• Le grand jeu : officiers et espions en Asie Centrale Nouv.

    Le grand jeu : officiers et espions en Asie Centrale

    Peter Weber

    • Payot
    • 4 Mai 2022

    Le Grand Jeu, c'est l'histoire de la lutte de l'ombre qui opposa, au XIXe siècle, l'Empire britannique et la Russie tsariste dans les montagnes et déserts de l'Asie centrale, du Caucase au Tibet. Les Britanniques étaient convaincus que les Russes voulaient s'emparer des Indes, joyau de l'Empire. Au début, les frontières entre la Russie et les Indes étaient distantes de plus de 3 000 kilomètres ; à la fin, moins de 30 kilomètres les séparaient par endroits. La guerre semblait inévitable...
    Avec ce récit superbe et informé, le grand reporter Peter Hopkirk (1930-2015) nous offre une fresque historique sur le choc annoncé de deux empires, qui permet aussi de comprendre l'Afghanistan contemporain et les enjeux géopolitiques cruciaux de cette région du monde.

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  • La France et l'Algérie ont eu une histoire commune durant plus de 130 ans. Cette histoire commence et se termine par une guerre. La première de ces guerres est déclenchée par un incident diplomatique : un « coup d'éventail » infligé par le dey d'Alger au consul de France. S'ensuit une expédition punitive qui aboutit à une occupation, une prise de possession et enfin une appropriation tant militaire que politique, économique et culturelle. À partir de recherches algériennes et françaises, Colette Zytnicki analyse ce court laps de temps, entre 1830 et 1848, où les ferments de la tragédie algérienne se mettent en place. Il n'y avait, dans la colonisation de l'Algérie, aucun plan préétabli. Pourtant, en moins de vingt ans, la France conquiert la régence d'Alger et obtient, le 23 décembre 1847, la reddition de l'émir Abd el Kader. En 1848, au terme d'années de guerre, de violences et d'expropriations, ces terres forment trois départements français déjà peuplés de colons.

  • Les visages de l'exploration au XIX siècle : du mythe a l'histoire Nouv.

    Au XIXe siècle, les explorations se multiplient, guidées par la soif de connaissance autant que par les ambitions coloniales des nations européennes : de la préparation du voyage à sa médiatisation au retour, en passant par la réalité du terrain, c'est cette histoire aux multiples visages que ce livre richement illustré retrace Au XIXe siècle, voyages et explorations connaissent un essor sans précédent : depuis l'Europe, de nombreuses expéditions se montent, qui visent à faire avancer les sciences, mais aussi à évaluer les richesses exploitables à l'heure où les nations du Vieux Continent étendent leurs empires coloniaux. Sous la houlette des États et des sociétés savantes, comme la Société de géographie fondée à Paris en 1821, les derniers " blancs " qui subsistaient sur la carte du monde sont bientôt comblés . Au retour, l'explorateur, porté aux nues par la presse populaire et les récits d'aventures, fait figure de héros : Humboldt, Caillié, Livingstone, Charnay... La liste est longue de ces noms, synonymes de bravoure et de gloire, qui font rêver.
    Pourtant, la réalité de l'exploration est plus complexe que ne le laisse à penser le mythe qui s'écrit alors. Seul, le voyageur ? Plutôt accompagné par une cohorte de guides, d'interprètes et d'auxiliaires, indispensables au bon déroulement des missions et à l'élaboration des savoirs. Généralement armé, aussi : l'exploration est une incursion en terre étrangère rarement aussi vierge qu'on le dit. Enfin, le voyage ne fut pas seulement l'apanage des hommes ni des Occidentaux : des femmes ont pu entreprendre des missions d'envergure, et des souverains extra-Européens commanditer des expéditions à leur profit.
    Au-delà du mythe et au plus près des archives, croisant récits d'expéditions, parcours d'explorateurs et analyses de fonds, c'est cette histoire aux multiples visages que cet ouvrage retrace.

  • La république imaginée (1870-1914)

    Vincent Duclert

    • Folio
    • 2 Septembre 2021

    La France de 1870 à 1914 entame un temps de la politique qui se confond largement avec la promesse républicaine. Après une décennie marquée par la guerre étrangère et inté-rieure, la domination des monarchistes et des combats pour la liberté, une dynamique démocratique s'instaure dans la jeune IIIe République. Elle ne se limite pas à la vie des ins-titutions, à la pratique gouvernementale ou à l'exercice du suffrage. Des questions nouvelles sont posées aux Français, qui s'en emparent et imaginent leur République. Les oppositions nationalistes et même antisémites restent toujours vives et menacent à plusieurs reprises, comme durant la crise boulangiste et l'affaire Dreyfus, ce processus fondamental de démocratisation qui irrigue une société tout entière. Bornée à l'origine par la guerre de 1870 et la Commune et à la fin par le conflit européen de 1914, la France de 1870 à 1914 est parvenue à s'extraire de ces engrenages, inaugurant une « Belle Époque » qu'avait préparée une riche « fin de siècle ». L'ouverture au monde - que ne résumait pas une colonisation impériale et destructrice -, l'expérience politique et sociale, les engagements démocratiques, les audaces artistiques, la découverte des espaces et des temps fondent une histoire à écrire et décrire ici. Elle est constitutive du présent et de l'avenir.

  • Chateaubriand et la révolution de 1830 Nouv.

    Dans le livre XXXII des Me´moires d'outre- tombe ici re´e´dite´, Chateaubriand raconte les journe´es re´volutionnaires de juillet 1830 a` l'issue desquelles Charles X est chasse´ du tro^ne au profit de Louis Philippe d'Orle´ans et la monarchie de Juillet instaure´e. La matie`re vive de ces lignes, c'est ce que Chateaubriand vit et e´prouve a` Paris entre le 28 et le 31 juillet 1830, puis ce qu'il en apprend au fil des jours, des mois et des anne´es. Ces pages racontent un rendez-vous manque´ avec l'e´ve´nement. Lorsqu'il a appris la publication des ordonnances du 25 juillet et lorsqu'il en a pris connaissance sur la route de Paris, il a compris que quelque chose de de´cisif se jouait, mais lui qui a parfois eu un ro^le politique de tout premier plan sous la Restauration ne peut que relater le naufrage militaire et politique de la monarchie de Charles X. En arrivant a` Paris au soir du 28, il e´tait de´ja` a` la trai^ne de l'actualite´. Il ne se trouve nulle part; il me´dite, il attend, il va et vient tandis que Thiers, Laffitte, le duc d'Orle´ans et les autres sont a` la manoeuvre et jettent les bases d'une autre monarchie. Le livre XXXII te´moigne aussi d'un rapport original au re´cit. La plume de l'e´crivain navigue entre le crucial et l'anecdotique, entre la grande et la petite histoire, entre le tableau d'ensemble et la sce`ne de ruelle ou de salon : la se´rie de de´cisions politiques prises a` Saint-Cloud par le vieux souverain et son entourage mais tout aussi bien la mort par balle d'un jeune Anglais anonyme a` la fene^tre d'un ho^tel de la rue du Duc-de-Bordeaux. D'un co^te´ les plans et les ne´gociations des orle´anistes; de l'autre ces casques et lances du muse´e d'artillerie emporte´s par le courant de la Seine... Le texte de Chateaubriand est accompagne´ d'un appareil critique pre´pare´ par Thomas Bouchet (introduction, commentaires, notes, index et cartes). Le tout offre un remarquable point de vue sur ces journe´es hors du commun, sur l'e´poque dans laquelle elles s'inscrivent, sur l'homme et e´crivain Chateaubriand.

  • Il ne s'agit pas ici de refaire une histoire de la guerre franco-prussienne. Nous proposons plutôt de suivre les fils tendus par les sources produites et archivées à quelques moments clés d'une vie, en somme faire l'histoire de l'évènement à l'échelle biographique.

    Thibault Montbazet suit ainsi deux sources, soit quatre carnets. Les trois premiers consignent 157 lettres allant du 5 août 1870 au 31 janvier 1871, écrites par un fonctionnaire enfermé dans Paris assiégé à son épouse restée en province. Le quatrième carnet contient quant à lui un récit rédigé en 14 chapitres et intitulé « Souvenirs d'un Grand-père », relatant la sortie de Paris et le retour en Mâconnais entre le 2 et le 6 février 1871. Tous ont pour auteur un certain Léon Lescoeur, aïeul fondateur d'une lignée familiale.

    On se trouve d'emblée en présence d'une double temporalité : d'une part une correspondance quotidienne, déployant lentement des faits au gré des évènements. D'autre part un récit qui les ramasse de manière plus littéraire et remémorée, alors que la République et l'Allemagne unie et honnie font désormais partie du décor. Voilà ce que vit et rapporte, au jour le jour, un témoin de 1870 ; voici ce que pense, en 1905, un homme d'une certaine classe sociale, qui a vécu 1870. C'est ce rapport intime, biographique, à l'évènement que montre brillamment l'auteur, à travers une démarche aussi accessible qu'incarnée.

  • 1815-1870 ; la révolution inachevée

    Sylvie Aprile

    • Folio
    • 1 Octobre 2020

    Ce livre s'attache à faire revivre un bref xix e siècle, aujourd'hui bien oublié. Des années qui séparent la Révolution française et l'Empire de la Troisième République, régime qui s'impose désormais, c'est la littérature et plus généralement la culture qui nous restent en mémoire. Les noms de Balzac, Chateaubriand, Hugo, Degas ou Haussmann sont plus familiers que ceux de Villèle, Ledru-Rollin, Persigny ou Pereire, élite de la nouvelle société qui se met alors en place. Ce xix e siècle est aussi celui des anonymes, de l'émergence non plus menaçante de la foule mais des votants, des agents de l'État, des consommateurs et des employés. L'autrice met en question les grandes inflexions et ruptures traditionnelles qui séparent le premier et le second xix e siècle, les césures de la monarchie parlementaire, la libéralisation du Second Empire. Ainsi, comment comprendre que la liberté, de tous les acquis de la Révolution le mieux ancré dans la société, ne s'impose pas comme le soubassement politique majeur des régimes qui se succèdent et donc n'étanche pas une soif de démocratie, déclencheur de deux nouvelles révolutions ? Tout cela est souvent considéré comme constitutif de « l'exception française ». La France est bien cependant connectée à un monde où l'expansion de la colonisation, les rivalités entre puissances, les enjeux économiques tissent une histoire globale qu'on doit affranchir du regard franco-français.

  • Le discours réactionnaire de la fin du 19e siècle utilise l'alcool pour incriminer le prolétariat et réduire ses soulèvements révolutionnaires et démocratiques à des défouloirs éthyliques collectifs.
    Partant d'une archéologie du mythe de l'ivrgonerie des communards, l'auteur décrit la lutte contre l'alcoolisme en France comme une des façons d'exorciser le démon révolutionnaire. Les médecins et psychiatres, véhicules de cette propagande, amalgament, sous couvert de science, prolétariat, socialisme, maladie mentale et alcoolisme en une repoussante allégorie de la révolution. La théorie de la dégénérescence, fondement de ce discours pseudo-scientifique qui prépare le terrain à l'eugénisme, laissera des traces dans le mouvement ouvrier et les mouvements anarcho-individualistes et naturiens.

  • 150 ans après sa fin tragique, la Commune de Paris demeure paradoxalement mondialement connue et largement méconnue à la fois. En cause les débats, enjeux de mémoire et relectures ultérieures qui en ont été faites et ont nourris les mythes et fantasmes qui l'entourent.
    Mais que fut, en réalité, la Commune de Paris ?
    Quels enjeux a-t-elle soulevé, et quelles controverses en entourent la mémoire ? Quels lieux emblématiques de la capitale a-t-elle marqué de son empreinte ? Enfin, et surtout, qui étaient celles et ceux qui y ont pris part ? Que furent leur vie, leurs engagements ?
    À l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de cet événement emblématique, un collectif d'une trentaine de chercheurs et chercheuses a rassemblé pour la première fois, en un seul et même volume, l'ensemble des connaissances cumulées à son sujet, embrassant une grande variété de contenus (biographies, synthèses thématiques, présentations de lieux, retour sur des questions controversées).
    Très richement illustré, il constitue une entrée sans équivalent dans cette page méconnue de l'histoire sociale française et internationale.

  • La Commune

    Louise Michel

    • La decouverte
    • 1 Octobre 2015

    En 1898, Louise Michel achève la rédaction de son histoire de la Commune : « Écrire ce livre, annonce-t-elle au lecteur, c'est revivre les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s'envola de l'abattoir ; c'est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique de l'incendie, s'endormit la Commune belle pour ses noces avec la mort, les noces rouges du martyre. Dans cette grandeur terrible, pour son courage à l'heure suprême lui seront pardonnés les scrupules, les hésitations de son honnêteté profonde. » Quelque vingt-cinq années après les événements, cette figure de la Commune de Paris n'a pas perdu de sa fougue.
    Dans ce récit passionné, elle raconte, jour par jour, les épisodes de ce drame qui lui valurent d'être emprisonnée puis déportée pendant près de dix ans en Nouvelle-Calédonie. La richesse et la précision de ses informations font de ce texte un document exceptionnel sur la Commune et ses acteurs. De plus, ses qualités stylistiques et la force de son écriture élèvent ce témoignage émouvant au rang des grands classiques de notre littérature politique.
    Cette nouvelle édition, entièrement revue, est augmentée de nombreux éclaircissements critiques, d'un index et d'un dossier photographique.

  • Ce qui est arrivé à Wounded Knee, le 29 décembre 1890, dans le Dakota du Sud aux États-Unis, est l'une des pages les plus sombres de l'histoire américaine : l'apogée d'une escalade mortelle qui a commencé quelques jours plus tôt et voit la mort des derniers grands chefs indiens Sitting Bull et Big Foot, avec leurs tribus, au total 300 personnes dont des femmes et des enfants tués à bout portant lors d'une bavure militaire d'une ampleur inouïe.
    À cette date, l'Empire sioux n'est déjà plus que l'ombre de lui-même, soumis à une rééducation accélérée pour convertir son peuple à l'American way of life. Mais, à Wounded Knee, la violence des actes est relayée par les survivants indiens et des témoins du drame. En vain. Dans un simulacre de jugement qui se tiendra à huis clos, les officiers prétendront avoir réagi à un guet-apens tendu par des Indiens fanatisés. 130 ans plus tard, dans une enquête totalement inédite, l'archéologue Laurent Olivier confronte les faits et apporte les preuves qui manquaient encore à l'établissement complet de la vérité.

  • L'histoire de la Commune de 1871

    Prosper-Olivier Lissagaray

    • La decouverte
    • 13 Janvier 2005

    Ce livre, vendu à plus de 65 000 exemplaires depuis sa réédition en 1967 dans la « Petite collection Maspero », reste un grand classique. Son auteur, acteur et témoin de la Commune de Paris, se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura vingt-cinq ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l'exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l'époque.
    Le résultat est cette « somme », qui n'est pas seulement un récit historique événementiel, de l'insurrection à la répression : elle est un tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes, un bilan des réalisations ou des tentatives, « mesures éparses, tôt dispersées au vent de la lutte et des divergences, mesures significatives pourtant », qui caractérisent, pour Jean Maitron, cette Commune qui fut « un trait d'union plutôt qu'une coupure dans l'histoire du mouvement ouvrier français ».
    « La dernière barricade des journées de Mai, écrit Lissagaray, est rue Ramponneau. Pendant un quart d'heure, un seul fédéré la défend. Trois fois il casse la hampe du drapeau versaillais. Pour prix de son courage, le dernier soldat de la Commune réussit à s'échapper. » La légende veut que ce dernier combattant anonyme ne fut autre que Lissagaray lui-même : tant il est vrai que chez lui la modestie de l'historien va toujours de pair avec la ténacité et l'intransigeance du militant.

  • Que signifie le terme « socialisme » en ce début du XXIe siècle ? Où et comment sont nés les divers projets socialistes au XIXe siècle ? Quelles furent leurs destinées selon les pays ? Le socialisme a-t-il un avenir, et si oui sous quelles formes ? Cet ouvrage entend analyser les multiples réalités auxquelles renvoie le terme « socialisme » au cours des deux derniers siècles, en cherchant à rendre compte de la façon la plus exhaustive possible des développements théoriques comme des expériences historiques concrètes. Il ne sera pas question de valoriser ou dévaloriser telle ou telle forme de socialisme, mais d'examiner la diversité des pratiques et des idées. De la social-démocratie à l'extrême gauche, des plus gestionnaires aux plus contestataires, tous les courants y ont leur place.

    Cette histoire globale se présente sous la forme d'un dictionnaire avec trois grandes parties : « Les mots du socialisme » (partie conceptuelle), « Moments » (grandes dates), « Figures » (personnages historiques). Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux spécialistes des questions politiques qu'à un public plus large.

  • Commune(s), 1870-1871 ; une traversée des mondes au XIXe siècle

    Quentin Deluermoz

    • Seuil
    • 8 Octobre 2020

    Depuis les analyses célèbres de Karl Marx, l'histoire de la Commune de Paris a été placée au centre de notre compréhension de l'événement révolutionnaire. Et l'espérance de "faire commune" fait aujourd'hui retour dans notre imaginaire politique.

    Cet ouvrage se propose de mener l'archéologie de cette puissance d'actualisation, mais en revenant d'abord sur la force de l'événement lui-même. Le récit prend appui sur une enquête archivistique minutieuse qui permet de reconstituer, par le bas, les stratégies des acteurs, leurs luttes comme l'ouverture des possibles qui marque ces journées. L'événement dépasse dès ses débuts le cadre parisien. De la rue Julien-Lacroix aux concessions de Shanghai en passant par l'insurrection kabyle, la Croix-Rousse à Lyon ou la république des cultivateurs aux Caraïbes, le livre propose une histoire à différentes échelles, du local au global, en décrivant des interconnections multiples.

    De là un essai vif et original sur l'histoire transnationale des échos entre l'espérance révolutionnaire française et les trajectoires insurrectionnelles mondiales, doublé d'une réflexion renouvelée sur les rapports entre ordre social et révolution.

  • La guerre de 1870 est méconnue. Un affrontement localisé, mené sur le seul territoire français par deux puissances rivales ; une Prusse dirigée d'une main de fer par l'habile chancelier Bismarck, qui met à genoux une France affaiblie par les errements d'un Second Empire en déclin et d'une République encore mal assurée ; la perte traumatique de l'Alsace-Lorraine sous les yeux indifférents d'une Europe muette : tels sont les traits qu'en a retenus notre mémoire nationale.
    Dans cette synthèse issue de travaux de première main, Nicolas Bourguinat et Gilles Vogt la peignent sous un nouveau visage. Mettant en lumière ses multiples résonances internationales, dans les chancelleries et les opinions publiques, ils montrent que l'affrontement de 1870 fut non seulement une étape clé de la question nationale mais aussi une date majeure pour le droit des conflits armés et les initiatives humanitaires face aux guerres. Faisant la part belle aux sources du for privé, ils font entendre les voix des individus qui l'ont vécu, soldats, assiégés, francs-tireurs ou simples civils éloignés des combats, pour éclairer d'un jour nouveau ce conflit déterminant dans l'histoire contemporaine.

  • L'affaire de la Banque Glyn

    Olivier Cabiro

    • Vendemiaire
    • 3 Février 2022

    Florence, sous la Restauration. Une équipe interlope, faite d'aristocrates désargentés, de petits truands, de faussaires de génie et de séductrices à la beauté fatale s'assemble pour élaborer un plan sans précédent : une escroquerie bancaire à l'échelle internationale. Le profit attendu équivaut à 800 millions de nos euros actuels - de quoi ruiner entièrement le système financier de l'époque. Mais, après la réussite des premières opérations, rien ne va pas se passer comme prévu...
    Une histoire vraie aux allures de roman réunissant des personnages qu'on croirait sortis d'un film de braquage.
    Le récit de la première arnaque bancaire moderne à grande échelle, annonciatrice des fraudes informatiques de masse de notre temps.

  • De Tarascon à Cherbourg en passant par Lyon, Elbeuf, Yvetot, Angoulême, et même Alger : avec plus de 5 000 kilomètres parcourus entre 1848 et 1870, Louis Napoléon Bonaparte, élu président de la République et devenu Empereur, sillonne l'ensemble du territoire français.
    Trajets en train ou bateau, arrivée en fanfare, sonneries de cloches, bruits de troupes, feux d'artifice et bals : aucun détail de ces déplacements n'est laissé au hasard, par celui qui cherche à conforter son pouvoir dans une France à peine sortie de révolutions incessantes où la parole publique peine encore à s'incarner. Ainsi se dessine un populisme autoritaire fondé sur le lien direct entre le chef et son peuple conditionné, que l'on retrouve tout au long de l'histoire - jusqu'aux campagnes présidentielles actuelles.

  • Histoire du XIXe siècle

    ,

    • Hatier
    • 7 Juillet 2021

    Dans la lignée de L'Histoire du XXe siècle, une nouvelle édition en couleur du « classique » de Serge Berstein et Pierre Milza.

    La référence indispensable pour comprendre le XIXe siècle, pour tous les étudiants en Histoire, en IEP ou en classes prépa littéraires.
    Les « plus » de cette nouvelle édition :
    Une nouvelle maquette couleur.
    Des résumés introductifs et des documents iconographiques en début de chaque chapitre.
    De nombreuses cartes et graphiques en couleur.
    Des documents sources et des citations en exergue.

  • L'anarchie au prétoire ; le 1er mai 1890 à Vienne en procès

    Claude Retat

    • Bleu autour
    • 7 Avril 2022

    La première célébration, en 1890, du 1er mai en France eut lieu sous haute surveillance policière. Une petite ville échappe : à Vienne, en Isère, surgit le spectre de l'anarchie, de la « foule » hors contrôle, hommes, femmes, enfants... La grève éclate, le maire est malmené, le commissaire «?abîmé?», une fabrique de drap pillée. Un mot flamboie?: «?Prenez, c'est à vous?!?» L'avant-veille, deux orateurs de renom étaient venus chauffer les esprits?: Louise Michel et Alexandre Tennevin, un cogneur.
    Tennevin et les «?meneurs?» locaux, Pierre Martin en tête, sont condamnés en août par la cour d'assises de Grenoble. Louise Michel, écartée du procès, déclarée folle, menacée d'internement, se multiplie d'autant plus par la parole et par la plume (conférences, mémoires, romans, poésie...).
    Qui, de l'accusateur ou des accusés, tient la sellette ? Qui définit l'événement?? Émeute?? Révolution?? Affirmation du «?droit à l'existence?», première lueur du «?banquet de la vie?» pour tous?? «?Les bêtes du bois peuvent boire à la source, on fera de même?» (Louise Michel).
    Qui pèse les faits et les valeurs?? Qui pose les mots - quels mots, avec quelles images, quels rythmes?? Au procès, puis par les écrits, c'est tout un art anarchiste de l'éloquence qui se déploie, un style, un souffle. Au-delà, à travers la mémoire, les récits et les recréations (Pierre Martin, Élisée Reclus, Louise Michel...), le sens et l'épopée s'élaborent, la société, la nature et la justice se réinventent.

    Claude Rétat accompagne cet essai d'un dossier de textes & témoignages (brochure des anarchistes sur le procès de 1890, presse, dossier judiciaire et autres archives, parmi lesquelles les rapports de police sur les conférences de Louise Michel) et d'une riche iconographie.

  • 1812, histoire de la campagne de Russie

    Marie-Pierre Rey

    • Flammarion
    • 29 Septembre 2021

    «Notre division était anéantie; ne pouvant avancer par la route, je passais par les champs où s'entassaient derrière moi des horreurs et des chevaux blessés et mutilés, dans un état des plus horribles. Décrire ces horreurs est au-dessus de mes forces.» Sous la plume du lieutenant Andreev qui combattait, tout jeune, dans les rangs de l'armée russe, l'atroce bataille de la Moskova se dérobe. Comment saisir ce que fut la campagne de Russie pour ceux qui la vécurent?Proposer une histoire humaine de la guerre qui opposa l'Empire français à l'Empire russe, en s'appuyant sur des sources jusque-là négligées et des matériaux d'archives inexplorés:tel est l'objet de ce livre. Les sans-grade, civils ou simples soldats, y tiennent le même rang que les héros de guerre; la voix du peuple russe s'y mêle à celle des grognards de la Grande Armée, pour éclairer d'un jour nouveau l'affrontement des deux géants qui déchira l'Europe.

  • La véritable histoire de Billy the Kid

    Garrett Pat

    • Anacharsis
    • 10 Avril 2017

    Au milieu de la nuit du 14 juillet 1881, à Fort Sumner dans le Territoire du Nouveau-Mexique, William H. Bonney, mieux connu sous le nom de Billy the Kid, était révolvérisé par le shérif Pat Garrett dans des circonstances troubles.
    On soupçonna le shérif de n'avoir pas été très fairplay dans cette affaire.
    Offensé par la rumeur, il décida d'écrire dans les mois suivants La Véritable Histoire de Billy the Kid, avec l'aide d'un écrivaillon alcoolique notoire, afin d'établir son honorabilité.
    Au lieu de quoi, ce récit de la « vérité toute nue » donna lieu à une perle dela littérature populaire américaine, le roman fondateur de l'un des plus grands myhtes contemporains.
    Ce livre est à l'origine du film légendaire de Sam Peckinpah, Pat Garrett et Billy the Kid, avec Kris Kristofersson et James Coburn.
    Cette édition de poche sera augmentée de quelques photos des protagonistes de la vie de Billy the Kid.

  • Racontée par une historienne spécialiste de la période qui répond aux questions de son fils, La Commune expliquée en images est tout à la fois une synthèse et une approche approfondie d'un moment de notre histoire aux échos mondiaux mais paradoxalement largement méconnu.

    Depuis le déclenchement de l'insurrection jusqu'à la répression sanglante et aux mémoires de 1871, Laure Godineau nous narre comment le drapeau rouge flotta sur la capitale pendant deux mois et demi et de façon plus éphémère dans certaines villes de France, le destin d'hommes et de femmes qui rêvaient d' une « vraie » République, démocratique et sociale, et d'un monde plus juste. Elle nous montre la fascinante mais difficile expérience politique d'un gouvernement indépendant, l'horreur de la guerre civile.

    L'auteure nous entraîne dans les rues parisiennes à la découverte du printemps 1871, souvent obscur et pourtant si proche de nos interrogations contemporaines. Un événement dense et complexe, passionnant, qui ne peut laisser indifférent.

    L'iconographie très riche de cet ouvrage est largement commentée par l'auteur.

  • Les écrivains contre la Commune ; les artistes pour la Commune

    Paul Lidsky

    • La decouverte
    • 4 Mars 2021

    Publié en 1970 aux Éditions Maspero, cet ouvrage s'est imposé comme un classique dans l'historiographie de la Commune. Il décrit la condamnation quasi unanime de ce soulèvement populaire par les écrivains et hommes de lettres français contemporains de l'événement et s'efforce d'en comprendre les raisons : à l'exception de quelques-uns - parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine -, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd'hui. Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un « gouvernement du crime et de la démence » (Anatole France), responsable d'avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d'ambitieux, de fous et d'exaltés.
    À ce chapitre sombre de l'histoire littéraire s'ajoute, dans cette nouvelle édition, son pendant tout aussi méconnu dans l'histoire de l'art : le soutien ou l'engagement de nombreux artistes en faveur de la Commune. Paul Lidsky s'attache ici à sortir certains d'entre eux de l'oubli, en même temps qu'il tente d'expliquer la profonde divergence des réactions entre écrivains et artistes.

  • « Rien dans l'histoire n'a ressemblé à ce quart d'heure », a écrit Victor Hugo. Il est vrai qu'on n'avait pas encore vu une telle bousculade de régimes et de dynasties, de serments prêtés et reniés, et ce en un peu plus de trois mois.
    Napoléon débarque à Golfe-Juan le 1er mars 1815, il est à Paris le 20. Dans l'intervalle, le régime des Bourbons s'effondre et Louis XVIII quitte Paris pour l'exil en Belgique dans la nuit du 19 au 20 mars. Battu à Waterloo, Napoléon abdique le 22 juin. Le pays se dote le même jour d'un gouvernement provisoire sous la direction de Fouché. Le 3 juillet, Paris capitule devant les armées de la coalition. Louis XVIII rentre pour la deuxième fois dans sa capitale.
    Les Cent-Jours ne sont pas seulement ceux de Napoléon, mais aussi ceux du roi. Tout change lorsque l'on observe les Cent-Jours du côté de ceux qui les ont subis, du côté des vaincus, des oubliés de l'histoire.

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