• Ils sont tournés les uns vers les autres. Ils s'observent et s'écoutent. Ils s'échangent des idées, des armes, de l'argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue. Le boys club n'est pas une institution du passé. Il est bien vivant : État, Église, armée, université, fraternités, firmes... et la liste s'allonge. Des clubs privés londoniens à la Silicon Valley, Martine Delvaux met en lumière ces regroupements d'hommes qui ensemble se relaient le pouvoir et font en sorte de le conserver.

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  • Des corps féminins en rangées. Ils se meuvent en synchronie. Ils ne se distinguent que par le détail d'un vêtement, d'une courbe, d'une teinte de cheveux. Les filles en série sont des filles-machines, des filles-marchandises, des filles-ornements. Toutes reproduites mécaniquement par l'usine ordinaire de la misogynie. Mais cette figure est double : à la fois serial girls et serial killers de l'identité qu'on cherche à leur imposer. Casseuses de party, ingouvernables, elles se mettent à courir.

    Entre aliénation et contestation, les filles en série résistent. Cet essai percutant se déploie comme une chaîne qui se fait et se défait, depuis les Cariatides jusqu'aux Pussy Riot.

  • Il me fallait un dispositif, une provocation, peut-être un garde-fou pour continuer d'observer cet objet à la fois banal et étrange qu'est ma vie. L'observer en suivant de nouvelles lignes : le chemin que me propose le film Thelma & Louise. Mon film choisi, mon film aimé, le film qui a marqué ma vie, le film qui encore aujourd'hui me fait pleurer.

    J'ai voulu remonter le cours du temps en m'installant dans la Thunderbird avec Thelma et Louise, pour retrouver celle que j'étais en 1991, cette jeune femme qui n'est pas si différente de la femme que je suis aujourd'hui. J'ai suivi le scénario du film à la manière de marques topographiques sur le chemin de ma propre vie : deux femmes, une voiture, un voyage, un viol, un révolver.

  • Il me fallait un dispositif, une provocation, peut-être un garde-fou pour continuer d'observer cet objet à la fois banal et étrange qu'est ma vie. L'observer en suivant de nouvelles lignes : le chemin que me propose le film Thelma & Louise . Mon film choisi, mon film aimé, le film qui a marqué ma vie, le film qui encore aujourd'hui me fait pleurer. J'ai voulu remonter le cours du temps en m'installant dans la Thunderbird avec Thelma et Louise, pour retrouver celle que j'étais en 1991, cette jeune femme qui n'est pas si différente de la femme que je suis aujourd'hui.

  • Il a laissé une étendue de ruines dans sa vie.
    Le coup de foudre et la passion ont dégénéré en conflit, puis en guerre, à la vitesse de l'éclair. Pourtant, elle était certaine d'être en train de vivre une grande histoire, l'histoire de sa vie.
    Les cascadeurs de l'amour n'ont pas droit au doublage, mais elle a pu écrire ce livre - une ultime missive envoyée du front, le champ de bataille de la rupture.
    Pour son troisième roman, Martine Delvaux s'applique à coudre ensemble avec adresse les clichés effilochés de l'amour dans un livre bel¬liqueux, rageur et libérateur. Un livre qui solde pour de bon les comptes du ratage amoureux.

  • Pourquoi si peu d'attention a-t-elle été portée au statut des femmes dans la psychiatrie ? En faisant l'histoire de la folie, Michel Foucault a lui-même produit un récit asexué, hommes et femmes absorbés comme un seul corps.
    Et pourtant, n'est-il pas troublant que tous les grands inventeurs de la psychiatrie moderne aient une " malade ", une " fille ", en un mot une " muse " qui leur inspire des découvertes : Charcot et Augustine, Breuer et Anna O., Freud et Dora, Janet et Madeleine, Lacan et Aimée, Laing et Mary Barnes ? Ce livre tente de défaire l'inclusion en soulignant la particularité du cas féminin. Il s'agit d'abord de montrer, par l'entremise d'une archéologie des textes, comment le personnage de la " folle " a été construit par les institutions psychiatriques, psychanalytiques et littéraires.
    Il s'agit, dans un deuxième temps, d'observer de quelles manières cette " folle " parvient à s'exprimer contre l'ordre établi, essentiellement par le biais de la narration autobiographique : à l'examen de son cas par le thérapeute et à l'écriture qui la détermine, la patiente propose une contre-narration. Selon l'auteur, la " guérison " passerait par la validation de ce témoignage par l'entreprise d'une rencontre narrative au cours de laquelle un interlocuteur est enfin trouvé et comme pris à témoin.
    Alors que le diagnostic de " folie " place l'individu sous le code du silence, le récit d'internement devient une revendication. Il interroge brutalement l'institution asilaire et la notion de maladie mentale. Au lieu de rester un objet de recherche sur le divan du psychanalyste. La folle se met alors en circulation. Les récits de cas appartiennent en propre au psychanalyste. En couchant sur le papier une rencontre thérapeutique, le médecin effectue un passage du privé au public.
    Il inscrit la voix de la patiente dans la norme : celle qui appartient à la communauté thérapeutique. En la publiant, il la donne à lire et transforme ainsi la patiente en objet figé d'un savoir déterminé. Il s'agit alors toujours de faire un récit " exemplaire ". Lue par un psychiatre, l'étude de cas est perçue comme un document scientifique ; mais lue par la patiente qui en est l'objet, cette étude prend l'allure d'une oeuvre de fiction.
    L'auteur étudie ainsi les cas emblématiques : Camille Claude, Zelda Fitzgerald et Sylvia Plath. Leur oeuvre a été un moyen de retourner contre lui-même le discours réducteur de la folie au féminin. L'auteur se penche aussi sur les surréalistes et les cas de Leonora Carrington, Unica Zürn et Colette Thomas qui ont été l'objet d'actes qui tendaient à idéaliser la femme sous les traits de la femme-enfant, muse psychotique ou criminelle, mais en tout cas sorcière.

  • Ce livre est un hommage aux images à la fois tendres et violentes de la photographe Nan Goldin.
    Goldin est une guerrière, une gardienne de la mémoire. Elle lutte pour qu'on n'oublie pas la vie des femmes, des sidéens, des bannis. Depuis la mort brutale de sa soeur aînée adorée, elle se bat pour le souvenir de ceux qu'elle a perdus.
    Goldin est une gorgone dont le regard sidère. Elle demande de poser les yeux sur ce qui est étranger, elle exige que les secrets soient dénudés.
    Martine Delvaux met ici ses pas dans les pas de Goldin, et avance avec elle dans la colère, la rébellion et l'amour fou.
    L'écrivaine trouve chez la photographe une oeuvre-soeur, un écho de sa propre esthétique et de son engagement à dire, coûte que coûte, ce qu'elle sait et ce qu'elle voit.

  • Serial girls - la fabrique en serie du corps feminin, des barbies aux pussy riot Nouv.

  • Des corps féminins en rangées. Ils se meuvent en synchronie. Ils ne se distinguent que par le détail d'un vêtement, d'une courbe, d'une teinte de peau. Les filles en série sont mises à leur place et créent l'illusion de la perfection. Ce sont des filles-machines, des filles-marchandises, des filles-ornements. Toutes reproduites mécaniquement par l'usine ordinaire de la misogynie.
    Mais la figure des filles en série est double : à la fois serial girls et serial killers de l'identité qu'on cherche à leur imposer. Casseuses de party, ingouvernables, elles décorsettent la poupée et se mettent à courir. Entre aliénation et contestation, les filles en série résistent à leur chosification, à l'instar des grévistes féministes de 2012. Cet essai solide et original se déploie comme une chaîne qui se fait et se défait, des Cariatides aux Pussy Riot et aux Femen.

  • Une amitié s'est nouée il y a presque vingt ans entre un homme et une femme. C'est cette dernière qui raconte les années, fait l'inventaire des petites phrases prononcées et des grandes, laissant ainsi entrer le lecteur dans un univers clos, jusque-là jalousement fermé aux autres.

    Les années passent, leur amitié traverse le temps, les études, les ruptures amoureuses, le travail, leur enfance qui remonte par à-coups, et une question résonne au milieu de cette complicité extrême : c'est quand le bonheur ?

    Un roman pudique, drôle parfois, rythmé, où l'amitié permet d'élever une barricade contre la dureté de l'existence

  • Cet ouvrage propose une lecture de textes contemporains qui traitent du fantomatique, de l´absence, de la mort,du deuil, de l´autobiographie, thèmes chers à Jacques Derrida. Les écrivaines dont il est question dans cet essai - Kathryn Harrison, Sybille Lacan, Nelly Arcan, Laure Adler, Anne-Claire Poirier, Annie Ernaux, Catherine Millet et Christine Angot - donnent à lire des textes déstabilisants, voire scandaleux. Chacune d´elles écrit sa vie, convoquant une des figures spectrales les plus importantes : celle du témoin. Delvaux jette ici un éclairage nouveau sur l´écriture récente des femmes en faisant écho aux réflexions de Derrida sur le témoignage, l´identité, le nom, la langue, l´archive, la fiction et la vérité. Et, à l´instar de l´écrivain et lecteur de la différance, elle invente un lieu - entre témoignage et réflexion critique - qui donne à ces Histoires de fantômes une dimension singulière.
    Martine Delvaux est professeure au Département d´études littéraires de l´Université du Québec à Montréal. Elle a écrit plusieurs livres dont Femmes psychiatrisées, femmes rebelles (1998) et Ventriloquies, en collaboration avec Catherine Mavrikakis (2003).

  • L'écriture est affaire de ventre car le ventre des femmes reste le lieu de toute transmission, celle de la vie autant que celle de la mort.
    Au départ, un seul mot : Filiation. De juillet 2001 à août 2002, Catherine Mavrikakis et Martine Delvaux en font l'objet d'une correspondance, poignante et intime, à travers laquelle elles discutent de la maternité, des origines, du désir, de la relation mère-fille, de l'écriture, du don et de la perte. Au fil des lettres, elles fouillent les béances, les blessures, celles qui se tapissent au fond du ventre - lieu symbolique de toute transmission, autant de la vie que de la mort - d'où émerge la voix. Portée par l'amitié qui les unit, leur conversation lucide et sensible aborde la question de l'écriture au féminin sans jamais craindre l'aveu, qu'il soit chargé de révolte ou de colère.

  • C'est quand le bonheur

    Martine Delvaux

    Ne amitié s'est nouée il y a presque vingt ans entre un homme et une femme, la narratrice du roman. C'est elle qui raconte ces années, qui fait l'inventaire des petites phrases prononcées et des grandes, et laisse entrer le lecteur dans un univers clos, jusque-là jalousement fermé aux autres.

  • En octobre 2017, devant le déferlement monstre suscité par le mouvement #MeToo, il y avait urgence: une fois sortis du silence, ces récits ne devaient pas tomber dans l´oubli. C´est la raison pour laquelle Martine Delvaux, écrivaine, militante et professeure de littérature à Montréal, a lancé un appel. En quelques jours, près de cent témoignages de violence lui ont été confiés. Ce livre a été pensé comme un collage vivant, une chambre d´échos, un choeur, afin de faire résonner toutes ces voix dans leur unicité, dans leur multiplicité : « Voici ce que nous portons, tous les jours de notre vie. Sans déesses ni héroïnes en tête de file, des voix avancent. Nous faisons front commun.»

  • Cet ouvrage est le résultat d'un travail de recherche-création mené pendant plusieurs années autour des films et des dessins - jusqu'ici inédits - d'André-Line Beauparlant, qui a créé des centaines de portraits de Sébastien, son jeune frère lourdement handicapé. Ces dessins, ainsi que les documentaires réalisés par la cinéaste, inspirent à leur tour des textes et un récit graphique sensibles et réflexifs, qui documentent à la fois le projet de recherche qui a conduit à ce livre et la pratique artistique de Beauparlant. Au fil des pages, et dans une section qui lui est entièrement consacrée, on peut ainsi découvrir une trentaine de reproductions de ces saisissants portraits. Le livre conjugue admirablement des extraits des Carnets de Beauparlant avec des textes de l'écrivaine Martine Delvaux et de la peintre Monique Régimbald- Zeiber, ainsi qu'un documentaire graphique de l'artiste Isabelle Guimond.

  • Rose amer

    Delvaux Martine

    Une petite fille grandit dans un village nouveau. Le père a disparu avant sa naissance. La mère a épousé un autre homme et souhaité s'installer loin de la ville. Le village est morne et ils y resteront des étrangers. Entre les enfants les liens se tissent quand même et dans les champs de fraise, ses amies s'appellent Manon-juste-Manon, BB ou encore Valence Berri. Elles rêvent d'Hollywood, mâchent de la Hubba Bubba, passent leur été à sauter dans la piscine du camping juste à côté. Tout semble normal. Mais une menace plane sur cet univers doucereux. Au village et dans la banlieue aseptisée où la famille déménagera dix ans plus tard il arrive que des filles disparaissent.
    Rose amer raconte le regard effrayé d'une petite fille, puis d'une adolescente, sur la violence diffuse de l'ordinaire.

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