Littérature générale

  • Nous ne parlons que du travail - et du chômage - alors qu'il occupe si peu nos vies?! 10 à 12?% du temps d'une vie aujourd'hui, là où il comptait pour 40?% en 1936. Nous ne sommes pas «?libérés?» du travail, mais nous avons appris à le contenir, à le limiter. Le sociologue Jean Viard montre ici les forces à l'oeuvre pour cette transformation.

  • "Ceux qui tiendront ce livre auront survécu.
    Comme après chaque guerre, ou chaque grande pandémie, ce sont les survivants qui écrivent le récit de ce qui va devenir l'histoire, la leur, intime ; la nôtre, peu à peu, prenant un H majuscule. Nous avons vécu chacun, sur toute la terre et en même temps, un traumatisme et un combat. Individuel, familial et collectif. Local, national et planétaire. Il a neigé sur le monde. Un lourd manteau recouvre les débat d'hier, et les morts. Nous renaissons, égarés, terribles ou plus humains. Demain peut-être parlera-t-on du début du XXIe siècle comme une nouvelle belle époque. Nous avons changé de futur. Chacun et tous ensemble. Une génération 2020 est née."

  • Pour Jean Viard, au-delà de la crise qui nous déstabilise, jamais la société n'a changé aussi vite. Mais pour le comprendre, il faut analyser à la fois le recul de nos grandes appartenances de classes et de nations, le rôle nouveau de l'art de vivre, du bonheur privé, des habitus et des identités. Comprendre notre culture de mobilité, le réchauffement climatique, la place nouvelle du travail, la pression d'un monde en permanence co-­informé et le développement extraordinaire d'une société collaborative, liée par des réseaux tous les jours plus nombreux. Oui : le monde s'unifie, la terre chauffe, la société se morcelle... mais internet nous relie.
    Comment alors penser les formes politiques de cette société et de ce monde-là ? Comment penser cet individu devenu plus tribal que social ? De quelle manière réinventer du récit politique ?
    Un livre résolument positif, optimiste, qui insiste sur l'urgence de penser et de retrouver un récit commun.

  • " la semaine de cinq jours et l'avènement des congés payés ont ouvert la voie à une société individualisée bâtie sur le désir de liberté, écrit jean viard, un des meilleurs - et rares - spécialistes des moeurs pèlerines et vacancières de notre société.
    Il a la conviction qu'il est urgent de mettre le temps au coeur de nos questions sociétales et sociologiques. l'allongement de la durée de vie et les 35 heures ont entraîné une révolution spatiale et temporelle qui n'a pas été anticipée par les politiques. l'hypertrophie du temps non travaillé et la fréquence de nos déplacements sont à l'origine de nouvelles normes, d'autres valeurs. au-delà de nos questions individuelles existentielles, il y a urgence à imaginer un nouveau modèle du vivre-ensemble pour éviter un individualisme du repli sur soi.".
    Béatrice jérôme, le monde

  • Soixante-dix ans après 1936, nos sociétés ont profondément changé. Les
    départs en vacances sont devenus massifs. La France accueille plus de
    touristes étrangers qu'elle ne compte d'habitants. La durée du travail sur
    une vie a été réduite de plus du tiers, la maison avec jardin est devenue un
    rêve majoritaire, l'économie touristique porte des régions entières... Pour
    Jean Viard, cette initiation populaire (et inégalitaire) aux temps libres et
    son corollaire, la mobilité de masse, ont modifié, bien au-delà de ces faits
    quantifiables, nos façons de vivre.
    Pour lui, les gestes, les lieux, les normes et les valeurs construites pour
    occuper nos temps libres sont en train de devenir les bases de notre culture
    collective, bousculant les liens sociaux et politiques, remettant en cause
    la place centrale du travail, favorisant l'étalement urbain. Il s'agit d'une
    culture individuelle et mobile où chacun joue sans cesse avec l'absence et
    l'abstention : zapping, divorce, déménagement, voyage, portable, internet...
    forment un tout, avec une privatisation des liens sociaux, des exclusions
    féroces, une crise du collectif et, malgré tout, certaines solidarités. Et
    d'extraordinaires libertés quand on accède au droit de choisir ses mobilités
    ! Société paradoxale que cet essai analyse avec passion, optimisme et
    inquiétudes.

  • Toulon est une ville mal connue. Agglomération de 500 000 habitants, grands ports militaires, centre de recherches militaires ultra secrètes, préfecture du premier département touristique de France, plus grande ville conquise par le FN en 1995. Tout cela est-il lié ? L'armée et les retraités de l'armée ont-ils éteint la ville qui vit des rentes militaires et touristiques ? La Rade est magnifi que, les communes autour de Toulon font rêver (Hyères, Porquerolles, Six Fours.) Et si le silence était le modèle de développement choisi par cette ville discrète ? Jusqu'à quand cela peut-il durer ?

  • La vie privée tient aujourd'hui plus de place dans nos vies que le travail. Et le travail lui-même est éclaté entre ceux qui n'en ont pas, ceux qui en ont un et le protègent à tout prix, et ceux qui veulent entrer dans le jeu - les femmes, les immigrants et les jeunes. Mais la politique, elle, reste celle des inclus, des grandes écoles, des carrières électives. Une situation explosive.

  • 3 monstres dans la forêt

    Cyril Viard

    • Amalthee
    • 6 Septembre 2017

    Prenez le temps d'imaginer, Bien loin du monde où vous vivez, Trois monstres aux griffes acérées, Plongés au coeur de la forêt.

    Rien n'aurait pu laisser penser, Qu'une seule rencontre suffirait, À vous conter longtemps après, L'histoire du livre que vous tenez.

  • Avec son essai sur le clou.
    Marcel mauss a proposé en 1924 la description des relations humaines pacifiques reconnue comme la plus pertinente : camaraderie, amitié, amour, etc. la littérature se tient-elle à l'écart de la vie ou entre-t-elle dans le riche réseau des dons et contre-dons ? c'est à partir d'une lecture de a la recherche du temps perdu, oeuvre contemporaine de l'essai de mauss, qu'une réponse à cette question d'ordre général a été tentée.
    " proust est mon auteur favori. mais j'ai d'insurmontables objections sur ses conclusions. je les ai formulées clans l'idée que le devoir de débattre faisait partie de l'admiration ". cette opinion de l'auteur est le point de départ d'une réflexion qui croisera le chef-d'oeuvre de la littérature moderne avec celui de la sociologie.

  • Au sens le plus large, le romantisme est une crise de la conscience européenne
    au moment du basculement dans le monde moderne. Contre la raison et les règles
    du classicisme devenues un carcan se produisit, de façon quasi thermostatique,
    une réévaluation de la sensibilité et de l'authenticité. Ce fut d'abord une
    révolte esthétique et ethnique contre le bon goût figé à la française. Mais
    progressivement, les abus de la Révolution, ses violences, les déceptions
    provoquées par la nouvelle société d'argent donnèrent au romantisme un
    caractère politique orienté contre les Lumières. Typiquement anti-bourgeois, le
    romantisme n'est pas pour autant étroitement aristocratique et catholique. Son
    parti est celui de l'absolu, de l'idéal. Il mobilisa les extrêmes de l'arc
    politique, de la droite à la gauche. Le tout était de mépriser l'utilitarisme
    et l'individualisme. Autour de 100 mots clés, cet ouvrage invite le lecteur à
    comprendre l'exaltation romantique et à appréhender ce mouvement dans toutes
    ses dimensions. Professeur de littérature à l'Université de Provence, Bruno
    Viard est membre du comité de rédaction de la Revue du MAUSS et de la Revue de
    Psychologie de la Motivation. Il est notamment l'auteur, aux Presses
    universitaires de France, d'un essai (Les trois neveux, 2002) et d'un manuel
    (Lire les romantiques français, « Licence », 2009).

  • Sur le chemin de l'école, pendant le déjeuner, quand elle vient près de son bureau, Bruno Viard bavarde avec sa petite-fille Matilda de quatre à sept ans. Capturés sur le vif, ces dialogues mêlent l'humour et le sérieux, la naïveté et l'expérience. Sous la fantaisie apparente et sous la spontanéité de l'oral, se dessine une philosophie secrète car Matilda aime à questionner sur la raison dernière des choses. Débatteuse pleine de malice, elle renvoie la balle sans se lasser et c'est souvent elle qui marque les plus beaux points...

  • Juillet 1914. Albert, 27 ans, officier d'artillerie, est engagé en Alsace dès le début des combats ; il ne retrouvera son foyer qu'en 1919. Avec lui, nous traversons donc toute la Grande Guerre : la dégradation des conditions de survie des soldats, la peur et leur courage, la familiarité progressive avec la mort... Ces lettres, adressées à sa jeune épouse, campent le portrait d'une France traditionnelle, simple, religieuse et patriotique. Outre l'écriture soignée et le sentiment de vivre la guerre « comme si on y était », la force de l'amour qui les unit rend ce livre tout à fait bouleversant.
    Il faut lire ces pages en cette année où la France célèbre l'armistice de la Première Guerre mondiale.

  • Il s'agit d'un recueil de lettres de deux frères, Noël et François, à leur mère avant et après la tragédie de Mers El Kébir en Algérie en 1940.
    Tous deux étaient engagés dans la Marine Nationale.
    Le premier, Noël, est décédé à ce moment-là.
    C'est son histoire que j'ai voulu partager au travers de sa correspondance.
    Elle paraît d'autant plus dramatique lorsque l'on sait le sort qui a été réservé à tous ces marins de 20 ans, pour la majorité.
    Son frère n'a pas connu le même sort, car marin sur d'autres vaisseaux.
    Tous deux racontent leur quotidien dans la Marine, leurs sentiments, leurs états d'âme.
    Il en ressort un journal émouvant, plein de sensibilité.
    J'espère que vous serez touchés par ces instants de vie, témoignages d'une époque révolue, de la même façon que j'ai été émue et bouleversée.
    Pour que l'on ne les oublie pas...

  • L'oeuvre de Houellebecq regorge d'apparentes contradictions. L'objet de ce court essai est de les analyser afin de montrer qu'elles peuvent pour une part se résoudre, et notamment en puisant aux sources : les lectures de Houellebecq, ces "tiroirs" qui contiennent aussi bien des oeuvres de fiction ou d'inspiration autobiographique que des écrits théoriques. Défilent ainsi, sur un rythme enlevé : Auguste Comte, Pierre Leroux, Tocqueville, Schopenhauer, Nietzsche, Montaigne, Victor Hugo, Camus, Balzac, Baudelaire, Proust et quelques autres.
    À quoi s'ajoutent des constats non moins stimulants, tel celui-ci : On est arrivé à ce paradoxe que la gauche antilibérale en économie est devenue libérale en morale tandis que la droite libérale en économie s'est retrouvée antilibérale en morale. L'originalité de Houellebecq est qu'il est antilibéral en tout, ce qui le rend inclassable.

  • Qu'est devenu l'ancien monde ouvrier ? Où sont passées les banlieues rouges ? Où est le peuple ? Telles sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre à partir de l'évolution de la plaine Saint-Denis et d'Aubervilliers, hauts lieux industriels aujourd'hui réorganisés autour du Stade de France et de Roissy.
    Fallait-il "boboïser" plus vite ces communes proches de Paris en chassant les enfants des milieux populaires, ou reconstruire lentement de la ville populaire sur la ville populaire ? Et les politiques de la ville menées depuis vingt-cinq ans ont-elles eu un impact positif, ou faut-il les réinventer ? Un essai qui raconte un terrain et qui propose de la politique.

  • Normandie coast

    Eric Viard

    • Benevent
    • 22 Juillet 2010

    « Son regard n'a pas cillé. Il l'a regardée comme si elle était un oiseau ou un rocher, posé sur le sable. Comme si elle avait toujours été là et que le temps l'avait transformée en une statue de tissu et de chair. Après il a tout regardé d'elle, étudiant son corps en détail, revenant sans cesse aux yeux immobiles, juste un peu écarquillés. » Sept nouvelles pour décrire sept rencontres imaginaires. Chacune centrée sur la passion immédiate, une attirance dénuée de toute raison, qui laisse les acteurs sans vie devant la brutalité des sentiments. Un voyage au bout du rêve qui ne mène nulle part mais qu'il est impossible de ne pas entreprendre.

  • Pierrot marié et Polichinelle célibataire : épopée pantomime féérique en 3 parties et 19 tableaux / par M. Jules Viard Date de l'édition originale : 1847 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Qu'est-ce que le romantisme ? Dans quelle mesure la théorie de la réciprocité du don et du contre-don développée au XXe siècle peut-elle s'appliquer à ses principaux auteurs ? Pourquoi le romantisme est-il apparu après la Révolution ? Quelles relations existe-t-il entre romantisme et République ? Contre l'habitude commode de ranger les auteurs dans une catégorie passe-partout, ce manuel propose une définition originale du romantisme, de nature historique, psychologique et éthique : une critique exaltée du monde moderne, avant d'évaluer dans quelle mesure et pourquoi chaque grand auteur du temps correspond à cette définition.

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