Anthropologie

  • Le travail est devenu le principe d'organisation central de nos sociétés. Pourquoi travaillons-nous autant ?
    Comment le travail a-t-il pu façonner l'évolution de notre espèce ? Quelles sont les conséquences sociales, économiques et environnementales de notre culture du travail ? Peut-on imaginer un monde où le travail jouerait un rôle moins essentiel dans nos vies ? Autant de questions cruciales auxquelles James Suzman apporte un éclairage nouveau.
    Cette histoire de l'espèce humaine au prisme de notre rapport au travail, nous montre que ce type d'activité a toujours été fondamental, mais que notre obsession de la productivité est un phénomène moderne dont on commence à peine à mesurer les effets contreproductifs. Puissant dans les découvertes de l'épigénétique, de l'éthologie, de la génomique, de l'anthropologie sociale, de l'économie et de la théorie de l'évolution, ce livre déconstruit les représentations ordinaires du travail.

  • Notre espèce Homo sapiens saura-t-elle s'adapter aux conséquences fulgurantes de son succès depuis 40 000 ans et à son amplification sans précédent depuis un demi-siècle ?
    Il n'y a pas si longtemps, plusieurs espèces humaines se partageaient la Terre et échangeaient des techniques et des gènes. Puis des populations sapiennes plus récentes (notre espèce), sorties d'Afrique, sont parties à pied et en bateau à la conquête du monde jusqu'en Australie et aux Amériques, avant d'écarter les Néandertaliens d'Europe ou les Dénisoviens d'Asie, parmi d'autres.
    Telle est la splendide aventure que raconte cet essai. Mais cette étonnante capacité d'acclimatation des hommes depuis plus d'un million d'années pourra-t-elle servir notre adaptation dans un monde urbanisé, connecté, pollué, menacé par des pandémies, comme la Covid-19, et aux écosystèmes dévastés ? Car l'évolution continue.
    Avec ses talents de vulgarisateur hors pair, Pascal Picq interroge les notions de progrès et d'évolution en explorant comment le succès inégalé de Sapiens le rend désormais seul responsable de son devenir : Sapiens est face à Sapiens.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Avant de mourir, l'anthropologue Margaret Mead a exprimé la crainte qu'en glissant vers un monde plus homogène, nous ne soyons en train de jeter les bases d'une culture moderne générique et informe, qui n'aurait pas de concurrente. Elle redoutait que toute l'imagination humaine ne soit contenue à l'intérieur des limites d'une unique modalité intellectuelle et spirituelle. Son pire cauchemar, c'était que nous nous réveillions un jour sans même nous souvenir de ce que nous avons perdu. Ainsi s'exprime l'anthropologue canadien Wade Davis qui, après avoir sillonné la planète pendant plus de quarante ans, confirme dans ce livre la réalité des menaces qui pèsent aujourd'hui non seulement sur la biodiversité mais aussi sur la diversité humaine et culturelle. Dans un avenir proche, de nombreuses cultures, parmi les plus fragiles, sont vouées à disparaître. Et avec elles, des connaissances, des modes de pensée, des arts et des spiritualités : toute une mémoire ancienne qui représenterait une perte considérable pour la planète.
    De la Polynésie aux Andes, du Mali au Groënland, du Tibet à l'Australie, Wade Davis nous entraîne dans un voyage qui est tout autant un plaidoyer en faveur des cultures anciennes qu'une invitation à repenser notre monde avant qu'il ne soit trop tard.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Tout le monde est vert! D'Emmanuel Macron à Jeff Bezos, en passant par Coca-Cola! Comment expliquer alors l'accélération de la crise écologique? Si l'humanité subit déjà la violence des changements climatiques, nous ne sommes pas tous égaux devant ce fléau. Pour éviter le piège des faux alliés et construire une écologie du 99 %, il faut poser la question taboue :
    Celle de la sortie du capitalisme. Cours accéléré d'autodéfense sur l'économie du capitalisme et de stratégies politiques pour bâtir un mouvement écologiste populaire, ce livre est un dialogue autour de grands mythes. Vous y apprendrez pourquoi le marché du carbone ne règlera rien ou pourquoi dénoncer la surproduction plutôt que la surconsommation. Le temps presse, nous n'avons pas le luxe de nous égarer sur de fausses pistes.

  • De tous temps, l'économie a fait partie des sociétés humaines. Sa place est naturelle. Nous n'avons pas de prise sur son développement. D'ailleurs, le marché satisfait tous nos besoins... Vraiment ?
    Karl Polanyi bat en brèche cette « légende ». Depuis le XIXe siècle, l'omniprésence du marché et, par conséquence, de l'industrie et de la technique, n'a cessé de croître. « L'Ère de la machine » a vu cet ensemble s'étendre à toutes les sphères de nos existences. Elle nous impose ses valeurs et son fonctionnement.
    Polanyi plaide pour une refondation de notre rapport à l'économie afin d'en retrouver le contrôle. Il affirme la nécessité de nouveaux principes directeurs. C'est à cette seule condition que nous pourrons nous extraire d'un engrenage qui ne peut mener qu'au totalitarisme.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Manifeste du museum : histoire naturelle de la violence Nouv.

    L'assassinat de Samuel Paty, les attentats du Bataclan et du journal Charlie Hebdo, jusqu'aux violences conjugales par lesquelles plus de cent femmes meurent en France chaque année sous les coups de leur compagnon, la violence s'expose à nous presque quotidiennement. Paradoxalement, malgré un ressenti généralisé de vivre dans un monde violent, le niveau de violence civile en Europe de l'Ouest n'a jamais été aussi bas depuis les origines de notre pays.
    Toutes les violences sont-elles comparables ? Qu'est-ce que la violence ? Quelles sont ses origines naturelles ? Signé par un collectif d'auteurs, ce manifeste convoque différentes disciplines scientifiques afin de disposer d'une grille d'analyse scientifique fondée et interroge l'essence même de la violence.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Peuples et sociétés sont dépossédés de leurs moyens d'existence à travers le monde par la destruction de leur environnement. Face à cet écocide, comment repenser les droits de l'homme ?

    L'écocide (fait de détruire la « maison Terre ») est désormais le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d'habitabilité de la Terre. D'ores et déjà, les dérèglements en cours attisent injustices et tensions géopolitiques tandis que les saccageurs de la planète restent impunis.

    Aussi est-il urgent de revendiquer de nouvelles formes de responsabilité et de solidarité. Urgent de redéfinir un nouveau sens et de nouveaux cadres à l'action humaine au sein des limites planétaires. Le droit international doit se métamorphoser et s'universaliser autour d'une nouvelle valeur pivot, l'écosystème Terre, en reconnaissant un cinquième crime international, le « crime d'écocide ».

  • La convivialité

    Ivan Illich

    « Si les outils ne sont pas dès maintenant soumis à un contrôle politique, la coopération des bureaucrates du bien-être et des bureaucrates de l'idéologie nous fera crever de «bonheur». La liberté et la dignité de l'être humain continueront à se dégrader, ainsi s'établira un asservissement sans précédent de l'homme à son outil. » Dénonçant la servitude née du productivisme, le gigantisme des outils, le culte de la croissance et de la réussite matérielle, Ivan Illich oppose à la « menace d'une apocalypse technocratique » la « vision d'une société conviviale ». Ce n'est que par la redécouverte de l'espace du bien-vivre et de la sobriété qu'Illich appelait la convivialité, que les sociétés s'humaniseront.

  • La bougeotte, nouveau mal du siècle ? transports et liberté Nouv.

    Être en mouvement. Tout le temps. La bougeotte serait-elle le nouveau mal du siècle? Autrefois réservée à une élite, cette hypermobilité s'est progressivement répandue tel un virus en conquérant l'ensemble des territoires et classes sociales. Si la prolifération des transports motorisés promet confort, bonheur et liberté pour tous et partout, cette envie parfois pathologique de bouger n'est pas sans conséquences: accidents, pollution, étalement urbain, changements climatiques et risque épidémique... Filant la métaphore clinique, Laurent Castaignède décrit les symptômes de la bougeotte avant d'en retracer les origines, analyse ses principaux vecteurs et explore quels pourraient en être les remèdes. Car un traitement de choc s'impose contre la «croisiérine», «?l'avionite?» ou «l'autophilie». Aussi bénigne soit-elle parfois, la bougeotte engendre des effets délétères. Il est grand temps de comprendre comment notre propension naturelle à la mobilité a dérapé, pour guérir d'urgence cette dépendance.

  • La contribution des peuples amérindiens à notre histoire collective est inestimable. Techniques agricoles et nouvelles habitudes alimentaires (plus de la moitié des aliments consommés aujourd'hui viennent des Amériques), modes de gouvernement et pharmacologie moderne (dont l'usage de la quinine et de l'aspirine), développement économique et systèmes de pensée (ne serait-ce que par l'inspiration que Montesquieu, Rousseau et Marx ont puisée dans les sociétés indiennes) : ce livre fondamental, en dévoilant tout ce qu'ils nous ont apporté, bouleverse notre vision du monde et nous rappelle, plus de cinq siècles après Christophe Colomb, que l'Amérique reste à découvrir.

  • Voici les fantômes du lointain ! Alors que l'Occident a un rapport très « romantique » avec les revenants, ou dicté par le spiritisme ou la religion (Purgatoire), qu'en est-il des quatre autres continents ?


    Partant d'objets originaux et de rituels souvent méconnus, Philippe Charlier nous fait découvrir cette façon qu'ont les peuples lointains d'entretenir des rapports entre le monde des vivants et celui des morts. Son récit nous mène des peintures de yurei (ces fantômes japonais) qu'il est possible d'animer, à ces statuettes des « épouses de l'au-delà » en Côte d'Ivoire ; du plus grand masque du monde (Dogon) au plus énigmatique (Grebo). On découvre des fétiches dont l'immense puissance est fondée sur le secret bien gardé de leur constitution (boliw), et des morceaux de bois sculptés chargés d'accueillir les esprits errants de Sibérie ou du sud du Sahara...


    Avec ces récits principalement issus d'Afrique et d'Asie, Philippe Charlier continue à tracer les chemins d'une anthropologie de l'invisible. Il nous révèle aussi toute la richesse et toute la force de l'anthropologie qui, en donnant un sens à ces objets et ces rituels, nous aide peu à peu à comprendre la complexité du monde.

  • Pendant des siècles, les Tsiganes bulgares ont dressé et exhibé des ours, de ville en ville, et jusque sur les plages. En 2007, avec l'entrée de leur pays dans l'Union européenne, ils ont été contraints de relâcher les ours dans une réserve pour animaux sauvages. Mais aujourd'hui encore, dès que ces ours voient un humain, ils se lèvent sur leurs pattes arrière pour danser.
    Au fil de ce grand reportage littéraire en Europe de l'Est, la métaphore de l'ours dansant va prendre toute son ampleur : il n'est pas facile de retrouver la liberté. Ni de savoir quoi en faire. De Sofia à Tirana et de Belgrade jusqu'à Gori, la ville natale de Staline, en passant par Athènes, Londres et Cuba, Szablowski interroge des femmes et des hommes sur la difficile transition de leur pays vers la démocratie et l'économie de marché. Liberté, liberté chérie ? De même qu'avec les ours rendus « à la vie sauvage », qui ont été stérilisés et qui se heurtent à des clôtures électriques, la vie nouvelle des plus pauvres, à l'Est, n'est pas si simple, et le cocktail de souffrances et de nostalgie explique en bien des lieux les séductions de l'autoritarisme.

  • Avant nous le déluge ! l'humanité et ses mythes Nouv.

    Depuis le début de l'humanité, nous inventons des récits, les mythes, pour mieux comprendre notre monde. Jean-Loïc Le Quellec les collecte, les étudie, les compare, à toute époque même la plus reculée, dans tout peuple, dans autant de langues que possible.
    On explique l'universalité des mythes aujourd'hui par une transmission au fil des migrations. Cette diffusion n'est pas systématique, elle se fait ou pas, ou de différentes manières, dessinant ainsi les évolutions des peuples en une fabuleuse cartographie historique du monde.
    Mythes cosmogniques ou héroïques, animaux mythiques ( jusqu'à notre pangolin)... L'auteur nous emmène dans une histoire infinie, poétique, puissante, pour réfléchir au rôle des mythes dans notre humanité.
    Ce tour du monde nous invite à nous détacher de notre perception européano- centrée, à revoir nos certitudes (mythiques elles aussi ?). Une lecture jouissive et éblouissante.

  • La modernité a divisé les animaux entre ceux qui sont dignes d'être protégés et aimés et ceux qui servent de matière première à l'industrie. Comment comprendre cette étrange partition entre amour protecteur et exploitation intensive ? Parce qu'elle précède cette alternative et continue de la troubler, la chasse offre un point d'observation exceptionnel pour interroger nos rapports contradictoires au vivant en pleine crise écologique.
    À partir d'une enquête immersive menée deux années durant, non loin de Paris, aux confins du Perche, de la Beauce et des Yvelines, Charles Stépanoff documente l'érosion accélérée de la biodiversité rurale, l'éthique de ceux qui tuent pour se nourrir, les îlots de résistance aux politiques de modernisation, ainsi que les combats récents opposant militants animalistes et adeptes de la chasse à courre. Explorant les cosmologies populaires anciennes et les rituels néosauvages honorant le gibier, l'anthropologue fait apparaître la figure du « prédateur empathique » et les rapports paradoxaux entre chasse, protection et compassion. Dans une approche comparative de grande ampleur, il convoque préhistoire, histoire, philosophie et ethnologie des peuples chasseurs et dévoile les origines sauvages de la souveraineté politique.
    Au fil d'une riche traversée, cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau les fondements anthropologiques et écologiques de la violence exercée sur le vivant. Et, en questionnant la hiérarchie morale singulière qu'elle engendre aujourd'hui, il donne à notre regard sensible une autre profondeur de champ.

  • En quoi consiste l'inceste?? Est-il l'objet d'une prohibition universelle?? Cette interdiction concerne-t-elle les seules parentés «?biologiques?» ou s'étend-elle aux diverses parentés «?sociales?», comme celles qui se tissent aujourd'hui dans les familles dites recomposées mais qui existent aussi dans beaucoup d'autres sociétés??
    Cette prohibition joue un rôle fondamental dans le fonctionnement des multiples systèmes de parenté étudiés de par le monde. Mais d'où vient-elle?? Peut-on penser, avec Claude Lévi-Strauss, que l'interdit de l'inceste marque à lui seul le passage de la nature à la culture?? Et comment comprendre, alors, la tension persistante entre l'interdit proclamé, institutionnalisé, et la pratique incestueuse qui, partout, demeure??
    Voyage dans l'espace et dans le temps, cette réflexion met en évidence un fait essentiel, le caractère spontanément asocial et indifférencié de la sexualité humaine et la nécessité d'une régulation sociale de cette spontanéité. Il met ainsi en lumière les principaux enseignements de l'anthropologie sur la question de l'inceste, fait social majeur et aujourd'hui d'une actualité brûlante.

  • Le 6 avril 1909, l'exporateur blanc Robert Peary a conduit une expédition qui, pour la première fois, a atteint le pôle Nord en traîneau à chiens. Dès son retour, il suscite la polémique avec Frederick Cook, un autre explorateur qui, lui aussi affirmait avoir atteint le pôle nord, le 21 avril 1908. La controverse sera tranchée par le congrès des États-Unis, qui fait officiellement de Peary le premier vainqueur du pôle Nord.

  • Philippe Descola est aujourd'hui l'anthropologue français le plus commenté au monde, au point d'apparaître comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. De ses enquêtes auprès des Indiens jivaros de Haute-Amazonie à son enseignement au Collège de France, il revient sur son parcours d'anthropologue - son expérience du terrain et les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980-, et éclaire aussi la question environnementale et le droit des sociétés indigènes.

    Dans cette synthèse sous forme d'entretiens, il s'intéresse tout particulièrement à nos façons d'habiter une planète remplie de "non-humains" - plantes, animaux ou esprits. Ce faisant, il propose l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental

  • Dans Palma Africana, l'anthropologue australien Michael Taussig poursuit son étude de la matière et explore la production d'huile de palme en Colombie. Alors que cette dernière envahit tout, des chips au vernis à ongles, et a fait son chemin pour envahir les biens de consommation courante présents sur les étals de nos supermarchés, l'auteur examine les conséquences écologiques, politiques et sociales de cette exploitation. La production mondiale d'huile de palme a presque doublé en vingt ans et les plantations de palmiers à huile remplacent peu à peu ce qui fut une oasis de vie pour les animaux, les oiseaux et les plantes. Dans un contexte encore marqué par le conflit entre la guérilla des FARC et les paramilitaires colombiens, l'agrobusiness en est venu à menacer l'habitat indigène, tout en donnant lieu à des conditions de travail abusives et à des violations majeures des droits de l'homme. Bien que la liste de l'intrication des horreurs induites par cette exploitation soit longue, nos terminologies habituelles («?disparition de l'habitat naturel?», «?violation des droits de l'homme?», «?changement climatique?»...) semblent dépassées. Sous la forme d'une déambulation anthropo-poétique au coeur des marécages colombiens, ce sont aussi les mots et l'écriture qu'interrogent l'auteur. Dans un récit riche en références littéraires, Michael Taussig prend date des ruminations de ses prédécesseurs, comme Roland Barthes, pour qui les arbres forment un alphabet où le palmier est le plus charmant. William Burroughs arguait, face à ses détracteurs, que les mots étaient aussi vivants que des animaux et n'aimaient pas être maintenus en pages - coupez ces dernières et ils seront rendus à leur liberté. Pensé à partir d'une vie d'exploration philosophique et ethnographique en Colombie, Palma Africana cherche à contrecarrer la banalité de la destruction du monde et offre une vision pénétrante de notre condition humaine. Illustré de photographies prises sur le terrain par l'auteur et écrit avec la verve expérimentale propre à l'anthropologue, ce livre est le Triste Tropique de Michael Taussig pour le XXIe siècle.

  • Françoise Héritier est partie d'un constat : le petit nombre des types terminologiques existant en matière de parenté dans les sociétés les plus diverses. Elle a cherché à mettre en évidence les lois qui les fondent à travers les notions d'identité et de différence sexuelle.
    De l'identité et de la différence en matière de sexe dérivent des combinaisons logiques qui rendent compte non seulement des terminologies, mais également des structures d'alliance.
    À partir du cas des Samo de Haute-Volta, l'auteur démontre l'existence de stratégies matrimoniales particulières des consanguins selon qu'ils sont de même sexe ou de sexe différent, et interroge la transposition de ce modèle à d'autres sociétés, dont la nôtre.

  • Les intelligences particulières : enquêtes sur les maisons hantées Nouv.

    Les habitants des maisons hantées s'inquiètent des présences invisibles qui troublent leur quotidien ; il leur arrive de demander de l'aide pour qualifier ces inquiétantes apparitions. En Angleterre, la Société pour la recherche psychique avait précisément été créée pour répondre à de telles interrogations. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, face aux appels qui lui sont soumis, le jeune enquêteur Donald West affiche un scepticisme inébranlable. Ce dialogue de sourds, confronté à d'autres réponses possibles, permet de mettre en évidence les différents régimes d'explication mobilisés pour rendre compte de ces perturbations de l'expérience commune. La subtile enquête menée à propos de ces enquêtes contradictoires chemine vers une proposition de méthode : les fantômes résistent à la généralisation, ils appartiennent à la texture des lieux qu'ils hantent. Si certaines « intelligences particulières » savent se montrer sensibles à leur présence, c'est qu'elles habitent déjà le monde en étranger.

  • Cet ouvrage bref et concis propose de façonner une boussole épistémologique autour de la question de la relation d'enquête en sciences humaines.
    Car la production de traces instituées en preuves ou indices probants qui viennent valider la pertinence de l'analyse ne va jamais de soi.
    La condition de l'enquête de terrain anthropologique, parce qu'elle implique une rencontre toujours oblique et incertaine, réverbère puissamment ces noeuds problématiques.
    Steven Prigent propose ici de réfléchir à la nécessité scientifique et politique d'une mise en écriture réaliste, réflexive et située, référentielle et polyphonique, des relations entre l'enquêteur et ses interlocuteurs au sein d'une anthropologie comme conversation.

  • Si le bourdon fait partie du système reproducteur du trèfle, pourquoi ne ferions-nous pas partie du processus de croissance d'artefacts ? Un regard attentif aux mondes animaux révèle les mille et une manières dont la technique et le beau émergent du sensible. Mais qu'en est-il des relations sociales de production, de domination et d'exploitation ? Si celles-ci ne relèvent pas exclusivement de l'humain, que disent-elles de la manière dont on le devient ?

  • Michel Guérin interroge ici les processus qui conduisent des techniques manuelles aux technologies intellectuelles. Les premières et les secondes procèdent de la main : dans le scénario le plus simple, celle-ci "fabrique" ; dans la configuration actuelle, elle commence par "écrire". Le geste technique s'est mué progressivement en geste logique. La technologie est la convergence de l'extériorisation des gestes agissant sur la matière et du dépôt des symboles permettant de doter cette action d'une efficacité inouïe.

  • Sea Sisters : c'est une équipe de quatorze femmes à bord d'un voilier de 21 mètres, réunies pour recenser les zones de pollution dans le Pacifique Sud.

    Des chercheuses, certes, mais aussi un top model, une ancienne de la finance à Londres, une surfeuse de l'Île de Pâques... toutes mobilisées pour témoigner de la toxicité des plastiques sur l'environnement marin et bien sûr sur la santé des humain-e-s.

    Sans cesser de rire de festoyer, de nager au milieu des dauphins et d'espérer...

empty