• À la mort de sa mère, Marie-Claire est placée à l'orphelinat. Elle y vit une enfance adoucie par l'affection de soeur Marie-Aimée, religieuse non conformiste. Jalouse de cet attachement filial, la mère supérieure place Marie-Claire comme bergère à l'âge de 15 ans alors que celle-ci rêvait d'être modiste. Elle prend pourtant goût à cette vie bucolique, s'éprend du frère de sa nouvelle maîtresse avec qui elle partage le goût de la nature et de la littérature. Leur séparation forcée la décide à « monter » à Paris.

  • Marie-Claire
    Une enfance de bergère orpheline, en Sologne, au début de la III° République... Le petit peuple prend la parole, servi par la sincérité, la simplicité de l'auteur. Une émotion inoubliable.

    L'Atelier de Marie-Claire
    En 1920, dix ans après le triomphe de Marie-Claire, Marguerite Audoux donnait une suite à son roman. L'Atelier de Marie-Claire dépeint la vie quotidienne de la bergère solognote, devenue adolescente et montée à Paris pour apprendre le métier de couturière. La solitude, la misère, le mal y sont évoqués avec la même bouleversante économie de moyens que dans Marie-Claire. Marguerite Audoux prend, ici, la parole au nom du prolétariat des villes, après l'avoir prise au nom de celui des campagnes. La guerre de 1914-1918 ayant changé les mentalités et la mode s'étant détournée de l'auteur, ce deuxième roman n'obtint pas le succès du premier. On sait, aujourd'hui, que " l'Atelier de Marie-Claire " est un chef-d'oeuvre au même titre que Marie-Claire, et qu'il en est indissociable.

  • Après ses années de jeunesse comme bergère, Marie-Claire est désormais une jeune ouvrière parisienne : elle vit dans une chambre de bonne et travaille dans un atelier de couture.
    Les patrons, M. et Mme Dalignac, et les ouvrières partagent travail, amitié et désespoir quand des clientes, bonnes ou mauvaises payeuses, imposent de folles exigences ou s'absentent de longs mois les laissant désoeuvrés. Marie-Claire va nouer des amitiés, subir le rythme infernal des commandes, et se lier à Clément, le neveu de Mme Dalignac.

  • Marie-Claire

    Marguerite Audoux

    Née à Sancoins, dans le Cher, le 7 juillet 1863, Marguerite Audoux a tout pour ne pas connaître la célébrité.
    Alors qu'elle n'a que trois ans, sa mère meurt de la tuberculose, et le père, qui ne supporte pas son veuvage, abandonne ses deux filles. Marguerite, séparée de sa soeur Madeleine, passe neuf années à l'orphelinat de Bourges avant d'être placée en Sologne comme bergère d'agneaux et servante. C'est là qu'elle s'éprend d'Henry Dejoulx, le fils de la fermière. Le monde paysan est parfois âpre au gain : on craint une mésalliance ; la petite orpheline est chassée.
    Suivent vingt années parisiennes, obscures dans tous les sens du terme, durant lesquelles l'orpheline parfait son apprentissage de la couture. Dans un petit cahier d'écolière, elle écrit déjà ses souvenirs, le futur Marie-Claire, que vont découvrir, à l'aube du vingtième siècle, des écrivains et des artistes placés providentiellement sur sa route. Parmi eux, Léon-Paul Fargue, Léon Werth et Charles-Louis Philippe.
    Octave Mirbeau s'enflamme, et écrit la préface du roman autobiographique qui, le 2 décembre 1910, obtient le Prix Fémina. Marie-Claire est donc le récit des dix-huit premières années de la romancière : l'histoire de l'orpheline et de la bergère, de la solitude vécue parmi les religieuses puis au plus profond des forêts et, dans la blessure qui ne cicatrisera jamais, d'un premier amour arraché à l'adolescence.
    Les faits, à peine déformés, sont sublimement narrés dans un style minimaliste et cristallin. Ces pages émouvantes, et encore trop oubliées, sont lues ici par une voix tout aussi juste, qui s'accorde parfaitement à la magie du texte, celle d'Arantza Urrejola.

  • Préface de Bernard-Marie Garreau et avant-propos de Benoîte Groult Douce est le surnom d'Églantine Lumière, comme en opposition à son destin, qui sur elle s'acharne. Ayant grandi dans le malheur, Douce vivra dans le désespoir, entre la mort, la guerre, la calomnie et ses amours brisées.

    Douce Lumière, c'est d'abord l'histoire d'une enfance misérable, celle d'une Sophie ou d'une Cosette. C'est également le point final de l'oeuvre de Marguerite Audoux, publié après sa mort - et qui en cela peut se lire comme son testament.

  • Dérouler le fil de Marguerite Audoux : sources croisées & morceaux choisis Nouv.

    Orpheline pauvre, berge re en Sologne, couturie re a Paris, rien ne pre dispose Marguerite Audoux a e crire. « Vous e tes le plus grand e crivain fe minin d'aujourd'hui » estime une figure tre s respecte e, critique d'art, auteur et journaliste, dans une lettre qu'il lui adresse. Elle est une sorte d'anicroche, une anomalie. Aujourd'hui encore, on la range facilement du co te des e crivains re gionalistes - on ne dit pourtant pas du Grand Meaulnes d'Alain-Fournier, qu'elle a pratiquement inspire et qui se situe dans le Cher, que c'est un roman re gional. Elle obtient contre toute attente le Prix Fe mina Vie Heureuse en 1910. Tirons sur le fil et de roulons-le : a partir de cette conse cration qui lui accorda un peu de ce le brite , remontons vers son enfance et son adolescence, puis suivons-la a Paris dans son atelier de couture, avant qu'elle n'entre en e criture, ceci jusqu'a la fin de sa vie.

  • Alors que ses parents sont en pleine séparation, la jeune Annette part en convalescence, suite à un accident qui la laisse boiteuse, chez son oncle et sa tante, meuniers dans le Cher. Bien vite, ses frères et soeurs la rejoignent. Sous la bienveillante attention d'oncle Meunier et de tante Rude, Annette découvre la vie à la campagne et apprend les travaux des champs. Elle tombe amoureuse d'un ami de son frère.Valère Chatellier, avec lequel elle va vivre à Bordeaux puis sur la Côte d'Azur. Mais il sombre dans l'alcool et la trompe. Enceinte, elle le quitte et revient rejoindre sa famille à Paris où elle accouche d'un petit garçon qui ne survit pas. À la fi n de la Première Guerre mondiale, Annette croise Valère rentré du front blessé et défi guré. C'est le temps des retrouvailles... Un beau roman où l'espoir prime sur les épreuves de la vie.

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