Esperluete

  • Où ? vont nos chevaux, leurs souffles chauds, leurs jambes sûres.
    Où ? partent leurs façons dignes, leurs courbes claires, leur élégance, et cette entière fidélité à ce qu'ils sont.
    Albane Gellé a écrit ce poème avec des cartes postales de la guerre 14-18 dans les mains. Poème écrit pour tous les chevaux qu'on emmène à la guerre. Poème qui pose la question du sens de ce lien délétère entre les hommes et leur monture. Poème qui glisse de l'observation à la dénonciation de la folie des hommes par le biais du portrait capté, imaginé, de ces chevaux, compagnons d'infortune.
    Alexandra Duprez y répond par la peinture, en noir et blanc, en matière et silence. Avec cette force crue de l'encre et du pinceau qui, lorsqu'ils passent par ses mains, donnent une vision sombre et cruelle de la guerre, des chevaux et des hommes.

  • Nos abris

    ,

    Avec ce texte, Albane Gellé explore nos dénomateurs communs ; nos besoins d'amour, d'équilibre, de consolation dans un monde souvent trop vaste ou trop meurtri. Un monde dans lequel nous pensons devoir trouver notre juste place, alors que peut être, nous devrions nous y glisser, nous y couler, ou simplement y vivre.
    Et là, avec quelques mots, phrases en viatique, les possibles se construisent. Albane Gellé nous parle de solitudes fécondes, de rencontres, de pensées solidaires, dans un espace mouvant qu'il nous reste toujours à construire.
    Les fragments de lithographies d'Anne Leloup accompagnent les textes. Ce sont des formes, des cocons, des cailloux qui parfois servent de talismans et qui tentent de résumer des bouts de monde.

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