Lunatique

  • Life is a Beatles' song

    Marlène Tissot

    "Qui ne connaît les Beatles ? Qui n'a jamais fredonné au moins un de leurs titres ? En dix ans seulement d'existence, les Beatles se sont imposés comme le groupe le plus populaire et le plus influent de l'histoire du rock. Par-delà leur musique et leurs expérimentations techniques, ils ont révolutionné la société de leur époque. Leurs chansons continuent d'être jouées et reprises dans le monde entier, et imprègnent encore la culture d'aujourd'hui. Y compris la littérature ! Il faut dire aussi que les titres sont marrants et plutôt inspirants pour qui ne manque pas d'imagination : Octopus' Garden, The Fool On The Hill, Why Don't We Do It On The Road, Sitting On A Cornflake Waiting For The Van To Come... Marlene Tissot s'est amusée à composer sa playlist et nous prouve ainsi que Life is a Beatles's song."

  • La passerage des décombres prospère dans les terrains vagues et les abords des routes et des chantiers ; des coins plutôt tranquilles où jouer quand on est petit, où traîner quand on grandit, où rêver et se souvenir quand l'autre est parti.

  • L'heure du poltron

    Marie Frering

    Dix récits, en époques et lieux différents, où tremblent les destins des personnages, où les événements franchissent en transfuges les frontières de l'intérieur et de l'extérieur, où le réel et l'irréel sont poreux, où les vies s'écartent de ce qui semblait être leur trajectoire.

  • Je vous embrasse

    Pascale Pujol

    Un homme, une femme, et Paris pour décor de cette histoire d'amour languissante. Jeu de séduction, jeu d'illusions, plein de promesses non dites, de gestes attendus et de baisers espérés. Mais, la belle n'est pas bête, et se rebelle. Mots vengeurs, jamais rageurs, tout en délicatesse et subtilités de langue. Pascale Pujol dépoussière avec Je vous embrasse les codes courtois des amours galantes. Raffiné et non moins mordant, un régal d'insolence bienséante.

  • " Oeil-de-lynx vient de naître, avec qui il va devoir s'efforcer de vivre en bonne entente. " Dix ans plus tard, Pascal cale son oeil valide derrière l'oculaire d'une lunette astronomique. Les étoiles, c'est sa passion avouée, et Sarah son amour secret.
    Une histoire courte qui finit mal, forcément. Pas d'envolée lyrique, mais un vocabulaire ajusté, tendu avec rigueur, polissant une oeuvre forte et sensible à la fois.

    Oeil-de-lynx a tout du grand roman : un héros solitaire, touchant et volontaire, des sentiments, de l'action, des sourires et des pincements de coeur. Un condensé de chef-d'oeuvre qui aurait aussi bien pu avoir pour titre Le Rose et le Noir ; le rose symbolisant la candeur enfantine du personnage, le noir le tragique de l'histoire.
    Pascal a cinq ans quand un camarade de classe lui plante un Bic dans l'oeil. Drame stupide autant qu'incompréhensible, que le petit garçon surmonte à coups de promesses et de sentences à la moralité féroce : " Mieux vaut perdre la vue que la vie. Et, à cinq ans, on a encore toute la vie devant soi. " Adolescent, Pascal succombe aux doux rêves, à la tendresse et à la cruauté, ingrédients de toujours des histoires d'amour. Celle d'oeil-de-lynx ne déroge pas à la règle, et Raymond Penblanc se révèle habile joailler, enchâssant d'une plume experte chacun de ses mots dans une phrase ajustée aux tourments de son jeune héros.
    L'écriture, vive et pénétrante jusqu'à l'insolence, exerce sur le lecteur, consentant, une imparable attraction. Elle l'ébranle au plus profond et en appelle à son imagination, à sa compassion... ainsi qu'à son sens de l'humour, si tant est que l'on puisse rire de l'ironie du sort de Pascal, à défaut d'en pleurer.

  • Maurizio a quitté son village sarde pour les beaux yeux d'une touriste française, et voilà que l'idée le prend de rentrer au pays pour ouvrir une librairie ! Aidé de Giacomo, son ami d'enfance, avec qui il a correspondu toutes ces années d'exil, Maurizio, « un homme sans histoire, sans bruit, dans un pays où l'on crie pour se dire bonjour » va devoir affronter la rancune tenace et la redoutable défiance de ses compatriotes.

  • Présenté par son auteur comme un récit-témoignage, Bref Séjour chez les morts rapporte avec l'âpreté de la radicalité une expérience des limites : limites du corps, limites de la connaissance, limites de la science. Car, si tout est dit, rien n'est expliqué.
    Nul vertige fantastique ne vient cependant saisir le lecteur, confronté à cette " autobiographie impersonnelle " (racontée par le biais d'un " il "). Au contraire, le geste littéraire ici tend à rendre toute chose compréhensible par les autres, au sens le plus fort de la préhension.
    Il y a dans l'écriture de Raymond Penblanc la volonté de dire au plus sobre, au plus juste, la réalité, qu'elle soit fictionnelle ou vécue. Cette exigence et cette rigueur ascétique corsètent tout épanchement poétique. L'auteur écrit comme l'on explore une somme d'expériences humaines, décantant, distillant, transmuant dans le creuset des phrases un " moi " d'auteur en émois de lecteur.
    Éblouissant de maîtrise, tout en évitant l'écueil d'un élitisme intellectuel, Bref Séjour chez les morts offre une plongée dans le bouillonnement intense de mots, d'images, de sensations, d'informations d'une création littéraire par-delà la simple représentation de la réalité.
    Empêché de recourir au subterfuge de l'interprétation par cette écriture " vraie " qui ne réfute ni ne tait les humiliations et la honte, qui désavoue tout polissage, toute fioriture, le lecteur, à l'instar de l'homme pétrifié dans son corps, se constitue prisonnier d'une narration à l'efficacité redoutable. Perturbant. Perturbant et fascinant.

  • « Elle était un oiseau. Elle les aimait trop pour ne pas avoir emprunté à l'hirondelle au vol brisé qui criait son allégresse dans le ciel du soir, au rossignol tapi dans l'ombre qui lui semblerait avoir toujours inspiré Mozart, au rouge-gorge qui l'accompagnait en sautillant jusqu'au fond du jardin, à la mésange charbonnière, au bouvreuil, au chardonneret fardé de rouge, au verdier moins vert que jaune, au pinson du nord. »

  • Aimer de vivre

    Jean-Claude Leroy

    J'étais seul et sans mémoire depuis cinq ou six années. Je ne savais plus quoi, mais il avait bien fallu l'oublier. Mon nom même m'apparaissait comme une résonance plutôt étrange, je l'avais perdu sans doute pour gagner celui de fleurs et d'astres que je distinguais nouvellement - le monde me devenait familier, m'engloutissait. La vieille maison dont j'avais hérité souffrait de désolation, j'y errais dans un étroit périmètre de pénombre, entre des murs gris et des objets surannés. Une atmosphère mélancolique m'imbibait comme un mauvais vin, une piquette prise à contre-coeur. Cependant je vivais en continuant de vivre, ne méritant plus que de l'habitude. Rien de triste, en somme, simplement la vie de presque tout le monde. L'hiver venait souvent, j'avais froid. Des heures durant je me tenais sur le seuil, assis sur la pierre d'entrée, comme à attendre. Ainsi ce jour.

    Jean-Claude Leroy signe avec Aimer de vivre un recueil crépusculaire, étranger au monde frivole, hors du temps - ensorcelant. Son écriture, subtilement poétique, se fait lascive, tumultueuse, mélancolique, intranquille, pour ciseler cinq récits, brûlants et vacillants comme la flamme d'une bougie, où se croisent, s'aiment, se désirent et se déchirent des corps, des coeurs, des frères et des âmes soeurs.

  • Une nuit, une nuit à écrire. Une nuit à hoqueter de chagrin, une nuit à bégayer de trop d'émotion. Les souvenirs se bousculent, s'emmêlent, les mots affluent, se répètent, s'entrechoquent : « je veux crier c'est un cri que je lance un cri sourd un cri quand même un cri étouffé ça reste un cri oui un cri de douleur pourquoi écrire je me demande ce besoin irascible irrépressible d'écrire ce besoin mégalomaniaque d'écrire pourquoi pour qui ? » Question universelle à tous ceux qui écrivent. Pas de réponse donnée ici, mais un flot tempétueux, impétueux, qui emporte le lecteur jusqu'au bout de la nuit.


    Morceau choisi Bien habillé toujours impeccable ton béret tes cols en V je me souviens bien tes pantalons droits et tes chemises boutonnées jusqu'au col oui ça me revient ta passion des chevaux aussi t'aimais les courses un jour je me souviens un jour en écrivant ça me revient un jour tu m'as demandé des numéros au hasard tu les as joués des semaines des mois des années tu m'as demandé des numéros au hasard aucune chance qu'ils tombent tu le savais impossible un mauvais cheval ne sort pas le hasard très peu dans les courses c'est pas le loto mais tu voulais oui tu voulais jouer les numéros de ton neveu .

  • Pas facile de vivre minable quand on rêve grand, pas facile de mâcher soir après soir ses coquillettes quand la seule chose qui tienne au ventre est la peur de décevoir Lili. Lili si douce et si forte ; Lili qui dit qu'on s'aime, avec les enfants, et que ça personne ne pourra jamais l'enlever. Est-ce qu'on apprend « à espérer toujours moins » ? Et le monde, il pèse combien le monde sur les épaules ?

  • Yolanda

    A. Nebojsa

    Fuyant le passé, Yolanda débarque un beau jour à Paris, bien décidée à prendre en main son destin. « C'était il y a un an à peine - ses premier pas dans la capitale -, mais déjà elle a compris. » Très vite, la voilà happée par le tourbillon de la vie, hachée par les dents d'acier d'un monde implacable.
    Elle était jolie, Yolanda. Et avant de la voir, toujours on l'entendait - ses petits talons qui claquaient...

  • « Monsieur Ernesto », baptisé ainsi par les habitués de Chez Nicole, eu égard au béret enfoncé jusqu'aux oreilles qu'il portait en permanence et à son art de tout contester. Longtemps il a réclamé le « monsieur » devant son pseudonyme. Quand un voisin de bar le hélait d'un « Ernesto, viens boire un coup », il corrigeait : « Non, Ernesto ne veut pas boire un coup... Mais, monsieur Ernesto accepte volontiers qu'on l'invite à déguster un verre de grand cru. »

  • Cet été-là, l'été de ses 17 ans, le narrateur décide de partir à la rencontre d'Arthur Rimbaud. Pas du côté de Charleville, où il est né, pas dans les Ardennes où il a beaucoup vadrouillé, pas en Belgique où il a souvent mis les pieds. Il choisit de se rendre à Marseille, très précisément à l'hôpital de la Conception, puisque c'est là que l'homme-aux-semelles-de-vent est venu mourir.


    « Hommage rendu à la ville des villes qu'est Marseille, dans son dispositif visuel comme l'obsession mer et le flux des visages. C'est du moins là où se risque Raymond Penblanc. Mais avec sous la surface urbaine et les cinétiques du récit des affleurements de vieux mythes, et une figure qui troue le texte : le chemin qu'ici on fait nous mène au dernier chemin de Rimbaud », François Bon.

  • Je fus homme autrefois

    Sarah Taupin

    Cinq lieux, cinq époques, et autant de récits, aux résonances tantôt légendaires, tantôt séculaires, qui n'ont en commun que le talent de conteuse de Sarah Taupin. On rit, on pleure, on frémit, de plaisir ou de peur, mais jamais on n'oublie.
    Je fus homme autrefois se décline en rancoeur, en argent, en trahison et en vengeance - toutes faiblesses qui aveuglent et ruinent, toutes bassesses qui font les grandes histoires.

  • Tremé, quartier mythique de La Nouvelle-Orléans. C'est là que tous les soirs, Minnie Waterfiled monte sur la scène du Jackson's, un de ces clubs de seconde zone «?qui fleurissent au fond de ruelles sans réverbère, juste pour que des pauvres types qu'ont jamais su ce que rêver veut dire se rassurent, en constatant qu'ils ne sont pas les seuls?». Et des hommes, blancs, noirs, elle en fait rêver, Minnie Waterfield, dans sa robe de lamé bleu. Jusqu'au drame. Un musicien jaloux, on n'a jamais bien su, et la police n'a pas cherché longtemps non plus. Après tout, «?c'était qu'une fille noire comme toutes les filles noires de Tremé, qui comptait juste pour des types [...] qu'ont simplement besoin d'un peu d'évasion, le samedi soir, au pied d'une scène, dans la fumée des cigarettes, avec leur costume du dimanche qui sent la naphtaline...?»

  • Le nid

    Pauline Louis

    À propos du Nid La bohème, la bohème Ça voulait dire on a vingt ans La bohème, la bohème Et nous vivions de l'air du temps Le Nid, c'est l'histoire de Pic Paris, cajoleur de rêves, rebelle - poète ! -, qui entre deux verres de vin, refait le monde au comptoir des brasseries du boulevard Montparnasse. Accroché au zinc pour ne pas sombrer dans la désillusion d'un univers artistique et littéraire à ses yeux déchu, Pic Paris quête sa muse : l'authenticité.
    La bohème, la bohème On était jeunes, on était fous La bohème, la bohème Ça ne veut plus rien dire du tout Le moral bas mais le verbe haut, il se révèle tour à tour orgueilleux et insolent, élégiaque et sentimental. Fort de ses convictions, il ravive par ses diatribes enflammées les fantômes d'un Paris bohème, froufroutant et inspiré. Il a de la culture, Pic Paris ! Surtout, il cherche le sens de la vie au fond des ballons de rouge, l'inspiration au fond des ballons de blanc, et est touché par la grâce après un verre d'armagnac.
    Au travers du regard embué d'un Pic Paris aussi drôle qu'émouvant, Pauline Louis donne à voir un Paris révolu et enchanteur, et pose, l'air de rien, la question du génie artistique.
    La bohème, la bohème Ça voulait dire tu es jolie La bohème, la bohème Et nous avions tous du génie

  • C'est le carnet secret d'un enfant qui débite son histoire, sans morale, sans espoir. Ce court récit transpire à chaque phrase, à chaque mot, à chaque syllabe assénée, la détermination et la lucidité tranchante d'une personnalité hors du commun, en marge, qui n'aime rien tant que s'enfermer dans l'inconfort de lieux exigus, avec pour seuls compagnons des objets inanimés, triptyque psychique de son échappatoire.
    Qui est-il ? Un enfant.
    Que veut-il ? Rien de plus que ce que veut un enfant : se sentir à l'abri des émois et des contrariétés, surtout être écouté, compris, aimé tel qu'il est.

  • De par sa longueur et son rythme, Mots de sable soufflés s'immisce adroitement entre le roman et la nouvelle. OEuvre singulière, ce court texte se présente sous la forme d'une suite de tableaux invitant à regarder, écouter, sentir, goûter, rêver une Afrique fière, envoûtante, légendaire, pleine de ressources et d'idées folles, de vie, de mort, de rires et de larmes ; une Afrique « qui vit, bouge, crie, pleure, rit » et où « chaque grain de sable porte une histoire ».

  • Carmen Niccoli rêve sa vie en Technicolor. C'est même une évidence : sa vie se fera ailleurs qu'à Billom. Les gondoles, la piazza San Marco, le faste des palazzi, le café Florian et son Tiramisù, les robes de Monica Daniele et l'étourdissant carnaval n'attendent qu'elle à Venise pour rependre le rôle de la comtesse Livia dans Senso, le film de Visconti. Oui mais voilà, le destin a parfois besoin d'être aidé pour arriver à ses fins.
    Drôle et enlevée, cette nouvelle perle de Pauline Louis s'inscrit dans la veine du Nid, paru quelques mois plus tôt dans la même collection.

  • Une journée qui s'annonce ordinaire, à regagner un territoire depuis longtemps perdu. Centi­mètre par centimètre. La chambre, le salon, le jardin. La porte de la maison devenue frontière infranchissable. Pour cela, il faut surmonter les gestes du quotidien, s'habiller, préparer l'enfant pour l'école, faire les courses. Cette femme fait des efforts surhumains pour ne pas fuir, hurler sa douleur de vivre.
    Une journée qui s'annonçait ordinaire, et qui rappelle ce jour où...

  • "J'ai pas besoin d'une nouvelle robe. J'ai besoin qu'on m'aime, mais elle sait pas ce que ça veut dire. Je voudrais qu'elle me prépare un chocolat chaud. Qu'elle s'assoie sur le tapis de ma chambre et joue avec moi. Qu'elle ouvre un livre, me prenne sur ses genoux et me lise une histoire. Qu'elle m'embrasse avant la nuit. Qu'elle me chante des chansons. Qu'on coure ensemble dans un champ de fleurs. Qu'on aille à la piscine. Qu'elle m'apprenne à faire des gâ­teaux. Qu'on invite la copine que je n'ai pas à dormir à la maison. Qu'on prépare un panier de pique-nique.
    Perrine Le Querrec fouille l'enfance au plus intime pour en arracher ses dérives, ses tourments, ses chimères. La langue, affû­tée, griffe les mots jusqu'au sens, et met à nu sans ménagement l'extrême solitude de ces Têtes blondes."

  • "Ce recueil collectif est le résultat d'un concours initié en novembre 2014 par Christophe Sueur, animateur sur Radio Plus Douvrin de l'émission « La Vie des livres ». Il compile les 10 nouvelles lauréates. La première a fait l'objet d'une lecture publique lors de La Nuit des Livres, le 4 juillet 2015, à Esquelbecq.
    Indépendance, de Denis Albot L'Encre et le papier, de Pierre-Antoine Brossaud Staline dans mon jardin, de Vincent Caumont À cran, de Marie-Edith Nijaki Les Fleurs noires de Dora, de Karine Guiton Fenêtre sur passé, de Michel Alomène Garde à vue, de Thomas Bigand Le Génie des maîtres sonneurs, de Gaëlle Chevet Et si Platon s'était trompé ?, de Nicolas Delmas La Grande Dame, de Claude Ferey"

  • « Le mystère de chacun grandit pour l'oeil intime comme pour le coeur fantasque ».

    Dans « Cairo la victorieuse », capitale égyptienne tiraillée entre hédonisme sommaire et discipline religieuse, la narrateur part à la recherche de Laure, jeune femme qu'il a aimée ici d'une passion dévorante.
    Les tourments de l'attente, de l'impuissance, se chargent de désirs, de visions. Les corps écartés se lavent d'amour, d'inconscience.
    Au cours d'errances fébriles se nouent le souvenir et la prégnance de ces instants où la vie et le rêve s'entremêlent, se nourrissant l'un de l'autre pour ouvrir les portes d'un nouvel espace, intime, inquiétant, dans lequel l'être humain retrouve l'état initial d'incertitude et de songe.
    Dans la nuit citadine, des enfants des rues accompagnent et guident les amants perdus. La maison féerique et désertée d'un fonctionnaire de la culture devient le nid d'une renaissance. Et, dans la figure du peintre Heykal à qui le modèle disparu retournera son art sous forme de portrait absolu, surgit peut-être en filigrane l'image du narrateur et de sa quête...

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