• « Sommes-nous entrés dans l'ère du déclin démocratique, voire dans un âge postdémocratique ? Admettons au moins l'existence d'une triple déception : la démocratie libérale souffre d'une terrible crise de la représentation, d'une grave impuissance publique et d'un profond déficit de sens. Autrement dit, elle aurait perdu, en cours de route, à la fois le peuple qui la fonde, le gouvernement qui la maintient et l'horizon qui la guide. » P.-H. T.

    Pour Pierre-Henri Tavoillot, ce que nous avions pris pour un progrès acquis - la démocratie - se révèle en réalité un vertigineux chantier. Ce livre, qui renoue avec la tradition oubliée des traités d'art politique, nous invite à réfléchir à ce qui fait le secret de l'obéissance volontaire. Car, en démocratie, l'art de gouverner est surtout un art d'être gouverné. Comment l'envisager aujourd'hui ? Entre le cauchemar de l'impuissance publique et le spectre de l'autoritarisme, comment réconcilier la liberté du peuple et l'efficacité du pouvoir ?

  • L'éthique n'a pas le moral ! Fondements brouillés, valeurs perdues, repères flous : notre désarroi est total, encore accentué par l'ampleur des défis d'aujourd'hui. Que ce soit vis-à-vis de la nature (fragile), du vivant (modifiable) ou de l'intelligence (artificielle), le train de la morale semble en retard sur celui de la technique. Même « autrui » est devenu incertain : est-il seulement humain ou aussi animal, végétal, minéral, voire machine ?
    Pourtant, dans cette crise globale, il y a de bonnes raisons de ne pas céder à la panique. Car nous disposons, à notre insu, de principes aussi solides que clairs et d'une méthode : la critique, cet art subtil de la distinction. Grâce à eux, nous pouvons combattre aussi bien les fondamentalistes de l'ordre moral que les progressistes de « l'éthiquement correct ».
    Voici, cher lecteur, un guide éthique pour temps incertains. Tu m'accompagnes ?

  • Pour qui se pique de philosophie, l'abeille est un sujet de choix. Aucun animal n'a davantage fasciné les hommes. Les penseurs de toutes les époques et de toutes les civilisations ont cherché dans la ruche les secrets de la nature et les mystères de la culture, comme si elle était le miroir idéal de l'humanité et le baromètre de son destin.
    De l'Antiquité à la période contemporaine, c'est à une extraordinaire histoire de la culture occidentale que nous convie ce livre : en suivant le vol délicat de l'abeille, on rencontre le génie d'Aristote, l'avènement d'Auguste, la naissance du christianisme. On la retrouve à l'âge moderne accompagnant les premiers pas du retour des humanités antiques comme la découverte de la science expérimentale.
    Aujourd'hui que les menaces de disparition de cet insecte passionnent le public, le symbole n'a pas fini de fonctionner.
     

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  • Tout va-t-il de plus en plus mal ou de mieux en mieux ? Si tout le monde se plaint, personne ne souhaite pourtant revenir en arrière. Entre nostalgie du passé et crainte du futur, nous adorons détester notre époque. Comment expliquer ce paradoxe ? C'est l'objet du nouveau livre de Pierre-Henri Tavoillot.

    Crise de l'autorité, montée des peurs et des fondamentalismes, troubles dans la laïcité, déclin de la culture générale, illusions du jeunisme et phobie du vieillissement : sur tous ces sujets, il s'agit de proposer une clé qui permette non pas nécessairement d'aimer notre époque si complexe, mais de la comprendre.

    Car c'est poser un regard adulte sur notre temps que d'accepter qu'aucun progrès jamais ne pourra abolir le tragique.

  • Rester jeune est devenu un des impératifs de l'époque contemporaine ce qui impliquerait de refuser de vieillir mais aussi de ne pas grandir. Dans cette perspective, le philosophe P.-H. Tavoillot montre que la notion d'âge adulte a évolué. D'après lui, cette métamorphose tendrait en grande partie de sa féminisation.

  • Qui doit gouverner ? Cette question, que chacun se pose avant de mettre son bulletin dans l´urne, est aussi celle de la philosophie politique depuis son origine. Le citoyen d´aujourd´hui est ainsi, sans toujours le savoir, l´héritier d´une longue tradition d´hésitation et de perplexité. Est-ce un seul, plusieurs ou tous, qui doivent gouverner ? Et au nom de quoi ? De leur compétence, de leur charisme, de leur sens du service ? Vote-t-on par analyse, par fidélité, par affinité ? Ce livre se propose de faire l´inventaire des grandes réponses qui ont scandé l´histoire de la politique et de la pensée. Elles nous instruisent sur la nature de la démocratie contemporaine et les dilemmes qui la traversent ; car si nous sommes désormais convaincus que c´est le peuple qui doit gouverner, nous sommes encore très loin de savoir ce qu´est le peuple en vérité et quel est le portrait de son meilleur représentant. C´est pourtant là que se trouve la clé du passage à l´âge adulte des démocraties, qui, loin d´être vieilles et fatiguées, comme on le dit parfois, semblent encore trop juvéniles. Peut-être leur faut-il aujourd´hui moins « s´indigner » que prendre la mesure de l´extrême difficulté de l´exercice du pouvoir à l´âge de la mondialisation.

  • Les étapes de la vie, jadis bien définies, sont aujourd´hui devenues confuses, opaques et désordonnées. Peut-on espérer y remettre un peu de (bon) sens ? C´est le défi de ce livre, élaboré à partir des chroniques que l´auteur a rédigées pour Philosophie Magazine durant trois ans. Il s´agit de penser, étape par étape, la manière dont se construit aujourd´hui une vie d´individu - si possible réussie - jusqu´à son terme inéluctable, avec l´exigence d´être soi-même à tout âge. Guidé par les grandes philosophies du passé, on y trouvera l´esquisse d´une sagesse des passages : pourquoi naître, grandir, mûrir, vieillir, et finalement ... mourir ?

  • Rester jeune : c'est l'impératif catégorique de notre temps. Mais, à le prendre au pied de la lettre, il exigerait de renoncer à vieillir, mais aussi de refuser de grandir. Car l'adulte semble tellement ringard et dépassé ! Faudraitil alors substituer à l'idéal d'accomplissement, l'horizon d'un épanouissement permanent ? Sommes-nous voués au jeunisme ou à l'infantilisation ? C'est contre une telle lecture que cet essai entend plaider. L'âge adulte n'a pas disparu ; il a changé. Et sa métamorphose tient en grande partie à sa féminisation. Alors que, jusqu'à peu, âge adulte et âge viril étaient synonymes, les femmes sont aujourd'hui devenues des adultes comme les autres. Un regard très neuf sur notre société.

  • Pourquoi aimons-nous tant croire aux complots ? À l'âge proclamé de l'hyperinformation, d'internet et de la surexposition, de la transparence et de l'urgence médiatique, on aurait pu penser que la théorie du complot, qui n'aime par essence que l'obscurité, le temps et le secret, était vouée à s'exténuer et disparaître. Or, c'est tout le contraire : plus on proclame la transparence, plus le soupçon se diffuse : on nous cacherait quelque chose ! Nous serions manipulés, des desseins cachés seraient à l'oeuvre : 11 septembre, affaire DSK, OVNI, révolutions arabes. La vérité serait ailleurs. Forcément ailleurs. Jusqu'où ira notre parano ? Y aurait-il donc un ressort plus profond expliquant son ancrage dans les sociétés contemporaines ? Et si notre parano moderne était l'expression paradoxale d'une quête de sens que la surenchère médiatique ne parvenait pas à satisfaire ? Un essai simple, passionnant, actuel.

  • Pour qui se pique de philosophie, l'abeille est un sujet de choix. Aucun animal n'a davantage fasciné les hommes. Les penseurs de toutes les époques et de toutes les civilisations ont cherché dans la ruche les secrets de la nature et les mystères de la culture, comme si elle était le miroir idéal de l'humanité et le baromètre de son destin.

    De l'Antiquité à la période contemporaine, c'est à une extraordinaire histoire de la culture occidentale que nous convie ce livre : en suivant le vol délicat de l'abeille, on rencontre le génie d'Aristote, l'avènement d'Auguste, la naissance du christianisme. On la retrouve à l'âge moderne accompagnant les premiers pas du retour des humanités antiques comme la découverte de la science expérimentale.

    Aujourd'hui que les menaces de disparition de cet insecte passionnent le public, le symbole n'a pas fini de fonctionner.

  • Le politiquement correct assure que la lutte des âges a remplacé la lutte des classes. Dans une France en profonde mutation, dans une société de l'individu, la question des liens entre les générations est centrale. Le discours ambiant est largement marqué par la conviction que les générations s'opposent en termes économiques et de revenus, et qu'elles s'éloignent, en particulier sous l'effet des nouvelles technologies.
    Enfin, l'émergence de la Génération Y, et bientôt de la Z, serait la manifestation que les générations seniors sortent de l'histoire alors que les plus jeunes inventent un autre monde. Ce livre montre que les choses sont différentes. Les générations ne sont pas opposées, les coopérations existent, les surprises viennent des deux côtés... Les auteurs mettent en exergue l'alliance des générations. Ils se placent à rebours des intuitions médiatiques.
    Mettre en avant la nécessaire coopération entre les générations c'est vouloir refaire de la transmission car une société a une chance d'éviter la barbarie seulement si elle sait ce qu'elle doit au passé, au monde des morts, et ce qu'elle doit à l'avenir. Cet ouvrage propose des pistes concrètes pour faire vivre l'intergénération et contribuer à faire bouger le pays : Service civique senior ; Interdiction du cumul mandat dans le temps ; Droit au répit professionnel ; Allocation universelle et réciprocité ; Erasmus de l'apprentissage ; Valorisation des métiers service à la personne ; Ministère des âges de la vie et de l'intergénération ; Expérience de bénévolat intergénérationnel obligatoire et noté ; Créer un indicateur de qualité intergénérationnelle ; Défiscaliser les investissements des retraités dans la création d'entreprise intergénérationelle Penser le temps de travail sur toute la vie.

  • Après les attentats de janvier, comme après chaque événement tragique, les théories du complot se sont enchaînées, plus ou moins réalistes, plus ou moins documentées, plus ou moins malveillantes. Pourquoi ce besoin inouï de toujours croire « qu'on ne nous dit pas tout » ?
    À l'époque de l'hyper-information, d'internet, de la surexposition, on aurait pu penser que ces théories allaient s'essou er. C'est exactement l'inverse : plus on proclame la transparence et la di usion de l'information, plus le soupçon se di use ! Et si notre parano moderne était l'expression paradoxale d'une quête de sens que la surenchère médiatique ne parvenait pas à satisfaire ?

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