Folio

  • Cachée sous la Venise des cartes postales, il existe une Venise inconnue, celle des églises jamais ouvertes. Jean-Paul Kauffmann a déverrouillé ces portes solidement cadenassées, un monde impénétrable où dorment des chefs-d'oeuvre. Ce récit, conduit à la manière d'une enquête policière, raconte les embûches pour se faire ouvrir ces édifices. Enfant, l'auteur servait la messe dans une église d'Ille-et-Vilaine. Il s'y ennuyait souvent, mais c'est dans ce sanctuaire qu'est née la passion de dévoiler le secret de la chose défendue. Il poursuit cet exercice de déchiffrement à Venise, la ville de la mémoire heureuse, pourtant attaquée sans relâche par le tourisme mondialisé. Pendant des mois, il arpente une Venise hors champ, et y trouve aussi ce qu'il ne cherchait pas. Venise à double tour est un livre sur le bonheur de voir et la jubilation dispensée par la ville qui exalte les cinq sens. On y croise entre autres Jacques Lacan, Hugo Pratt, une belle restauratrice de tableaux, une guide touristique souveraine, un Cerf blanc, le propriétaire d'un vignoble vénitien et un Grand Vicaire, maître de l'esquive.

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  • Outre-terre

    Jean-Paul Kauffmann

    Le 8 février 1807, Napoléon a failli tout perdre. À Eylau, en Prusse-Orientale, l'Empereur livre l'une des batailles les plus périlleuses de son règne. Une victoire à la Pyrrhus dont Napoléon n'aimait pas évoquer le souvenir quand il fut exilé à Sainte-Hélène. Le site se trouve aujourd'hui dans l'enclave russe de Kaliningrad, pays étrange annexé par Staline. Jean-Paul Kauffmann voyage sur les traces du colonel Chabert, le héros de Balzac, donné pour mort lors de la grande charge de Murat.

    Outre-Terre est un livre sur le désastre, les revenants et le bonheur d'être vivant.

  • Au retour de trois années de captivité au Liban, dans un état second, le narrateur découvre Les Tilleuls, une maison perdue au coeur de la forêt landaise. Il décide d'acheter cette propriété pour dissiper le souvenir de l'enfermement. Un étrange lien de dépendance va se créer avec cette demeure qui symbolise le retour dans le monde des vivants. Dans une fusion totale, presque païenne, avec la nature dont il a tant été privé, le narrateur campe au milieu des travaux. Il se délecte de cette atmosphère transitoire propre à la convalescence, cet entre-deux qui sépare confusément la fin de l'épreuve du retour chez les humains. Défile une série de personnages inégalement pittoresques : deux ouvriers taciturnes et énigmatiques, l'indéfinissable agent immobilier, un architecte toujours pressé... Cette maison sera-t-elle le lieu de la résurrection ? Vingt ans après, Jean-Paul Kauffmann évoque sa captivité. Allusivement. Avec élégance il a choisi de se garder le plus souvent de l'esprit de sérieux. Jamais complaisant ou victimaire, c'est au contraire un jubilant témoignage sur le bonheur d'être vivant, sur le refus de la fatalité qui résiste à toutes les épreuves.

  • Perdue au milieu de l'atlantique sud, sainte-hélène, l'île d'où on ne s'échappe jamais.
    Un rocher lugubre, battu par les flots et le vent. déporté par les anglais après waterloo, bonaparte s'efforcera, pendant cinq ans et demi, de rester napoléon en dépit des humiliations.
    Amoureux des îles, jean-paul kauffmann s'est embarqué un jour à bord du seul bateau qui dessert sainte-hélène. il découvre ses falaises noires, ses habitants reclus, son gouverneur britannique, son ex-consul de france érudit et misanthrope, ses prisonniers qui pêchent face à l'océan.
    Sainte-hélène : la vie quotidienne dans l'étrange maison de longwood au temps de napoléon, la promiscuité, l'ennui, l'humidité, les rats.
    Récit de voyage et enquête sur les derniers jours de l'empereur, ce livre décrit avec justesse la captivité et l'enfermement.
    La chambre noire de longwood est une méditation sur la mélancolie historique, un huis-clos policier qui atteste que napoléon a bel et bien été empoisonné. par la nostalgie de sa gloire et le regret de son passé.

  • La lutte avec l'ange

    Jean-Paul Kauffmann

    L'église Saint-Sulpice à Paris referme une peinture énigmatique, La Lutte avec l'Ange. Quel est le sens caché de cette oeuvre que Delacroix a peinte sur un mur à la fin de sa vie ? Intrigué, Jean-Paul Kauffmann a mené une véritable enquête sur l'artiste et cette étrange église où il a choisi de travailler. Méconnue voire méprisée, Saint-Sulpice est un théâtre que Kauffmann parcourt dans tous les sens en examinant surtout l'envers du décor.
    Nous le suivons aussi pas à pas dans un bar de Dieppe, un château du Quercy, un village de l'Argonne, un chêne de la forêt de Sénart, un terrain de golf du Loiret. Dans cette histoire vécue qui ressemble à un roman policier surgissent des personnages : un critique d'art, une conférencière du Louvre, un sacristain, sans parler d'une figure insaisissable, F.-J. Heim, peintre tombé dans l'oubli qui fut le voisin de Delacroix à Saint-Sulpice.

  • En 1989, Jean-Paul Kauffmann fait un voyage singulier dans le Bordelais. Libéré depuis un an des geôles libanaises, il redécouvre le goût et le parfum du vin. Il est alors le rédacteur en chef de L'Amateur de Bordeaux. Au fil des différents terroirs et appellations (Côtes de Bourg, Côtes de Blaye, Pomerol, Graves, Sauternes) il nous livre une philosophie du vin, des odeurs, du goût. Ce texte est aussi un témoignage sur un monde bordelais qui à la fin des années 80 se trouve à un tournant, tiraillé entre l'ordre ancien et la révolution technologique. À travers des portraits de propriétaires qui composent une longue galerie balzacienne, Jean-Paul Kauffmann nous parle d'un monde aujourd'hui révolu. Voyage à Bordeaux est paru hors commerce. Pour la première fois, il est maintenant disponible en librairie dans une édition revue et augmentée complétée par d'autres textes parus dans Le Magazine littéraire ou L'Amateur de Bordeaux.
    Jean-Paul Kauffmann est l'un des écrivains français qui parlent le mieux du vin. Ce récit est un voyage initiatique pour celui qui voudrait découvrir les subtilités du vin de Bordeaux.
    En 1990, Jean-Paul Kauffmann effectue un périple en Champagne. « Le champagne, écrit-il, est plus que d'autres vins le fruit d'un miracle. Sans les caves d'Épernay et de Reims, sans la craie, il n'y avait pas de champagne. C'est un vin qui relève du prodige puisqu'il a relevé magistralement les difficultés pour les transformer en avantages [.] Le miracle du vin de champagne repose sur une adéquation constante au travail de la nature. » À travers ses grandes maisons, au gré du vignoble, Jean-Paul Kauffmann nous révèle les secrets de l'assemblage du champagne, « ce fils de l'air » : « cette impulsion vers le haut que souligne la bulle lie le champagne à l'image du froid, des hauteurs, de la pureté. »

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