• Revanche

    Alex Baladi

    États-Unis d'Amérique, deuxième moitié du XIXe siècle : un pistolero reconnu pour son aptitude à manier le colt 45 est retrouvé seul mais désarmé, près du cadavre encore fumant d'un général. Notre protagoniste passe pour être un justicier. Les hommes de loi le jetteront pourtant en prison, sans sommation ni jugement, mais en ayant néanmoins pris le temps de le passer à tabac. L'exécution devra attendre : au même moment, une bande de barbus vient de dévaliser la banque. Qui sont-ils ?

    Dès les premières séquences de Revanche, on voit que quelque chose cloche dans ce far-west de légende qui ne fait plus rêver notre héros. Est-il seulement vraiment un héros ? Après Renégat, récit de piraterie et essai sur la liberté paru en 2012, le génial Baladi signe son grand retour au catalogue The Hoochie Coochie en s'appuyant de nouveau sur le récit de genre - ici, le western - et la thématique de l'enfermement. Le récit se fait buissonnant, les personnages multiples cultivent les faux-semblants et l'auteur lui-même, dans une déclaration d'amour totale à la bande dessinée, expérimente les potentiels de son médium et nous montre qu'en matière de fiction, si le conteur est bon, aucune piste ne saurait être fausse.

  • Renégat

    Alex Baladi

    Les vagues naissent, enflent et s'abîment dans les tréfonds de la mémoire d'un pirate captif. Afin de laisser une trace, celui-ci a accepté de témoigner de sa vie passée auprès d'un gentilhomme écrivain. C'est sous cet angle que Baladi, pour son premier livre chez The Hoochie Coochie, choisit d'aborder la piraterie. Inspiré de l'Histoire générale des plus fameux pyrates de Daniel Defoe, Renégat ne se borne aucunement à l'épopée costumée, tant son auteur se joue allègrement des mythes en réalisant un vrai récit d'aventure qui est aussi un essai sur l'honnêteté et le témoignage. Il rétablit ici le pirate dans sa dignité historique : celle du marin prolétaire dressé contre les lois iniques de la marine marchande des XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Douce nuit

    Alex Baladi

    La mort, un moment difficile qui n'arrive qu'une fois dans la vie. Sauf pour Benny. Et donc : Benny est mort. Quelle déception. Benny est hyper déçu par la mort : comment aurait-il pu imaginer que la mort, c'était un truc aussi nul ? En attendant le tunnel - celui avec la lumière au bout - Benny entend des voix, car on discute au-dessus de sa tombe. Benny est désormais une icône de la révolution - mais qu'est-ce qu'une révolution, quand elle devient un argument commercial, ou le sujet d'un blockbuster ? Et peut-on attaquer le système depuis l'intérieur ? se demande un étrange trio en conciliabule dans le cimetière.
    En parallèle, on suit Morgane Néville, l'écrivaine de science-fiction (et avatar de l'auteur ? ), qui poursuit un Benny apparemment toujours bien vivant... Benny, c'est le jouet le plus fou que s'offre ponctuellement Baladi, ce grand bidouilleur de forme, qui trouve dans ce personnage un peu pathétique un magnifique vaisseau pour aborder bien des sujets. Ici : la page blanche, la culture populaire, la récupération des idéaux, et bien d'autres choses, dont, encore et toujours, la quête de l'amour.
    Le monde se divise en deux : ceux qui lisent Benny, et ceux qui ne le lisent pas ; ceux qui savent, et les autres... les pauvres ! Bah, tant pis pour eux...

  • Dans ce nouveau Patte de Mouche, on retrouve Tania, Nestor et Ratiba, déjà mis en scène par Alex Baladi dans Histoire de la balafre et L'Irrationnel et un café.
    Tania et Ratiba décident d'aller voir une vieille tireuse de cartes à l'accent genevois indéchiffrable. La magie des cartes opère, mais pas comme elles s'y attendaient...

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  • Cosy

    Alex Baladi

    Cinq ans après Baby, Alex Baladi reprend à L'Association sa veine fantasmatique, angoissante et hallucinée. Cosy dresse, en plusieurs chapitres, une fresque muette autour d'un personnage mort vivant. Baladi excelle à mettre en scène fantasmes mor-bides, évocations de l'horreur, dans une pantomime ingénieuse qui n'oublie jamais l'interrogation politique.
    A chaque page, Cosy démontre la virtuosité créatrice de son auteur, qui, d'une façon toujours personnelle, sait renouveler l'art de la bande dessinée sans jamais tomber dans la facilité.

  • Oeuvres vives

    Alex Baladi

    Re-voilà donc Benny, personnage pathétique et réceptacle des angoisses du monde que Baladi se plaît à malmener depuis plusieurs livres déjà (et ce n'est pas fini). On avait laissé Benny en bien mauvais état à la fin de Manoeuvres. Après avoir été prisonnier de ses pulsions, voilà Benny prisonnier de son corps, incapable de bouger ni de communiquer, de quelque manière que ce soit. Malgré cette posture pour le moins difficile, qui rappellera sans doute quelque chose à certains cinéphiles aguerris, Benny continue sa quête de l'être aimé, une quête qui l'emmènera loin dans les tréfonds de son esprit. Et comme dans tous les voyages, Benny fera de belles rencontres, dont le Fils de Dieu ou encore le Roi de la Pop. et c'est peut-être aussi là que Benny rencontrera enfin l'être aimé. Mais réduit à l'état de conscience pure et plus paumé que jamais, Benny saura-t-il discerner le rêve de la réalité ?

  • Gribouillis

    Alex Baladi

    Avec ce nouveau projet, Alex Baladi creuse encore un cran plus loin l'exploration du langage de la Bande Dessinée, prouvant de nouveau qu'il est bien l'un des Auteurs à en maîtriser le mieux les ressorts et les ressources. Car même en dehors de l'OuBaPo, Baladi se place toujours résolument sur le terrain de l'expérimentation. Gribouillis semble partir d'une gageure : offrir une suite au Patte de mouche abstrait Petit Trait... mais une suite en guise d'explication narrative : nous sommes bien ici dans une fiction. Où comment le petit trait devient l'un des personnages de cette histoire, en compagnie de deux soeurs qui sont témoins d'une sorte de phénomène paranormal, qu'elles tenteront de décrire et de dessiner, et qui s'avèrera ressembler à un... gribouillis.

    Car l'auteur nous prévient d'emblée : nous sommes ici dans un monde à deux dimensions. Et nul mieux que Baladi ne parvient à faire exister et ressentir ce monde à deux dimensions, et à le pousser dans ses retranchements graphiques et narratifs.

  • Pure perte

    Alex Baladi

    Il y a quelques années, Baladi et son ami musicien Brice Catherin ont imaginé le principe des "partitions dessinées" qu'ils ont multiplié en guise de performances dans de nombreux festivals. Le principe : demander à des dessinateurs ne connaissant pas le solfège de dessiner ce qu'ils veulent sur du papier à portées, Brice Catherin et son "Car de thon" improvisant ensuite musicalement en public sur ces partitions. Baladi avait déjà dessiné de nombreuses partitions "courtes".

  • Cosmique tralala

    Alex Baladi

    Élevée isolément par sa mère, Chutney recherche son peuple, les Goloches actifs, à travers le Cosmos.
    Elle en rencontre deux singulières représentantes. Celles-ci l'invitent à une partie de chasse sur la planète Malakoff, habitée par un curieux docteur... Mais d'où vient Chutney ? Le docteur raconte-t-il des bobards ? Jusqu'où l'excès de plaisirs peut-il bien mener ?

  • Nuit rapide

    Alex Baladi

    Quoi, Benny est mort et sort de sa tombe, mû par son éternelle quête de l'amour absolu? Eh oui, car Nuit rapide n'est pas une suite directe d'oeuvres vives, et Baladi a choisi, histoire de s'amuser, de sauter quelques chapitres (qui paraîtront plus tard) des non-aventures de l'ami Benny. Mais même revenu d'entre les morts, sous la forme d'un zombie en pleine décomposition et bien peu ragoûtant, Benny n'a toujours qu'une et une seule idée en tête: trouver l'Amour. Un récit court, et hum, choc, qui prouve par l'exemple que l'Amour peut être plus fort que la Mort.

  • Nuit tombante

    Alex Baladi

    Que feriez-vous si une belle inconnue vous abordait dans la rue pour vous proposer un petit boulot, porter ses courses? Dada, lui, se surprend à accepter.
    Il n'est pas au bout de ses surprises. La nuit promet d'être longue. Baladi revisite ici un genre qui lui est cher, le conte, en adaptant une des histoires narrées jadis, dit-on, par une certaine Schéhérazade. Ce troisième album édité par la Cafetière inaugure une série. Révélé par le mensuel suisse Sauve-qui-peut, Baladi est l'auteur de nombreux ouvrages publiés par AtoZ, B.ü.L.b comix, Mosquito, Delcourt, Atrabile, L'Association, 6 pieds sous terre ou Drozophile.
    Maints autres de ses récits sont en outre parus en auto-édition et dans diverses revues, dont Psikopat Jade ou Bile noire.
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  • Tout juste une année après la parution du premier volume (Décrire l'Egypte, ravager la Palestine), voilà le deuxième épisode de cette « série » en tout point unique, épisode sous-titré ce coup-ci Décrire l'Empire ottoman autour de 1830. Pour rappel, Décris-Ravage est une adaptation en bande dessinée de la pièce éponyme d'Adeline Rosenstein, et comme dans le premier épisode, on retrouve ici la même volonté d'explorer les relations complexes qui lient Moyen-Orient et Occident, en allant piocher dans des entrevues et témoignages recueillis par Adeline Rosenstein elle-même, mais aussi dans « l'Histoire » (oui, celle avec une grande hache), ou encore dans le théâtre, la littérature et la poésie, dans le chapitre récurrent appelé chantier de traduction.
    Un pied dans les événements d'aujourd'hui, un autre dans ceux d'hier, Décris-Ravage est une oeuvre éminemment politique, mais qui ne fait pas l'impasse sur de vraies recherches (et questionnements) historiques - grâce, entre autres choses, au regard de l'historien Henry Laurens sur cette production. Et c'est avec une invention formelle sans cesse renouvelée que Baladi met le propos d'Adeline Rosenstein en images, ce qui termine de rendre ce projet complètement passionnant, dans le fond, comme dans la forme.

  • Et de trois ! Voilà le troisième volume de cette série au long cours (six volumes de prévu) qui explore, de façon inédite, les relations Occident-Moyen Orient. A la base, Décris-Ravage, c'est une pièce de théâtre de la mouvance " théâtre documentaire " écrite et mise en scène par Adeline Rosenstein ; c'est devenu, avec la complicité de Baladi, une bande dessinée à nulle autre pareille. Dans la forme, la gageure reste de mettre en dessins une pièce de théâtre sans image ; dans le fond, il s'agit de comprendre " comment on en est arrivé là ", en se basant sur divers témoignages, mais aussi des oeuvres littéraires et un vrai travail de recherche historique.
    Dans ce troisième volume, sous-titré "Décrire la Terre sainte dans sa modernité", on abordera donc, entre autres choses, la guerre de Crimée, la cartographie des territoires, les premières photographies de la Palestine, la construction du fameux " mur ", et celle d'un Kibboutz à travers les témoignages de ses fondateurs... Riche, complexe et stimulant, Décris-Ravage aborde la question de Palestine sans manichéisme ni ornières ; bien plus qu'une simple oeuvre militante, Décris-Ravage est avant tout un objet artistique passionnant et nécessaire.

  • Décris-Ravage, c'est tout d'abord une pièce de théâtre d'Adeline Rosenstein, une pièce qui s'inscrit dans la mouvance du théâtre dit documentaire. Dans cette pièce, il est question de la Palestine, du rapport entre l'Occident et le Moyen-Orient (en remontant à Napoléon Bonaparte), mais aussi de la représentation de cette région, ou encore des enjeux qui y sont liés. Pour évoquer tout cela, sont ainsi convoqués des récits historiques, des témoignages, mais aussi des textes de pièces de théâtre pour tenter de comprendre « ce qui a bien pu se passer pour qu'on en arrive là ». Baladi est parti du texte de la pièce de théâtre pour en livrer une adaptation en bande dessinée, et ceci en allant également se nourrir aux mêmes sources que celles consultées pour l'écriture du spectacle. Dans ce premier épisode se succèdent alors paroles d'artistes, textes d'auteurs arabes et descriptions de la campagne d'Egypte de 1798.
    Dense, passionnant et éclairant, ce Décris-Ravage est un livre sans réel équivalent, aussi bien dans la bibliographie de l'auteur que dans le paysage actuel de la bande dessinée, une tentative inédite de réflexion sur le sujet qui multiplie des sources et des points de vue souvent oubliés, voire méprisés.
    Avec une introduction de Henry Laurens (historien).

  • Baladi découvre tout d'abord les Robinsons suisses sous forme de série télé durant les années 70, puis tombe par hasard bien des années plus tard sur le roman à la base de la série, roman écrit en allemand par un écrivain bernois, et datant du début du 19e siècle. C'est en jouant avec l'idée d'adapter ce livre (qu'il n'a toujours pas lu!) qu'il déniche alors la traduction qu'en a fait la Baronne de Montolieu. Mais la Baronne de Montolieu ne s'est pas contentée de traduire le livre, elle en a changé certains passages jugés trop moralisateurs, et a même écrit des chapitres supplémentaires au roman. Baladi va donc décider de s'atteler à une adaptation, mais en commençant par le chapitre 37 (le premier de la suite écrite par la Baronne, vous suivez?) et en se sentant très libre (comme la Baronne!) dans son adaptation. De la matière première, il va garder la situation de base (une famille suisse doit survivre sur une île lointaine suite à un naufrage) et le charme un peu suranné des histoires d'aventure à l'ancienne; mais Baladi va surtout malaxer, transformer, trahir et transcender cette matière pour en faire une bande dessinée à la portée évidemment politique. Il faut le préciser, la paisible famille suisse craint une confrontation avec de terribles sauvages qui semblent rôder, des sauvages que certaines caricatures montrent menaçants et dangereusement enturbannés...
    Au niveau graphique, Baladi s'est surpassé et propose un travail en couleur rare, mélange de découpages et de couleurs directes, et réalise ainsi certaines de ses plus pages. Le livre sortira peu avant le festival BDFIL, dont Baladi est cette année l'invité d'honneur (succédant entre autres à Zep, Blutch, Frederik Peeters, Anna Sommer, etc.).

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