Langue française

  • « Pensez avec votre cerveau droit ! » : derrière cette injonction familière se cache une vision binaire, celle d'un hémisphère droit siège de la créativité, de l'intuition, de la spiritualité, etc. qui serait sous la coupe d'un hémisphère gauche analytique et froid. Or les neurosciences ont montré qu'il était temps d'en finir avec ces mythes éculés.
    Médecin et chercheur, Paolo Bartolomeo révèle dans cet ouvrage une tout autre réalité, à l'issue d'une passionnante enquête scientifique reposant sur de nombreux cas cliniques. Reconnaître un visage et l'émotion qu'il exprime, apprécier la musique, s'orienter dans l'espace ou encore avoir conscience de son propre corps : les « vrais » talents du cerveau droit composent un paysage d'une richesse insoupçonnée et fondent une large part de notre humanité.

  • Pour trouver le sens caché de la fin du XXe et du XXIe siècle, il faut confronter plusieurs notions, comme le travail sans fin, la fin des relais (qui se faisait par le biais familial), et le capital humain tout juste commencé.

  • Jusqu'où l'Univers s'étend-il ? Est-il fini ou infini ? Et si l'infini n'était qu'une illusion ? Si notre Univers était tel une galerie des glaces ? À ces questions, bien plus anciennes que l'astronomie, les plus récents outils scientifiques commencent à apporter une réponse.
    L'enjeu est de taille : définir la forme globale de l'Univers. Les données recueillies en 2003 par le satellite WMAP, qui observe le fond diffus cosmologique, permettent de confirmer une proposition étonnante : l'Univers se refermerait sur lui-même. Il serait fini sans être pourvu de bord. Nous serions donc victimes d'une illusion : l'Univers réel aurait une taille inférieure à l'Univers observable. Si cette hypothèse se révélait exacte, le bond intellectuel serait comparable à celui que franchit l'homme lorsqu'il comprit, il y a déjà bien longtemps, que la Terre n'était pas plate mais sphérique.
    Toute réponse suscite bien sûr de nouvelles questions. Car il ne suffit pas de comprendre que la matière impose une géométrie à l'espace, il faut encore que nous découvrions ce qui fixe la forme du cosmos. Une telle aventure pourrait même nécessiter l'élaboration d'un modèle cosmologique fondé sur une théorie plus complète que la relativité générale d'Einstein...

  • Il y a trente ans encore, personne n'aurait imaginé qu'il existerait bientôt à nouveau, sur les rives d'un fleuve aussi pollué que le Danube, des populations de castors sains et capables de survivre. Quant aux chevreuils, il est probable qu'ils «n'ont jamais été aussi heureux que de nos jours», profitant de la surproduction de l'agriculture et de la sursaturation du sol en azote.
    Telles sont les «surprises écologiques» que nous réserve cet ouvrage, prompt à remettre en cause les vues catastrophistes et inexactes qui se sont diffusées avec la mode de l'écologie. Celles-ci recourent souvent de façon abusive aux notions d'équilibre naturel ou d'économie de la nature, malencontreusement érigées en dogmes : car, lorsqu'un paysage menace d'être modifié par le tracé d'une route, il s'agit rarement d'une nature originelle et intacte, mais bien plutôt d'un substrat déjà transformé par l'homme. Etudiant le devenir de différentes espèces animales sur des sites déterminés, Josef Reichholf nous invite à faire confiance au jugement de la nature, à mieux évaluer ses dynamismes et ses capacités d'adaptation pour distinguer, précisément, les dangers véritables et les menaces fantasmées.

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