Des Equateurs

  • A côté d'une Venise de l'évidence se cache une Venise inconnue, celle des églises jamais ouvertes. Jean-Paul Kauffmann a voulu forcer ces portes solidement cadenassées, un monde impénétrable où des chefs-d' oeuvre dorment dans le silence. Qui en détient les clefs ? Ce récit, conduit à la manière d'une enquête policière, raconte les embûches pour se faire ouvrir ces édifices. L'histoire est partie d'une église d'Ille-et-Vilaine où, enfant, l'auteur servait la messe.
    Il s'y ennuyait souvent, mais, dans ce sanctuaire, il a tout appris. Là, est née la passion de se voir livrer le secret de la chose ignorée ou défendue. Il a poursuivi cet exercice de déchiffrement à Venise, la ville de la mémoire heureuse, pourtant attaquée sans relâche par le tourisme mondialisé. Depuis un appartement de la Giudecca où il s'est installé pendant des mois, il a arpenté une Venise hors champ.
    Il a trouvé aussi ce qu'il ne cherchait pas. Venise à double tour est un livre sur le bonheur de voir et la jubilation dispensée par la ville qui exalte les cinq sens. On y croise, parmi d'autres, Jacques Lacan, Hugo Pratt, une belle restauratrice de tableaux, une guide touristique souveraine, un Cerf blanc, le propriétaire d'un vignoble vénitien et un Grand Vicaire, maître de l'esquive.

  • Outre-terre

    Jean-Paul Kauffmann

    Eylau c'est la rencontre paroxystique de l'Histoire et de la géographie. Une bataille napoléonienne qui a lieu le 8 février 1807 contre les Russes, en Prusse orientale, là où se trouvait autrefois la célèbre Königsberg fondée par les chevaliers teutoniques. Aujourd'hui, Eylau est située dans l'exclave de Kaliningrad, territoire russe séparé de la Russie par la Pologne et la Lituanie.
    Jean-Paul Kauffmann, qui s'était rendu une première fois à Kaliningrad en 1991, voulait y revenir mais, cette fois, en famille. Un voyage de cohésion familiale en quelque sorte.
    Eylau est une bataille à part dans les faits d'armes napoléoniens. Une victoire à la Pyrrhus, à l'arrachée, dont Napoléon n'aimait pas évoquer le souvenir quand il fut exilé à Ste-Hélène. Une bataille particulièrement meurtrière qui se déroula dans le brouillard, l'obscurité, sous la neige.
    Eylau est restée célèbre dans l'histoire pour la fameuse cavalerie de Murat mais aussi dans la littérature grâce au Colonel Chabert de Balzac. Le colonel Chabert que l'on donnait mort est un fantôme d'Eylau. Quand il revient en France, il doit prouver son identité pour recouvrer son territoire, sa femme, ses droits. C'est l'un des romans les plus captivants de Balzac. Une sorte de roman noir sur le mariage.
    « Tu te prends pour le colonel Chabert », diront les fils de Jean-Paul Kauffmann en se moquant de lui. Car lui aussi a connu « le royaume des ombres » en passant 3 ans de détention au Liban. Revient-on jamais de ce monde entre la vie et la mort ? Jean-Paul Kauffmann a dû lui aussi retrouver sa place parmi les siens et Balzac a toujours été avec Simenon l'un de ses auteurs de prédilection.
    Retour à Eylau se déroule sur 4 journées qui sont aussi une quête. Il faut à tout prix atteindre le clocher d'Eylau car c'est de l'église que l'empereur dirigea la bataille. Et la tâche est semée d'embûches.

    Jean-Paul Kauffmann a une prédilection pour les territoires secrets ou dérobés, ceux qui échappent à l'évidence du regard et aux lieux communs. Car Eylau est aussi un tableau, celui peint par le baron Gros. Une toile commandée par Napoléon qui souligne la dureté de la bataille, les milliers de morts et de blessés. À son tour, Jean-Paul Kauffmann peint une nouvelle toile d'Eylau, plus expressionniste.

    À Eylau, l'Empereur a senti sa chance légendaire lui échapper et mesuré le poids du destin. Il a ouvert les yeux sur le sens de la tragédie. Il faut donc se rendre à Eylau pour ouvrir les yeux et comprendre jusqu'au vertige la charge des forces de la mort contre celles de la vie. Car comme tout grand livre, Retour à Eylau est l'histoire d'un vertige.

  • En 1990, Jean-Paul Kauffmann effectue un périple en Champagne.
    « Le champagne, écrit-il, est plus que d'autres vins le fruit d'un miracle. Sans les caves d'Épernay et de Reims, sans la craie, il n'y avait pas de champagne. C'est un vin qui relève du prodige puisqu'il a relevé magistralement les difficultés pour les transformer en avantages [.] Le miracle du vin de champagne repose sur une adéquation constante au travail de la nature ». À travers ses grandes maisons, au gré du vignoble, Jean-Paul Kauffmann nous révèle les secrets de l'assemblage du champagne, « ce fils de l'air » : « cette impulsion vers le haut que souligne la bulle lie le champagne à l'image du froid, des hauteurs, de la pureté. »

  • En 1989, Jean-Paul Kauffmann fait un voyage singulier dans le Bordelais.
    Libéré depuis un an des geôles libanaises, il redécouvre le goût et le parfum du vin. Il est alors le rédacteur en chef de L'Amateur de Bordeaux. Au fil des différents terroirs et appellations (Côtes de Bourg, Côtes de Blaye, Pomerol, Graves, Sauternes) il nous livre une philosophie du vin, des odeurs, du goût. Ce texte est aussi un témoignage sur un monde bordelais qui à la fin des années 80 se trouve à un tournant, tiraillé entre l'ordre ancien et la révolution technologique.
    À travers des portraits de propriétaires qui composent une longue galerie balzacienne, Jean-Paul Kauffmann nous parle d'un monde aujourd'hui révolu.
    Voyage à Bordeaux est paru hors commerce. Pour la première fois, il est maintenant disponible en librairie dans une édition revue et augmentée complétée par d'autres textes parus dans Le Magazine littéraire ou L'Amateur de Bordeaux. Jean-Paul Kauffmann est l'un des écrivains français qui parlent le mieux du vin.
    Ce récit est un voyage initiatique pour celui qui voudrait découvrir les subtilités du vin de Bordeaux.

  • Mer Libre est un mook de 200 pages consacré exclusivement à l'océan. C'est un magazine qui traite des mers avec les méthodes du nouveau journalisme : récits, longues histoires, enquêtes, portraits. Un journalisme et une littérature d'immersion. Il s'attache aussi bien aux plages de nos vacances, qu'aux profondeurs de l'océan, convoque la peinture, la photo pour ouvrir notre regard et tous nos sens. Les mers françaises y seront traitées du Nord-Pas-de-Calais en passant par la Normandie, La Bretagne, le Sud-Ouest, la Méditerranée et la Corse. Il y aura aussi des sujets sur des mers exotiques puisque nous ne pouvons plus voyager.
    Des écrivains, des chanteurs, des scientifiques, des peintres, des philosophes, des marins y participeront.
    Le mook s'ouvrira sur des photos impressionnantes de mer. Il y aura ensuite des récits : Port-la Forêt (Finistère), berceau d'entrainement du Vendée des Globes, la saga de L'Optimist (bateau de l'enfance et véritable mythologie maritime), l'humour et la mer d'Alphonse Allais à Jean le Cam, les calanques de Cassis photographiées par ses alpinistes, les îles Eparses : journal de bord de Sylvain Tesson. Sempé et la mer. Une interview de Christophe Miossec. Pourquoi la mer est-elle rouge par le biologiste de Marine et directeur de recherches au CNRS Laurent Chauvaud (L'auteur de La Coquille St-Jacques, sentinelle de l'océan) ? Le trafic de la cocaïne sur le port du Havre. Une station balnéaire racontée de chambre de l'hôtel de la plage. La presqu'île de Crozon (Bretagne), le lieu le plus demandé en 2021 sur Airbnb, Les sorcières et la mer, Erbalunga, le port le plus philosophique de Corse, les secrets du premier marégraphe de Marseille etc ...

    Auteurs : Pierre Adrian, Le´a Brassy, Laurent Chauvaud, Nicolas Cornet, Aure´lie Darbouret, Ste´phane Dugast, Loi¨c Finaz, Olivier Fre´bourg, Jacques Gamblin, Sarah Gysler, Dieu Hoang Xuan, Philibert Humm, Adrien Jaulmes, Isabelle Joschke, Jean-Paul Kauffmann, Daniel du Lac, Arnaud de La Grange, Jean Louis Marzorati, Lucas Menget, Eric Neuhoff, Aline Pe´nitot, Jeanne Pham Tran, Catherine Poulain, Anne Que´me´re´, Hugo Roellinger, Nicole Strasser, Sylvain Tesson, Marcelino Truong, Sigole`ne Vinson, Anne-Lise & Fre´de´ric Worms

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