• Pour tromper sa solitude, Victor Zolotarev a adopté un pingouin au zoo de Kiev en faillite. L'écrivain au chômage tente d'assurer leur subsistance tandis que le manchot déraciné traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire vide. Alors, quand le rédacteur en chef d'un grand quotidien propose à Victor de travailler pour la rubrique nécrologie, il saute sur l'occasion. Un boulot tranquille et lucratif. Sauf qu'il s'agit de rédiger des notices sur des personnalités... encore en vie. Et qu'un beau jour, ces personnes se mettent à disparaître pour de bon.
    Une plongée dans le monde impitoyable et absurde de l'ex-URSS. Un roman culte.

  • C'est la fin des gardes-frontières et des contrôles de passeports, un immense espoir pour un pays minuscule: le 21 décembre 2007, à minuit, la Lituanie intègre enfin l'espace Schengen. Comme beaucoup de leurs compatriotes, trois couples se lancent dans la grande aventure européenne. Ingrida et Klaudijus tentent leur chance à Londres. Barbora et Andrius à Paris. Et si Renata et Vitas restent dans leur petite ferme, eux aussi espèrent voir souffler jusqu'à l'Est le vent du changement. Mais l'Europe peut-elle tenir ses promesses de liberté et d'union? Estampillés étrangers, bousculés par des habitudes et des langues nouvelles, ces jeunes Lituaniens verront l'eldorado s'éloigner de jour en jour. Mais pour Kukutis, un vieux sage qui traverse l'Europe à pied, «Peu importe la ville où l'on veut atterrir, c'est le voyage lui-même qui est la vie». Dans ce roman tour à tour drôle, tendre et mélancolique, Kourkov donne un visage à tous les désenchantés du rêve européen.

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  • De retour chez lui après un séjour mouvementé en Antarctique, Victor n'a qu'une idée en tête: retrouver Micha, son pingouin d'adoption. Un jour à Kiev, le lendemain à Moscou, le jour suivant dans les recoins les plus sombres de la Tchétchénie en guerre, Victor traverse sans jamais s'étonner de rien une région déboussolée, livrée à la corruption et aux situations les plus rocambolesques.
    En funambule virtuose, Andreï Kourkov retrouve ses personnages fétiches pour sillonner le gouffre qui sépare le rire du drame avec une aisance incomparable.

  • Avez-vous déjà entendu parler de « l'antifrousse » ? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n'est-ce pas ? Mais là, c'est son inventeur, un estimable pharmacien de Kiev, qui est assassiné. Ensuite ? Ensuite tout se complique. Dans cette fable échevelée, les chats ressuscitent, un somnambule se fait suivre la nuit, un député ambitieux exige un lait très spécial, une organisation secrète manipule les braves gens...

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  • Prix des lecteurs des Littératures européennes de Cognac.

    "Étonnamment, j'ai eu le sentiment d'un livre à l'américaine, la mafia, la société engluée dans la débâcle politique, l'amour toujours présent." Sylvie Testud, Le Monde des livres

  • Dans les cuisines du restaurant Casanova, le grand chef Dimytch Nikodimov officie sous le regard de Véra, sa jeune et délicate maîtresse. Un beau matin, le cuisinier disparaît et Vania Soleïlov, ancien flic et détective privé débutant, est chargé de l'enquête. La solution se trouvera dans l'assiette bien sûr...
    Ce court récit assaisonné à la sauce Kourkov - trois louches de suspense et un zeste d'absurde - est un véritable petit bijou.

  • Il se passe des choses étranges, la nuit, à Lviv. Lorsque Alik le hippie se rend au cimetière pour honorer la mémoire de Hendrix - dont la main droite a été enterrée là trente ans plus tôt -, le capitaine du KGB qui le persécutait dans sa jeunesse lui avoue avoir toujours partagé son admiration pour le dieu occidental de la guitare. La nuit encore, après que Taras, « vibrothérapeute » d'un nouveau genre, a brinquebalé ses clients dans les rues défoncées de la ville, il rencontre au bureau de change une étonnante jeune fille allergique à l'argent. La nuit toujours, voilà que l'air se met à sentir l'iode, que l'eau coule salée des robinets et que des mouettes agressives attaquent les habitants... Et nos personnages se mettent en quête de la cause de ces inquiétantes anomalies.
    L'imagination gouverne ce roman rythmé où l'absurde devient la norme. Car chez Kourkov, les histoires les plus irréalistes sont celles qui conduisent le mieux à méditer sur le sens de la vie.

  • Président de la République d'Ukraine ? Rien ne prédispose Sergueï Bounine à occuper ce poste. Son imprévisible ascension, dénuée de coups bas et d'ambition personnelle, se fait presque malgré lui. De la fenêtre de sa salle de bains, son point d'observation préféré, il se remémore son passé : les années de jeunesse à la sauce communiste, un frère jumeau pas si fou que ça, une mère préoccupée d'arrangements avec le système, le vieux David Isaakovitch amoureux de sa cabane sur une île au milieu du Dniepr... Et maintenant, il lui faut affronter le post-communisme, la greffe d'un nouveau coeur et tous ceux qui rêvent de l'empoisonner... Un roman prémonitoire.
    Le roman balaye 25 ans d'histoire de l'Ukraine, de la période soviétique à celle de l'indépendance toujours fragile face au grand frère russe. Mafias en tout genre, corruption, nationalismes, hégémonie russe, question européenne : tout le monde en prend pour son grade !

  • Une mauvaise année s'achève pour Tolia. Plus de boulot, plus d'épouse. Il décide d'en finir avec l'existence en commanditant son propre assassinat, puisqu'à Kiev, par les temps qui courent, les tueurs à gages sont légion. L'engrenage mortel est lancé. Mais, plus vite que prévu, Tolia reprend goût à la vie et à l'amour. Hélas, le tueur est déjà à ses trousses et tient absolument à exécuter son contrat. Il est alors contraint d'engager un second homme de main pour se débarrasser du premier.

  • Gît au fond d'un cercueil, une carte du trésor sous la tête. Le trésor ? Il se trouverait dans un fort du désert kazakh où un caméléon a pris ses quartiers. Le ressort de l'histoire ? Les nationalismes, encore et toujours. La morale de l'histoire, au-delà du plaisir du lecteur ? Fi des nationalismes, hommes et caméléons de tous les pays, unissez- vous...

  • Y a-t-il plus chouette cadeau de Noël qu'une nuit dans une isba au milieu des bois enneigés, ou bien un tour en ville sur un tank immaculé? Cela semble parfait, féérique, tout à fait charmant. Mais dans l'Ukraine un peu folle d'Andreï Kourkov, les choses peuvent vite dégénérer, votre promise se retrouver nue sur scène, votre tour opérateur s'avérer un adepte du tourisme extrême et la Révolution orange contrecarrer vos projets pour les fêtes. Avec ces nouvelles inédites, Kourkov se joue du genre avec brio pour offrir trois fables de Noël empreintes de bizarrerie et d'optimisme.

  • Andreï Kourkov, l'auteur du célèbre Pingouin, a mis entre parenthèses son prochain roman depuis le 21 novembre 2013. Chaque jour ou presque, il s'est rendu sur le Maïdan de Kiev occupé par les manifestants. Son journal, établi à partir de notes prises sur le vif, raconte un quotidien en temps de révolution et livre un regard à la fois politique et intime, décalé et émouvant, sur les événements qui secouent son pays.
    « J'habite à cinq cents mètres du Maïdan. Depuis mon balcon, on aperçoit les bulbes du clocher de la cathédrale Sainte-Sophie. Quand des amis viennent chez moi, je leur montre ces bulbes dorés - presque un emblème de l'antique cité de Kiev. Mais ces derniers mois, mes amis d'autres villes et d'autres pays ne viennent plus ici. Et du haut de mon balcon, je regarde souvent la fumée qui s'élève au-dessus du centre de la ville. Cette fumée noire, épaisse, celle des barricades en feu, est devenue le nouvel emblème non seulement de Kiev, mais de l'Ukraine tout entière. » A. K.

  • Au pays de l'absurde, il est du dernier chic qu'un pingouin assiste aux enterrements. Victor, de retour chez lui, ne saurait s'étonner de rien, surtout après un séjour en Antarctique... Acteur d'aventures tragicomiques pas aussi invraisemblables qu'elles ne le paraissent, il traverse, un peu hébété, une société complètement déboussolée qu'il observe de son nouveau job de conseiller en communication d'un futur député, sans pour autant oublier son pingouin préféré. Un jour à Kiev, le lendemain à Moscou, le jour suivant en Tchétchénie... Bon voyage, Victor !

  • Les abeilles grises Nouv.

    Dans un petit village abandonné de la « zone grise », coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte :
    Sergueïtch et Pachka. Ennemis d'enfance, désormais seuls habitants de ce no man's land, ils sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer. Et cela, malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Sergueïtch sympathise avec un soldat ukrainien qui lui rend des visites furtives ; Pachka fréquente en cachette ses « protecteurs russes » pour se procurer des denrées alimentaires.
    Leurs conditions de vie sont rudimentaires : charbon pour se chauffer, conserves pour se nourrir, bougies récupérées dans une église détruite pour s'éclairer. Les journées monotones de Sergueïtch sont cependant animées de rêves visionnaires et de souvenirs. Ce qui lui importe avant tout, ce sont ses abeilles. Apiculteur dévoué, il croit en leur pouvoir bénéfique qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances de « thérapie curative ». Alors que l'hiver les abeilles demeurent dans sa grange, à l'abri du froid et des bombardements, il décide, le printemps venu, de leur chercher un endroit plus calme. Ses six ruches chargées sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part à l'aventure. Mais même au coeur des douces prairies fleuries de l'Ukraine de l'ouest et le silence des montagnes de Crimée, le grand frère russe est là, qui surveille...

  • FACE NORD est construit sur le parcours de Charles DELCOURT, photographe, dans la vallée des terrils (le Bassin minier entre Bruay-La-Buissière et Denain). 25 ans après la fermeture du dernier puits à Oignies, les terrils sont intégrés à l'environnement quotidien, appropriés par les habitants, désormais " voisins " de ces montagnes. La ville s'est étendue jusqu'à les entourer, les " digérer " quelquefois. Ils dominent d'anciens corons réhabilités, des collèges, des aires de gens du voyage, des terrains de sport, des zones industrielles ou des parcelles agricoles. D'autres fois, le terril devient un point d'ancrage pour le développement d'un parc de loisirs, ou d'une réserve naturelle...

  • En 1883, Jules Verne publie Kéraban-le-Têtu, un roman racontant les aventures d'un riche négociant turc qui refuse d'acquitter une taxe imposée par le sultan pour la traversée du Bosphore. Le héros décide alors de rejoindre Constantinople en contournant la mer Noire.
    Swimming in the Black Sea est un hommage à ce roman. Philippe Guionie, dans les pas de Kéraban, propose un panorama contemporain des régions de la mer Noire : Turquie, Roumanie, Bulgarie, Ukraine et Géorgie sont les pays illustrés lors de ce périple.

    Réalisé entre 2004 et 2012 au Polaroid, cette série est une nouvelle fois marquée par le format carré, format "obsessionnel" du photographe, mais s'affranchit exceptionnellement du noir et blanc pour préférer des couleurs vives, soutenues par l'utilisation délibérée de films périmés qui renforcent la connexion avec l'univers imaginaire du roman de Jules Verne.

  • L'artiste suisse Catherine Gfeller, suite à un séjour en mai 2017 à Kiev, propose une interprétation originale de cette ville, qu'elle fait dialoguer visuellement et acoustiquement avec les gens qu'elles y a rencontrés, écrivains, journalistes, architectes.
    « La voix est la liberté » criaient les manifestants en 2014 sur la place Maïdan. La voix est la vie. La vie est mouvement et c'est ce mouvement, ces voix que Catherine cherchent à rendre. Au-delà de la vie elle- même, la voix est aussi poésie et politique. Elle a une force symbolique expressive. Lors des événements tragiques de 2014, des poètes ukrainiens récitaient. Des mots contre des balles. Des mots qui sonnent encore et que Catherine reprend. « Le passé ne veut pas passer » disent les habitants de Kiev. Echo, juxtaposition. Catherine Gfeller brouille le temps.
    Dans ses compositions photographiques, les images se superposent, donnant une impression de mouvement. Mouvements, mots, Maïdan, ... Quatre ans ont passé. La ville a repris sa liberté, rythmée par les moyens de transport que l'artiste saisit furtivement, défilant au regard du spectateur : « Bus Landscape », « Metro People Landscape », « Women Tram », « Woman Car ». La ville se voit investie de vies.
    Les gens circulent, se retrouvent, s'animent, s'émeuvent, se meuvent sur la place Maïdan, certes, mais aussi autour de l'Université, autour des églises Sainte-Sophie, Saint- Michel, Saint-André ou Saint-Cyril, le nouveau quartier du port, le long du euve, sur les ponts qui relient l'Est et l'Ouest de Kiev, autant de lieux que l'artiste nous laissent deviner sur ses photographies, invitant le spectateur à entrer dans l'image, à franchir la limite de la réalité, comme si les événements passés ne pouvaient être vrais car insupportables, à glisser dans le temps, du présent au passé, de la guerre à la paix. Le passage n'est pas toujours fluide. Il y a aussi collisions. Des couleurs crient :
    Verts stridents, jaunes acides comme dans « Flowing Free » ou « Free Orientation ». Le souvenir n'est pas doux. La mémoire affleure et heurte. Et dans cette ville, des parcs et des arbres. L'artiste offre à voir ces espaces, comme des lieux de refuge lors des massacres, comme des lieux d'asile, mais aussi comme des lieux d'espoir, la nature rappelant la force suprême d'un cycle vital.
    L'artiste se positionne comme une observatrice étrangère offrant à voir et à entendre un dialogue imagé, qui propose une double fonction : connaître et faire connaître.

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