Migrations / Immigration / Intégration

  • Une histoire sur deux millions d'années, du paléolithique jusqu'à nos jours, des grands courants migratoires humains qui ont contribué au brassage des peuples sur notre planète. Pistant les traces laissées par l'homme sur les routes hypothétiques des invasions présumées, Jean-Paul Demoule mène l'enquête, tordant le cou au passage à nombre d'idées reçues. Un essai décapant en un temps où il apparaît plus que jamais nécessaire d'affirmer haut et fort que, depuis l'aube de l'humanité, nous avons toujours été des migrants

  • « Crise migratoire », « invasion », « grand remplacement », « ruée » : autant d'expressions employées pour décrire l'immigration vers la France, l'Europe ou les « pays du Nord ». Ni anodins ni complètements nouveaux, ces termes font des étrangers une menace.
    Mais sommes-nous réellement au coeur d'une crise migratoire exceptionnelle ? Ou s'agit-il là d'un discours politique et non étayé, alimenté par la peur de l'Autre ? Un discours qui se répète depuis plus d'un siècle et dont seules changent les cibles, et qui se durcit à la faveur de chaque nouvelle crise économique.

    Il est temps de lever le voile sur le processus de fabrication de ce discours sur l'immigration, plus que jamais instrumentalisé au profit de différents acteurs - politiques, entreprises et institutions -, et d'interroger le modèle de société que nous souhaitons bâtir.

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  • Un Afghan à Paris

    Mahmud Nasimi

    • Editions du palais
    • 17 Avril 2021

    Mahmud Nasimi a quitté l'Afghanistan en 2013 laissant derrière lui un pays en guerre, son pays. Il vit en France depuis 2017. La vie de " réfugié " aurait pu briser cet homme qui avait tout perdu. Mais la découverte de la langue française qu'il a apprise et sa passion pour la littérature française lui ont permis de se reconstruire au fil des phrases qui construisent ce récit. Un récit profondément touchant où s'entremêlent le passé heureux et le présent douloureux.
    Mahmud, réfugié à Paris, a trouvé grâce à la littérature son nouveau chemin de vie.

  • Sans angélisme ni dogmatisme, ce livre apaise le débat sur le sujet de l'immigration, en l'éclairant de réflexions inédites : celles issues d'expériences étrangères, celles produites par la recherche et celles de l'auteur enfin, spécialiste de ces questions et lui-même étranger vivant en France depuis plus de douze ans.

    Pas une semaine ne s'écoule sans qu'éclate une nouvelle polémique sur les migrations : violences policières, voile dans l'espace public, quotas, frontières... Les débats sur ces sujets sont devenus tendus, polarisés et passionnels, tandis que la parole raciste s'est libérée. Collectivement, on a accepté de penser les migrations à partir des questions posées par l'extrême droite. Quant à nous, chercheurs, nous en sommes souvent réduits à débusquer rumeurs et mensonges.

    Nos sociétés resteront malades de ces questions tant qu'elles continueront à les envisager sous l'unique prisme des idéologies. C'est toute l'ambition de ce livre : montrer qu'il est possible de penser ces sujets de manière rationnelle et apaisée, en les éclairant de réflexions et de faits, trop souvent absents des débats.

    Les questions d'identité collective doivent être des enjeux qui nous rassemblent, plutôt que de nous opposer. À condition de reconnaître et d'affronter les problèmes structurels de racisme dans nos sociétés. Après tout, on a tous un ami noir.

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  • Ce grand dérangement ; l'immigration en face

    Didier Leschi

    • Gallimard
    • 19 Novembre 2020

    "Ce n'est pas trahir ses convictions humanistes que de faire le départ entre le réel et l'utopie ; ce n'est pas renoncer à ses idéaux que de prendre en compte ce qui est possible et ce qui ne l'est pas". Didier Leschi.

    Il n'est pas de jour qu'un sinistre événement, une image bouleversante, une crise internationale ne nous le rappelle : la question du sort réservé aux migrants est cruciale. Il y a ceux pour qui la France devient une passoire exposée à l'invasion d'étrangers indésirables et qui veulent « suspendre l'immigration » ; et il y a ceux, moins nombreux, pour qui notre pays devient, comme l'Europe elle-même, une « forteresse », manquant à tout devoir d'humanité. C'est à ces deux tendances opposées que s'adresse tour à tour la présente mise au point de Didier Leschi, directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en plaçant chacun devant la réalité des faits et des pratiques - sans pour autant mettre au même plan ce qui relève de la démagogie, et parfois de la haine de l'autre, et ce qui témoigne, à la manière du Fratelli tutti du pape François, d'une noblesse d'âme et d'un haut sentiment de la fraternité humaine.

  • Nos corps pirogues

    Marie Cosnay

    • L'ire des marges
    • 11 Janvier 2022

    En 2017, Marie Cosnay est en résidence dans un jardin merveilleux sur les bords de l´Adour. Chaque mercredi, elle y retrouve des réfugiés en attente d´un toit ou d´un droit. Ensemble ils collectent, traduisent des mots et partagent les récits de l´exil. C´est alors qu´un enfant se présente et avec lui la question de la protection de l´enfance. Saâ vient de Guinée-Conakry. Il a travaillé dur pour payer le passeur, traversé plusieurs frontières et subi mille violences avant d´arriver en France, à Irun, où Marie Cosnay croise sa route. Il a seize ans et après l´épopée du voyage, c´est une nouvelle bataille qu´il doit livrer pour faire reconnaître sa minorité auprès de l´administration française et bénéficier d´une protection : un parcours faits d´incohérences, d´injonctions folles - être clair avec son histoire -, et d´espoirs déçus. Du conte au documentaire, Marie Cosnay fait surgir les images, nomme l´insupportable et porte les voix de ceux dont on refuse de considérer les vies.

  • Nègre de blancs

    Albert Batihe

    • Cerf
    • 27 Janvier 2022

    « Pourquoi nègre de blancs ? Je suis considéré dans mon milieu comme l'un des meilleurs communicants de ma génération. Mes idées, je les ai vendues à beaucoup de blancs. C'est tout le temps parti du même exercice : une feuille de papier et un stylo. Eh bien mes amis, c'est bien ça que vous appelez un nègre, non ? » Dire leurs quatre vérités aux noirs comme aux blancs. Prendre de front les préjugés respectifs des uns et des autres. Raconter avec un humour ravageur, une plume polémique et une extrême douceur, son combat contre le mot d'ordre de son enfance : « Reste à ta place »... Albert Batihe n'aura cessé de faire bouger les lignes et d'abattre les murs. Le voilà qui bouscule ici toutes les idées reçues. Blanc sur noir. Noir sur blanc.


    Voici son histoire. Voici sa méthode. Voici son manifeste.


    Un livre libérateur pour tous les enfants de France.

  • Le fait migratoire et les sept péchés capitaux

    Smaïn Laacher

    • Editions de l'aube
    • 6 Janvier 2022

    Est-il possible de débattre sereinement et sérieusement de l'immigration en France ? Sur ce sujet, l'assurance des sophistes qui s'expriment régulièrement sur un thème pourtant complexe a de quoi surprendre...
    L'ambition de Smaïn Laacher est de montrer à quel point les jugements moraux structurent les paroles et autres prises de position des acteurs du débat public sur ce sujet. En somme, les controverses autour de l'immigration sont gangrénées par 7 péchés capitaux dans lesquels baignent ceux qui se disputent autour du bonheur et du malheur des immigrés en France. Un livre utile pour toutes celles et ceux qui veulent parler enfin sérieusement d'un sujet central pour l'avenir de la cohésion nationale.

  • Vacances au bled : la double présence des enfants d'immigrés

    Jennifer Bidet

    • Raisons d'agir
    • 4 Novembre 2021

    Débats politico-médiatiques et études scientifiques ont longtemps questionné l'appartenance à la nation française des enfants de l'immigration postcoloniale. Ce livre propose un renversement de perspective en étudiant le sentiment d'appartenance à la nation algérienne. Que signifie « être algérien » quand on a toujours vécu en France, et qu'on a gardé avec ce pays un lien surtout indirect, réactivé à l'occasion de courts séjours sur place, dans l'enfance et en tant qu'adulte ? Que vont chercher ces Français d'origine algérienne qui partent en Algérie à l'occasion de séjours de vacances ?
    C'est l'expérience binationale que ce livre entend éclairer en allant enquêter du côté du pays d'émigration des parents, en Algérie. Ce parti-pris implique aussi de s'intéresser aux politiques mises en oeuvre par l'État algérien à l'égard de ses ressortissants, politiques qui évoluent entre les années 1960 et les années 2000, et qui contribuent à remodeler l'idée du retour chez les descendants d'immigrés et leur famille.
    A partir d'un matériel original d'archives, des observations et des entretiens, cette enquête donne à voir comment les populations binationales vivent leurs sentiments d'appartenance. L'analyse des pratiques de vacances, et des discours qu'elles suscitent, permet d'accéder à une définition plus éclatée des identités : on peut se sentir davantage lié à une ville, un quartier ou un village qu'à un pays dans son ensemble; des appartenances autre que nationales s'expriment dans ces séjours, en premier lieu des affiliations familiales.
    Plutôt que de se concentrer uniquement sur des « spécificités culturelles » potentiellement entretenues ou activées pendant ces séjours (langue arabe, religion musulmane), l'auteure analyse plus largement les manières d'être en vacances, incluant le style vestimentaire, l'emploi du temps de la journée, le type d'alimentation privilégiée, les modes d'hébergement ou encore les sociabilités. Ces pratiques vacancières se rapportent alors tout autant, si ce n'est plus, à la trajectoire sociale globale de ces personnes (origine sociale, niveau de diplôme, sexe, âge, situation familiale) qu'à leurs origines nationales.
    Enfin, ces appartenances renvoient plus largement à un double positionnement dans des hiérarchies de classe, de sexe et ethno-raciales partiellement disjointes, entre la société française et la société algérienne. Ce point de vue invite à faire éclater la fausse homogénéité de cette catégorie des « descendants d'immigrés » en constatant la différenciation des pratiques selon les trajectoires sociales familiales et individuelles.
    Parallèlement, cette approche implique d'appréhender autrement la société algérienne, en ne la définissant pas centralement par des critères culturalistes comme la religion (aujourd'hui vue comme l'opérateur central de distinction entre sociétés) mais en portant une attention particulière aux hiérarchies sociales propres à cette société. Les séjours passés sur place jouent le rôle de révélateur des dynamiques de mobilité sociale qu'occasionnent les déplacements entre deux sociétés nationales. Ce livre propose à la fois de voir comment les vacances passées en Algérie prennent des formes distinctes selon les caractéristiques sociales et sexuées des personnes rencontrées, mais aussi comment en retour, ces séjours modifient temporairement, ou de manière plus durable, leurs positions dans les rapports sociaux.

  • Femmes en rupture de ban : entretiens inédits avec deux Algériens

    Abdelmalek Sayad

    • Raisons d'agir
    • 4 Novembre 2021

    Cet ouvrage donne à lire deux entretiens inédits d'Abdelmalek Sayad (1933-1998). Le sociologue algérien les a menés en France au tournant des années 1970-1980, avec deux Algériennes de générations successives. Ils font entendre la voix de femmes exceptionnelles, tant par leur force et leur lucidité que du fait de leurs parcours atypiques. Elles analysent elles-mêmes la condition qui leur est imposée, et contre laquelle elles s'insurgent. Confrontées à la domination masculine, ainsi qu'à la domination coloniale et postcoloniale, elles ne se laissent ni l'une ni l'autre assigner une place. Elles sont, de multiples façons, en rupture de ban.
    Ces entretiens mettent en lumière une dimension passée inaperçue de l'oeuvre de Sayad, sociologue de l'émigration/immigration : on prend conscience qu'il développait en même temps une sociologie du genre - sans le concept, bien sûr, mais c'est bien de cela qu'il s'agit. En effet, Sayad ne se contente pas d'ajouter des femmes au portrait de groupe de l'émigration ; en dialogue avec elles, il explicite des mécanismes touchant les définitions de la masculinité et de la féminité, qui contribuent à la redéfinition des identités et des rapports sociaux en migration.
    Ce livre constitue donc une invitation à relire d'autres textes du sociologue et d'y retrouver l'importance de l'expérience de genre dans l'analyse de la migration.

  • Fruit de cinquante années de rencontre avec l'immigration malienne en France, cet ouvrage met en regard les politiques migratoires et les situations heureuses ou malheureuses qu'elles induisent pour les femmes, pour les hommes et dans les rapports qu'ils entretiennent entre eux.
    Différentes situations sont analysées : famille, travail, logement, activités citoyennes. La question du racisme sous ses diverses formes traverse chacune d'entre elles : ségrégation pour l'accès au logement, discrimination à l'embauche et à la formation, stigmatisation des familles, déni de citoyenneté, etc. Et chaque fois, on retrouve le même défi que ces femmes et ces hommes ont su relever : trouver une place et garder sa dignité dans une société qui vous minorise.

  • En finir avec les idées fausses sur les migrations

    Sophie-Anne Bisiaux

    • Editions de l'atelier
    • 18 Mars 2021

    Soixante idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites, pour sortir des discours qui laissent croire qu'une politique d'accueil est impossible.
    Dans le contexte particulier de la prochaine campagne présidentielle, les discours d'inquiétude et de crispation, voire de rejet, à l'égard des migrants, réfugiés, exilés et étrangers, risquent d'occuper une large partie de l'espace médiatique.
    Il est indispensable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écouter et de les décrypter. C'est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préjugés, les représentations fausses et les idées reçues sur les migrations, afin de les déconstruire point par point.
    En réponse aux détracteurs de toute politique d'accueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s'inquiètent, ce livre propose un tour d'horizon des migrations en mettant à la disposition des lecteurs un très grand nombre d'informations, de chiffres, de données et de faits. Organisé par thématiques et rédigé dans un style très accessible, l'ouvrage s'attache à prendre le contrepied de 60 idées fausses, pour convaincre que l'accueil des exilés est non seulement possible, mais surtout souhaitable.

  • L'exil à Paris 2015-2020 : expérience migratoire, action publique et engagement citoyen Nouv.

    Fin 2014, entre les stations Barbès et La Chapelle, des hommes et quelques femmes dressent des tentes et posent des matelas par terre. Ce campement de rue est le premier signe à Paris de ce qui n'est pas encore nommé « la crise des migrants ». La préfecture et la Ville se renvoient la responsabilité de son évacuation. Le 2 juin 2015, le campement est démantelé par les forces de l'ordre, première opération d'une longue série. La mairie de Paris revendique alors le statut de Ville Refuge et inaugure un centre de premier accueil censé offrir une protection aux exilés récemment arrivés. La multiplication des campements au cours des 5 dernières années et leurs évacuations policières violentes ont suscité des vagues d'indignation et de mobilisation de Parisien.nes. Confrontés à des politiques publiques inadaptées, les voisins des campements devenus « des soutiens » sont désormais, à côté des associations conventionnées par l'État, des acteurs incontournables de l'accueil des exilés à Paris

  • Exilés, expatriés, émigrés... Nombreux sont ceux qui se sentent déchirés, écartelés, coupés en deux entre l'ancienne patrie et la nouvelle; nombreux à chercher quelle peut être désormais leur appartenance ; nombreux à éprouver le sentiment d'être à la fois de partout et de nulle part.
    Des écrivains célèbres ont tiré de leur éloignement du pays natal la matière même de leur écriture. Dans ce livre, les témoignages sur l'exil proviennent de récits inédits «ordinaires», déposés par leurs auteurs dans les collections de l'Association pour l'autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA). Comme pour les autres livres de la collection «Vivre/Écrire», ils ont été choisis et présentés par un chercheur - en l'occurrence une chercheuse, Elizabeth Legros Chapuis, qui a elle-même connu l'exil dans sa vie. Troublants de sincérité, mus par le seul souci de transmettre, ces textes disent comment ces hommes et ces femmes venus de tout pays, de tout continent (Italie, Afrique, Amérique latine...) vers la France, ou ayant quitté la France pour d'autres contrées (Allemagne, Afrique...), ont vécu quotidiennement leur déracinement, leur nostalgie, leur recherche d'une identité. Comment l'exil a marqué leur destin.

  • Sociologie des migrations

    Sylvie Mazzella

    • Que sais-je ?
    • 23 Juin 2021

    En quarante ans, le nombre de migrants dans le monde a triplé. L'ampleur comme la nature des flux migratoires a changé. Des notions comme celles de « migrations pendulaires » ou de « risque migratoire » ont fait leur apparition. De nouvelles questions se posent, qui rendent indispensable de porter un regard neuf sur les migrations : les déboutés du droit d'asile, de plus en plus nombreux, forment-ils désormais une nouvelle catégorie d'apatrides ? Quel type de lien social engendre un mode de vie à cheval sur plusieurs pays ? Quelles conséquences a l'externalisation de la gestion des migrants aux frontières de l'Europe ? Les migrations du Sud vers le Sud vont-elles supplanter celles du Sud vers le Nord ?

    En sociologue, Sylvie Mazzella fait le point des recherches sur les phénomènes migratoires. Elle met ainsi en relief les apports nécessaires de la sociologie de l'immigration et l'important renouvellement des connaissances que les approches transnationales ont permis.

  • Au pied du mur : les combats d'une jeunesse exilée

    Marie-Pierre Barrière

    • Nouvelle cite
    • 24 Février 2022

    Ils s'appellent Denko, Mouminy, Jonathan. Ils viennent d'Afrique noire, d'Europe de l'Est, du Maghreb. À 16 ans, parfois plus jeunes encore, ils ont fui la guerre, les menaces pesant sur leur famille, la misère. Le drame de l'exil les a endurcis, a broyé leur innocence. Au titre de la protection de l'enfance, la France reconnaît des droits à ces jeunes mineurs étrangers non accompagnés par une personne exerçant l'autorité parentale (MNA) : le droit à bénéficier d'une assistance et d'un hébergement, le droit à être scolarisé. Mais faire appliquer ces droits est un long combat. Dans un contexte de fermeture des frontières et de relatif désengagement de l'État et des collectivités, les associations luttent par tous les moyens pour améliorer les conditions de vie de ces jeunes exilés, les aider à bâtir leur avenir et porter leurs voix auprès des institutions et de l'opinion publique.

  • Mères et bébés en errance migratoire Nouv.

    Au travers de l'accueil de migrants primo-arrivants ayant fui des violences multiples, le chaos du monde et la violence raisonnent singulièrement dans nos lieux de soins et associatifs. Les politiques migratoires de nos pays laissent ces personnes sans statut administratif, en errance, dans une situation de vulnérabilité. Pour les soigner et les accueillir au mieux, il faut penser ces situations dans leur spécificité traumatique et précaire. Il sera question ici plus particulièrement de femmes enceintes, de jeunes mamans avec leur bébé et des incidences possibles de ces situations sur la maternité et la construction des premiers liens. Sans oublier les effets sur les soignants, qui auront à relever le défi de continuer à faire lieu d'accueil pour ceux qui se retrouvent dans un « hors-lieu ».

  • Parlons immigration en 30 questions

    La Documentation Fra

    • Documentation francaise
    • 22 Juin 2021

    Ce livre poche, pédagogique et facile d'accès, présente les réponses à 30 questions essentielles que tout citoyen se pose sur l'immigration. Une réédition essentielle pour actualiser l'approche autour de cette thématique qui fait l'objet de débats récurrents, notamment depuis les nouvelles mesures migratoires françaises prévues depuis novembre 2019, et au regard de la récente crise sanitaire mondiale qui a bouleversé les flux migratoires internationaux.

  • « Crise des migrants », « crise des réfugiés », « crise de l'asile », « crise de l'hospitalité ». Toutes ces expressions traduisent un malaise des sociétés contemporaines face à l'accueil de populations qui, sous la contrainte, souvent dans l'urgence, quittent leurs pays d'origine pour trouver refuge. L'histoire permet de mettre en perspective les situations actuelles et d'observer à quel point certains discours et pratiques révèlent une forme de continuité, ou à l'inverse, des moments de rupture dans le domaine de l'accueil ou du non-accueil des personnes déracinées. Cette recherche s'appuie sur des exemples concrets, puisés notamment dans les archives départementales des Hautes-Pyrénées, et plus largement, dans le grand Sud, qui fut à diverses reprises une zone de passage, d'hospitalité, mais aussi de relégation. Le fil conducteur est l'idée que les exilés et leurs itinéraires heurtés et discontinus en disent autant, si ce n'est plus, sur les pays qu'ils quittent que sur les États et les sociétés de transit ou d'accueil. Le point de départ de l'analyse est les années 1870, où l'idée de nation s'enracine en France délimitant ainsi plus strictement un « nous » et un « eux ». Les années 1980 où la gestion de l'asile connaît un basculement majeur, riche d'enseignements pour comprendre les dynamiques actuelles, constitue la période finale et conclusive de ce livre. L'étude proposée en allant, parmi d'autres, des carlistes espagnols aux boat people en passant par les rescapés du génocide arménien, les républicains espagnols, les (r)apatriés d'Algérie, tente de donner à réfléchir sur les responsabilités de l'État, mais aussi de chacun dans son rapport à cet inconnu, notre semblable, qui vient chercher de l'aide, un temps de répit, un lieu de refuge.

  • Fuir l'Amérique centrale : points de vue du Sud

    Bernard Duterme

    • Syllepse
    • 10 Mars 2022

    Quelque 500?000 personnes - dont de plus en plus de femmes et d'enfants - tenteraient d'atteindre les États-Unis chaque année. Pour pouvoir de là-bas, aider financièrement leur famille restée au pays. Les sommes envoyées représenteraient un huitième à un quart du PIB de leur contrée d'origine.
    Le phénomène, en croissance depuis les conflits politico-militaires qui ont déchiré l'isthme et les «ajustements» néolibéraux qui ont suivi, dévoile d'abord le bilan d'un modèle de développement inique.
    Guatemala, Honduras, Nicaragua, Salvador... Autant d'États de non-droit où la concentration des pouvoirs le dispute à la corruption et à l'impunité. L'exportation dérégulée de matières premières et la sous-traitance dans les zones franches restent la colonne vertébrale de ces économies.
    L'insécurité alimentaire, la précarité sociale et la vulnérabilité climatique qui en résultent sont à l'origine de l'envie de fuir. La violence sans frein des gangs - l'ONU qualifie l'Amérique centrale de «région la plus dangereuse au monde» - précipite cet exode. Et ce alors que, sur les routes de l'exil, les écueils se multiplient au gré des politiques migratoires des pays à franchir ou à atteindre.

    Les États-Unis accueillent les migrant·es au compte-gouttes, expulsent ou refoulent à tour de bras. Et externalisent leur frontière en contraignant le Mexique et l'Amérique centrale à fermer les leurs. À rebours des droits des migrant·es et sans égard pour l'indispensable démocratisation des sociétés centro-américaines.

  • Planète migrants

    ,

    • Actes sud junior
    • 11 Mai 2016

    Depuis la fin du XXe siècle, le nombre de migrations a explosé. Aujourd'hui, on estime qu'un humain sur trente a quitté son pays de naissance. Pour des raisons économiques, politiques, climatiques... Il n'existe plus un endroit sur terre qui n'est pas concerné. Ces mouvements de population suscitent de nombreux débats dans les pays d'accueil comme la France. Pourtant, la France est traditionnellement un pays d'immigration massive. Ce documentaire clair et précis propose un rappel historique de ce phénomène, et détaille habilement les questions et enjeux actuels auxquels les pays développés doivent répondre.

  • En 1964, Marcuse publie L'Homme unidimensionnel dans lequel il analyse les mutations de la consommation et la réalisation d'un consensus social-libéral épuisant la critique et les potentialités révolutionnaires : la classe ouvrière aurait été parfaitement intégrée au processus de stabilisation de la société de classe, déplaçant l'enjeu révolutionnaire vers les marginaux, la contre-culture et l'intelligentsia.

    Paul Mattick (1904-1981), un des plus grands penseurs marxistes et conseillistes américains, y répond en montrant les limites de l'intégration prolétaire dans le capitalisme. Un texte de 1969 d'une actualité déconcertante au regard des soulèvements populaires contemporains de par le monde.

  • La France tu l'aimes ou tu la fermes

    Rokhaya Diallo

    • Textuel
    • 9 Octobre 2019

    Figure majeure du féminisme et de l'anti-racisme, Rokhaya Diallo livre ici un concentré de ses combats en 55 tribunes. Perpétuellement attaquée, c'est en combattante qu'elle s'exprime avec détermination et pédagogie. L'ouvrage couvre 10 ans d'intervention sur des sujets qui dérangent et que Rokhaya a réussi à pousser sur le devant de la scène.

  • La question migratoire est au coeur du discours politique et médiatique en France et en Europe, souvent traité sous un angle sécuritaire où se côtoient fantasme, peur et données erronées...
    Au cours de son expérience au sein de diverses ONG, Jean-François Corty a sillonné le monde et la France qui est aussi, aujourd'hui, un terrain d'actions humanitaires. Souvent interrogé en tant qu'expert de la question, ce roman graphique lui permet de livrer différemment son témoignage. Sa parole est plus libre que sur les plateaux télé... et la déconstruction des clichés - au premier rang desquels le terme d'appel d'air ! - d'autant plus efficace.

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