• Ceux qui ne sont rien

    Taha Bouhafs

    • La decouverte
    • 20 Janvier 2022

    « Une gare, c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ».

    « Lorsque j'ai entendu cette déclaration d'Emmanuel Macron, j'ai tout de suite su qu'elle ciblait les gens comme moi. Cette déclaration, la première d'une longue série, marque incontestablement le début des années Macron, les années-mépris. Pendant cinq ans, j'ai voyagé dans cette France de ceux qui ne seraient rien pour raconter les luttes des travailleurs, des pauvres, des immigrés... Pour faire entendre le courage et la dignité de ceux qui se sont opposés à ce pouvoir, dans l'espoir qu'enfin, viennent les jours heureux. » Dans ce récit à la première personne, Taha Bouhafs, journaliste d'une génération engagée, pose son regard sur un pays fracturé par les inégalités sociales et le racisme. Il revient sur son itinéraire singulier au travers duquel il dresse un portrait empathique d'une France oubliée et méprisée. La France de ceux qui ne sont rien.

  • Enfances abandonnées : une enquête auprès des enfants des rues Nouv.

    Ils vivent dans la rue, sur les trottoirs de France, sous les ponts, loin des lumières des lampadaires. Pour la majorité, ce sont des mineurs, les plus jeunes ont onze ans. Quand on les voit, on ne les regarde pas. Au gré des polémiques, de l'agenda politique et des fake news, les médias s'intéressent rapidement à leur sort : on dit qu'ils se prostituent, qu'ils volent, qu'ils se droguent, qu'ils agressent, ces enfants nourrissent le fantasme d'un pays submergé par l'immigration et la perte de son identité. Mais qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils chez nous ? Combien sont-ils ? Des milliers probablement, disséminés dans les grandes villes de France.

    La journaliste Nadia Hathroubi-Safsaf a voulu comprendre. Pendant presque un an, elle s'est rendue sur le terrain, notamment dans le quartier de la goutte d'Or à Paris où ces enfants sont le plus visibles. Voici son récit d'une humanité bouleversante.

  • Désormais, deux France s'ignorent et se font face : la France des métropoles, brillante vitrine de la mondialisation heureuse, où cohabitent cadres et immigrés, et la France périphérique des petites et moyennes villes, des zones rurales éloignées des bassins d'emplois les plus dynamiques. De cette dernière, qui concentre 60 % de la population française, personne ne parle jamais. Laissée pour compte, volontiers méprisée, cette France-là est désormais associée à la précarité sociale et au vote Front national.
    Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi a-t-on sacrifié les classes populaires sur l'autel d'une mondialisation volontiers communautariste et inégalitaire, aux antipodes des valeurs dont se réclame la classe politique ? Comment cette France populaire peut-elle changer la donne, et regagner la place qui est la sienne, la première ? Dans cet essai polémique et percutant, Christophe Guilluy dresse un diagnostic sans complaisance de notre pays, et esquisse les contours d'une contre-société à venir...

  • Les bidonvilles

    Thierry Paquot

    • La decouverte
    • 21 Avril 2022

    Ensemble de constructions hâtivement bâties avec des matériaux de fortune sur un terrain squatté non viabilisé, destiné à une population pauvre exclue de tout, le bidonville est l'une des modalités de l'urbanisation planétaire, née à la fin du XIXe siècle et qui abritera près de 2 milliards d'habitants en 2030.
    Le phénomène s'est considérablement amplifié avec l'exode rural et l'extension des mégalopoles en ouvrant l'éventail des situations : certains bidonvilles centenaires se sont branchés sur les réseaux d'eau et d'électricité, des bicoques sont dorénavant en « dur » et disposent d'un jardinet, d'autres encore représentent le degré zéro de l'habitabilité avec quelques planches maladroitement clouées entre elles et surmontées d'un bout de tôle.
    Cet ouvrage retrace la géohistoire des bidonvilles, présente les principales théories socio-anthropologiques qui en expliquent la genèse et la pérennité, s'attarde sur leurs représentations tant romanesques que cinématographiques et évalue ce que ces « villes » incomplètes et inconfortables apportent à l'architecture de survie et à l'urbanisation sans urbanisme.

  • On ne naît pas grosse

    Gabrielle Deydier

    • Goutte d'or editions
    • 20 Août 2020

    «Tiens, voilà du boudin...» ; «Vous êtes un aberration de la nature.» Voilà le genre de phrase que Gabrielle, 36 ans, 140 kg pour 1,54m, entend quotidiennement sur son passage. Après vingt ans d'humiliations, elle a envisagé deux possibilités : s'armer d'un revolver ou d'un stylo. Elle a préféré s'en tenir à la seconde option.
    Gabrielle reconstruit son parcours au fil d'une double enquête. Elle retrace sans tabou son histoire personnelle. En parallèle, elle dresse un réquisitoire contre l'attitude des institutions - éducation, travail, santé - envers les personnes obèses. Pour enquêter depuis son propre corps, l'auteure débute une procédure de chirurgie bariatrique.
    Avec ce livre, Gabrielle Deydier interroge le rapport que notre société entretient au corps des femmes.

  • Le « pognon de dingue » mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on « traverse la rue », les « centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes »... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société.
    À l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du RSA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : « On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps », « Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail », « On doit avant tout sa réussite à soi-même ».
    Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat.
    Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents offciels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.

  • L'école française est devenue le bastion des élites françaises. Comment en sommes-nous arrivés là ?
    Dans cet ouvrage incisif et renseigné, Jean-Paul Delahaye met au jour une situation masquée par les pseudo-discours républicains.
    Si l'école française répond aux attentes de la plupart des élèves, elle ne parvient pas à faire réussir trente pour cent d'entre eux... L'école française est profondément inégalitaire.
    Cette situation n'est pas le fait des enseignants, qui pour beaucoup d'entre eux sont au front, quotidiennement, se battant avec les moyens dont ils disposent.
    Mais les choix politiques et budgétaires qui sont ceux des élites, quelle que soit leur couleur politique, maintiennent cette situation déplorable qui fait de la France le pays où les origines sociales ont le plus d'impact sur les destins scolaires.
    Contrairement aux idées reçues, l'école française fait financer les études des plus riches, des études plus longues, plus coûteuses, par l'argent des pauvres. C'est le ruissellement à l'envers. Le pognon de dingue est d'abord dirigé vers les enfants des classes les plus aisées.
    Cet ouvrage dévoile, arguments à l'appui, un scandale d'État.
    Dans ce livre riche d'informations et de faits souvent ignorés, Jean-Paul Delahaye, un des meilleurs connaisseurs de l'école française où il a occupé toutes les fonctions sur près d'un demi-siècle, dresse un état des lieux sans complaisance de cette préférence française pour les inégalités.
    Mais il trace aussi, de façon plus positive, les contours de ce que pourrait être une école républicaine et fraternelle vraiment fidèle à ses valeurs.

  • La pauvreté, une fatalité ?

    Michel Pouzol

    • Bonneton
    • 2 Février 2022

    Le 9 juillet 1849, Victor Hugo, du haut de la tribune de l'Assemblée nationale, lançait un vibrant plaidoyer dans lequel il affirmait sa volonté et la nécessité d'éradiquer la pauvreté.
    170 ans, et quelques milliers de discours plus tard, 10 millions de français vivent toujours sous le seuil mondial de pauvreté.
    Rien n'aurait donc changé ? La pauvreté serait une fatalité ?
    Dans la cinquième puissance économique, culturelle et historique mondiale, qui sont les pauvres ? Où vivent-ils ? Qu'est-ce qu'être pauvre au quotidien ? Existe-t-il un portrait-robot du pauvre au xxie siècle ?
    L'auteur trente de répondre à ces questions en prenant à bras le corps phantasmes, idées fausses, statistiques et réalité quotidienne de ceux qui affrontent la pauvreté. Il interroge également notre mode de développement, notre sens de la solidarité, nos dispositifs sociaux, les valeurs républicaines que nous portons et notre regard réel sur la pauvreté.
    Et si la vraie richesse d'une société ne se calculait pas en points de PIB, mais dans sa faculté à assurer un avenir serein à toutes et tous ?

  • Les dépossédés

    ,

    • Points
    • 24 Mai 2007

    Des visages marqués, des parcours singuliers disant la misère, la dégradation morale, physique, la déshérence : Robert McLiam Wilson raconte la pauvreté, au début des années 1990, dans une Angleterre marquée par l'ultralibéralisme du gouvernement Thatcher. Son récit, illustré par les photographies de Donovan Wylie, abandonne toute distance journalistique au profit d'une empathie émue, pudique et profonde à l'égard des personnes rencontrées. Parfois, le lecteur devine même les ombres d'une autobiographie déguisée et une préfiguration des oeuvres à venir.

    Né en 1964 à Belfast, Robert McLiam Wilson a grandi dans un quartier ouvrier catholique de la ville avant de s'expatrier à Londres. Son premier roman, Ripley Bogle, publié en 1988, remporte plusieurs prix littéraires en Grande-Bretagne. Il est considéré comme l'un des romanciers irlandais contemporains les plus importants. Robert McLiam Wilson, membre de la prestigieuse agence Magnum, réalise également des reportages pour la télévision sur la misère sociale des sans-abri. « Lire Les Dépossédés aujourd'hui en France, sous le chant des sirènes réformistes, est une expérience curieuse : on y voit comme dans une boule de cristal ce qui pourrait nous arriver. » Libération « Des figures remarquables hantent ces pages douloureuses. » Télérama

  • Une étude « raisonnée » de la crise du vivre ensemble traversée par la société française à l'aune du défi écologique et de la crise sociale. Une présentation claire des mécanismes économiques, sociologiques et historiques utiles à la compréhension du monde social actuel. Des propositions réfléchies de politiques publiques pour résoudre l'exclusion sociale.
    La capacité des individus à vivre ensemble dans la société française semble mise en péril. De là vient l'urgence de ce travail à l'heure où, à l'aune du défi écologique, il nous faut être uni pour changer notre mode de développement. Cet essai présente certains mécanismes économiques, sociologiques et historiques nécessaires à la compréhension du monde social. Il propose de penser les difficultés que les individus ont de faire société aujourd'hui. Et enfin, il recommande la mise en place de politiques publiques pour résoudre le problème désormais défini de l'exclusion sociale.

  • Les pauvres

    Georg Simmel

    • Puf
    • 3 Janvier 2018

    Dans une introduction intitulée « Naissance d'une sociologie de la pauvreté », Serge Paugam et Franz Schultheis montrent l'intérêt de ce texte constituant « le cadre analytique pour penser en termes sociologiques la question de la pauvreté dans les sociétés modernes ». Édité pour la première fois en langue française en 1998, quatre-vingt-dix ans après sa première publication allemande, ce texte a inspiré de nombreux travaux sur la pauvreté, en particulier sur le processus de disqualification sociale mis en évidence par les travaux de Serge Paugam.

  • Avis d'expulsion ; exploitation urbaine de la pauvreté

    Matthew Desmond

    • Lux canada
    • 19 Septembre 2019

    Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de familles sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20$ qui lui restent, chaque mois, après avoir payé le loyer.
    Lamar, infirme, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils, et essaie de se sortir de ses dettes. Scott, infirmier radié, toxicomane, vit dans un mobile home. Tous sont tous pris dans l'engrenage de la dette, et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires.
    Fruit de plusieurs années de terrain, ce livre magistral et captivant montre comment les politiques publiques en matière de logement et d'aide sociale et les règles sauvages du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent la pauvreté.

  • Comprendre la pauvreté Nouv.

    Comprendre la pauvreté

    ,

    • Breal
    • 3 Mai 2022

    Alors même que le monde n'a jamais été aussi riche qu'en ce début du XXIe siècle, la pauvreté est toujours présente, que ce soit dans les pays avancés ou dans les pays en développement.
    Si le manque d'argent constitue une dimension importante de la pauvreté, le dénuement dans lequel vivent les pauvres résulte aussi d'autres facteurs. C'est pourquoi cerner les contours de la pauvreté est une tâche complexe dont ce livre tente rendre compte.

  • La question SDF

    Julien Damon

    • Puf
    • 20 Janvier 2021

    Jusqu'où est-il légitime et efficace de catégoriser les sans-abri et les réponses données à leurs difficultés ? Les SDF sont, depuis une trentaine d'années, ciblés par des dispositifs spécialisés. Typique des phénomènes d'hybridation de l'action publique, le système de prise en charge rassemble, autour de l'Etat, les associations, les collectivités locales, les médias, et les sans-abri eux-mêmes. Le développement et l'institutionnalisation des dispositifs d'assistance, tout en retentissant sur l'architecture d'ensemble de la protection sociale, contribuent à faire des SDF de véritables " acteurs sociaux ".
    L'analyse conjointe de l'action publique ciblée et de la catégorie à laquelle elle est destinée permet une évaluation critique du " prioritarisme " (la priorité au plus défavorisé), du ciblage et du partenariat dans la mise en oeuvre des politiques publiques. Avant-propos à la présente édition : comment les migrants et le confinement de 2020 posent à nouveaux frais la " question SDF ".

  • La faim dans le monde expliquée à mon fils

    Jean Ziegler

    • Seuil
    • 28 Décembre 2015

    Rien n'est plus scandaleux : dans un monde de plus en plus riche, trente millions d'êtres humains meurent de faim chaque année. Des centaines de millions d'autres, un peu partout sur la planète, sont gravement mal nourris. Comment est-ce possible ? Pourquoi acceptons-nous une injustice aussi monstrueuse ? Comment peut-on expliquer une telle absurdité ?
    Sans dissimuler son indignation, Jean Ziegler répond ici aux questions que lui pose son fils. Ce sont celles que se posent tous les enfants du monde.



    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008, aujourd'hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler est professeur émérite de sociologie à l'université de Genève. Il a récemment publié Destruction massive. Géopolitique de la faim (Seuil, 2011 ; « Points Documents », 2014).

  • Pôle emploi : la machine à asservir

    Jean-Pierre Reymond

    • Max milo
    • 21 Septembre 2021

    COMMENT MACRON RENFORCE LE CONTRÔLE DES CHOMEURS.
    Présentée le 18 juin 2019, la réforme de l'assurancechômage qui durcit les règles d'indemnisation et renforce le contrôle des chômeurs va être appliquée coûte que coûte en juillet 2021. La France va compter un million de chômeurs supplémentaires d'ici à la fin de l'année et 840 000 personnes (38 % des allocataires) vont connaître une baisse d'indemnisation d'environ 20 %. Les demandeurs d'emploi seront davantage convoqués, suivis, fliqués, menacés, perdant leur temps dans de vaines rencontres, ultimatums, incohérences administratives, pseudo formations et autres « job dating ».
    En imposant cette réforme, Emmanuel Macron culpabilise les chômeurs et prend le risque d'une nouvelle crise politique aux conséquences bien plus graves que celle des gilets jaunes. En mars 2020, Pôle emploi a déjà recruté des vigiles pour affronter cette fronde qui s'annonce violente. Ceci est d'autant plus incroyable que Pôle Emploi ne sert à rien pour 90% des chômeurs. Ce n'est qu'une immense garderie pour asservir les chômeurs et leurs faire accepter leur inutilité et des salaires de misère.

  • L'exclusion

    Julien Damon

    • Que sais-je ?
    • 21 Novembre 2018

    Les politiques de lutte contre la pauvreté sont devenues lutte contre l'exclusion. Derrière ce glissement sémantique, une volonté : prendre en compte non seulement la pauvreté conçue comme une absence ou une faiblesse de revenus, mais aussi l'isolement, le besoin, ou encore la ségrégation.
    Cet ouvrage explique ce que signifie raisonner et agir en termes d'exclusion. Il décrit et év alue les politiques publiques de lutte contre l'exclusion mises en place aujourd'hui, en insistant sur les SDF et sur les travailleurs pauvres. Enfin, il invite à des politiques sociales plus rationnelles.

  • L'invention du revenu de base ; histoire et philosophie d'une utopie démocratique

    Timothée Duverger

    • Bord de l'eau
    • 9 Novembre 2018

    Tout le monde entend parler du revenu de base, mais peu savent ce que s'est. Plutôt que d'écrire une énième proposition, partielle et partiale, de revenu de base, le choix d'un angle historique et pluraliste pour ce livre permet de brosser l'ensemble du tableau.
    Destiné au grand public, c'est un outil indispensable qui donne les clés de compréhension de ce débat de société majeur en identifi ant les enjeux, les problématiques et les courants. Loin de n'être qu'une histoire des doctrines, c'est un ouvrage érudit qui détaille les propositions théoriques, les débats et les expérimentations en les resituant toujours dans leurs contextes. Dans un débat très clivé, ce livre apparaît comme un recours pour objectiver, éclairer et mettre en perspective les arguments en présence.
    C'est un livre d'histoire des idées et de philosophie politique pour donner du sens à nos sociétés en crise qui bénéfi cie d'un contexte favorable :
    - la campagne présidentielle de 2017 avec le revenu universel d'existence de Benoit Hamon, - les projets d'expérimentation citoyen (monrevenudebase.
    Fr) ou politique (les 13 départements), - les projets gouvernementaux en cours de réforme des prestations sociales.
    Le revenu de base se situe à la croisée de trois enjeux centraux : le travail, la protection sociale et la citoyenneté.
    Ce livre participe du retour de la question sociale et de l'utopie concrète dans le débat public.

  • La liberté d'aller et venir dans le soin et l'accompagnement

    ,

    • Ecole des hautes etudes en sante publique
    • 14 Avril 2022

    Si la liberté d'aller et venir constitue un droit fondamental, l'exercice de ce droit est parfois contrarié, entravé voire confisqué. Dans le soin et l'accompagnement, ces limitations posent de nombreuses questions juridiques, cliniques et éthiques qui interpellent au quotidien les professionnels, les usagers et les citoyens. La crise sanitaire du Covid-19 a profondément impacté cette liberté et bousculé les repères, les priorités et les valeurs de tous. Elle a redessiné de nouveaux équilibres entre liberté individuelle et sécurité collective faisant naître de nouveaux questionnements éthiques. Jusqu'où les impératifs de protection, de sécurité ou d'équité justifient-ils de mettre en péril cette liberté? Àquel prix et à quelles conditions? Au bénéfice de qui et dans quelle finalité?Cette édition revue et augmentée revient sur les impacts à court et long terme de la crise sanitaire à la fois pour témoigner des tensions éthiques mais aussi pour questionner notre rapport à la mobilité, à l'espace et à la liberté.Cet ouvrage s'adresse aux professionnels, étudiants, chercheurs et citoyens intéressés par l'éthique et soucieux de la défense des droits fondamentaux.

  • Le travailleur de l'extrême

    Ake Anställning

    • Collectif des metiers de l'edition
    • 25 Mai 2018

    Iggy Pop fait des inventaires dans les supermarchés ; Sean Connery est en formation à l'AFPA ; Pascal Moustache a rendez-vous avec Mme Bâtard, sa conseillère Pôle Emploi ; Adolf, fan de Picasso, ramasse des poubelles...

    Autant d'histoires folles, toutes véridiques, qui ont émaillé le quotidien d'un travailleur précaire, racontées avec un sens de l'humour et de la mise en scène décapants.

  • Les classes populaires européennes se caractérisent aussi par la présence en leur sein d'une forte immigration : la part des travailleurs non européens y est d'environ 7 % - jusqu'à 17 % parmi les agents d'entretien - contre 2 % parmi les classes supérieures et moyennes. Cette lecture de l'immigration par les positions sociales éclaire d'un jour différent les discours des gouvernants européens sur les dangers d'une xénophobie venant du « bas » de la société : à la différence des classes supérieures, si promptes à mettre en avant la mobilité transnationale et la tolérance aux autres, les classes populaires sont dans les faits nettement plus métissées et mélangées que tous les autres groupes sociaux. En période de crise, les phénomènes de concurrence sur le marché du travail sont bien plus forts parmi les ouvriers, employés et travailleurs agricoles que pour celles et ceux qui se placent plus haut dans la hiérarchie sociale.
    Ces trente dernières années, les contours de l'Europe n'ont cessé de s'élargir, contribuant à y rendre plus visibles les inégalités. Experts et journalistes analysent ces évolutions à l'aide d'indicateurs de performance économique - productivité, taux de chômage - sans jamais s'interroger sur les conditions de travail ou les disparités selon les couches sociales. Dans un contexte où la crise économique et les réponses néolibérales incitent les peuples à se replier sur chaque espace national, il est temps de se demander ce qui rapproche et ce qui distingue les travailleurs européens. À partir de grandes enquêtes statistiques, cet ouvrage prend le parti d'une lecture en termes de classes sociales : contre la vision d'individus éclatés touchés par la crise, l'objectif est de rendre visibles les rapports de domination entre groupes sociaux. Une étape préalable nécessaire pour explorer les conditions de possibilité d'un mouvement social européen.

  • Sociologie de la précarité

    Maryse Bresson

    • Armand colin
    • 4 Mars 2020

    La « précarité » est une entrée privilégiée pour rendre compte du monde contemporain. Cette notion cristallise l'angoisse sociale bien au-delà des terres traditionnelles de la pauvreté et de l'instabilité.
    D'où l'intérêt de ce livre, synthèse des travaux sociologiques sur le sujet : il rend compte des réalités de la précarité, présente les interprétations, et invite au renouvellement de la réflexion, en s'appuyant notamment sur le concept de « lien social ».
    Ce faisant, il aide à affronter la question fondamentale : les incertitudes et l'instabilité sont-elles des traits constitutifs des sociétés individualistes d'aujourd'hui ? Ou ne sont-elles que la traduction d'une crise générale du travail, de la famille et des institutions ?

  • Extrémisme religieux ; plongée dans les milieux radicaux du Maroc

    Hicham Houdaïfa

    • En toutes lettres
    • 10 Février 2017

    Synopsis des enquêtes :

    1- Études islamiques : des zaouïas à l'université.
    Dans les deux facultés des Lettres et des Sciences humaines, la filière des études islamiques, créée en 1979 est un lieu où des professeurs salafistes diffusent une vision extrémiste de l'islam.

    2- Le grand voyage d'Abou Hafs.
    Le parcours d'Abdelwahab Rafiki, autrefois salafiste jihadiste connu sous le nom d'Abou Hafs et aujourd'hui partisan d'une approche plus humaniste de l'islam, éclaire l'histoire de la radicalisation, de l'Afghanistan au conflit en Syrie, en passant par les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.

    3- École publique : réformer pour ne (presque) rien changer.
    La récente polémique sur la place de la philosophie dans un manuel d'éducation islamique montre les limites de la réforme des manuels scolaires, faite dans la précipitation et insuffisante pour contrer l'extrémisme.

    4- Bir Chifa, le quartier de tous les extrêmes.
    À Tanger, le quartier de Bir Chifa a fourni un des plus gros contingents de jihadistes partis pour la Syrie et l'Irak. Des brigades de la vertu y sévissent. À Bir Chifa, radicalisme religieux et délinquance cohabitent.

    5- Jihadistes marocains : de l'Afghanistan à la Syrie.
    Afghanistan, Al Qaeda, Irak, Daech... les jihadistes marocains ont été sur tous les fronts. Retour sur cette histoire et portraits des principales figures qui ont marqué ce mouvement.

    6- Bilmawen : radicalisme contre rites ruraux.
    Mixité, travestissements et inversion carnavalesque des rôles, les traditions populaires rurales sont une cible pour les radicaux, qui menacent tout un pan du patrimoine culturel.

    7- Niqab : simple tissu ou posture idéologique ?
    Le niqab ou la burqa symbolisent la fixation des salafistes radicaux sur la place des femmes dans l'espace public. Derrière le tissu, qui sont ces femmes ?

    8- El Principe : jihad, trafic et discriminations.
    Dans l'enclave espagnole de Sebta, le quartier de Principe est laissé pour compte. Apartheid, zone de non-droit et misère : un terreau idéal de radicalisation.

  • Le hobo ; sociologie du sans-abri

    Nels Anderson

    • Armand colin
    • 7 Mars 2018

    Paru en 1923, Le Hobo de Nels Anderson est l'une des plus célèbres enquêtes d'ethnologie urbaine qui firent la réputation de l'École de Chicago dans l'entre-deux-guerres.  Ouvriers migrants qui se déplaçaient de Chicago vers l'Ouest pour suivre les chantiers, les hobos représentent au tournant du XXe siècle toute une époque de la classe ouvrière américaine.  Anderson, lui-même hobo, livre une description précise, vivante et sans misérabilisme de cette vie de débrouille. La figure culte de ce vagabond libre a nourri l'imaginaire américain à travers les textes de Kerouac et de London, la chanson folk et ce qui s'apparente à la sous-culture libertaire.
     

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