se livre à un plaidoyer pédagogique, efficace et sans concession en faveur d'une vision de l'immigration qui allie respect, solidarité et responsabilité. Déserté depuis de nombreuses années par la gauche, le thème de l'immigration est instrumentalisé par la droite avec pour objectifs d'attirer les voix des électeurs du Front national, de conquérir le pouvoir et de le conserver. Dans une France en crise d'identité et de confiance, l'utilisation des peurs s'avère dramatique pour l'équilibre si fragile de notre cohésion sociale. Le vivre ensemble mérite pourtant mieux que quelques mythes simplificateurs. Mais que dire, que proposer face à un discours dominant tellement simpliste qu'il semble devenu évidence ? Le plus souvent désarmée, la gauche n'a pu opposer à ce populisme que son angélisme ou son adhésion aux discours de sélection et de sécurité qui sont autant de fausses pistes. Cette lettre ouverte déconstruit le discours dominant, explique les termes de l'immigration, relève l'ampleur et la nature des défis qui sont à la source des migrations, indique un chemin. Celui d'un humanisme raisonné, force de proposition, fidèle aux valeurs de respect et de solidarité, sûr de son identité. Tel est le sens du message que Pierre Henry veut transmettre à tous ceux qui partagent ce combat. Pierre Henry est Directeur général de l'organisation France Terre d'Asile, spécialiste des questions de développement, d'immigration et d'asile.

  • Dans cemémoire l'auteure témoigne de son profond attachement à son activité hospitalière dans la ville de son enfance et de sa prise de conscience progressive des violences pouvant être exercées sur les soignants hospitaliersmais aussi dans d'autres secteurs professionnels, principalement l'industrie automobile.
    Ayant été involontairement témoin et victime d'une véritable dérivemafieuse lors de ses dernières activités au Service d'Urgences dont elle a été évincée en novembre 2000 elle décidé de diffuser l'information de son mieux en tentant de lancer une procédure juridique, en alertant l'Inspection du Travail, la presse locale, en intervenant brièvement dans des débats publics à compter de 2005 puis la procédure ne démarrant pas en rédigeant ce mémoire.
    Elle était d'autant plusmotivée pour cette lutte que dès octobre 2000 elle a été informée du suicide récent de quatre médecins hospitaliers consécutifs à des pressions au sein de l'hôpital dont un à Fréjus par balle de revolver face au bâtiment de l'administration. Elle a progressivement découvert l'existence au centre Hospitalier de Toulouse d'un directeur ''fossoyeur ''ayant à son actif 600 licenciements.
    Au fil des années jusqu'en 2013 quelques livres, quelques films, le contact quotidien avec des patients issus de divers milieux professionnels lui ont permis d'appréhender les tristes réalités du monde du travail actuel. Afin d'extrapoler la situation toulousaine elle contacte Peugeot-Mulhouse, le Techno-centre, le Centre Hospitalier de Nantes et est informée sur un drame survenu au Centre Hospitalier deMontpellier dirigé par un ancien Commandant de police.
    A défaut d'avoir pu déclencher puismédiatiser une procédure pénale elle souhaite que cemémoire constitue unemodeste trace des souffrances endurées par d'honnêtes travailleurs dont la santé est dangereusementmise en péril au sein de l'entreprise.
    Elle dédie à son frère, fidèle compagnon de lutte de 1997 à 2010, trop tôt disparu cette année là. et à son père, héros de la première Guerre Mondiale décoré de la Légion d'Honneur.

  • Dans les années 83-85 le racisme était à son comble : bavures policières,meurtres d'arabes et d'antillais, alliance RPR -FN à Dreux et vedettariat (déjà !) de Le Pen.
    SergeMalik croyait au combat antiraciste comme moyen efficace pour vaincre l'intolérance, l'exclusion et les inégalités sociales.
    Il trouve enfin un espace au sein duquel il pourrait s'exprimer et aider les jeunes à comprendre et à se faire comprendre. Sans lamoindre hésitation, il laissa tomber son métier de comédien et s'engagea à fond dans SOS.
    Pour en finir avec cette « Histoire secrète » Je ne fais pas ici acte de repentance ou de reniement. Cependant, je suis bien obligé de regarder avec mes yeux etma capacité d'analyse d'aujourd'hui des événements et des actes que je lisais à travers le brouillard épais de la déception.
    Je ne vais pas ici reprendre les arguments du livre et refaire l'histoire, car de l'eau a coulé sous les ponts et l'antiracisme est aujourd'hui tellement obsolète comme support de lutte contre les discriminations qu'il n'est pas dansmes intentions d'en discuter, pas plus que de ce qui a fait de ce livre un témoignage authentique et véridique de la captation par SOS racisme d'un mouvement beur qui n'a jamais existé.

  • Le 27 octobre 1962 disparaissait, dans des circonstances non élucidées à ce jour, EnricoMattei, le bouillonnant président de l'Ente nazionale idrocarburi (Eni). Avec sa disparition, s'annonçait le retour progressif de l'Italie dans le giron d'une politique occidentale atlantiste. L'Eni, cemastodonte de l'économie italienne, a permis au pays de passer d'une économie agraire au statut de nation industrielle respectée de ses pairs et appréciée du Tiers-Monde et des pays orientaux en raison de la politique anticolonialiste et des conceptions égalitaires de son président. Dans cet ouvrage, l'auteur nous propose de découvrir un épisodeméconnu de la vie d'Enrico Mattei, celui des accords pétroliers tuniso-italiens et de leur importance dans un contexte régional des plus agités entre la décolonisation douloureuse, les nationalismes arabes en construction et le drame palestinien.

  • Le 25 mars 1957, l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas signent à Rome un traité : ainsi est crée la Communauté économique européenne (CEE).
    60 ans d'Europe donc élargie depuis à 28 ; La genèse de cette union économique est abordée sans complaisance ni flagornerie. L'auteur invite le lecteur à une analyse sérieuse : « Allons au point de départ. Voyons comment cette idée d'Europe a germée, voyons ce qu'elle a apporté de bon, réfléchissons sur ce qu'elle pourrait apporter encore, au lieu de tout rejeter ».

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