Albin Michel

  • "Là où la forêt disparaît, la Terre est meurtrie" Sylvain Tesson.

    La surface globale des forêts a été réduite de 40 % en 3 siècles, et chaque année 13 millions d'hectares de forêt - l'équivalent du Portugal - continuent de disparaître... Chaque fois, ce sont tout un écosystème, toute une biodiversité.

    Qui disparaissent, nous rappelant au passage que si nous savons détruire la nature, nous ne la maîtrisons pas pour autant. Mais la situation n'est pas inéluctable : en effet, de la France à l'Éthiopie, de l'Inde à l'Équateur, des communautés se lèvent et se battent pour reboiser la planète. Ce livre - véritable éloge de l'arbre - leur rend hommage et montre, par des exemples concrets, comment replanter intelligemment, selon les besoins spécifiques de chaque région.

    UN LIVRE ACHETÉ : 5 ARBRES PLANTÉS. En partenariat avec la Fondation Yves Rocher, tous les droits de ce livre sont reversés pour planter des arbres.

  • « Qu'est-ce qui pousse un jeune homme de constitution ordinaire et d'éducation classique à s'asseoir un jour au guidon d'une motocyclette et à ne jamais plus rien désirer d'autre que d'avaler les kilomètres, torse immobile, regard perdu, la poignée des gaz enfoncée - à fond, vers l'horizon?
    Il y a dans le voyage à moto une réminiscence des vieilles chevauchées que la modernité, et ses lois cadastrales, a interdit. On trouve à peu de frais, assis sur la selle d'une bécane un écho lointain de ces ruées sauvages où l'on cravachait sa monture, foutait une torgnole aux rafales et déclarait la guerre à tout le monde selon le bon vieux principe des Comanches.
    Quand Jack Kerouac et sa bande de beatniks partirent rouler (en voiture) sur les routes de l'Amérique ils poursuivaient le même objectif : calmer le feu intérieur et regarder vaguement défiler les cactus en ingurgitant des choses étranges. C'est un peu cela que nous avons cherché, plus sagement peut-être, pendant dix années juchés sur nos motos, au Bouthan, au Baïkal, au Rajasthan, au Kirghizistan ou au Chili. Nous avons demandé au vent et à la poussière, au ronronnement des pistons et à la courbe des virages de nous propulser dans un sentiment de liberté. Le vent se lève, on met les gaz, on se tient là, seul, l'oeil fixé sur les bandes blanches et le monde semble soudain en ordre parce que la route file.
    Autre chose : une fois qu'on a placé la moto sur sa béquille on a beaucoup plus de chance de nouer une conversation avec les gens de rencontre. Il faut toujours mieux avoir l'air de sortir du vent que d'une automobile. »

  • « Il est six heures du matin, le soleil s'est hissé au-dessus des herses de l'Hindou-Kouch. Déjà, il brille férocement. « Le soleil est aveugle » écrivait Malaparte. Aveugle envers ceux qui combattent sous sa lumière, indifférent à l'enfer que les hommes inventent dans son ombre. (...) L'Afghanistan est la patrie de l'éternel retour : les armées s'y succèdent, s'y enlisent, en repartent. Et reviennent. » Sylvain TESSON (extrait).

    Cet ouvrage n'est pas un journal de campagne ou le suivi des actions des différentes unités françaises engagées dans le conflit afghan (près de 50 000 soldats), qui a commencé au lendemain des attentats du 11 septembre. C'est à la fois un témoignage spectaculaire sur le quotidien de la guerre et une réflexion sur ce conflit « lointain », qui s'enlise et se répète depuis des millénaires.
    Un document qui s'inscrit dans la lignée des grands livres de référence sur la guerre comme This is war de David Douglas Duncan sur la Corée (1950) ou Guerre morte de Jean-Pierre Dannaud sur l'Indochine (1954).

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