Vie pratique & Loisirs

  • Culture écologique

    Pierre Charbonnier

    • Presses de sciences po
    • 17 Février 2022

    Il faut se rendre à l'évidence : il se passe quelque chose de nouveau sous le soleil. Les majestueux processus physiques et chimiques qui organisent le système Terre, la trajectoire évolutive du vivant, la composition des sols, des eaux, tout cela porte désormais la marque des activités humaines. Des indications scientifiques, collectées par une myriade de dispositifs d'observation et de mesure répartis autour de la Terre, nous permettent d'appréhender l'ampleur du bouleversement en cours.

  • La tragédie de la croissance

    Gilbert Rist

    • Presses de sciences po
    • 3 Mai 2018

    La crise sociale et environnementale est celle de la « science » économique dominante Chacun sait qu'une croissance infinie dans un monde fini est impossible mais tout le monde fait comme si cela n'était pas vrai. Nous sommes collectivement affligés d'une dissonance cognitive : pour assurer notre confort psychique, nous renonçons à considérer la vérité qui nous embarrasse en espérant que, finalement - mais sans trop savoir comment - tout finira par s'arranger. Pendant ce temps, la liste de nos malheurs (inégalités, réchauffement climatique, pollution, disparition progressive de la biodiversité, etc.) ne cesse de s'allonger. Pourquoi en sommes-nous arrivés là et comment pouvons-nous nous en sortir ?
    Gilbert Rist interroge la place de la « croissance » dans nos sociétés. Il montre comment la théorie néo-classique, actuellement dominante en économie, fondée sur des présupposés anciens, liés aux savoirs limités d'une époque, n'est plus adéquate pour faire face aux problèmes qui se posent au monde. Pourtant, notre addiction à la croissance paraît impossible à sevrer tant le fonctionnement de nos sociétés est fondé sur elle. Fidèle à cette lecture du monde, nous préférons, par exemple, instaurer la règle du pollueur payeur, c'est-à-dire tenter de polluer moins pour polluer plus longtemps, plutôt que de penser l'après-croissance. Il existe pourtant des propositions à explorer et à mettre en oeuvre que cet ouvrage nous invite à découvrir.

  • Deux degrés ; ce qu'ils impliquent

    Edwin Zaccaï

    • Presses de sciences po
    • 16 Mai 2019

    Deux degrés. Cela semble peu. C'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en train de se produire et leur gravité est destinée à augmenter. Pourquoi ne parvenons-nous pas à agir assez vite pour respecter un objectif solennellement acté par les gouvernements du monde ?
    Le niveau de dépendance de nos sociétés au carbone est sous-estimé : il n'est pas que technique et économique. Il est culturel. Chacun d'entre nous vit sans se douter que l'équivalent d'une centaine d'esclaves travaillent quotidiennement pour lui. Les énergies fossiles, pétrole, gaz, charbon qui génèrent cette énergie, constituent un soubassement aussi diffus que puissant de nos sociétés. Pourtant, sans une réduction drastique de leur utilisation, les impacts climatiques ne pourront que croître.
    Plutôt que d'imaginer un changement radical chaque fois postposé, la seule option est l'engagement dans des voies qui, si elles ne satisfont pas à l'ampleur de l'objectif, réduiront (un peu) l'étendue des risques et prépareront un futur moins carboné.
    Ce livre étudie le profil de ces différentes formules à travers des auteurs et des acteurs qui s'y inscrivent. Il tente de mesurer les possibilités de révolutions et d'évolution pour que l'adaptation à un monde invivable ne soit pas l'unique option.

  • Penser l'anthropocène

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    • Presses de sciences po
    • 1 Mars 2018

    Nous ne sommes pas dans une crise passagère, nous n'affrontons pas un problème sectoriel, nous nous trouvons dans une situation qui a globalement changé, et le changement est massif, durable et peut-être, à l'échelle humaine du moins, irréversible.
    Nous avons changé d'époque. C'est ce qu'indique le mot anthropocène : il nomme notre situation actuelle, qualifiée, dans sa globalité, par la place que les humains occupent sur Terre.
    En novembre 2015 s'est tenu au Collège de France un colloque international intitulé « Comment penser l'anthropocène ? » qui entendait mettre en lumière l'engagement intellectuel de la communauté de la recherche face au changement global. Tout l'enjeu de ces recherches réside dans leur capacité à produire des connaissances sur ces dynamiques, que cela soit pour en retracer l'histoire, pour en saisir les effets sociaux et écologiques actuels ou pour penser les moyens juridiques et politiques de s'y adapter et infléchir les tendances lourdes dont elles sont le moteur.
    Une quarantaine de chercheurs d'horizons disciplinaires et géographiques variés y ont été invités à débattre de cette notion qui déstabilise les sciences humaines et sociales en ce début de XXI e siècle. Issu de ce colloque, ce livre propose un panorama sans équivalent des pensées actuelles sur l'anthropocène.

  • La crise environnementale en Chine

    Jean-François Huchet

    • Presses de sciences po
    • 20 Octobre 2016
  • Mediterra 2016 ; mieux gérer les ressources méditerranéennes

    Collectif

    • Presses de sciences po
    • 28 Novembre 2016

    Tous les pays sont confrontés à la même difficulté : produire plus mais avec moins de ressources, et donc en les ménageant davantage. Or, un tiers de la production mondiale est chaque année perdue ou gaspillée, soit près d'1,3 milliard de tonnes de nourriture. On comprend, dans ce contexte, que la réduction des pertes agricoles et du gaspillage des ressources naturelles constitue un défi majeur pour l'espace méditerranéen, très contraint en termes de disponibilité en eau et en terres.

    L'ambition de la nouvelle édition de Mediterra est ainsi de présenter cette problématique du gaspillage avec trois objectifs: mieux gérer les ressources naturelles ; réduire les pertes agricoles et les gâchis alimentaires ; adapter les connaissances et les savoir-faire à la production agricole.

  • Dans la vie sociale des objets, la phase « déchet », moment où ils sont sans usage ni valeur, ne devrait plus être que transitoire. Alors que nous continuons de produire de plus en plus de biens tout en prétendant limiter les déchets, nos objets-restes doivent redevenir des richesses.

    Ressourceries, vide-greniers, récupérateurs, garage sales... Peu étudié e t encore peu visible, le secteur du réemploi est devenu partie prenante des politiques publiques de prévention des déchets dans de nombreux pays. Ressuscitant en les transformant des pratiques longtemps déconsidérées par la société de consommation telles que la biffe et le chiffonnage, il remet en circulation les objets déchus afi n de leur trouver de nouveaux utilisateurs, voire de nouvelles utilisations.

    Anthropologues, géographes et sociologues, les auteurs de cet ouvrage se penchent sur les pratiques du réemploi en Allemagne, en Égypte, aux États-Unis, en France, en Italie, au Maroc et en Suède. Ils donnent à voir les ambiguïtés d'un secteur qui n'oeuvre pas seulement à réhabiliter les choses mais aussi les personnes qu'il emploie, le délicat exercice consistant à redonner de la valeur aux objets-restes notamment à travers la création artistique et, plus largement, le rôle d'échange et de transmission des objets qui circulent de main en main.

  • Enjeu mondial ; l'environnement

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    • Presses de sciences po
    • 3 Septembre 2015

    À l'ère de l'Anthropocène, qui voit les humains devenir les principales forces de changement sur la planète, les relations internationales et la gouvernance mondiale ne peuvent plus être pensées en dehors des questions environnementales. Changement climatique, destruction de la couche d'ozone, érosion de la biodiversité, élévation du niveau des mers. la plupart des problèmes environnementaux ne connaissent pas de frontières. Leur traitement dépasse largement le cadre étatique et leurs conséquences - migrations humaines, compétition pour les ressources naturelles, conflits - affectent profondément les rapports entre États.

    Sous la coordination scientifique de François Gemenne, cet Enjeu mondial rend compte de la richesse et de la diversité des recherches en relations internationales de l'environnement dans la sphère académique francophone.

    Réunissant les contributions des meilleurs chercheurs dans ce domaine - philosophes, économistes, sociologues, historiens, ingénieurs, politistes, internationalistes - il dresse un panorama global des enjeux et problématiques de l'environnement en quatre parties : fondations ; ressources ; politiques ; impacts.

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