Belles Lettres

  • Avec Les Somnambules, Arthur Koestler entame l'oeuvre monumentale dans laquelle il analyse la grandeur et les misères de la condition humaine.
    Les Somnambules, ce sont les hommes de science - Copernic, Kepler, Brahé, Galilée - qui, progressant péniblement parmi les brouillards des thèses erronées, ont ouvert la voie à l'univers newtonien. En suivant les longs détours du savoir en marche, Arthur-Koestler retrace l'histoire des conceptions de l'Univers, et démontre comment la scission entre la science et la religion a placé l'humanité devant un tragique dilemme dont elle doit sortir.
    Le salut se trouve, sans doute, dans une synthèse, car science et religion ne sont pas totalement contradictoires dans leur inspiration profonde. Prenant le contre-pied des idées traditionnelles Arthur Koestler nous donne une réflexion entièrement novatrice en même temps qu'un historique passionnant.

  • Du ciel

    Aristote

    Le traité Du ciel est l'un des plus importants traités de cosmologie que nous a transmis l'antiquité. aristote y livre une physique générale du domaine où se trouvent les astres, et s'emploie à montrer que l'univers obéit à des lois physiques et structurelles qui ont un caractère nécessaire et dans lequel les données de l'expérience n'ont que peu d'importance.

    Ce traité a connu une influence exceptionnelle : c'est en partant de ce modèle de l'univers que Ptolémée constituera son système géocentrique, schéma qui ne sera remis en question qu'avec les découvertes de Copernic. La cosmologie d'aristote a ainsi servi de base à un système qui traversa près de deux millénaires.

  • Histoire et pratique de l'astronomie ancienne combine la science la plus exacte avec des pratiques d'observation très simples pour mettre le lecteur en contact direct avec les astronomes anciens. Tout en retraçant l'histoire des idées astronomiques depuis les origines babyloniennes jusqu'à l'orée du XVIIe siècle, l'ouvrage se concentre sur la période grecque, lorsque les astronomes ont mis au point les idées géométriques et philosophiques qui ont déterminé le développement de l'astronomie.
    L'auteur approche cette histoire à travers les détails concrets de la pratique astronomique ancienne.
    Soigneusement organisé et généreusement illustré, ce livre enseigne à ses lecteurs comment faire de la véritable astronomie en employant la technique même des Anciens. Il contient des modèles pour construire quelques instruments astronomiques simples, comme un astrolabe ou un équatoire. James Evans fournit aussi une critique des sources utilisées pour reconstruire l'astronomie ancienne et son histoire. L'ouvrage comprend en outre de longues citations tirées de textes anciens, une documentation méticuleuse, et des discussions sur le rôle de l'astronomie dans diverses cultures. Cet ouvrage est actuellement l'histoire la plus complète de l'astronomie jusqu'à Kepler (1571-1630).

  • L'organisation chronologique de cet ouvrage en trois parties (Moyen-Âge, Renaissance, Âge classique) découle d'une thèse dont on a voulu explorer quelques aspects bien précis - thèse dont la pertinence et la valeur se mesurent à la richesse et à la cohérence des travaux rassemblés ici. On peut l'énoncer ainsi : si la mesure des mouvements célestes tend à se confondre, à partir du XVIIe siècle, avec une théorie générale du mouvement des corps dans l'espace, cette assomption de l'espace constitué à la fois comme objet de la science astronomique et comme son moyen, recouvre une approche fondamentalement différente de l'astronomie comme science du mouvement céleste dans le temps, un temps dont l'unitotalité constitue l'être du monde (d'où l'équivalence sémantique de mundus et de saeculum). Cette astronomie, pré-moderne, accaparée par la tâche d'établir une concordance générale des temps (moyennant l'établissement d'un calendrier universellement valable urbi et orbi), n'envisageait pas qu'il pût y avoir la moindre divergence entre l'histoire humaine et celle de la nature.
    Le divorce consommé entre science, culture et humanisme, caractéristique de notre époque moderne, pourrait bien trouver dans cette mutation essentielle du rapport de l'astronomie à l'histoire et au temps un principe d'explication unitaire, dont ce volume montre toute la fécondité.

  • Ce livre est la première étude d'ensemble consacrée aux sphères célestes, depuis leur invention par les grecs au ive siècle avant j.-c., jusqu'à leur disparition à l'aube des temps modernes.
    Pendant de longs siècles, d'étranges objets peuplant l'immense espace compris entre la lune et le firmament étoilé ont évolué dans le ciel et fait tourner la fabrique du monde. la prise en compte de ces corps constitutifs de la machinerie du ciel relève d'abord de l'astronomie physique, mais leur existence concerne plus encore, pendant la période médiévale, les philosophes - il leur incombe notamment d'en scruter l'essence mystérieuse et d'en imaginer les propriétés -, ainsi que les théologiens, qui inscrivent toute l'économie du salut dans l'édifice cosmique auquel ils ont ajouté la couronne du ciel empyrée.
    C'est à étudier la naissance et la vie des sphères célestes, ces êtres singuliers et improbables que jamais oeil humain ne vit, ni oreille n'entendit, que le lecteur est ici invité.

  • Deuxième partie du monde des sphères, la fin du cosmos classique a pour objet la mort des sphères célestes, dont la naissance et la vie ont été étudiées dans le premier tome.
    Les orbes porteurs des planètes ont été les premiers à disparaître de la machinerie du ciel, lorsque leur existence s'est trouvée contredite par une série de phénomènes célestes spectaculaires. l'étude du débat passionné qui mit aux prises les meilleurs astronomes, dans le dernier quart du xvie siècle, est l'occasion d'un réexamen du rôle central que l'historiographie a prêté jusqu'ici à tycho brahe.
    La sphère des fixes, elle, a résisté plus longtemps. bien que théoriquement sans nécessité dans les systèmes prônant la mobilité de la terre, certains auteurs l'ont conservée parce qu'elle leur permettait de penser encore le monde comme totalité une et ordonnée. en ce sens, copernic et kepler sont restés fidèles à la figure idéale du cosmos héritée des grecs. en revanche, bruno, gilbert, galilée et descartes, pour d'autres raisons philosophiques ou théologiques, n'ont pas hésité à faire éclater l'enveloppe protectrice du monde, et à affronter en pensée un univers immense, sans forme ni limite, expression nécessaire, ou seulement probable, de la puissance infinie de dieu.

  • Les deux générations qui suivent la publication du De revolutionibus de Copernic ont longtemps passée pour calmes, voire dénuées d'inventivité. Il n'en est rien. Autour de l'année 1588, paraissent simultanément les travaux de Tycho Brahe, Roeslin, Ursus, Rothmann etc. Or tous ces astronomes se retrouvent dans la décennie suivante mêlés à une violente querelle sur le système géo-héliocentrique, sorte de compromis destiné à valider les acquis coperniciens sans avoir à accepter ses nouveautés révolutionnaires en physique ou dans le domaine de l'interprétation de l'Ecriture. Qui est l'inventeur exact de ce nouveau système ? Où et quand cela a-t-il eu lieu ? quelles sont les moyens de prouver les prétentions des divers intervenants au débat ? Telles sont quelques unes des questions abordées dans les textes, souvent passionnés, issus de cette crise.
    Nous publions, dans un premier volume, une série de travaux consacrés à la notion de priorité et de nouveauté en matière d'astronomie au XVIe s., ainsi qu'une courte narration des origines de la querelle, en nous appuyant sur un riche ensemble de documents tous traduits in-extenso (en général pour la première fois).
    Le second volume donne une nouvelle édition du texte peut-être le plus important issu de cette crise : le Contra Ursum de Kepler (ca. 1600-1601). Kepler, mêlé malgré lui à cette querelle (il ne croit pas au système géo-héliocentrique), est obligé par son employeur, Tycho Brahe, de composer un ouvrage pour défendre, du point de vue scientifique, les prétentions de Brahe. Il s'en tire avec honneur et compose un ouvrage où, en particulier, il fonde l'histoire de l'astronomie. L'ouvrage est demeuré inédit à la suite de la mort de Brahe en 1601. Nous donnons une édition entièrement neuve de ce texte, accompagnée d'une série de chapitres qui en montrent l'intérêt encore actuel, une traduction française et un large ensemble de notes.

  • Les deux générations qui suivent la publication du De revolutionibus de Copernic ont longtemps passée pour calmes, voire dénuées d'inventivité. Il n'en est rien. Autour de l'année 1588, paraissent simultanément les travaux de Tycho Brahe, Roeslin, Ursus, Rothmann etc. Or tous ces astronomes se retrouvent dans la décennie suivante mêlés à une violente querelle sur le système géo-héliocentrique, sorte de compromis destiné à valider les acquis coperniciens sans avoir à accepter ses nouveautés révolutionnaires en physique ou dans le domaine de l'interprétation de l'Ecriture. Qui est l'inventeur exact de ce nouveau système ? Où et quand cela a-t-il eu lieu ? quelles sont les moyens de prouver les prétentions des divers intervenants au débat ? Telles sont quelques unes des questions abordées dans les textes, souvent passionnés, issus de cette crise.
    Nous publions, dans un premier volume, une série de travaux consacrés à la notion de priorité et de nouveauté en matière d'astronomie au XVIe s., ainsi qu'une courte narration des origines de la querelle, en nous appuyant sur un riche ensemble de documents tous traduits in-extenso (en général pour la première fois).
    Le second volume donne une nouvelle édition du texte peut-être le plus important issu de cette crise : le Contra Ursum de Kepler (ca. 1600-1601). Kepler, mêlé malgré lui à cette querelle (il ne croit pas au système géo-héliocentrique), est obligé par son employeur, Tycho Brahe, de composer un ouvrage pour défendre, du point de vue scientifique, les prétentions de Brahe. Il s'en tire avec honneur et compose un ouvrage où, en particulier, il fonde l'histoire de l'astronomie. L'ouvrage est demeuré inédit à la suite de la mort de Brahe en 1601. Nous donnons une édition entièrement neuve de ce texte, accompagnée d'une série de chapitres qui en montrent l'intérêt encore actuel, une traduction française et un large ensemble de notes.
    Dans un volume subséquent, nous donnerons une édition-traduction du De astronomicis hypothesibus (t. III), puis du De Opere Dei Creationis de Roeslin (t. IV), avant de conclure par un important choix de textes de Ch. Rothmann (t. V).

empty