• Fin 2020, un virus apparaît en Chine et se propage rapidement dans le reste du monde. C'est la panique. Dans les pays touchés, on confine les populations. Passablement remontée par cet isolement forcé, Aurélie William Levaux a écrit et dessiné au quotidien. Sans filtre, décidée à en découdre, elle pointe du doigt les responsables en soulignant l'absurdité de leurs décisions. Perplexe et enragée, elle se demande comment ses semblables peuvent les accepter.
    Effrayée, elle constate que pour nos gouvernements, cette crise constitue une belle opportunité de réprimer les libertés. Dans Les Nouveaux Ordres, Aurélie William Levaux livre un avis très personnel sur une expérience commune, inédite et traumatisante.

  • Nouvel ouvrage d'Aurélie William Levaux, dans la ligne directe de «Bataille (pas l'auteur)». Reprenant la forme d'un quasi-journal, elle nous livre sans filtre et toujours avec un humour grinçant son quotidien et ses préoccupations - accrues par temps de pandémie - existentielles, créatrices, mais aussi tout simplement citoyennes d'artiste.

  • Dans ce recueil de textes et de dessins, Aurélie William Levaux livre ses réflexions sur le travail. Partant de son statut d'artiste femme, elle laisse libre court à ses pensées en questionnant son quotidien et ses pratiques. Dans un monde où l'on doit travailler, pour un salaire, pour s'occuper, pour exister, pour manger, y trouve-t-elle son compte ? "Le travail, c'est la santé, disait Papy." Quelques décennies plus tard, sa petite fille en doute. Revenant sur ses expériences professionnelles de jeunesse douloureuses, reprenant des phrases entendues ici ou là, elle se confronte à un concept qui la laisse perplexe, surtout en pleine crise des gilets jaunes. Dans ses textes, toujours drôles, Aurélie William Levaux ne mâche pas ses mots. Pour ses dessins, utilisant le même modus operandi que pour La Poutre de mon oeil, elle opte pour un rendu lâché, au plus proche de ses émotions. Aurélie William Levaux aurait voulu publier ce livre seule, mais c'était trop de travail...

  • Le premier roman d'Aurélie William Levaux, artiste aux pratiques protéiformes (dessin, broderie, écriture...). Dans ce texte en forme de journal, elle évoque quasiment au jour le jour, ses relations avec sa fille, les galeries où elle aimerait exposer, les hommes de sa vie... Dotée d'une autodérision permanente, elle évoque avec un mélange de sentimentaiisme et de révolte permanente qui la rend si attachante les combats quotidiens d'une femme, d'une artiste, d'une mère.

  • Dans son précédent livre publié chez Atrabile, Sisyphe, les joies du couple, Aurélie William Levaux disséquait avec la plus grande justesse les affres et les tourments d'une relation "amoureuse" terriblement toxique. Dans La Vie intelligente, les choses semblent s'être bien apaisées, même si la vie, bien qu'intelligente, reste toujours compliquée. C'est avec énormément d'humour que l'auteure nous parle de cette nouvelle vie intelligente, grâce à une plume volatile, emportée et aérienne, qui passe de digression en digression (Pierre Bénichou, la révolution, les pizzas à un euro, la place dans l'artiste, etc.) pour mieux retomber sur ses pattes.
    "La femme" , "la fille" , "Neanderthal" , principaux "personnages" de cette histoire (? ), prennent véritablement vie grâce à la prose d'AWL et on aimerait pouvoir les suivre comme ça pendant des pages et des pages encore. Quant aux dessins, toujours sur tissu, toujours en couleurs, ils apparaissent eux aussi comme moins tourmentés, mais pas moins poétiques, ni moins suggestifs. Alors, La Vie intelligente, une certaine idée du bonheur ?

  • Menses ante Rosam est le récit d'une genèse.
    Les mois avant Rosa, Aurélie Levaux a vu son corps se transformer, son ventre se déformer, son homme désorienté. Elle nous fait part de sa joie, de ses pleurs, de ses doutes, des très riches heures d'une grossesse. 50 dessins et broderies sur tissus et sur papier nous livrent un peu du mystère de l'enfantement, 50 broderies et dessins raconteront à Rosa l'attente impatiente de sa venue au monde. Les yeux du Seigneur fait directement suite à Menses ante Rosam : derrière les délicats ourlements brodés et sous la couture, il y a l'hymen déchiré et le placenta. Aurélie William Levaux tisse ses rêves d'interrogations douloureuses...

  • Menses Ante Rosam est le récit d'une genèse.
    Les mois avant Rosa, Aurélie Levaux a vu son corps se transformer, son ventre se déformer, son homme désorienté. Elle nous fait part de sa joie, de ses pleurs, de ses doutes, des très riches heures d'une grossesse.
    50 dessins et broderies sur tissus et sur papier nous livrent un peu du mystère de l'enfantement, 50 broderies et dessins raconteront à Rosa l'attente impatiente de sa venue au monde.

  • Avec seulement une poignée de livres à son actif, Aurélie William Levaux a su s'im-poser comme une artiste à la voix unique, de par sa sensibilité à fleur de peau, et sa technique mélangeant dessins et broderies. Elle nous revient aujourd'hui avec ce Verre à moitié vide, construit en courts chapitres, et conçu au fil de sa pensée et de son quotidien. Il s'agit d'une espèce de journal de bord ou de (faux) carnet intime, faits de fulgurances, de réflexions et de pensées en tout genre.
    Avec une sincère envie de dire, elle se confronte ici à ses démons intérieurs comme au monde qui l'entoure, flattant alors aussi bien l'oeil que l'esprit.

  • Au départ il y avait un livre : La Question de Moolinex. Et comme toute question appelle une réponse, Aurélie William-Levaux a choisi de construire la sienne, à sa manière.

    Elle donne sa version au « pourquoi » final de Moolinex, existentiel, qui parle d'amour et de mort, préférant s'attarder sur les détails qui font le couple, l'histoire d'amour, et comment ceux-ci sont oubliés si facilement...

  • C'est un peu comme si Aurélie William Levaux (ou AWL pour les flemmards) avait décidé de se réapproprier le terme fourre-tout de roman graphique; « graphique » le travail d'AWL l'est assurément, et sa technique si particulière, mélange de broderie et de peinture sur tissu, fait toujours aussi merveille. Mais dans Sisyphe, les Joies du Couple, AWL s'est également attachée au verbe, dans un texte qui décrit, avec la plus grande minutie et beaucoup de justesse, un certain versant de ce que peut être la vie à deux - et c'est là que l'on retrouve l'aspect « roman » du projet.
    Le rapport entre le texte et l'image dépasse alors le pur cadre de l'illustration, et à travers la juxtaposition, la confrontation, devient créateur de sens. Quant à Sisyphe, il semble que ce soit ainsi qu'AWL conçoive la vie en couple : un cycle qui se répète, selon une matrice invariable faite de disputes, de séparations et de réconciliations. Elle montre ainsi la complexité des sentiments qui s'expriment dans cette étrange et pourtant si commune formule qu'est le couple, une formule faite d'abnégation et de renoncement, mais aussi d'élan et de spontanéité, de colère et d'envie, de désir et de mépris, de douceur et de violence, de calcul et d'abandon - comme si l'amour était là pour que s'exprime en nous chaque sentiment imaginable, sans souci de cohérence, passant ainsi sans cesse d'un extrême à un autre.
    Il y a ainsi quelque chose de presque définitif dans cette évocation d'un couple en guerre, et qui permet à Aurélie William Levaux de signer son livre le plus beau et le plus fort à ce jour.

  • Dans ce volumineux recueil de dessins, Aurélie William Levaux expose page après page des fragments de son intimité, partagée entre spleen et rage sourde. Mots raturés, écriture malhabile, encre dégoulinante, on retrouve les modalités chères à l'auteure. Mais contrairement au reste de son oeuvre, elle se passe ici des habituelles compositions complexes aux motifs raffinés, si caractéristiques de son travail. La Poutre de mon oeil prend le contre-pied de sa ligne habituelle et assume le dépouillement à vif porté par le feutre aux couleurs criardes.
    Cette technique à la trajectoire sans ambages renforce le sentiment que pénétrer l'oeuvre d'Aurélie William Levaux, c'est accepter de se confronter à une sorte de brutalité gracieuse et que ses formes sont multiples. La vie de tous les jours est un matériau précieux (et si vaste !) pour qui sait y injecter la dose d'humour nécessaire à lui tordre le cou. Une bonne claque suivie d'un grand éclat de rire, voilà l'effet procuré par la lecture de La Poutre de mon oeil. Plus que revigorante, elle est absolument nécessaire.

  • Premier roman à quatre mains d'Aurélie Wiliam Levaux et Christophe Levaux, ce texte aussi drôle que grinçant offre la chronique d'une adolescence qui a le mérite rare d'associer un point de vue féminin et un point de vue masculin. Christophe et sa soeur aînée Aurélie grandissent dans un village du Nord. Une adolescence qui se déroule entre campagne et ville, sur fond de terrils, de modestes équipements municipaux et à proximité d'une voie ferrée. En prise aux questionnements de leur âge, ils prennent alternativement la parole chapitre après chapitre, pour rendre compte de leur quotidien, de leurs amitiés, de leurs premiers émois mais aussi de leurs griefs envers leurs parents bien trop classiques à leur goût par rapport à ceux de leurs camarades. Mais en toile de fond, tandis qu'ils multiplient sorties en bandes, aventures et défis, se profile un drame qui sous-tend tout le récit : le déraillement d'un train vétuste qu'un petit tas de pierres malencontreusement amassées sur la voie par ces adolescents indélicats aurait peut-être provoqué. 

  • Ici, ça n'a pas commencé par le verbe. Ici, comme souvent, ça a commencé par une rencontre. Celle d'Aurélie William Levaux et Isabelle Pralong, lors de la première édition de Pierre Feuille Ciseaux, au Saline royale d'Arc et Senans, en 2009.
    L'une privilégie le dessin sur tissu et la broderie, l'autre affectionne la peinture sur bois. (.) L'idée d'une collaboration, d'un travail «ensemble», s'impose presque comme une évidence. L'intérêt sera bien sûr de confronter deux visions, deux techniques, deux sensibilités, mais également d'aller un pas plus loin, d'échanger, de partager, de mélanger, de brouiller les pistes, jusqu'au moment où l'on n'est plus très sûr de savoir qui a fait quoi.
    Et le verbe? C'est celui de Peter Handke, plus précisément celui d'une de ses premières pièces, Prédiction. Cette oeuvre, qui fait partie de ses pièces «parlées», est composée d'une suite d'augures, de prédictions, récitées par quatre acteurs. (.) Ces prédictions, au pouvoir évocateur riche et fascinant, Aurélie William Levaux et Isabelle Pralong vont en choisir certaines et se les réapproprier, les illustrant parfois presque au pied de la lettre, mais la plupart du temps allant chercher plus loin, dans l'évocation, dans la résonnance, voire même bien au-delà, donnant ainsi une autre vie au texte de Peter Handke. En y enlevant la voix, mais en le confrontant à l'image, aux images, en provoquant cette rencontre, on se retrouve alors face à quelque chose d'autre. Quelque chose de fragile, de différent - et de précieux.
    (extrait de la préface du livre).

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