Ovadia

  • La morale sans peine

    Bruno Viard

    • Ovadia
    • 17 Mai 2008

    Notre époque ne supporte plus la morale.
    Elle la réclame de toute part. ce livre tente de surmonter cette contradiction dans un langage accessible au lecteur sans expérience. il expose ensuite les sources et les présupposés de la morale sans peine. l'auteur a voulu parcourir tout le prisme des relations humaines de l'échelle psychologique à l'échelle sociale et politique. par différence avec plusieurs morales pénibles, qu'elles soient chrétiennes ou communistes, qui demandaient trop à l'homme, la morale sans peine veut répondre aux injonctions diverses de notre siècle.
    Elle veille à ne pas demander à l'homme plus qu'il ne peut donner. elle s'enracine pour cela dans une hypothèse psychologique méconnue, non freudienne, celle de paul diel coordonnée aux découvertes politiques de pierre leroux et sociologiques de marcel mauss. elle propose une réconciliation de l'altruisme et de l'égoïsme au nom d'un égoïsme conséquent, et trouve son chemin en revisitant les termes de la triade républicaine.
    Le pari est de jeter un pont entre psychologie et politique.

  • On a souvent constaté que mai 68 n'avait guère inspiré les romanciers français.
    Eh bien, en voilà un en la personne de michel houellebecq ! le scanner utilisé par bruno viard est un outil qui croise les analyses littéraire, psychologique et sociologique pour répondre à la question : houellebecq est-il la meilleure preuve de la décadence de la culture française actuelle ou tenons-nous, au contraire, avec lui, l'ouvre-phare du xxie siècle commençant ? sa vision originale constitue en tout cas un pamphlet anti-libéral au plan sexuel et moral autant qu'au plan économique.
    Houellebecq fait éclater les cadres de l'autofiction à la française pour devenir le romancier de la mondialisation. un romancier métaphysicien aussi qui s'interroge sur le rapport entre le sexe et la mort dans la post-modernité, et qui fait le constat d'une dramatique crise de la filiation. cet essai tente de désambiguïser une oeuvre complexe, d'expliquer comment un érotomane cynique peut être aussi un moraliste austère.

  • Avec son essai sur le clou.
    Marcel mauss a proposé en 1924 la description des relations humaines pacifiques reconnue comme la plus pertinente : camaraderie, amitié, amour, etc. la littérature se tient-elle à l'écart de la vie ou entre-t-elle dans le riche réseau des dons et contre-dons ? c'est à partir d'une lecture de a la recherche du temps perdu, oeuvre contemporaine de l'essai de mauss, qu'une réponse à cette question d'ordre général a été tentée.
    " proust est mon auteur favori. mais j'ai d'insurmontables objections sur ses conclusions. je les ai formulées clans l'idée que le devoir de débattre faisait partie de l'admiration ". cette opinion de l'auteur est le point de départ d'une réflexion qui croisera le chef-d'oeuvre de la littérature moderne avec celui de la sociologie.

  • Sur le chemin de l'école, pendant le déjeuner, quand elle vient près de son bureau, Bruno Viard bavarde avec sa petite-fille Matilda de quatre à sept ans. Capturés sur le vif, ces dialogues mêlent l'humour et le sérieux, la naïveté et l'expérience. Sous la fantaisie apparente et sous la spontanéité de l'oral, se dessine une philosophie secrète car Matilda aime à questionner sur la raison dernière des choses. Débatteuse pleine de malice, elle renvoie la balle sans se lasser et c'est souvent elle qui marque les plus beaux points...

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