• Comment rendre l'homme meilleur ? Face à des morales classiques qui veulent endiguer ou humaniser en l'homme la part animale, ce livre propose une réponse inattendue. En étudiant les animaux, l'éthologie a montré qu'à leurs aptitudes cognitives, longtemps insoupçonnées, étaient jointes des aptitudes émotionnelles et affectives étonnantes, souvent laissées en friche chez l'homme. S'ils savaient retrouver ces facultés animales oubliées, s'ils développaient par l'éducation ces ressources affectives, les êtres humains ne pourraient-ils pas développer des sociétés plus altruistes, plus justes et plus paisibles ?

    En s'appuyant sur les découvertes récentes concernant l'intelligence et le comportement des animaux, Georges Chapouthier suggère qu'il serait possible de rendre l'homme plus « humain » en réveillant en lui le meilleur de l'animal.

    /> Pour sauver l'homme de sa violence, la culture ne doit pas le couper de la nature, mais l'inviter à retrouver en lui sa nature et ses émotions animales.

  • Qu'est-ce que l'animal ? Comment caractériser ce compagnon de route, ami ou adversaire de l'espèce humaine depuis ses origines, qui, dans nos esprits, reste associé à des joies ou à des peurs, à des utilisations triviales comme à des conceptions sacrées ? Et comment envisager dorénavant celui en qui la science a récemment découvert notre ancêtre et notre cousin ?
    L'homme n'est-il pas un animal particulier?

  • Si l'être humain présente des traits qui le rattachent à l'animalité, depuis le goût des aliments jusqu'à l'affection qu'il porte à ses jeunes, il est cependant capable, par l'usage d'un puissant cerveau, d'activités culturelles très originales. Quels sont donc les traits qui, d'un animal particulier, font un être si profondément différent ? Sept spécialistes, issus de la biologie, de la médecine ou de la philosophie, tentent d'apporter des réponses à cette question. Un recueil qui voudrait caractériser l'humain sans le séparer des autres vivants.

  • C'est grâce à la mémoire que nous nous rappelons qui nous sommes, qui sont nos proches, où nous habitons, ce que nous devons faire aujourd'hui...
    C'est grâce à elle que nous parlons plusieurs langues, que nous fredonnons des chansons, que nous conduisons notre voiture sans y penser et que nous retrouvons nos clefs. Et lorsqu'elle s'effondre, nous en perdons notre identité. Dans ce livre complet et limpide, Georges Chapouthier, l'un de nos meilleurs spécialistes, fait la synthèse de ce que nous avons appris ces trente dernières années sur les différents types de mémoire et sur la mosaïque de leurs mécanismes moléculaires.
    Il montre aussi que la mémoire a partie liée avec l'anxiété.

  • On connaît bien le mécanisme de la sélection naturelle par lequel l'évolution favorise les individus et les espèces les mieux adaptés à leur environnement.
    Mais comment l'évolution fait-elle pour construire des êtres de plus en plus complexes ?
    Georges Chapouthier montre que l'évolution construit les organismes vivants en juxtaposant des organismes élémentaires puis en les intégrant par spécialisation de chacun dans des fonctions spécifiques. C'est ainsi que des colonies de coraux peuvent s'étendre sur plusieurs kilomètres. Et, pour autant que chaque élément ne perd pas son individualité, un organisme apparaît alors comme une mosaïque.
    Selon Georges Chapouthier, cette loi régit non seulement la constitution des organismes supérieurs, mais encore celle de notre cerveau et de nos sociétés.
    L'émergence de la pensée comme de la liberté s'explique par ce mode de construction en mosaïque qui préserve l'identité des éléments et donc leur diversité.

  • Dans quelle mesure le célèbre philosophe Kant était-il un chimpanzé ? Les êtres humains sont-ils plus proches de Kant, plus proches des chimpanzés ou proches des deux ? Les animaux possèdent-ils une culture, une morale, un sens du beau ? Quelles sont, dans ces domaines, les spécificités de notre espèce ? Sommes-nous capables d'améliorer notre comportement moral en respectant à la fois le chimpanzé qui est en nous et les souhaits de Kant sur la morale de l'humanité ? Autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre en s'appuyant sur les plus récentes données de la science. Le livre insiste aussi sur la manière dont les fonctions mêmes du cerveau humain et ses deux hémisphères permettent une telle articulation entre « nature » et « culture ».

  • Né en 1945 à Libourne, Georges Chapouthier a été formé, dès la petite enfance, par son père helléniste, aux jeux de mots et aux calembours. Ce goût ne l'a jamais quitté lors de sa longue carrière - tout à fait sérieuse et même parfois austère - au CNRS. Dans le présent ouvrage, il nous montre comment la plaisanterie ou la farce peuvent se retrouver en filigrane des occupations les plus graves du chercheur ou du citoyen. Et comment l'humour permet souvent de démystifier le monde et de redonner le sourire.

  • Les animaux ont-ils une conscience ? Les machines peuvent-elles se montrer intelligentes ? Chaque nouvelle découverte des biologistes, chaque progrès technologique nous invite à reconsidérer le propre de l'homme.
    Ce livre, fruit de la collaboration entre Georges Chapouthier, biologiste et philosophe de la biologie, et Frédéric Kaplan, ingénieur spécialiste de l'intelligence artificielle, fait le point sur les multiples manières dont les animaux et les machines peuvent être comparés aux êtres humains. Après un panorama synthétique des capacités des animaux et des machines à apprendre, développer une conscience, ressentir douleur ou émotion, construire une culture ou une morale, les auteurs détaillent ce qui nous lie à nos alter-egos biologiques ou artificiels : attachement, sexualité, droit, hybridation. Au-delà, ils explorent des traits qui semblent spécifiquement humains - l'imaginaire, l'âme ou le sens du temps - mais pour combien de temps encore...
    Une exploration stimulante au coeur des mystères de la nature humaine, qui propose une redéfinition de l'homme dans son rapport à l'animal et à la machine.

  • Pérenniser la mémoire est certainement l'une des plus grandes aventures d'Homo sapiens. En complément de l'évolution biologique fort lente des capacités cérébrales - dont il a particulièrement bénéficié - il lui faut inventer. D'abord dessiner et peindre, puis construire des écritures, avec des symboles et des règles. Sur des tablettes d'argile, de bois, de feuilles, de papyrus, de soie, de parchemin, de papier... En enregistrant ainsi ses idées et ses textes, ses nombres et ses équations, ses chants et ses philosophies, il démontre et développe son agilité intellectuelle, son désir de surmonter sa finitude, de transmettre une trace à ses descendants.
    Puis l'aventure s'emballe. La machine mesure, des automates enregistrent, mieux et bien plus vite que la main ne peut écrire. Enfin, la machine, encore, convertit toute information en nombres. Désormais la mémoire se blottit au coeur des atomes et s'évapore dans les nuages. Elle est traitée, se transforme et se communique instantanément dans le monde entier. Un être humain peut disposer du savoir de l'Humanité dans la paume de sa main. Une telle accélération exponentielle de la croissance des techniques nous promet des transformations radicales du monde au coeur du XXIe siècle. Cet ouvrage propose ainsi une fresque continue depuis le génome, registre de notre personne et de notre espèce, jusqu'aux promesses et aux risques des Big Data.

  • Sources d'affection, d'amour, de rêverie, de connaissances, mais aussi, hélas, souvent objets d'exploitations ou de sévices, les animaux sont un peu les miroirs des sociétés humaines, nous avons voulu leur consacrer la présente anthologie. Si les animaux sont très présents dans les haïkus japonais - on se souvient du célèbre haïku de Bashô sur la grenouille dans son étang - ils le sont relativement peu dans les haïkus ou tankas en langue française. Pour combler ce manque, nous avons voulu leur consacrer la présente anthologie. Comme souvent, le vécu poétique débouche sur l'interrogation métaphysique et morale. En l'occurrence, il importe en effet de savoir comment nous devons traiter ces êtres sensibles et souffrants qui partagent avec nous la planète et dont certains nous ressemblent tant. Cette importante interrogation éthique est le thème des poèmes qui forment la dernière partie de notre anthologie. Georges Chapouthier Georges CHAPOUTHIER, biologiste et philosophe, a écrit de nombreux livres sur les animaux, leur cerveau, leur intelligence et leur comportement. Il est aussi connu pour son activité poétique sous le pseudonyme de Georges Friedenkraft.

  • L'histoire des relations entre l'homme et l'animal est faite de cruauté, de fascination, d'asservissement, de vie partagée, parfois d'amour fou. Une ambiguïté particulièrement troublante pour les chercheurs en biologie qui peuvent, tout en aimant les animaux, les utiliser pour faire progresser les connaissances scientifiques et médicales. Neurobiologiste et philosophe, Georges Chapouthier a vécu cette difficile contradiction.
    Françoise Tristani-Potteaux raconte le parcours de cette grande figure, revisite son oeuvre, analyse les événements, les interrogations et les désarrois qui l'ont conduit à devenir, tout en poursuivant une brillante carrière scientifique, un militant des droits de l'animal. Entre récits d'enfance, souvenirs furtifs, rencontres amicales et découvertes étonnantes sur la mémoire et l'anxiété, ce récit vivant et accessible intéressera tous ceux qui veulent entrer dans les coulisses de l'aventure scientifique.
    Et suivre le parcours intellectuel d'un chercheur qui, depuis son goût enfantin pour les animaux jusqu'au travail mené avec ses souris de laboratoire, en passant par une longue amitié avec des chimpanzés, nous fait partager sa réflexion sur l'injuste statut de l'animal et sur son destin, inéluctablement lié au nôtre.

  • Dans cet ouvrage, on retrouve des blagues qu'on a le plaisir de voir ici transposées en saintongeais : La boune manière de vère les chouses, Ine jhène mariée, A l'houpitau, Les deus émis qui vendiant des gorets, In' énarque en Saintonjhe, Les heut' et les mojhètes.

  • Astres, villes, vivant, robots : quatre objets d'études apparemment profondément différents les uns des autres. Et pourtant, les analogies sont nombreuses. Tous ont un rapport très fort à la simplicité - la Nature, comme les hommes, choisit les procédés les plus simples possibles -, à la symétrie, à la cohérence. Tous sont soumis à l'entropie - le désordre les gagne -, tous ont une complexité qui s'accroît selon une évolution tout à la fois darwinienne - qui conduit, par sélection, à une meilleure adaptation - et en mosaïque - juxtaposition d'entités de même ordre de complexité qui, tout en conservant une autonomie certaine, sont intégrées dans des structures plus vastes, où le tout est supérieur à la partie. L'architecture des astres, des villes, des robots, est donc éminemment semblable à celle des systèmes les plus complexes qu'il nous soit donné d'appréhender : les organismes vivants. Dire que la complexité du vivant mime celle du monde matériel revient à constater que le cerveau, construit sur les mêmes bases que le reste de l'Univers, peut intégrer les lois du monde, et ainsi créer des villes ou de l'intelligence artificielle fondées sur ces mêmes lois. Un dialogue entre quatre disciplines en apparence étrangères les unes aux autres, riche d'enseignements et propre à susciter les questionnements et les débats.

  • L'une des caractéristiques essentielles des êtres vivants concerne l'explosion de leurs formes, liée à la diversité des milieux auxquels ils se sont adaptés.

    Fruit de la collaboration de spécialistes internationaux, cet ouvrage analyse la multiplicité de ces morphologies. Il traite de l'origine des formes, de leur rôle dans la définition du vivant et des relations entre forme et fonction. Il expose le rôle des gènes et de l'épigenèse ainsi que les formes des bactéries, des protistes et des végétaux. L'explosion des formes de vie étudie la mémoire des animaux et leurs processus sensoriels, les formes que prennent les robots (construits à l'image du vivant) de même que les technologies médicales visant à rétablir des formes vivantes endommagées.

    Enfin, l'ouvrage questionne une construction commune dans la diversité des formes ainsi que l'idée d'un abandon de la forme, possible vice caché de certaines philosophies modernes.

  • Balade en haïkus au Quartier Latin est un recueil de poésie né d'une alliance entre le haïku et l'un des quartiers les plus emblématiques de la capitale française. Cette « balade » est une immersion au coeur du Quartier Latin, entre rêveries et souvenirs, rues fantasmées et réalité. À la découverte de ce recueil, le lecteur sera plongé dans les méandres du Quartier Latin, ses monuments et son histoire.


    Les auteurs de ce recueil, dont certains haijins connus du grand public, ont en commun l'amour du Quartier Latin, de ses rues, de ses places, de sa population et de son histoire.

  • La création artistique et l'innovation scientifique sont les passerelles qui, de façon discontinue, paradoxale et étonnante, perpétuent le lien entre les hommes. Sur ce thème transversal, ce livre rassemble, pour la première fois, des contributions exceptionnelles de chercheurs et d'artistes, qui questionnent le coeur de leur discipline.

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