• Son fils Nouv.

    Son fils

    Justine Lévy

    Un journal imaginaire de la mère d'Antonin Artaud. Sa vie, qu'elle consacre à essayer de sauver son fils, à comprendre son génie et sa folie. Son courage pour essayer de le sortir des différents hôpitaux psychiatriques où il est envoyé et enfermé ; des électrochocs et des drogues qui, pense-t-elle, l'abîment toujours un peu plus.

  • Justine Lévy
    Rien de grave

    « Tu t'attendais à quoi ? je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter ? Tu crois que je vais te laisser faire comme ça ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo, celle qu'il prétendait tant aimer, la photo de nous deux en mariés, beaux et légèrement ridicules, il y avait tant de monde qu'on ne connaissait pas à notre mariage qu'on est partis avant la fin.
    Il a eu l'air triste, plus de la photo déchirée que du fait de me quitter. Il a toujours été fou avec les photos. Parfois je me disais qu'il n'aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo. Moi c'est le contraire, rien ne me fait plus peur qu'une photo de bonheur avec toute la quantité de malheur qu'elle promet, qu'elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu. Je ne savais pas encore que c'était la meilleure chose qui puisse m'arriver, qu'il me quitte. Comment j'aurais pu le savoir ? Il était toute ma vie, sans lui je n'existais pas. »

    Un beau roman, au style sec, au propos lucide et dur.
    Josyane Savigneau, Le Monde.

    Une écriture à la fois cocasse, inventive, émouvante et d'une totale justesse.
    Evelyne Bloch-Dano, Marie-Claire.

    Rien de grave est juste et bouleversant. Remarquablement écrit.
    Nathalie Dupuis, Elle.

    Une langue tirée à la barbe du malheur.
    Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche.

    Jamais peut-être l'écriture n'aura autant sauvé quelqu'un.
    Patrick Besson, Marianne.

  • Maman est morte, je suis maman, voilà, c'est simple, c'est aussi simple que ça, c'est notre histoire à toutes les trois.
    Tu en mets du temps à raconter les histoires, je me disais quand elle me racontait une histoire dans mon lit. Là c'est allé vite, si vite, le regard de maman dans le regard de ma fille, c'est là qu'elle est, c'est là que je la retrouve, et dans ses gestes aussi, dans les gestes impatients, un peu brusques, de ma petite fille doublement aimée. [ .]. Partout, dans mon enfant, ma mère a laissé son empreinte.
    J. L.Une fois de plus, Justine Lévy se livre avec talent à une confession émouvante et impudique. [.] un mélange d'acidité et d'humour. Robert Solé, Le Monde des livres.Justine Lévy rejoint l'une des plus anciennes vocations de la littérature : celle de soulager par les mots les vies meurtries et les destins foudroyés. Alexis Lacroix, Marianne.

  • Histoire de familles

    Justine Lévy

    À partir de photos capturant les petits et grands moments qui ponctuent la vie des familles - vacances, anniversaires, repas dominicaux, tâches quotidiennes -, Justine Lévy a inventé les histoires qui se cachent derrière les images. Elle a mis en scène, tantôt avec humour, tantôt avec une sensibilité mélancolique, ces instantanés qui dessinent au fur et à mesure une « histoire des familles » où chacun reconnaîtra, comme dans un miroir, une part de son roman intime.

  • Avec un enfant on ne peut plus se permettre d'être triste, un point c'est tout. D'ailleurs j'aurai bientôt plus le temps, plus l'énergie, plus force. Et puis j'en ai bien fait le tour, de la tristesse, j'ai bien tout compris, je sais qu'elle n'est pas liée au présent, qu'elle n'est pas née non plus avec le grand chagrin d'il y a dix ans, j'ai compris qu'elle vient de beaucoup plus loin, peut-être de Kuala Lumpur, mais qu'est-ce qui s'est passé à Kuala Lumpur ?
    J. L.

    « La romancière témoigne d'une lucidité et d'une fragilité qui parlent à tous, et surtout à toutes. » Delphine Peras, L'Express.
    « Il y a cette écriture rapide, nerveuse, qui prend ici une nouvelle ampleur, qui ose. [.] C'est un bonheur. » Marie-Françoise Leclère, Le Point.

  • Le rendez-vous

    Justine Lévy

    • Pocket
    • 13 Septembre 2011

    Dans un café, place de la Sorbonne, Louise attend Alice, sa jolie maman. Fantasque, désarmante, excessive, Alice se soucie du temps comme d'une guigne et n'a pas donné signe de vie à sa fille depuis plus d'un an.
    Louise songe à ce qu'elle lui dira ou ne lui dira pas : ses dix-huit ans, « l'amant délicieux qui flatte son orgueil », son coeur à prendre... Au fil de l'attente, les souvenirs affluent ; heureux, douloureux. Des sourires attendris se mêlent à la colère, à la rancoeur.
    Jamais la belle absente n'aura été autant présente... Alors qu'importe maintenant qu'elle vienne ! La petite fille trop souvent oubliée a laissé place à un jeune femme décidée, qui ne souffrira plus pour un rendez-vous manqué.

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