• Ce livre de 1930, le plus important dans l'oeuvre de Balazs avec L'Homme visible, est l'une des premières grandes synthèses écrites par un homme qui n'a cessé de se passionner pour le cinéma expressionniste aussi bien que soviétique et toutes les expériences de l'avant-garde. Ses écrits sur le cinéma ne sont pas seulement l'une des premières approches rigoureuses et systématiques d'un art dont beaucoup contestaient l'importance, mais ils sont aussi un pont jeté entre l'avant-garde allemande et soviétique, le cinéma communiste, et les expériences de Buñuel.

  • " Par son oeuvre théorique, ses critiques, sa collaboration à certains films les plus importants des années 1920, Béla Balasz (1884-1949) est sans doute l'une des personnalités les plus importantes de l'Allemagne de Weimar. D'une culture cinématographique et littéraire exceptionnelle, il a tenté non seulement de dresser l'inventaire des possibilités d'un art nouveau, mais de confronter le cinéma à la sphère politique, au théâtre, aux capacités d'invention qui lui semblaient en faire l'une des formes d'expression les plus passionnantes et les plus riches de l'art moderne. " Jean-Michel Palmier Publié en 1948, un an avant sa mort, ce livre qui ramasse toute la réflexion de Balazs sur le cinéma est le complément indispensable à L'Esprit du cinéma.

  • Béla Balázs appartient aux « classiques » de la théorie esthétique du film, dans une lignée qui va d'Eisenstein à Chlovski, Pudowkin, Arnheim et à Kracauer. Son premier livre sur le cinéma, L'Homme visible, daté de 1924, a été un énorme succès. C'est la première approche théorique du film qui tire toutes les conséquences, de trente ans de cinéma et qui redonne au cinéma sa légitimité d'art populaire : « Non pas, hélas ! en ce sens qu'il serait né de l'esprit populaire, mais en ce sens que l'esprit populaire naît de lui ».

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